Catégorie : Tous les articles
Les institutions financières accordent généralement plus facilement des prêts pour la reprise que pour la création d’une entreprise, mais rarement pour la totalité du montant d’achat. Par conséquent, la majorité des transactions impliquent d’autres sources de financement, dont un financement partiel ou total par le vendeur, communément appelé « balance de prix de vente », laquelle est habituellement assortie d’intérêts.
Structure d’acquisition : l’utilisation d’une société de gestion
Acquérir une entreprise à titre personnel entraîne une imposition élevée sur les fonds extraits de la société acquise pour rembourser le financement. En revanche, les dividendes versés entre sociétés sont déductibles d’impôt. Une société de gestion permet donc de transférer les dividendes de la société acquise à la société acquéreuse sans impact fiscal, accélérant ainsi le remboursement de la dette.
Cependant, cette structure comporte une limite : n’ayant pas d’activités commerciales, la société de gestion ne génère pas de revenus et ne peut donc pas pleinement profiter de la déductibilité des intérêts sur l’emprunt. Une solution fréquemment adoptée consiste à fusionner la société de gestion avec la société exploitante après l’acquisition.
Fusion post-acquisition
Une fois l’achat effectué par la société de gestion, il est possible de procéder à une fusion avec la société exploitante. Cette fusion permet de simplifier la structure organisationnelle et de faciliter le remboursement de la dette à même les revenus de l’entreprise acquise.
L’un des principaux avantages de cette stratégie est la possibilité de déduire intégralement les intérêts payés sur le financement utilisé pour l’acquisition à même les revenus de la société acquise.
Limite : la déduction pour gain en capital
Un inconvénient notable de cette structure post-acquisition réside dans son impact sur l’accès à la déduction pour gain en capital (DGC). Cette exonération, qui peut atteindre 1,25 million $, est réservée aux personnes physiques. Une entreprise détenue uniquement par une société n’est donc pas admissible.
Une planification préalable de la structure ou parfois une réorganisation post-acquisition peut donc être nécessaire afin de rendre les actions admissibles à la déduction au moment d’une revente future.
Mise en situation : acquisition d’une entreprise de services professionnels
Supposons qu’un professionnel souhaite acquérir une entreprise de services comptables bien établie, évaluée à 500 000 $. Le vendeur accepte de financer 60 % du prix (soit 300 000 $) remboursable sur 8 ans à un taux d’intérêt de 6 %. L’acheteur investit une mise de fonds personnelle de 200 000 $ par l’entremise d’une société de gestion qu’il constitue à cette fin.
Étapes de la transaction
- Création de la société de gestion
L’acheteur incorpore une société de gestion au Québec. Cette société devient l’entité juridique qui réalisera l’achat des actions. - Acquisition des actions
La société de gestion acquiert 100 % des actions de la société exploitante (l’entreprise de services comptables). La balance du prix de vente est formalisée à même la convention d’achat d’actions. - Fusion des entités
Après la transaction, la société de gestion est fusionnée avec la société exploitante. À la suite de cette fusion, la balance du prix de vente est due par la société résultant de la fusion. Cela permet à l’entité fusionnée de profiter directement des revenus d’exploitation pour rembourser le prêt.
Avantages de cette structure
- Déductibilité des intérêts
Les intérêts de 6 % sur le financement vendeur de 300 000 $ sont entièrement déductibles par la société résultant de la fusion. Cela réduit les impôts payables par la société opérante. - Remboursement de la balance du prix de vente
La société opérante étant, à la suite de la fusion, débitrice de la balance du prix de vente, il sera possible de la rembourser avec des revenus imposés au taux corporatif. - Déduction pour gain en capital (DGC)
Au moment de la revente future de l’entreprise, un enjeu important concerne l’accès à la déduction pour gain en capital. Si l’entreprise est détenue à 100 % par une société (et non directement par une personne physique), cette dernière ne peut pas bénéficier de la déduction normalement disponible pour les actions admissibles de petites entreprises.
Afin de protéger cet avantage fiscal en vue d’une revente éventuelle, une réorganisation post-acquisition peut être envisagée. Par exemple, l’actionnariat de la société pourrait être restructuré pour inclure une participation directe de personnes physiques, rendant les actions à nouveau admissibles à la DGC. Cette démarche doit être planifiée en amont avec un fiscaliste.
