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Assurer la pérennité de votre entreprise
Les propriétaires d’entreprise se consacrent pleinement à la croissance de leur entreprise, souvent au prix de longues heures de travail et d’un départ à la retraite plus tardif que les personnes salariées. Leur réalité rend la planification successorale plus complexe, dépassant largement la rédaction d’un simple testament. Voici cinq éléments clés à considérer pour bien planifier la relève de son entreprise.
1 – Décider de ce qu’il adviendra de votre entreprise à votre décès
C’est généralement la principale préoccupation pour les propriétaires d’entreprise qui approchent de la retraite, avec raison. Toutefois, seulement 9 % des propriétaires d’entreprise au Canada disposent d’un plan de relève écrit, et ce, malgré l’importance d’un tel plan. Après tout, vous avez travaillé fort pendant des années pour faire prospérer votre entreprise et vous voudrez sans doute passer le flambeau à une personne compétente, qui saura poursuivre sur cette lancée.
Le choix de la personne qui reprendra les rênes de votre entreprise est un élément important de votre plan de relève. Si vous envisagez de transmettre l’entreprise à un ou plusieurs membres de votre famille (dans la mesure où ils souhaitent la gérer et ont les compétences pour le faire), le processus devrait être beaucoup plus simple que si vous souhaitez vendre au plus offrant afin de maximiser vos revenus de retraite. Cependant, la prise en charge de votre entreprise par un membre de votre famille peut entraîner certains problèmes que vous devez connaître :
- Attendez-vous à des difficultés : vous avez passé des dizaines d’années à bâtir cette entreprise, à établir de solides relations d’affaires et à travailler dans un domaine qui vous passionne. Il ne sera pas facile de transmettre ce message, même à un membre de la famille. Donnez-vous le temps de vous habituer à l’idée et commencez le processus tôt.
- Lâchez prise : une fois le processus terminé, donnez des conseils uniquement si votre relève le demande. Essayez de prendre du recul et de ne pas vous ingérer dans les prises de décision.
- Faites preuve de prudence à l’égard des successeurs multiples, car vous devrez avoir la conviction qu’ils peuvent bien s’entendre. Dans ce cas, assurez-vous de rédiger une convention d’actionnaires dûment documentée.
- Soyez précis : vendre à un membre de la famille peut sembler plus simple juridiquement parlant que vendre à un membre du personnel ou à un tiers. Toutefois, vous devez être parfaitement au courant des détails du transfert, alors fournissez toutes les précisions à cet égard.
2 – Réduire le plus possible vos impôts successoraux
Il existe plusieurs façons de réduire la facture fiscale de votre succession afin de maximiser ce que vos bénéficiaires recevront. Si vous êtes propriétaire d’entreprise, votre plan successoral devrait inclure des stratégies qui tiennent compte des éléments suivants :
- Impôt sur le revenu
- Impôt sur les gains en capital
- Frais d’homologation
Ainsi, un aspect important de la planification successorale pour les propriétaires d’entreprise est le recours potentiel à l’exonération cumulative des gains en capital, lorsque l’entreprise est constituée en société. L’exonération pour 2024 dépasse le cap du million de dollars, ce qui pourrait réduire, voire éliminer complètement l’impôt associé à la vente de votre entreprise.
D’autres stratégies consistent à neutraliser l’impôt grâce aux dons de bienfaisance et à utiliser des fiducies et des assurances pour réduire la charge fiscale de votre succession. Consulter un expert en fiscalité peut donc être très rentable !
3 – Établir la structure d’entreprise la plus avantageuse
Si votre entreprise est constituée en société et qu’elle est détenue par plusieurs actionnaires (en plus de vous), plusieurs documents juridiques peuvent vous aider dans votre planification successorale.
L’un d’eux est la convention d’actionnaires, qui précise généralement les modalités de transfert de propriété, ce qui se passe lors de votre décès et la manière de traiter les litiges entre actionnaires. N’oubliez pas de relire ces documents régulièrement pour vous assurer qu’ils correspondent toujours à vos objectifs de planification successorale. Voici quelques inclusions que l’on retrouve généralement dans la convention d’actionnaires :
- Modalités de transfert de propriété en cas de vente ou de décès d’un actionnaire
- Procédures à suivre en cas de litige entre actionnaires
- Clauses sur la protection des actionnaires minoritaires
- Dispositions sur la répartition des bénéfices et des pertes
- Restrictions sur la vente d’actions à des tiers
Elle permet donc de planifier la succession de l’entreprise de manière structurée.
