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Dans cet épisode de Parlons repreneuriat, Alexandre Ollive, PDG de Repreneuriat Québec, s’entretient avec Pascal Harvey, PDG du Réseau des SADC et CAE.

Ils explorent ensemble l’importance du repreneuriat pour les régions du Québec, où chaque transfert réussi a un impact significatif pour l’économie locale. L’échange aborde aussi les effets de l’incertitude économique sur les entrepreneurs, l’offre des SADC et CAE en repreneuriat, notamment en financement, ainsi que la répartition d’âge des repreneurs.

Une conversation qui rappelle pourquoi le repreneuriat est une priorité économique à échelle humaine et territoriale.

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Article provenant de Dunton Rainville

Derrière les chiffres, l’essentiel invisible

Quand on parle de transfert d’entreprise, l’attention se tourne spontanément vers les chiffres : états financiers, prix de vente, clauses contractuelles. Ces données sont cruciales, mais elles ne racontent pas toute l’histoire. La réussite d’un transfert repose aussi, et surtout, sur un actif invisible, mais déterminant : les relations humaines. Employés, clients, fournisseurs, partenaires, sans oublier le vendeur et l’acheteur : tous sont concernés, et chacun vit le changement à sa façon.

Un transfert peut sembler parfait sur papier, mais se heurter à la réalité. Si les relations sont négligées, la continuité se fragilise : des employés clés partent, des clients doutent, des partenaires se retirent. À l’inverse, un repreneur attentif au capital humain crée un terrain fertile pour une transition harmonieuse et une croissance durable.

Les employés et les clients : deux piliers à rassurer

L’annonce d’une vente s’accompagne presque toujours d’un vent d’incertitude pour les employés. Après des années de loyauté, la peur d’une réorganisation ou de pertes d’avantages refait surface. Certains songent même à partir avant la conclusion de la transaction. Or, la perte d’un employé clé (un directeur d’usine, un représentant vedette, un technicien expérimenté) peut ébranler toute la structure.

Les repreneurs qui réussissent le mieux investissent dès la phase de diligence raisonnable dans la relation avec leurs équipes. Avant même la conclusion de la vente, le repreneur devrait organiser des rencontres individuelles avec les employés clés, clarifier les intentions concernant leurs rôles et considérer des contrats bonifiés ou des programmes de reconnaissance. Du point de vue juridique, il importe aussi de vérifier les clauses de non-concurrence existantes et d’évaluer si des ententes de rétention sont nécessaires pour sécuriser le savoir-faire critique.

Les clients, eux aussi, observent attentivement. Ils veulent s’assurer que la qualité ne changera pas et que le nouveau propriétaire partage les mêmes valeurs. Dans certains secteurs (restauration, services professionnels, commerce de détail) la fidélité repose avant tout sur la confiance tissée avec le propriétaire sortant. Une lettre personnalisée, une rencontre ou un simple appel suffisent souvent à les rassurer. À l’ère numérique, certains repreneurs utilisent aussi les réseaux sociaux pour présenter leur vision, tout en respectant le ton établi. Attention toutefois : certains contrats comportent des clauses de changement de contrôle qui exigent l’approbation du client avant le transfert.

Bien communiquer : le vrai levier de confiance

Dans ces moments de changement, la façon et le moment de communiquer font toute la différence. Le vendeur doit préparer l’annonce, expliquer la démarche et présenter le repreneur comme un allié de confiance. L’acheteur, ensuite, prend le relais : rencontrer l’équipe, écouter, partager sa vision.

Trois moments clés de communication :

  1. Avant l’annonce : le vendeur prépare le terrain, identifie les parties prenantes sensibles et anticipe leurs préoccupations.
  2. L’annonce : présentation conjointe vendeur-acheteur, message cohérent et rassurant qui met l’accent sur la continuité.
  3. Les 90 premiers jours : l’acheteur écoute, observe et bâtit progressivement sa crédibilité auprès de toutes les parties prenantes.

Une poignée de main sincère ou un mot rassurant dans un corridor peuvent parfois avoir plus d’effet qu’un long discours. Ces gestes simples incarnent la confiance, valeur fondamentale de toute transition réussie. Sur le plan légal, assurez-vous que les clauses de confidentialité sont respectées durant cette période et que l’annonce publique ne se fait qu’au moment approprié.