Inconvénient de cette structure
Après la fusion, l’absence de société de gestion peut limiter les options pour extraire les liquidités excédentaires de la société opérante, une fois la balance du prix de vente remboursée. Selon les conditions de paiement établies, la mise en place d’une société de gestion dès l’acquisition, ou une réorganisation ultérieure, pourrait s’avérer souhaitable pour optimiser la circulation des liquidités excédentaires.
Préparer aujourd’hui la rentabilité de demain
La planification du financement d’une acquisition est une étape stratégique pour assurer le succès de la transaction et la rentabilité future de l’entreprise.
En ayant recours à une société de gestion et en procédant à une fusion post-acquisition, il est possible de maximiser la déduction des intérêts, d’éviter la double imposition sur les dividendes et de simplifier la structure juridique. Cependant, il est important de ne pas négliger l’impact de cette structure sur l’accès à la déduction pour gain en capital.
Ainsi, une planification bien structurée permet non seulement d’optimiser l’achat d’une entreprise, mais aussi d’en maximiser la valeur à long terme. Pour toute démarche de structuration ou d’optimisation fiscale, il est fortement recommandé de consulter un professionnel spécialisé en fiscalité transactionnelle.
Vous vous demandez peut-être ce qu’est la « dette technologique » et pourquoi elle est importante pour une entreprise. Imaginez que l’on remet sans cesse au lendemain la mise à jour des outils ou logiciels. Au fil du temps, ces retards s’accumulent et peuvent freiner la croissance, augmenter les coûts et rendre les données plus vulnérables. Dans ce webinaire, les conférenciers abordent ces enjeux de façon simple et accessible. Ils expliquent comment la dette technologique peut affecter le transfert d’entreprise, notamment lorsque les repreneurs héritent de systèmes dépassés.
Finalement, ils discutent aussi des risques en matière de cybersécurité et de l’impact sur la collaboration entre les générations.
À la fin de la présentation, les participants ont eu la possibilité de poser leurs questions aux experts des deux organisations.
Vous souhaitez assister à un webinaire qui n’est pas encore diffusé ? Retrouvez la liste de nos futurs webinaires ici.
Pour ne pas manquer l’annonce des futurs webinaires et être informé des actualités repreneuriales, abonnez-vous à notre infolettre.
Dans cet épisode de Parlons repreneuriat, Alexandre Ollive, PDG de Repreneuriat Québec, s’entretient avec Christopher Skeete, ministre délégué à l’Économie. Ensemble, ils discutent de l’importance de faire du repreneuriat une priorité économique pour le Québec.
Ils abordent entre autres l’enjeu du manque de préparation des cédants, la nécessité de normaliser le transfert comme étape naturelle d’un parcours entrepreneurial et le rôle du repreneuriat dans la vitalité économique des régions. Ils discutent aussi du haut taux de réussite des entreprises reprises, des écarts persistants entre les hommes et les femmes ainsi que des défis de productivité, d’innovation et d’investissement de nos PME.
Un échange qui rappelle l’importance d’amorcer dès maintenant la conversation sur le transfert d’entreprise.
Dans cet épisode de Parlons repreneuriat, Alexandre Ollive, PDG du CTEQ, s’entretient avec Hubert Rioux, conseiller économique à la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ).
Ensemble, ils échangent sur des sujets d’actualité tels que les impacts sur les PME québécoises des tarifs douaniers imposés par les États-Unis, entre autres dans les transferts d’entreprise. Ils explorent également les mesures gouvernementales à mettre en place pour favoriser le repreneuriat au Québec et ainsi assurer la solidité de notre économie.
Transfert d’entreprise : le CTEQ et Cain Lamarre poursuivent leur collaboration
Montréal, le 29 avril 2025 – Le Centre de transfert d’entreprise du Québec (CTEQ) est heureux d’annoncer le renouvellement de son partenariat avec le cabinet Cain Lamarre pour 2025. Cette collaboration s’inscrit dans une volonté commune de contribuer à la vitalité économique du Québec par l’entremise du transfert d’entreprise.
