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Mon histoire d’achat d’entreprise avec Marie-Christine Ekedi

Le Centre de transfert d’entreprise du Québec (CTEQ) est allé à la rencontre de Marie-Christine Ekedi, propriétaire et directrice de l’entreprise GASC Services inc (@alagarderie.ca) depuis septembre 2020. Ce témoignage, source d’inspiration et de conseils, mettra en lumière son histoire repreneuriale.

Témoignage d’une repreneure : achat d’entreprise

1. Tout d’abord, présentez-nous brièvement votre entreprise.

Fondé en 2017 par deux entrepreneurs, GASC Services inc est une entreprise québécoise de développement de logiciels et solutions conçus pour les intervenants de la petite enfance. Startup à fort potentiel de croissance, l’entreprise dessert actuellement une dizaine de clients, soit plus de 600 enfants et échange plus de 1 500 messages quotidiennement entre les éducatrices et les parents à travers sa plateforme numérique Alagarderie.ca.

2. Pourquoi avoir pris le virage du repreneuriat ?

J’ai toujours eu de l’intérêt pour l’entrepreneuriat. Durant les 15 dernières années, j’ai agi comme « intrapreneur » dans plusieurs entreprises et organismes et je me sens plus à l’aise dans l’amélioration des projets/idées, plutôt que dans le démarrage de nouvelles initiatives. Je considère le repreneuriat comme une bonne perspective de se lancer en affaires et pour donner un second souffle de vie à une entreprise. De plus, en 2019, j’ai créé ma propre entreprise, mais je n’ai pas aimé l’expérience, et c’était beaucoup plus difficile pour moi en tant que mère monoparentale. Ce sont autant de raisons qui m’ont conforté dans mon intérêt pour l’achat d’entreprise : le repreneuriat.

3. Quel type de reprise avez-vous fait ? 

Il s’agit d’une reprise externe avec achat intégral des actions.

Lisez aussi cette histoire d’une reprise externe : Parcours d’un repreneur avec Antoine Chatel

4. Quelle a été votre première démarche ? 

Ma première démarche a été de m’inscrire en tant que repreneure sur la plateforme l’INDEX du CTEQ. Par la suite, j’ai suivi les 21 heures de la formation Succès-Relève, spécialement conçue pour former les repreneurs sur les étapes d’un transfert réussi. Tout cela m’a préparé adéquatement dans mon projet.

Ensuite, j’ai consulté l’INDEX tous les jours. J’ai regardé les fiches une par une et enfin, j’ai trouvé la perle rare. Étant moi-même mère d’enfants qui étaient à la garderie assez récemment, j’ai tout de suite saisi le besoin des clients et le potentiel de croissance de l’entreprise.

5. Combien de temps s’est écoulé entre votre décision et votre passage à l’action ? 

Très peu de temps. J’ai quitté mon emploi un jour, et dès le lendemain, ma rencontre avec le conseiller du CTEQ était planifiée. Trois mois plus tard, j’ai complété la formation Succès-Relève et intensifié mes recherches jusqu’à la première rencontre de maillage avec le cédant. En tout et pour tout, 16 mois se sont écoulés entre mon inscription à l’INDEX et la signature de la convention de vente.

6. Quels ont été vos principaux défis ? 

Le plus grand défi a été de rester accrochée à l’entreprise que je souhaitais acheter. Ma passion et ma motivation pour celle-ci débordaient, mais les délais de réponse étaient très longs du côté des cédants puisqu’ils s’occupaient de l’entreprise à temps partiel, entre autres. J’ai eu un moment de doute et découragement en pensant qu’ils n’étaient pas prêts à vendre ou encore, qu’ils ne souhaitaient pas me la vendre.

Heureusement, j’ai su remonter cette pente en m’activant davantage. De plus, les conseillers du CTEQ m’ont encouragée à garder le cap. Sans aucun doute, j’avais le profil parfait pour reprendre l’entreprise. Il est souvent difficile de trouver cet arrimage harmonieux. 

7. Racontez-nous brièvement votre première rencontre avec le cédant.  

En raison de la pandémie, la première rencontre de maillage avec le cédant s’est passée par vidéoconférence, et toutes les rencontres suivantes également. Il y a eu une bonne compatibilité, nous avions des profils similaires. Avec les cédants, on partageait la même passion, le même intérêt pour l’outil et la même vision. 

8. Selon vous, quels sont les avantages de reprendre une entreprise ? 

Une entreprise établie a déjà démontré ses preuves, possède une clientèle établie et génère des revenus garantis. Investir dans la reprise d’entreprise apporte un retour sur investissement plus rapide, sans compter le gain en temps. Très souvent, le nouvel acquéreur apporte un regard neuf sur le potentiel de développement, ce qui augmente ainsi la rentabilité et la croissance.