Les fournisseurs et partenaires : sécuriser la chaîne de valeur

Au-delà des murs de l’entreprise, le transfert touche aussi les fournisseurs et partenaires, souvent discrets, mais essentiels. Ces acteurs se posent des questions concrètes : les paiements seront-ils faits à temps ? Les ententes seront-elles respectées ? La stabilité sera-t-elle au rendez-vous ?

Ignorer ces préoccupations, c’est prendre un risque. Un fournisseur inquiet peut resserrer ses conditions ou prioriser d’autres clients. Lors de la vérification diligente, examinez attentivement les contrats principaux : certains peuvent contenir des clauses de résiliation en cas de changement de contrôle. Un paiement rapide ou une rencontre organisée par le vendeur peut suffire à solidifier la confiance. De petits gestes qui assurent une grande stabilité.

Vendeur et acheteur : une relation d’équilibre

La relation entre le cédant et le repreneur est sans doute la plus délicate. Pour le vendeur, céder son entreprise n’est jamais une simple transaction : c’est le fruit d’une vie de travail, parfois même un héritage familial. « Laisser aller » demande du temps et de la bienveillance. Lui confier un rôle clair (conseiller, ambassadeur ou accompagnateur temporaire) facilite la transition pour toutes les parties.

Le repreneur, de son côté, doit résister à la tentation de tout transformer d’un coup. Revoir l’image de marque, renégocier les contrats, remodeler la culture interne : autant de réflexes naturels, mais risqués. Les experts en fusions et acquisitions s’entendent sur un point : l’intégration est la phase la plus sensible. Observer d’abord, comprendre ensuite, transformer graduellement : voilà la marque d’un leadership fondé sur le respect plutôt que sur la rupture.

Plus qu’une transaction : un héritage collectif

Au bout du compte, la réussite d’un transfert ne se mesure pas qu’en chiffres. Les états financiers fixent une valeur, mais les relations humaines assurent la continuité et ouvrent la voie à l’innovation. Prendre soin des employés, rassurer les clients, consolider les partenariats et bâtir une confiance solide entre vendeur et acheteur, c’est préparer non seulement le succès immédiat de la transaction, mais aussi l’avenir de l’entreprise.

Le repreneuriat au Québec : miser sur la proximité

Le repreneuriat au Québec, c’est avant tout une histoire de confiance et de proximité. Dans un tissu économique où abondent les PME familiales et régionales, le capital relationnel est souvent le moteur principal de la réussite. Miser sur ce capital dès le départ, c’est s’assurer que la prochaine génération d’entrepreneurs hérite non seulement d’une entreprise viable, mais aussi d’un réseau vivant et d’un savoir-faire collectif qui continueront de faire rayonner nos régions.

Me Jonathan Kwok pratique en droit des sociétés, en droit commercial ainsi qu’en fusion et acquisition des sociétés.

En plus de son baccalauréat en droit de l’Université de Montréal, Me Kwok est titulaire d’un baccalauréat en sciences politiques de l’Université McGill. Il a également travaillé au sein de l’entreprise familiale dans la production de vêtements, comme responsable du développement des affaires.

Des intentions de transfert d’entreprise toujours plus élevées que les projections pour 2025

Montréal, le 29 septembre 2025 – Les intentions de transfert des entreprises québécoises demeurent plus élevées que les projections annuelles, malgré un 3e trimestre de fléchissement. Représentant 12,4 % du produit intérieur brut (PIB) du Québec en 2024[1], l’industrie de la fabrication témoigne quant à elle d’une importante volatilité. Elle termine première pour les taux d’intentions de transfert à 15,3 %, un bond de 10,5 points de pourcentage entre T2 et T3.

Voilà deux des principaux constats de Repreneuriat Québec à la suite à la mise à jour, par l’Observatoire du repreneuriat, des intentions de transfert d’entreprise au 3e trimestre de 2025. Une mise à jour attendue au cours d’un défi générationnel majeur pour la pérennité et l’indépendance économique du Québec. Rappelons que d’ici 5 ans, plus de 50 000 entreprises québécoises devront trouver leur relève et que 61 % des propriétaires actuels n’ont toujours pas de plans de relève.