Ce partenariat stratégique permettra de poursuivre le développement d’initiatives concrètes au profit des cédants et des repreneurs. Il prévoit notamment la présentation conjointe de webinaires, la publication d’articles sur le repreneuriat, la mise en valeur de services juridiques spécialisés ainsi que la diffusion d’occasions d’affaires pour la clientèle qualifiée de Cain Lamarre sur l’INDEX, la plateforme de mise en relation du CTEQ.
En plus de mettre à profit l’expertise complémentaire des deux organisations, cette entente vise à renforcer les ponts entre les milieux juridiques et entrepreneuriaux, dans une perspective de continuité et de pérennité des entreprises québécoises.
« Nous sommes ravis de poursuivre cette collaboration avec Cain Lamarre, un partenaire de confiance engagé dans l’accompagnement des PME. Ensemble, nous contribuons à structurer le processus de transfert d’entreprise et à assurer une relève entrepreneuriale forte partout au Québec », souligne Alexandre Ollive, président-directeur général du CTEQ.
Le CTEQ remercie Cain Lamarre pour son engagement renouvelé envers la mission du repreneuriat.
À propos du Centre de transfert d’entreprise du Québec
Chef de file du repreneuriat au Québec, le CTEQ est un organisme de développement économique qui offre une solution unique combinant une équipe-conseil en transfert d’entreprise et une plateforme confidentielle de mise en relation entre acheteurs et vendeurs de PME. Service-conseil neutre et personnalisé – Occasions d’affaires – Réseau d’affaires – Formations et événements sont offerts afin de donner les meilleures chances de succès pour la réalisation d’un projet de vente ou d’achat d’entreprise. Le CTEQ possède une expertise dans tous les secteurs d’activités et des mandats dédiés aux milieux de la culture, du tourisme, de la reprise collective et auprès des groupes sous représentés en entrepreneuriat. Présent dans toutes les régions du Québec, le CTEQ est soutenu par le ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie du Québec. www.ctequebec.com
À propos de Cain Lamarre
Enraciné au Québec depuis 1877, Cain Lamarre façonne le paysage juridique avec audace et vision, en priorisant les besoins de sa clientèle. Troisième en importance dans la province, le cabinet réunit plus de 550 membres incluant près de 300 professionnel(le)s spécialisé(e)s notamment en droit administratif, en droit des affaires, en litige civil et commercial, également en droit du travail et de l’emploi. Ses 15 places d’affaires réparties dans l’ensemble du territoire font de Cain Lamarre le spécialiste des réalités du Québec.
-30-
Pour plus d’information
Sarah-Jade Groulx
Chargée relations publiques, communication et événements
Centre de transfert d’entreprise du Québec
[email protected] | 1 844 200-2837 p.1066
Repreneuriat au Québec : un sommet qui met en lumière des enjeux déterminants et des données révélatrices
Montréal, le 16 avril 2025 — Le Centre de transfert d’entreprise du Québec (CTEQ) dresse un bilan très positif de la 8ᵉ édition du Sommet du repreneuriat, organisée en marge de la deuxième Semaine nationale du repreneuriat. Plus de 500 participants se sont réunis pour une programmation riche, abordant notamment l’impact de la crise tarifaire, le rôle stratégique de l’achat local et les enjeux propres au repreneuriat en région.
Cette édition revêt une signification particulière, marquant les 10 ans du CTEQ. Dix années d’engagement à soutenir la pérennité des entreprises québécoises, avec près de 30 000 entrepreneurs guidés et près de 6 000 entreprises accompagnées dans leur démarche de transfert.
Le ministre délégué à l’Économie, Christopher Skeete, a souligné l’importance du repreneuriat comme pilier de la continuité économique, mettant en relief les défis liés à la relève entrepreneuriale et à l’accompagnement des cédants comme des repreneurs.
Le Sommet a également été marqué par la présidence de Mme Marie Grégoire, présidente-directrice générale de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), première femme à occuper ce rôle. Elle a insisté sur l’importance des femmes en entrepreneuriat, de documenter le repreneuriat et d’en transmettre la mémoire collective.
Tout au long de l’événement, plusieurs personnalités du monde entrepreneurial ont partagé leur vision et leurs expériences, faisant de ce rendez-vous un véritable espace d’inspiration et de réflexion.