4 – Désigner les bonnes personnes, qui agiront en votre nom
Si tout le monde a intérêt à penser aux procurations et aux mandats, c’est encore plus vrai quand il s’agit de planifier la succession des propriétaires d’entreprise. Ce document garantit que vos volontés seront respectées (par les personnes que vous aurez choisies) dans l’éventualité où vous ne seriez plus en mesure de gérer votre entreprise (de façon temporaire ou permanente).
Les personnes que vous désignez dans votre procuration peuvent prendre non seulement des décisions d’affaires en votre nom (conformément à vos instructions), mais aussi des décisions financières pour vous et transmettre des instructions aux professionnels de la santé en votre nom (dans ce cas, on parle parfois de représentant ou de représentante). Plusieurs propriétaires d’entreprise désignent une personne mandataire pour gérer leur entreprise et prendre des décisions financières et une autre personne pour les décisions de santé et de soins personnels en leur nom.
Vous pouvez avoir recours à différents types de procurations relatives aux biens, selon l’endroit où vous vivez, mais les trois principales sont :
- La procuration non perpétuelle, qui prend fin si vous devenez mentalement incapable de gérer vos affaires.
- La procuration perpétuelle ou permanente, qui reste en vigueur même si vous devenez mentalement inapte.
- La procuration conditionnelle, qui entre en vigueur lorsque des conditions précises sont remplies, comme l’obtention d’un certificat médical qui prouve que vous avez perdu la capacité de prendre des décisions.
5 – Structurer votre testament de la manière la plus efficace
Certains propriétaires d’entreprise choisissent d’avoir deux testaments : un pour les biens assujettis au processus d’homologation et un deuxième pour les autres biens. Dans la plupart des provinces, les biens légués par testament homologué sont assujettis à des frais d’homologation.
Cependant, de nombreux biens sont exemptés de cette procédure. Voici quelques exemples :
- Actions détenues dans des sociétés privées
- Produits d’assurance vie
- Comptes d’épargne libre d’impôt (CELI)
- Régimes enregistrés d’épargne-retraite (REER)
Pour les trois derniers biens de cette liste, vous devez désigner un bénéficiaire direct pour éviter le processus d’homologation. Dans certaines provinces, l’existence de plusieurs testaments peut jouer un rôle clé dans la planification successorale des propriétaires d’entreprise.
Commencer dès maintenant votre planification successorale
Si vous êtes propriétaire d’entreprise, votre planification successorale peut être complexe. Heureusement, vous pouvez vous entourer d’experts qui vous soutiendront dans ce processus. En collaborant avec des spécialistes en fiscalité, des notaires, des comptables, des avocats et des planificateurs financiers, vous pourrez structurer votre succession de manière à minimiser les impôts et à maximiser les avantages pour vos héritiers. Il est également crucial de revoir régulièrement votre plan pour s’assurer qu’il reflète vos objectifs actuels et les changements législatifs pertinents.
Les acquisitions stratégiques sont un levier puissant pour accélérer la croissance et renforcer son positionnement sur le marché. Contrairement aux acquisitions purement financières, elles maximisent les synergies, l’innovation et l’expansion. Pour l’acheteur, elles offrent un avantage concurrentiel immédiat; pour le vendeur, elles assurent une valorisation optimale et la continuité de l’entreprise. Toutefois, évaluer les risques, surmonter les défis culturels et planifier l’intégration sont essentiels au succès de l’opération. À la fin de la présentation, les participants ont eu la possibilité de poser leurs questions aux experts des deux organisations.
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Cette année, on fait les choses en grand ! Plusieurs centaines de personnes sont attendues au Palais des congrès de Montréal.
1 — Assister à des ateliers, des conférences et des panels en lien avec le transfert d’entreprise
Le Sommet du repreneuriat, c’est l’événement par excellence pour tout savoir sur l’achat et la vente d’une PME au Québec. Augmentez vos connaissances sur le sujet grâce à de nombreux ateliers destinés aux vendeurs et aux acheteurs d’entreprises ainsi qu’aux experts.