« Je tiens tout d’abord à remercier les partenaires de l’Observatoire : le gouvernement du Québec, l’UQTR, Statistique Canada, Desjardins et l’Institut de recherche sur les PME. Cette mise à jour démontre encore une fois l’urgence de l’enjeu de la relève entrepreneuriale au Québec. Bien que le Québec demeure un modèle au Canada et à l’international en matière de proactivité et d’accompagnement, le défi collectif du repreneuriat demeure vif. Nos propriétaires vivent toujours avec le tabou de préparer leur relève, d’agir concrètement pour planifier cette transition dans la durée. Je les invite à venir nous voir en toute confidentialité. », a déclaré le PDG de Repreneuriat Québec, Alexandre Ollive.

Faits saillants de la mise à jour par l’Observatoire

  • La deuxième vague des intentions de transfert d’entreprise de 2023 se poursuit au troisième trimestre de 2025 :
    • Le taux des intentions de transfert d’entreprise recule de 0,5 point de pourcentage (pp) par rapport au deuxième trimestre pour atteindre 4,7 %, ce qui constitue un léger recul par rapport au 4,8 % du troisième trimestre de l’année précédente;
    • Un peu moins de 9 700 entreprises privées au Québec déclarent avoir l’intention de procéder à un transfert au cours des douze (12) prochains mois au troisième trimestre de 2025;
      • De ce nombre 4 700 sont situées à Montréal, 1 250 à Québec et 490 à Sherbrooke;
      • Toutefois, le taux d’intention de transfert de Montréal (4,5 %) est inférieur à ceux de Toronto (6,1 %) et Vancouver (5,1 %);
    • Au Québec, la moyenne des intentions de transferts d’entreprise au cours des douze prochains mois des trois derniers trimestres de 2025 est d’un peu plus de 10 650 entreprises;
  • Après une hausse marquée des intentions de fermeture d’entreprise au premier trimestre de 2025, on constate un net recul des intentions de fermeture des entreprises privées au Québec au troisième trimestre pour atteindre 1,7 %
    • Tout juste 3 500 entreprises privées déclarent avoir l’intention de procéder à la fermeture au cours des 12 prochains mois;
  • Alors que l’on observe le phénomène inverse en Ontario, les femmes propriétaires d’entreprise au Québec cherchent davantage à vendre qu’à acheter une entreprise.

L’industrie de la fabrication

C’est au sein de l’industrie de la fabrication que l’on constate les intentions de transfert les plus élevées au 3e trimestre de 2025. Elle affiche un taux d’intention de 4,6 points de pourcentage plus élevé que l’industrie des services d’hébergement et de restauration en deuxième position. Par rapport à la moyenne de l’ensemble des industries québécoises, son taux d’intention de transfert est supérieur de 10,6 points de pourcentage.

Le PDG de Repreneuriat Québec y voit une occasion à saisir pour renouveler le dynamisme et la productivité de l’industrie. Un important pilier de l’économie québécoise. « Nous sommes particulièrement sensibles aux réalités de ce secteur. Pérenniser les gains des propriétaires existants et faire prospérer ce secteur en conservant nos entreprises ici, au Québec, est une priorité. Reprendre une entreprise c’est aussi bénéficier du savoir-faire interne, d’une chaîne d’approvisionnement implantée, d’une main-d’œuvre qualifiée dans un contexte de pénurie et d’une occasion de propulser le développement comme la productivité. », a affirmé Alexandre Ollive.


À propos de Repreneuriat Québec

Notre mission repose sur une conviction forte : le transfert d’entreprise est l’un des leviers les plus puissants pour assurer la vitalité économique du Québec et renforcer la productivité des entreprises d’ici. Depuis plus de dix ans, Repreneuriat Québec (autrefois CTEQ) porte la cause du repreneuriat en accompagnant les entrepreneurs à chaque étape de leur projet d’achat ou de vente d’entreprise. Pionnière d’un modèle d’accompagnement unique, l’organisation est présente dans toutes les régions du Québec pour faire avancer concrètement les projets de relève. Depuis sa création, elle a guidé près de 35 000 entrepreneurs et des milliers d’entreprises, représentant plus de 9 milliards de dollars en chiffre d’affaires transféré, avec un taux de survie de 87,5 % pour les PME accompagnées. Parapublique, l’organisation agit avec le soutien du ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie. Pour en savoir plus sur ses services, l’Observatoire du repreneuriat et sur notre plateforme de maillage Index, rendez-vous sur repreneuriat.quebec.