FAITS SAILLANTS DE L’ÉTUDE NATIONALE SUR LE REPRENEURIAT
- Les entreprises transférées affichent un taux de survie de 80 % après cinq ans, comparativement à 57 % pour les entreprises en démarrage. Ce taux grimpe à 87,5 % lorsqu’elles sont accompagnées par le CTEQ.
- En 2022 :
- Les transferts réalisés ont permis de préserver 144 000 emplois dans des entreprises représentant 37 G$ en actifs et 43 G$ en revenus.
- Le taux de transfert a atteint 4,8 %, soit 9 365 PME ayant changé de main (+11,8 % par rapport à 2021).
- Tous les secteurs ont connu une hausse.
- Le secteur manufacturier a atteint un taux de 7,1 %, devançant celui des services d’hébergement et de restauration.
- Le profil des repreneurs est demeuré relativement stable. Les moins de 29 ans représentent 6,1 %, tandis que la proportion des 55 ans et plus est en hausse, atteignant 34,9 %. Par ailleurs, 14,4 % des repreneurs sont des personnes immigrantes et 26,4 % sont des femmes.
- Les entreprises comptant entre 20 et 99 employés ont affiché le taux de transfert le plus élevé (8,7 %).
- Au premier trimestre de 2025, 5,8 % des entreprises privées prévoient une vente ou un transfert dans l’année à venir, représentant plus de 12 000 cédants potentiels.
- Si la tendance se maintient, environ 9 500 transferts sont prévus d’ici la fin de 2025.
DES ENTRETIENS PERCUTANTS AVEC DES INVITÉS DE MARQUE
Au-delà des chiffres, le Sommet a été un lieu de dialogue privilégié où experts, entrepreneurs et décideurs ont partagé leurs réflexions, bonnes pratiques et pistes de solutions concrètes pour assurer la relève d’entreprises au Québec.
- René Vézina, chroniqueur économique, animateur, conférencier et écrivain
- Marc Duhamel, directeur scientifique de l’Observatoire du repreneuriat et du transfert d’entreprise du Québec (ORTEQ)
- Pascal Harvey, président-directeur général du Réseau des SADC et CAE
- Isabelle Côté, présidente-directrice générale de Coffrages Synergy et fondatrice BRIX
- Jean-Philippe Ménard, premier vice-président d’Investissement Québec
- Schamma Rosidor, présidente-directrice générale de Royalty Natural et directrice générale de Femmes de foi en affaires
Le CTEQ tient à remercier ses précieux partenaires pour leur soutien : IG Gestion privée de patrimoine, partenaire principal, Les Coops de l’information, partenaire média, et le ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie du Québec, partenaire depuis la création du CTEQ.
Le Sommet confirme sa place comme un rendez-vous incontournable pour tous les acteurs concernés par le transfert d’entreprise — cédants, repreneurs, professionnels et partenaires.
ET LA SUITE ?
Le CTEQ poursuivra ses efforts pour stimuler le repreneuriat, notamment en bonifiant le Club des repreneurs avec de nouvelles initiatives favorisant le maillage entre cédants et repreneurs.
Une série de projets sera également dévoilée à la fin mai, pour enrichir l’offre de services du CTEQ et soutenir activement celles et ceux qui s’engagent dans un transfert d’entreprise.
– 30 –
À propos du Centre de transfert d’entreprise du Québec
Chef de file du repreneuriat au Québec, le CTEQ est un organisme de développement économique qui offre une solution unique combinant une équipe-conseil en transfert d’entreprise et une plateforme confidentielle de mise en relation entre acheteurs et vendeurs de PME. Service-conseil neutre et personnalisé — Occasions d’affaires — Réseau d’affaires — Formations et événements sont offerts afin de donner les meilleures chances de succès pour la réalisation d’un projet de vente ou d’achat d’entreprise. Le CTEQ possède une expertise dans tous les secteurs d’activités et des mandats dédiés aux milieux de la culture, du tourisme, de la reprise collective et auprès des groupes sous-représentés en entrepreneuriat. Présent dans toutes les régions du Québec, le CTEQ est soutenu par le ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie du Québec. ctequebec.com
Pour plus d’informations
Sarah-Jade Groulx
Chargée relations publiques, communication et événements
Centre de transfert d’entreprise du Québec
[email protected] | 1 844 200-2837 p.1066
MISE À JOUR DE L’ÉTUDE NATIONALE SUR LE REPRENEURIAT : DES CHIFFRES CLÉS POUR MIEUX ANTICIPER L’AVENIR DES PME
Montréal, le 15 avril 2025 — Le Centre de transfert d’entreprise du Québec (CTEQ) en collaboration avec Marc Duhamel, directeur scientifique de l’Observatoire du repreneuriat et du transfert d’entreprise du Québec (ORTEQ) et professeur agrégé au département de finance et économique à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), et avec l’appui du ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie du Québec (MEIE), est fier de présenter la mise à jour de l’Étude nationale du repreneuriat et des transferts d’entreprise au Québec, qui vient enrichir le portrait du repreneuriat à l’échelle québécoise.