Axée sur la réalité économique actuelle et sur celle des cédants et des repreneurs, la programmation traitera de financement, d’enjeux légaux, humains, et bien plus !
Consultez la programmation complète ici.
2 — Assister en primeur à la mise à jour de l’Étude nationale du repreneuriat et des transferts d’entreprise au Québec
Devant le manque de données probantes en matière de transfert d’entreprise, le CTEQ a mis en place l’Observatoire du repreneuriat et du transfert d’entreprise du Québec (ORTEQ) en 2023. Le directeur scientifique de l’ORTEQ, Marc Duhamel, sera de nouveau présent cette année pour présenter les résultats de ses recherches et discuter avec les participants de l’événement.
Si les statistiques vous intéressent, ne manquez pas ce dévoilement lors de la première journée du Sommet.
3 — Rencontrer des experts spécialisés dans tous les aspects du repreneuriat
Cet événement unique rassemble les acteurs majeurs de l’écosystème repreneurial du Québec.
Une foule d’experts du transfert d’entreprise seront présents tels que des conseillers en transfert d’entreprise, des comptables, des avocats, des notaires, des évaluateurs d’entreprises, des fiscalistes et des bailleurs de fonds. Les différents experts donneront des conférences, animeront des ateliers, tiendront des kiosques et seront là pour réseauter avec tous les participants. Venez leur poser vos questions !
4 — Réseauter avec des propriétaires-dirigeants à la recherche d’une relève et des repreneurs cherchant une occasion d’affaires
Joignez la plus grande communauté repreneuriale au Québec ! Les acheteurs et les vendeurs d’entreprises seront réunis lors de cet événement. Profitez de cette occasion pour rencontrer des entrepreneurs qui vivent ou qui ont vécu des défis similaires aux vôtres ou rencontrer des partenaires potentiels pour votre projet repreneurial. Des pauses sont prévues pour vous donner le temps de réseauter tout au long de la journée.
5 — Découvrir les entreprises et les repreneurs affichés sur notre plateforme de mise en relation
Venez découvrir pourquoi l’INDEX est la plateforme confidentielle numéro 1 au Québec pour la mise en relation entre vendeurs et acheteurs de PME. Grâce à une borne interactive, vous pourrez découvrir l’Accès découverte, une version gratuite et limitée de l’INDEX, qui est idéale pour explorer son potentiel. Profitez d’une expérience exploratoire complète tout en préservant la confidentialité.
Rendez-vous au kiosque du CTEQ !
D’autres surprises vous attendent également le jour de l’événement. Soyez-là pour ne pas les manquer !
Informations pratiques
Quand : 15 et 16 avril 2025
Où : au Palais des congrès de Montréal
Comment : en vous inscrivant en quelques clics !
Faites vite, les places sont limitées !
APRÈS LE SUCCÈS DE LA PREMIÈRE ÉDITION, LA SEMAINE NATIONALE DU REPRENEURIAT EST DE RETOUR EN 2025 !
Montréal, le 18 mars 2025 — Le Centre de transfert d’entreprise du Québec (CTEQ) annonce le retour de la Semaine nationale du repreneuriat pour une deuxième édition ! Soutenue par le ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie, et appuyée par de nombreux partenaires de l’écosystème entrepreneurial québécois, cette semaine de sensibilisation met en lumière le repreneuriat comme moteur essentiel de l’économie du Québec. L’objectif est de poursuivre l’élan amorcé l’an dernier en sensibilisant les entrepreneurs aux occasions du transfert d’entreprises et en mettant en lumière son rôle clé dans la pérennité des entreprises d’ici.
UNE CROISSANCE CONTINUE DES TRANSFERTS D’ENTREPRISES AU QUÉBEC
Entre 2015 et 2021, près de 52 000 entreprises ont été transférées au Québec. Si la tendance se maintient, on peut s’attendre à près de 50 000 transferts d’entreprise au cours des cinq prochaines années. Quant au taux d’intention de vente ou de transfert d’entreprises, il était en 2024 de 6,7 % en moyenne sur les trois premiers trimestres, représentant environ 14 000 entreprises.