 

[1] Statistique Canada, Caractéristiques de la population active selon l’industrie, données annuelles, tableau 14-10-0023-01, mars 2025; Institut de la Statistique du Québec, Principaux indicateurs économiques désaisonnalisés, Québec, niveaux annualisés, mars 2025.

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Information aux médias

Simon Charbonneau
514-237-2883
[email protected]

  1. « La valeur d’une entreprise privée est dictée par le libre marché, tout comme une action en bourse. Si le prix qu’on vous offre est insuffisant : reportez la vente et travaillez sur la valorisation de votre entreprise. » — Mathieu Labrecque.

    Lire aussi : Vendre son entreprise à son meilleur : pourquoi et comment
  2. « Transmettre ou reprendre une entreprise n’est ni un acte instinctif ni une simple transaction financière : c’est un processus complexe qui demande réflexion, anticipation et accompagnement. La préparation est essentielle pour faciliter chaque étape, sécuriser la transmission et assurer la pérennité de l’entreprise. Cela permet surtout de faire les bons choix stratégiques, humains et financiers. » — Geneviève Cyr
  3. « Soyez ouvert à une balance de prix de vente. C’est parfois la pièce manquante pour conclure une transaction avantageuse. » — Eric Chouinard (secteur culture)

    Lire aussi : Démystifier la balance de prix de vente
  4. « Faites évaluer votre entreprise par un professionnel indépendant. Une évaluation objective, validée par un expert agréé (comme ceux de l’Institut canadien des experts en évaluation d’entreprise), vous donne une fourchette réaliste pour négocier. » — Maxence Joseph

    Lire aussi : L’ABC de l’évaluation d’entreprise
  5. « N’achetez pas ce que vous ne comprenez pas. Assurez-vous de bien connaître le secteur d’activité avant d’investir. » — Michel Raymond
  6. « Le succès de votre projet repose sur la collaboration de plusieurs experts ayant des approches et des compétences complémentaires. Il est capital d’établir un lien de confiance et de transparence avec ceux-ci dès le départ. Les bons intervenants, au bon endroit, au bon moment. » — Amélie Carrier

    Lire aussi : L’accompagnement : la clé du succès en transfert d’entreprise
  7. « Un bon repreneur ne se définit pas seulement par son capital, mais par sa capacité à s’intégrer dans la culture de l’entreprise. » — Jean Lasselle
  8. « En période d’incertitude économique, vendeurs et acheteurs doivent amorcer leurs démarches le plus tôt possible. Les occasions de croissance — qu’il s’agisse de coentreprises, d’investissements externes ou d’autres pistes — doivent être évaluées rapidement pour en mesurer l’impact. Dès le départ, définir des approches de collaboration réalistes est essentiel. » — Denis Coupal
  9. « Faites valider chaque document légal par un expert juridique. Une simple omission peut vous coûter cher et vous lier à des conditions désavantageuses. » — Audrey Sebille (secteur tourisme)

    Lire aussi : Les différents documents légaux relatifs au transfert d’entreprise
  10. « Envisagez toutes les options de relève : familiale, interne, externe ou collective. La bonne solution n’est pas toujours celle que vous aviez en tête. » — Lucie Rolland

    Lire aussi : À qui vendre votre entreprise ?

La vente ou l’achat d’une entreprise ne se résume pas à une transaction financière : c’est un projet de vie qui mérite d’être planifié avec soin. En suivant ces conseils et en vous entourant des bons experts, vous mettez toutes les chances de votre côté pour réussir votre projet et assurer la continuité de l’entreprise.

Pour écouter cet épisode en audio

Dans cet épisode de Parlons repreneuriat, Alexandre Ollive, PDG de Repreneuriat Québec, s’entretient avec Philippe Huneault, vice-président et chef du développement à l’international des entreprises au Fonds de solidarité FTQ.