Cette nouvelle édition offre une analyse approfondie des taux de transferts d’entreprises, contribuant à une meilleure compréhension des risques liés à ces transitions. En comparant les taux réels de transferts aux intentions exprimées par les cédants et les repreneurs, en évaluant les retombées économiques et en analysant les taux de survie des entreprises transférées, l’étude met en lumière les principaux défis du repreneuriat au Québec. Elle rappelle également l’importance d’un accompagnement structuré et accessible à chaque étape du processus de transfert.
FAITS SAILLANTS
- Les entreprises transférées présentent un taux de survie de 80 % après cinq ans, comparativement à 57 % pour les entreprises nouvellement créées. Celles accompagnées par le CTEQ atteignent un taux de 87,5 %.
- En 2022 :
- Le taux de transfert d’entreprise a atteint 4,8 %, représentant 9 365 PME ayant changé de main, une hausse de 11,8 % par rapport à 2021.
- Une augmentation généralisée des transferts d’entreprise dans tous les secteurs.
- Le secteur manufacturier au Québec a vu son taux de transfert augmenter de 1 point de pourcentage, atteignant 7,1% soit 0,6% de plus que le secteur des services d’hébergement et de restauration, habituellement le secteur ayant le taux de transfert le plus élevé.
- Le profil des repreneurs est demeuré relativement stable. Les moins de 29 ans représentent 6,1 %, tandis que la proportion des 55 ans et plus est en hausse, atteignant 34,9 %. Par ailleurs, 14,4 % des repreneurs sont des personnes immigrantes et 26,4 % sont des femmes.
- Les entreprises de 20 à 99 employés ont enregistré le taux de transfert le plus élevé (8,7 %).
- La totalité des transferts ont permis de préserver 144 000 emplois dans des entreprises totalisant 37 G$ en actifs et 43 G$ en revenus.
- Au premier trimestre de 2025, 5,8 % des entreprises privées prévoient un transfert ou une vente dans les 12 prochains mois, représentant plus de 12 000 cédants potentiels à la recherche de repreneurs.
- Si les tendances se maintiennent, on prévoit environ 9 500 transferts par année d’ici la fin de 2025.
« Bien que les tendances exposées dans cette mise à jour montrent la vitalité des activités de transferts d’entreprise qui occupaient le Québec en 2022, les événements des dernières semaines ont ébranlé plusieurs entrepreneurs. Il devient alors crucial de continuer à surveiller attentivement l’évolution des tendances du marché des transferts d’entreprises au cours des prochains mois et des prochaines années pour soutenir la compétitivité, l’agilité, la résilience et la robustesse des PME québécoises sur les marchés canadiens et mondiaux », indique Marc Duhamel, directeur scientifique de l’Observatoire du repreneuriat et du transfert d’entreprise du Québec (ORTEQ).
« La mise à jour de l’Étude nationale met en lumière un aspect souvent sous-estimé, mais essentiel pour les cédants, les repreneurs et l’ensemble des acteurs du repreneuriat. Elle fournit des données détaillées sur la survie des entreprises après un transfert et l’impact économique des reprises. Avec un taux de survie de 80% après cinq, et même de 87,5% lorsque les entrepreneurs sont accompagnés, le transfert d’entreprise s’impose comme une voie sûre et durable pour assurer la relève. Elle permet de mieux anticiper les tendances du marché et de se préparer aux défis à venir, dans une perspective de pérennité économique pour le Québec », ajoute Alexandre Ollive, président-directeur général du CTEQ.