À PROPOS DE LA SEMAINE NATIONALE DU REPRENEURIAT
Du 14 au 18 avril 2025, une vaste campagne de sensibilisation se déploiera à travers le Québec pour mettre en lumière les défis et les succès du repreneuriat. Cette initiative mobilisera les acteurs de l’écosystème économique – partenaires, élus et intervenants – afin de souligner le rôle essentiel du repreneuriat dans la pérennité et la croissance des PME québécoises.
Plusieurs partenaires organiseront également des activités dans les semaines précédant et suivant la Semaine nationale du repreneuriat, contribuant ainsi à maintenir l’élan et à multiplier les occasions d’échanger autour des enjeux liés au transfert d’entreprise.
La semaine coïncidera avec la tenue de la 8e édition du Sommet du repreneuriat, qui se tiendra au Palais des congrès de Montréal les 15 et 16 avril. Depuis 2017, cet événement phare rassemble chaque année des centaines de professionnels pour échanger sur les enjeux actuels et partager les meilleures pratiques en transfert d’entreprise.
« Le repreneuriat est primordial pour notre société! Plusieurs entreprises québécoises ont besoin de relève, et il y a de belles occasions à saisir pour les gens d’affaires de chez nous. Je remercie le CTEQ d’organiser cette semaine du repreneuriat, qui met en valeur une pratique déterminante d’accompagnement adapté, autant pour les cédants que les repreneurs, et ce, pour faire prospérer notre économie », souligne Christopher Skeete, ministre délégué à l’Économie, ministre responsable de la Lutte contre le racisme et ministre responsable de la région de Laval.
« La Semaine nationale du repreneuriat est une occasion de faire connaître davantage le repreneuriat au Québec. Reprendre une entreprise, c’est non seulement poursuivre une histoire, mais aussi assurer la pérennité de nos PME. Le Québec traverse actuellement une période économique difficile, il est essentiel de favoriser ce processus pour garantir la stabilité et la croissance, de notre économie et, par conséquent, de notre richesse collective. », indique Alexandre Ollive, président-directeur général du CTEQ.
Inscrivez-vous dès maintenant pour le Sommet du repreneuriat, qui se tiendra les 15 et 16 avril. Réservez vos billets ici.
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À propos du Centre de transfert d’entreprise du Québec
Chef de file du repreneuriat au Québec, le CTEQ est un organisme de développement économique qui offre une solution unique combinant une équipe-conseil en transfert d’entreprise et une plateforme confidentielle de mise en relation entre acheteurs et vendeurs de PME. Service-conseil neutre et personnalisé — Occasions d’affaires — Réseau d’affaires — Formations et événements sont offerts afin de donner les meilleures chances de succès pour la réalisation d’un projet de vente ou d’achat d’entreprise. Le CTEQ possède une expertise dans tous les secteurs d’activités et des mandats dédiés aux milieux de la culture, du tourisme, de la reprise collective et auprès des groupes sous représentés en entrepreneuriat. Présent dans toutes les régions du Québec, le CTEQ est soutenu par le ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie du Québec. ctequebec.com
Pour plus d’informations
Sarah-Jade Groulx
Chargée relations publiques, communication et événements
Centre de transfert d’entreprise du Québec
[email protected] | 1 844 200-2837 p.1066
Dans ce second épisode de Parlons repreneuriat, Alexandre Ollive, PDG de Repreneuriat Québec, reçoit Frédérik Boisvert, PDG de la Chambre de commerce et d’industrie de Québec (CCIQ).
Ils échangent sur des enjeux d’actualité, notamment l’impact des tarifs douaniers imposés par les États-Unis et l’incertitude que cela crée pour les PME québécoises et le repreneuriat.
Ils abordent aussi les réalités des entrepreneurs d’aujourd’hui et l’importance d’un plan de relève structuré pour assurer la pérennité des entreprises. Enfin, Frédérik Boisvert présente le plan d’action de la CCIQ visant à accompagner la vague de transferts d’entreprises dans la région de la Capitale-Nationale.
Dans ce webinaire, des experts en fiscalité et en vente d’entreprise explorent les meilleures pratiques liées au transfert d’une entreprise à un membre de la famille. Découvrez comment naviguer à travers les défis fiscaux, juridiques et humains grâce à des conseils concrets et des stratégies adaptées.