Ensemble, ils abordent plusieurs enjeux clés du repreneuriat, dont l’urgence de trouver des repreneurs pour les nombreuses entreprises à vendre ainsi que l’opacité du marché des transferts, qui complique l’identification des entreprises disponibles.

Ils échangent également sur des solutions concrètes pour relever ces défis, notamment le rôle clé de Repreneuriat Québec dans le maillage entre cédants et repreneurs, ainsi que le Mouvement propulsion repreneurship de l’École d’Entrepreneurship de Beauce, une initiative du Fonds de solidarité FTQ.

Lancement du Campus du repreneuriat : une réponse concrète à la vague de transferts à venir

Montréal, le 19 juin 2025 — Repreneuriat Québec et Familles en affaires – HEC Montréal annoncent le lancement du Campus du repreneuriat, une formation nationale spécifiquement conçue pour les conseillers et conseillères en développement économique. L’objectif est de les outiller concrètement pour accompagner les entrepreneures et entrepreneurs à travers les étapes d’un transfert d’entreprise.

Cette initiative conjointe, soutenue financièrement par le ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie, répond à un besoin criant sur le terrain : mieux soutenir les PME québécoises, notamment celles de moins de 20 employées et employés, qui forment la trame de fond de notre tissu économique et pour lesquelles le transfert représente souvent un tournant décisif.

Une réponse collective aux enjeux de relève

Ce projet, qui vise à former plusieurs centaines de conseillers et de conseillères, mobilise déjà des partenaires clés du développement régional, dont la Fédération québécoise des municipalités (FQM), le Réseau des SADC et CAE, l’Association des professionnels en développement économique du Québec (APDEQ) et l’École des entrepreneurs du Québec (EEQ). Leur engagement témoigne de l’importance stratégique du transfert d’entreprise pour la vitalité des régions et la pérennité du tissu entrepreneurial québécois.

Des milliers d’entreprises québécoises devront changer de mains dans les prochaines années, que ce soit en raison du départ à la retraite, d’un désir de changement ou d’événements imprévus comme une maladie. Le Campus du repreneuriat représente un levier essentiel pour assurer la pérennité des entreprises et la vitalité économique des régions d’ici. La formation couvre les dimensions humaines, stratégiques, juridiques, fiscales et financières du transfert, tout en mettant un accent particulier sur les défis propres aux PME.

Une formation flexible, ancrée dans les réalités du terrain

Proposé sous forme d’une quinzaine d’ateliers virtuels et en présence, le Campus sera offert à plusieurs reprises sur une période de deux ans, afin de s’adapter au rythme des professionnels et professionnelles. La formation permettra aux conseillères et conseillers de :

  • Comprendre les étapes clés du transfert d’entreprise — qu’il soit familial, interne, externe ou collectif — et en maîtriser les logiques;
  • Anticiper les enjeux humains, stratégiques, fiscaux et juridiques pour mieux guider les entrepreneures et entrepreneurs;
  • Orienter vers les bonnes ressources au bon moment, selon les profils et les projets d’entreprise;
  • Adapter leur posture d’accompagnement à la diversité des contextes, avec une attention particulière portée aux PME de moins de 20 employées et employés;
  • Agir de manière proactive et stratégique, dans une approche humaine et structurée.

« Avec le Plan PME, on veut offrir aux entreprises de partout au Québec un accompagnement et des outils plus efficaces et concertés qui répondent à leurs besoins et favoriseront leur réussite. Je suis convaincu que le Campus du repreneuriat permettra de préserver la propriété québécoise des PME et de maintenir leur expertise dans nos régions. Félicitations pour cette collaboration, qui aura certainement des répercussions positives dans tout l’écosystème ! », souligne Christopher Skeete, ministre délégué à l’Économie, ministre responsable de la Lutte contre le racisme et ministre responsable de la région de Laval.