– 30 –
À propos du Centre de transfert d’entreprise du Québec
Chef de file du repreneuriat au Québec, le CTEQ est un organisme de développement économique qui offre une solution unique combinant une équipe-conseil en transfert d’entreprise et une plateforme confidentielle de mise en relation entre acheteurs et vendeurs de PME. Service-conseil neutre et personnalisé — Occasions d’affaires — Réseau d’affaires — Formations et événements sont offerts afin de donner les meilleures chances de succès pour la réalisation d’un projet de vente ou d’achat d’entreprise. Le CTEQ possède une expertise dans tous les secteurs d’activités et des mandats dédiés aux milieux de la culture, du tourisme, de la reprise collective et auprès des groupes sous représentés en entrepreneuriat. Présent dans toutes les régions du Québec, le CTEQ est soutenu par le ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie du Québec. ctequebec.com
Pour plus d’informations
Sarah-Jade Groulx
Chargée relations publiques, communication et événements
Centre de transfert d’entreprise du Québec
[email protected] | 1 844 200-2837 p.1066
Lors de ce webinaire, les spécialistes d’IG Gestion privée de patrimoine approfondissent plusieurs stratégies fiscales, légales et successorales essentielles pour optimiser le succès de votre projet d’achat ou de vente d’entreprise.
Ils ont explorent dans les meilleures pratiques pour optimiser la valeur de votre entreprise, structurer la transaction de manière optimale, minimiser les impacts fiscaux et accroitre la valeur successorale, tout ceci dans le but d’assurer la pérennité de votre entreprise et de maximiser vos gains.
À la fin de la présentation, les participants ont eu la possibilité de poser leurs questions aux experts des deux organisations.
Vous souhaitez assister à un webinaire qui n’est pas encore diffusé ? Retrouvez la liste de nos futurs webinaires ici.
Pour ne pas manquer l’annonce des futurs webinaires et être informé des actualités repreneuriales, abonnez-vous à notre infolettre.
Dans cet épisode de Parlons repreneuriat, Alexandre Ollive, PDG du CTEQ, s’entretient avec Jean-Yves Bourgeois, premier vice-président, services aux entreprises chez Desjardins.
Ils abordent des enjeux majeurs pour l’avenir du repreneuriat au Québec, soit les impacts des tarifs douaniers annoncés par nos voisins du sud, la complexité d’un marché du transfert encore trop opaque et l’importance de développer une véritable culture du repreneuriat.
Jean-Yves Bourgeois partage aussi son point de vue sur les différences entre démarrer une entreprise et en reprendre une existante. Il souligne également l’importance de la relève interne, une avenue souvent négligée.
LE SOMMET DU REPRENEURIAT EST DE RETOUR POUR UNE 8E ÉDITION LES 15 ET 16 AVRIL
Montréal, le 3 avril 2025 — Le Centre de transfert d’entreprise du Québec vous invite au Sommet du repreneuriat les 15 et 16 avril 2025 au Palais des congrès de Montréal. C’est un rendez-vous incontournable qui mettra en lumière les enjeux, les tendances et les occasions liés au repreneuriat, un levier stratégique pour stimuler l’économie, maintenir les centres décisionnels et préserver des emplois de qualité chez nous.
UNE PRÉSIDENTE D’HONNEUR DISTINGUÉE
Cette année, le Sommet du repreneuriat a l’honneur de recevoir la présidente-directrice générale de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), Marie Grégoire. Gestionnaire d’expérience et communicatrice au parcours riche et diversifié, Mme Grégoire a su faire rayonner son expertise dans les milieux économiques, médiatiques, politiques et académiques. Aujourd’hui à la tête de BAnQ et présidente du Réseau francophone numérique, elle continue de mobiliser les acteurs clés pour une société qui valorise l’apprentissage et l’innovation.
« Le repreneuriat n’est pas qu’un enjeu économique; c’est une question de patrimoine et de continuité. Une entreprise qui change de main, c’est un transfert de connaissances, une passation d’expérience, une occasion de bâtir sur les acquis et d’innover sans partir de zéro.
Pour cela, il faut documenter ces transitions, analyser ces modèles. Il importe de créer un savoir collectif autour de la réussite, des échecs et des défis de nos fleurons québécois, des petites comme des moyennes entreprises d’ici », indique Marie Grégoire, présidente-directrice générale de BAnQ.