À la fin de la présentation, les participants ont eu la possibilité de poser leurs questions aux experts des deux organisations.
Voici les réponses à deux questions auxquelles ils n’ont pas eu le temps de répondre
Dans le cadre de l’intégration des enfants dans une entreprise individuelle, serait-il préférable de créer une société par actions (inc.) avec le parent cédant, puis de transférer les parts par la suite ?
Oui, il peut être avantageux de convertir l’entreprise individuelle en société par actions. Cette transformation peut se faire au moyen d’un roulement fiscal, permettant le transfert des actifs de l’entreprise individuelle à une société par actions sans impôt immédiat. La société par actions devient ainsi propriétaire des biens qui composaient auparavant l’entreprise individuelle.
Cette approche permet d’accéder à l’exonération sur le gain en capital (EGC) lors de la revente des actions, sans qu’il soit nécessaire d’attendre le délai habituel de 24 mois requis pour satisfaire au critère de détention. Toutefois, certaines conditions précises doivent être rigoureusement respectées afin que les actions soient admissibles à l’EGC.
Nous recommandons fortement de consulter un conseiller fiscal afin de structurer l’opération adéquatement et de s’assurer du respect des exigences prévues par la loi.
Si le repreneur acquiert les actions de l’entreprise par l’entremise d’une société de gestion, pourra-t-il tout de même profiter de l’exonération sur le gain en capital (EGC) ?
L’utilisation d’une société de gestion par le repreneur est souvent une stratégie utile pour faciliter le financement de l’acquisition. Toutefois, pour profiter de l’EGC, les actions admissibles doivent généralement être détenues directement par une personne physique, et non par une société de gestion.
Cela ne signifie pas qu’il est impossible de structurer l’acquisition de façon optimale. Plusieurs options de réorganisation organisationnelle peuvent être envisagées afin de permettre, à terme, une détention personnelle des actions par le repreneur. Par exemple :
- une fusion entre la société de gestion et la société opérante
- un gel des actions de l’actionnaire actuel, suivie de la souscription personnelle de l’entrepreneur ou d’une fiducie familiale dans l’actionnariat
- une vente directe des actions de la société de gestion, si celle-ci ne détient que les actions de la société opérante.
Ces solutions permettent à la fois de maintenir les avantages financiers liés à la structure de la société de gestion (notamment la déductibilité des intérêts liés au financement et les dividendes intersociétés non imposables), tout en maximisant le potentiel d’EGC lors d’une revente future.
Une planification fiscale rigoureuse est donc essentielle pour tirer pleinement parti des mécanismes disponibles.
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Le processus de transfert d’entreprise débute souvent par une lettre d’intention, formalisant une offre. Bien que préliminaire, cette offre soulève une question clé : le prix est-il raisonnable ? L’acheteur potentiel craint de surpayer l’entreprise, impactant son retour sur investissement. Le vendeur espère la pleine valeur de son entreprise. L’évaluation est donc cruciale.
Cet article propose des outils inspirés des experts en évaluation d’entreprises (EEE) pour analyser la raisonnabilité d’une offre, sans prétendre à une évaluation exhaustive.
Attention : Nous supposons une offre basée sur la valeur d’entreprise (VE), « sans encaisse ni dette ». Les termes de chaque lettre d’intention doivent être examinés attentivement.
1) La juste valeur marchande comparée au prix
La question de la raisonnabilité du prix partagé lors de la lettre d’intention trouve sa réponse dans la notion de la juste valeur marchande (JVM).
La JVM, calculée par des EEE, correspond au prix optimal théorique qui serait obtenu sur un marché libre, concurrentiel et transparent, entre un acheteur et un vendeur consentants, parfaitement informés et agissant indépendamment. Elle constitue ainsi un prix de référence, reflétant la valeur intrinsèque de l’entreprise, hors éléments conjoncturels ou spécifiques à une transaction particulière.