« Repreneuriat Québec prévoit plus de 50 000 transferts d’entreprises d’ici cinq ans. Ce contexte place le Québec à un moment charnière pour assurer la continuité de son tissu entrepreneurial. Dans cette perspective, la mise sur pied du Campus du repreneuriat vient renforcer l’expertise des conseillers en développement économique partout au Québec, afin qu’ils deviennent des acteurs clés de l’accompagnement des transferts. Cette formation unique constitue un levier stratégique pour soutenir la relève et la pérennité des PME dans toutes les régions », ajoute Alexandre Ollive, président-directeur général de Repreneuriat Québec.

« Le repreneuriat est un enjeu économique majeur. Il est essentiel que toutes les entreprises, peu importe leur région, aient accès à un accompagnement de qualité pour assurer leur continuité. Le Campus du repreneuriat a été conçu pour renforcer les compétences des conseillères et conseillers en développement économique partout au Québec, et ainsi bâtir un écosystème d’accompagnement solide et cohérent », indique Catherine S Beaucage, directrice transfert et rayonnement de Familles en affaires – HEC Montréal.

À propos de Repreneuriat Québec
La mission de Repreneuriat Québec repose sur une conviction forte : le transfert d’entreprise est l’un des leviers les plus puissants pour assurer la vitalité économique du Québec et la productivité des entreprises d’ici. Depuis plus de dix ans, Repreneuriat Québec porte la cause du repreneuriat en accompagnant les entrepreneurs à chaque étape de leur projet de relève. Pionnier d’un modèle d’accompagnement unique, Repreneuriat Québec est présent dans toutes les régions du Québec pour faire avancer concrètement les projets de relève.

Depuis sa création, Repreneuriat Québec a guidé près de 35 000 entrepreneurs et des milliers d’entreprises, représentant près de 10 milliards de dollars en chiffre d’affaires transféré, avec un taux de survie de 87,5 % pour les PME accompagnées. Repreneuriat Québec agit comme un acteur clé de la continuité entrepreneuriale, avec le soutien du ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie. Pour en savoir plus sur nos services et sur la plateforme de maillage Index, rendez-vous sur repreneuriat.quebec.


À propos de Familles en affaires – HEC Montréal
Familles en affaires – HEC Montréal a pour mission de contribuer au succès, à la transmission et à la pérennité des entreprises familiales pour construire ensemble un avenir prospère et durable. Notre approche se concrétise à travers trois programmes distincts : Puissance iF, qui favorise l’innovation des repreneurs, Bâtir Ensemble, qui soutient la gestion multigénérationnelle, et Le Circuit, qui sensibilise les jeunes à l’entrepreneuriat familial. Familles en affaires, aspire à être la première communauté québécoise de ressources et d’apprentissages pour soutenir les entreprises familiales et leurs membres. Pour en savoir plus sur nos services: https://famillesenaffaires.hec.ca/

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Repreneuriat Québec
Chantallya Louis
Conseillère en relations publiques et veille stratégique
1 844 200-2837 p.1062
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Familles en affaires – HEC Montréal
Émilie Novales, ARP
Conseillère principale en relation avec les médias
438 520-3536
[email protected]

Un pari gagnant pour tous

Des milliers de PME québécoises sont ou seront à vendre dans les prochaines années. Sans relève, plusieurs risquent de fermer leurs portes. Cela représente une occasion en or pour les immigrants souhaitant reprendre ces entreprises et ainsi réaliser leur rêve.

Tout le monde y gagne. L’entrepreneur obtient une entreprise établie clé en main tandis que la région conserve des emplois, un savoir-faire et une vitalité économique.

Programme des entrepreneurs — volet 3 en bref

Lancé par le gouvernement du Québec, ce volet facilite l’arrivée de repreneurs étrangers de la francophonie, comblant un vide dans l’offre d’immigration économique.

Voici les principales conditions à respecter :

  • Reprise d’une entreprise québécoise active depuis au moins 5 ans
  • Avoir net personnel d’environ 600 000 $ CA
  • Investissement minimal de 150 000 $ CA en région (ou 300 000 $ CA dans la Communauté métropolitaine de Montréal)
  • Accompagnement obligatoire par un organisme spécialisé en transfert d’entreprise (par exemple, Repreneuriat Québec)

L’organisme vous aidera à identifier une entreprise, préparer un plan de reprise et monter votre dossier. Leur offre de service est exigée dans la demande d’immigration.