UN RENDEZ-VOUS POUR L’AVENIR DES ENTREPRISES QUÉBÉCOISES
Le sommet est un événement unique au Québec pour développer un réseau de qualité dans le monde du transfert d’entreprises. Pendant deux jours, rencontrez des experts, des partenaires financiers, des acheteurs, des vendeurs et des investisseurs pour échanger sur les meilleures pratiques et soutenir le transfert d’entreprise.
« Le repreneuriat est un processus complexe nécessitant une multitude d’expertises, et ce sommet représente une occasion privilégiée de réunir un écosystème complet au service de nos PME et de nos partenaires. Dans un contexte actuel de tension économique avec nos voisins du sud, cet événement nous rappelle l’importance capitale du repreneuriat comme un moteur de développement pour l’économie du Québec », soutient Alexandre Ollive, président-directeur général du Centre de transfert d’entreprise du Québec.
UN ENJEU CRUCIAL POUR L’ÉCONOMIE QUÉBÉCOISE
Alors que l’Étude nationale du repreneuriat du CTEQ prévoit le transfert de près de 50 000 entreprises d’ici 2028, avec 9 % des entreprises privées en processus de vente au premier trimestre de 2024, le Sommet du repreneuriat arrive à un moment clé. Dans un contexte économique incertain marqué, entre autres, par la guerre commerciale avec les États-Unis, le maintien des sièges sociaux au Québec, la protection des fleurons économiques et l’accompagnement des repreneurs sont plus que jamais des priorités.
« Le transfert d’entreprise est une étape cruciale pour assurer la pérennité et la croissance de nos entreprises locales. Il permet de préserver les savoir-faire, de maintenir les emplois et de garantir la continuité des services. En facilitant ces transitions, nous renforçons notre économie et soutenons l’innovation et la prospérité de nos régions », affirme Carl Thibeault, vice-président principal, services financiers (Distribution) chez IG Gestion privée de patrimoine.
« Le repreneuriat est un levier stratégique pour préserver les PME, le savoir-faire et le talent québécois dans toutes nos régions. J’invite les personnes participantes à profiter de cet événement rassembleur pour faire naître des idées novatrices, qui nous permettront de transformer ensemble les défis du repreneuriat en véritables occasions d’affaires pour les gens d’ici », mentionne Christopher Skeete, ministre délégué à l’Économie, ministre responsable de la Lutte contre le racisme et ministre responsable de la région de Laval.
MISE À JOUR DE L’ÉTUDE NATIONALE DU REPRENEURIAT
Les participants auront accès en avant-première à la mise à jour de l’Étude nationale du repreneuriat. Publiée pour la première fois en décembre 2024, cette étude permet une meilleure compréhension des impacts du repreneuriat pour l’économie du Québec. La mise à jour, quant à elle, met l’accent sur l’analyse des taux de transfert pour un meilleur éclairage du risque lié au transfert d’entreprise. Ainsi, le CTEQ souhaite positionner le Québec comme un chef de file en la matière, en développant un écosystème structuré favorisant le transfert d’entreprises à des entrepreneurs d’ici.
Consultez la programmation et inscrivez-vous sans tarder : https://evenements.ctequebec.com/sommet-2025
– 30 –
À propos du Centre de transfert d’entreprise du Québec
Chef de file du repreneuriat au Québec, le CTEQ est un organisme de développement économique qui offre une solution unique combinant une équipe-conseil en transfert d’entreprise et une plateforme confidentielle de mise en relation entre acheteurs et vendeurs de PME. Service-conseil neutre et personnalisé — Occasions d’affaires — Réseau d’affaires — Formations et événements sont offerts afin de donner les meilleures chances de succès pour la réalisation d’un projet de vente ou d’achat d’entreprise. Le CTEQ possède une expertise dans tous les secteurs d’activités et des mandats dédiés aux milieux de la culture, du tourisme, de la reprise collective et auprès des groupes sous représentés en entrepreneuriat. Présent dans toutes les régions du Québec, le CTEQ est soutenu par le ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie du Québec. ctequebec.com
Pour plus d’informations
Sarah-Jade Groulx
Chargée relations publiques, communication et événements
Centre de transfert d’entreprise du Québec
[email protected] | 1 844 200-2837 p.1066