Il est toutefois fréquent que le prix de transaction diverge de la JVM. Ce prix réel intègre en effet des facteurs qui ne sont pas (ou pas entièrement) pris en compte dans la JVM. Par exemple, un acheteur peut valoriser l’entreprise au-delà de la JVM s’il anticipe des synergies significatives avec une entreprise qu’il possède déjà (ex. : réduction de coûts ou augmentation de parts de marché). Également, des conditions de marché défavorables, des caractéristiques propres au vendeur (problèmes de santé, urgence de la vente) ou l’habileté de négociateurs peuvent également influencer le prix final.
Malgré ces divergences potentielles, la JVM conserve un rôle fondamental. Elle sert de référentiel objectif et constitue généralement un prix plancher pour le vendeur. En somme, la JVM demeure la mesure indispensable pour apprécier la raisonnabilité d’une offre transactionnelle.
2) Comparer l’offre reçue : la méthode des multiples
Afin d’évaluer la raisonnabilité d’une offre ou d’une JVM, la méthode des multiples est souvent employée. Elle consiste à comparer l’entreprise cible à des entreprises comparables, sociétés cotées ou entreprises privées dont les transactions sont connues. La comparaison est effectuée en utilisant certains multiples qui rapportent la VE de chaque société à un indicateur clé de performance, souvent le bénéfice avant intérêts, impôts et amortissement (BAIIA).
Le multiple VE/BAIIA est favorisé, car il compare la valeur d’entreprise à la rentabilité opérationnelle. Il exclut l’impact des choix comptables, financiers et fiscaux, permettant des comparaisons plus objectives entre entreprises.
Cette approche conduit généralement à une fourchette de multiples (par exemple, VE/BAIIA de 4,5x à 5,5x). Pour une entreprise cible avec un BAIIA de 200 000 $, la valeur d’entreprise initiale se situerait donc entre 900 000 $ et 1 100 000 $.
Le défi est de déterminer le positionnement à l’intérieur de cette fourchette puisqu’il requiert une analyse rigoureuse de plusieurs facteurs d’ajustement :
- Comparabilité réelle: les comparables parfaits sont rares. Des différences (secteur, modèle économique, croissance, risque) nécessitent des ajustements.
- Taille: une entreprise plus grande justifie un multiple plus élevé (stabilité, diversification).
- Statut boursier: la liquidité des sociétés cotées se traduit par des multiples supérieurs.
- Facteurs qualitatifs: qualité de la direction, relations clients, avantages technologiques, ou, à l’inverse, dépendance à un client ou risque opérationnel précis.
- Profitabilité: une marge de BAIIA supérieure justifie un multiple plus élevé.
La méthode des multiples, accessible et rapide, permet une première estimation de la justesse d’un prix. Cependant, cette approche, bien qu’utile, demeure partielle. Sa véritable force réside dans sa combinaison avec d’autres méthodes d’évaluation, afin d’obtenir une analyse complète et nuancée.
3) Actifs intangibles et achalandage : la valeur invisible
Outre la méthode des multiples, l’analyse d’une offre doit considérer les actifs incorporels, souvent substantiels. Ces actifs, non physiques, incluent la marque, le savoir-faire, les brevets, et les relations clients. L’achalandage représente la valeur résiduelle excédant la somme des actifs identifiables.
Pour déterminer la valeur implicite de l’achalandage et des actifs incorporels, on soustrait de la VE la valeur des actifs opérationnels identifiables (fonds de roulement et immobilisations corporelles). On analyse ensuite le délai de récupération (achalandage/flux monétaires après impôt) pour juger du caractère raisonnable de cette évaluation.
Ce ratio estime le temps théorique de retour sur investissement pour ces actifs incorporels. Toutes choses étant égales par ailleurs, un délai de remboursement plus élevé suggère une évaluation plus risquée ou optimiste, car elle repose moins sur des actifs tangibles et davantage sur des éléments intangibles non garantis.
Pennons deux exemples :
- Entreprise de transport routier : actifs principalement tangibles (ex. : camions ou entrepôts). Le délai de remboursement d’achalandage sera probablement faible puisqu’une grande partie de la VE sera constituée d’actifs opérationnels.
- Société de logiciels : peu d’actifs physiques. La valeur repose sur la technologie (ex. : logiciel, algorithmes), la clientèle (abonnements récurrents) et la marque de commerce. L’achalandage constituera une part majeure de la VE. Le délai de récupération pourrait être plus long et démontre l’appréciation de ces actifs intangibles par un acquéreur potentiel.