Deux profils de candidats

Profil 1 : en voie d’acquisition
Vous n’avez pas encore acheté l’entreprise, mais avez identifié une cible. Vous pouvez déposer un dossier avec un plan de reprise et aurez 2 ans après l’obtention du Certificat de sélection du Québec (CSQ) pour finaliser l’achat. Un permis de travail temporaire vous permettra de commencer la gestion de l’entreprise.

Profil 2 : entreprise déjà acquise
Vous vivez déjà au Québec depuis un certain temps et avez racheté une PME ? Ce profil vous permet de demander votre CSQ après avoir structuré un plan de reprise avec un organisme reconnu.

5 conseils pour réussir son projet

  1. Définir votre projet
    Clarifiez vos objectifs : le type d’entreprise que vous souhaitez reprendre, les secteurs d’activités qui vous intéressent, les régions, etc.
  2. Explorer votre future région
    Rendez-vous sur place pour découvrir la culture locale, rencontrer des acteurs économiques et mieux comprendre les réalités du terrain.
  3. Bien s’entourer
    Collaborez avec un organisme de transfert reconnu, mais aussi un comptable, un avocat et un banquier pour bien structurer votre démarche.
  4. Créer une relation de confiance avec le cédant
    Les relations humaines jouent un rôle central dans un transfert d’entreprise. Faites preuve d’écoute, de transparence et de respect. Le vendeur vous transmet bien plus qu’une entreprise, il vous confie le fruit de toute une vie de travail.
  5. Préparer rigoureusement votre dossier d’immigration
    Réunissez tous les documents requis : légitimité de l’accumulation des avoirs, véracité de votre valeur nette, plan d’affaires, offre de service d’accompagnement, etc. Le site du ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI) contient tous les détails nécessaires.

Une nouvelle vie commence ici

Le volet 3 du Programme des entrepreneurs offre une occasion unique aux immigrants francophones souhaitant s’établir en région et reprendre une entreprise existante. Bien entendu, un tel projet demande du temps et de l’engagement — repérer l’entreprise qui vous correspond, établir un lien de confiance avec le vendeur, franchir les étapes administratives — mais chaque étape contribue à bâtir des fondations solides pour votre avenir et celui de l’entreprise.

En choisissant cette voie, vous participez à la continuité d’une PME, vous contribuez à la vitalité d’une communauté locale et vous posez les bases solides de votre avenir professionnel au Québec.

Et si c’était le début d’une nouvelle aventure ?

Mise à jour des politiques d’immigration (juin 2025)

Le gouvernement du Québec envisage actuellement des cibles d’immigration annuelle réduites à 25 000, 35 000 ou 45 000 nouveaux arrivants dès 2026, comparativement aux quelque 67 000 admissions prévues en 2025. Cette révision, qui fera l’objet de consultations à l’automne 2025, s’inscrit dans la planification pluriannuelle de l’immigration. En parallèle, Québec souhaite réduire le nombre de travailleurs étrangers temporaires, notamment à Montréal et à Laval, ainsi que le volume d’étudiants internationaux dès 2025.

Le gouvernement affirme vouloir mieux contrôler les flux migratoires temporaires, un domaine en partie de compétence fédérale, tout en réduisant les délais d’attente pour les personnes déjà établies au Québec. Cette approche fait écho aux préoccupations du premier ministre sur l’intégration linguistique et culturelle des nouveaux arrivants.

Il est important de noter que ces discussions et ajustements visent principalement les catégories de travailleurs temporaires et les seuils d’immigration permanente gérés par le gouvernement provincial et fédéral. La catégorie gens d’affaires, incluant les entrepreneurs et investisseurs, demeure à ce jour non concernée par ces changements envisagés. Les démarches liées à l’immigration d’affaires au Québec se poursuivent normalement dans le cadre réglementaire établi.

À propos de l’auteur


Alex Côté

est associé principal chez Immigration CAST, une firme-conseil spécialisée en immigration par investissement. Il accompagne les candidats francophones dans la concrétisation de projets d’affaires au Québec, notamment via le Programme des entrepreneurs — Volet 3. Alex a soumis deux mémoires pour le « Comité des relations avec les citoyens, ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration » en 2019 et 2023.