Il est crucial de comprendre que ce délai de remboursement n’est pas une méthode d’évaluation en soi. C’est un indicateur qui peut éclairer l’analyse, mais qui doit toujours être utilisé avec discernement et complété par d’autres approches.
Vers une évaluation plus éclairée
La méthode des multiples, par son approche comparative, et l’analyse du délai de remboursement de l’achalandage et des actifs intangibles offrent des outils accessibles pour une première appréciation de la raisonnabilité d’une offre.
Ces approches fournissent des indications précieuses, mais il est souhaitable de les combiner et de les interpréter avec discernement. L’accompagnement d’un EEE peut alors apporter une valeur ajoutée considérable, en offrant un regard professionnel, objectif et personnalisé.
Cet article est écrit par :
Premier directeur, Évaluation d’entreprises
Crowe BGK S.E.N.C.R.L./LLP
LE REPRENEURIAT : UN LEVIER DE PRODUCTIVITÉ, D’INNOVATION ET D’AMBITION POUR LE QUÉBEC
Montréal, le 26 février 2025 – Le Centre de transfert d’entreprise du Québec (CTEQ) salue l’initiative de l’ancien premier ministre du Québec Lucien Bouchard et de ses associés pour leur lettre ouverte Le repreneuriat : un nouveau souffle pour l’économie d’ici. Cette prise de position met en lumière un enjeu économique crucial, au cœur même de la mission du CTEQ : assurer la pérennité des entreprises québécoises.
Depuis 2021, le repreneuriat dépasse la création de nouvelles entreprises au Québec et des dizaines de milliers de PME québécoises devront être transférées dans les prochaines années[1]. Dans un contexte où la compétitivité québécoise est mise à l’épreuve par l’intensification des défis commerciaux avec les États-Unis et une transformation rapide des marchés, le repreneuriat doit devenir un levier stratégique de croissance, de productivité et d’innovation.
Un virage stratégique pour l’économie du Québec
Depuis 10 ans, le CTEQ a posé les bases d’un écosystème pour assurer la continuité des entreprises. Le repreneuriat n’est pas qu’un simple changement de propriétaire : c’est une occasion d’insuffler un nouvel élan qui sera source de modernisation et d’optimisation de la productivité. Toutefois, sans une préparation adéquate, plusieurs entreprises risquent de disparaître ou de passer sous contrôle étranger, menaçant notre souveraineté économique.
Le repreneuriat implique bien plus que les entrepreneurs : institutions financières, comptables, avocats et organismes de développement économique doivent s’unir pour assurer la prospérité des entreprises d’ici.
« Il faut voir la relève entrepreneuriale comme un moteur de productivité et de compétitivité pour le Québec. Une entreprise qui réussit son transfert ne fait pas que survivre : elle se renouvelle et devient plus performante. Structurer cette transition est essentiel », indique Daniel Lamarre, vice-président exécutif du conseil d’administration, Groupe Cirque du Soleil.
Des initiatives concrètes pour structurer le repreneuriat
Ces dernières années, Le CTEQ a déployé des solutions tangibles pour accompagner cédants et repreneurs :
- Une équipe-conseil spécialisée en transfert d’entreprise, offrant un accompagnement neutre, et ce, partout au Québec
- L’INDEX, la plus grande plateforme confidentielle de mise en relation entre acheteurs et vendeurs d’entreprises
- Le Sommet du repreneuriat, rassemblant chaque année les entrepreneurs et les acteurs clés du transfert d’entreprise
- L’Observatoire du repreneuriat et du transfert d’entreprise au Québec (ORTEQ) et l’Étude nationale du repreneuriat et des transferts d’entreprise au Québec, fournissant des données essentielles et une cartographie du repreneuriat au Québec
- La Semaine nationale du repreneuriat, qui sensibilise et mobilise les décideurs
- La Table nationale du repreneuriat, qui réunit experts et partenaires pour accélérer la mise en place de solutions
- L’unique programme de certification en gestion de transfert d’entreprise au Canada en collaboration avec l’Institut de leadership
Structurer le repreneuriat pour maximiser l’impact économique
Si la lettre ouverte met en lumière l’importance du repreneuriat, elle ne précise pas comment y parvenir concrètement. C’est ici que le CTEQ intervient en déployant des solutions structurantes :
- Un accompagnement stratégique et une force de maillage, avec des partenaires comme la FTQ et Investissement Québec
- Le Club des repreneurs de qualité, pour les acheteurs avec des capacités de reprendre les entreprises du Québec inc.
- Des formations spécialisées, pour outiller l’écosystème
- Des solutions numériques innovantes, comme l’intelligence artificielle, pour faciliter le processus de transfert
« Depuis plusieurs années, le gouvernement du Québec soutient activement le repreneuriat par le biais du Plan québécois en entrepreneuriat. Le CTEQ invite l’ensemble des acteurs de l’écosystème à se mobiliser autour de cette priorité nationale », souligne Alexandre Ollive, président-directeur général du CTEQ.
Un appel à la mobilisation
Le repreneuriat est une occasion unique pour accélérer la productivité, favoriser l’innovation et renforcer l’ancrage québécois de nos PME. Nous invitons les décideurs économiques à s’engager dès aujourd’hui pour structurer le repreneuriat et faire du Québec un modèle en la matière. Ensemble, bâtissons un écosystème solide où nos entreprises peuvent facilement trouver un repreneur, préservant ainsi notre patrimoine entrepreneurial et assurant une croissance économique durable.
À propos du Centre de transfert d’entreprise du Québec
Chef de file du repreneuriat au Québec, le CTEQ est un organisme de développement économique qui offre une solution unique combinant une équipe-conseil en transfert d’entreprise et une plateforme confidentielle de mise en relation entre acheteurs et vendeurs de PME. Service-conseil neutre et personnalisé – Occasions d’affaires – Réseau d’affaires – Formations et événements sont offerts afin de donner les meilleures chances de succès pour la réalisation d’un projet de vente ou d’achat d’entreprise. Le CTEQ possède une expertise dans tous les secteurs d’activités et des mandats dédiés aux milieux de la culture, du tourisme, de la reprise collective et auprès des groupes sous représentés en entrepreneuriat. Présent dans toutes les régions du Québec, le CTEQ est soutenu par le ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie du Québec. www.ctequebec.com
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Pour plus d’information
Frédérick Beaumier, conseiller principal, communication et marketing
Centre de transfert d’entreprise du Québec
[email protected] | 1 844 200-2837 p.1042
[1] Étude nationale du repreneuriat et des transferts d’entreprise au Québec, 2015-2021 de l’Observatoire du repreneuriat et du transfert d’entreprise au Québec (ORTEQ)
Dans ce premier épisode de Parlons repreneuriat, Alexandre Ollive, PDG du CTEQ, s’entretient avec Serge Beauchemin, associé directeur chez AQC Capital et ambassadeur au CTEQ pour le secteur TI et de l’innovation.
Bien connu pour son passage dans la populaire émission « Dans l’œil du dragon », M. Beauchemin est également actionnaire de plusieurs entreprises privées, dont Strom Spa, où il joue un rôle stratégique.
Au fil de cette conversation, ils discutent entre autres de l’importance de préserver la culture d’entreprise lors d’un transfert et des avantages du repreneuriat, mettant en lumière les occasions qu’offre la reprise d’une entreprise établie. Fidèle à son style imagé, Serge Beauchemin rend cet échange captivant et accessible grâce à des anecdotes et des réflexions inspirantes.
Lors de ce webinaire, des expertes de Raymond Chabot Grant Thornton démontrent qu’en contexte de transfert d’entreprise, il est primordial d’avoir un plan bâti sur mesure.
Elles parlent de la monétisation, qui consiste à convertir la valeur d’une entreprise en liquidités personnelles.
Des étapes bien planifiées vont permettre d’assurer une optimisation de la valeur pour le propriétaire qui prévoit se retirer tout en assurant la stabilité financière et organisationnelle de l’entreprise pour la suite.
À la fin de la présentation, les participants ont eu la possibilité de poser leurs questions aux experts des deux organisations.
Vous souhaitez assister à un webinaire qui n’est pas encore diffusé ? Retrouvez la liste de nos futurs webinaires ici.
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