Rapport d’activités 2024-2025 : une année riche en réalisations qui consacre une transformation majeure

Montréal, le 16 juin 2025 – Repreneuriat Québec publie aujourd’hui son rapport d’activités 2024-2025, qui met en lumière une année marquante, tant par ses résultats que par les transformations engagées. Ce bilan met en lumière l’ampleur du travail accompli pour soutenir le transfert d’entreprise partout au Québec.

Parmi les faits saillants, Repreneuriat Québec a accompagné 1 084 entreprises, représentant un volume de chiffre d’affaires de 2,4 G$. L’organisation a également soutenu près de 3 900 entrepreneurs, avec un taux de satisfaction global de 84 %, atteignant 87 % auprès des cédants.

Le rapport souligne aussi l’atteinte d’un jalon important : 1 547 transferts d’entreprises réalisés au cours des trois dernières années, dépassant largement la cible triennale de 1 000 transferts établie dans le Plan québécois en entrepreneuriat.

« En dépassant nos cibles, nous avons démontré que notre modèle fonctionne. Avec Repreneuriat Québec, nous affirmons plus que jamais notre rôle de chef de file du transfert d’entreprise au Québec », souligne Alexandre Ollive, président-directeur général. « Ce bilan montre également l’effet durable d’un accompagnement de qualité. Avec Repreneuriat Québec, nous consolidons notre rôle stratégique pour assurer la continuité et la vitalité des entreprises d’ici. »

Une organisation en transformation

L’année a été marquée par plusieurs avancées structurantes, dont :

  • La refonte de l’Index, la plateforme numéro 1 au Québec pour la mise en relation confidentielle entre acheteurs et vendeurs de PME.
  • La publication de l’Étude nationale du repreneuriat et des transferts d’entreprise au Québec
  • Le lancement du balado Parlons repreneuriat
  • L’intégration d’un assistant virtuel propulsé par l’intelligence artificielle
  • La bonification de l’offre de services pour les partenaires de l’écosystème
  • Une présence accrue sur le Web et les réseaux sociaux, avec plus de 207 000 visites et 22 000 abonnés à l’infolettre

Ce rapport d’activités est le dernier à être publié sous le nom du Centre de transfert d’entreprise du Québec. C’est dans cette continuité que l’organisation adopte désormais le nom Repreneuriat Québec, une nouvelle identité qui reflète l’ampleur des réalisations passées et la volonté d’ancrer encore davantage sa mission au cœur de l’économie québécoise. Ce changement d’identité marque une étape naturelle dans le cheminement de l’organisation, en phase avec l’impact grandissant de ses actions sur le terrain.

L’organisation tient à remercier chaleureusement ses équipes, ses partenaires et tous les entrepreneurs accompagnés, dont l’engagement collectif a permis de concrétiser ces avancées.

Consulter le rapport d’activité sommaire ici.


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À propos de Repreneuriat Québec          

La mission de Repreneuriat Québec repose sur une conviction forte : le transfert d’entreprise est l’un des leviers les plus puissants pour assurer la vitalité économique du Québec et la productivité des entreprises d’ici. Depuis plus de dix ans, Repreneuriat Québec porte la cause du repreneuriat en accompagnant les entrepreneurs à chaque étape de leur projet de relève. Pionnier d’un modèle d’accompagnement unique, Repreneuriat Québec est présent dans toutes les régions du Québec pour faire avancer concrètement les projets de relève.

Depuis sa création, Repreneuriat Québec a guidé près de 35 000 entrepreneurs et des milliers d’entreprises, représentant près de 10 milliards de dollars en chiffre d’affaires transféré, avec un taux de survie de 87,5 % pour les PME accompagnées. Repreneuriat Québec agit comme un acteur clé de la continuité entrepreneuriale, avec le soutien du ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie. Pour en savoir plus sur nos services et sur la plateforme de maillage Index, rendez-vous sur repreneuriat.quebec

Pour plus d’informations
Sarah-Jade Groulx 
Chargée relations publiques, communication et événements 
Repreneuriat Québec 
[email protected] | 1 844 200-2837 p.1066