9. Quelles sont les qualités et compétences à avoir en tant que repreneur d’entreprise ? 

Basé sur mon expérience, je crois que tout repreneur devrait avoir une bonne dose non mesurable de passion pour les affaires et de volonté d’apprendre. Une personne qui sait combiner les compétences non techniques « soft skills » (savoir s’entourer, anticiper les problèmes et trouver des solutions, écoute, ouverture d’esprit), et quelques compétences techniques/opérationnelles. En d’autres mots, un leader visionnaire capable de prendre des risques calculés. 

10. Si vous retourniez en arrière, qu’aimeriez-vous changer par rapport au parcours que vous avez eu ou que feriez-vous autrement ? 

En regardant mon parcours, sans hésitation, je dirais que je ne changerais absolument rien ! Je trouve que ma démarche a été structurée et je procéderais de la même façon si c’était à refaire. J’ai appris énormément tout au long de cette aventure repreneuriale, tant au niveau professionnel que personnel. Et l’apprentissage des connaissances/compétences continue chaque jour.

11. Avez-vous commencé à préparer votre propre plan de relève ? 

Oui, le processus est en marche, mais il n’est pas très développé. Mes documents sont en ordre, on comprend la structure de l’entreprise et j’ai commencé à mettre en place des outils de transfert que je compte finaliser dans les prochaines années. Étant une entreprise en technologie, les changements arrivent rapidement ; je dois être prête. 

12. Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui se lance aujourd’hui dans un projet repreneurial ? 

Pour trouver la perle rare à fort potentiel, il faut parfois faire un pas de côté et sortir de notre zone de confort. Dans mon cas, ça a été de chercher des occasions d’affaires en dehors de ma région géographique, puis de plonger dans un domaine technique qui m’était inconnu. 

Les opportunités sont partout. Ouvrez les yeux. Soyez patients. Soyez persévérants. Entourez-vous de conseillers et d’experts. 

On grandit avec cette expérience de repreneuriat, c’est fascinant.

À lire, nouvelle opportunité : Portrait d’une entreprise à vendre : Institut bleurouge.

13. RACONTEZ-NOUS UNE ANECDOTE COCASSE QUE VOUS AVEZ VÉCUE LORS DE VOTRE PARCOURS REPRENEURIAL.

Durant mes échanges avec la conseillère CTEQ, j’avais spécifiquement indiqué que je ne souhaitais pas acquérir une entreprise en technologies de l’information (TI). Ma phrase exacte était : « Je veux tout, mais surtout pas une entreprise en TI », j’étais catégorique. Et surprise ! L’entreprise pour laquelle je tombe en amour et que j’ai finalement achetée se trouve à être dans le domaine des TI ! Chaque fois que j’y pense, je souris.

Le témoignage de Marie-Christine vous inspire ? Contactez le CTEQ pour nous parler de votre projet !



Avec la participation de Maxime Boilard, président du conseil d’administration et de Cassandra Poudrier, directrice générale de La Maison des Champions

La vente d’une entreprise amène souvent son lot de questionnements et de défis à plusieurs niveaux pour un propriétaire-dirigeant. L’un de ces défis souvent rencontrés, mais aussi très souvent minimisés est celui de la transition. Qu’est-ce qu’une transition ? Comment aborder sereinement cette question en tant que propriétaire-dirigeant ? Comment passer aisément de son rôle et de son statut de chef d’entreprise à celui d’un retraité épanoui dans la société ? Comment gérer cette transition efficacement par rapport à son entourage sans créer de frustration ? Pourquoi ce sujet est-il si tabou dans notre société ? Telles sont les questions que nous allons aborder dans cet article tout en y apportant quelques pistes de solutions.

Qu’est-ce qu’une transition ?

« Il faut tout d’abord savoir qu’une transition ce n’est pas un changement de titre ni un changement d’activité. Un entrepreneur peut vendre son entreprise sans vivre de transition. C’est-à-dire qu’il vend son entreprise pour tout de suite en démarrer une autre », affirme M. Boilard. « La transition est une chose qui se passe à l’intérieur d’une personne et qui lui permet de revisiter qui elle est au-delà de ce qu’elle fait », poursuit-il.

La transition doit s’effectuer dans la manière d’être, de se voir et de voir le monde. C’est un changement, un cheminement qui s’opère à l’intérieur de soi.

« Elle est généralement entamée lorsque la relation de ce qu’on fait par rapport au résultat a changé. C’est-à-dire qu’on n’a plus la même envie, la même passion ou la même énergie pour ce qu’on fait », indique Mme Poudrier.

Les différents types de transition

On peut identifier 2 types de transition : la transition interne et la transition externe. Comme leur nom l’indique, elles sont déclenchées soit par un élément interne ou externe.

Pour la transition externe, il peut s’agir par exemple du décès d’un être cher qui vient arrêter une carrière. Elle s’opère à plusieurs niveaux. On parle souvent de transition légale, financière ou familiale. Cette transition implique souvent d’autres personnes.

La transition interne quant à elle réfère à tout ce qui n’est pas visible. Tout ce qui est interne à une personne. Il peut s’agir de l’état de santé de la personne, de la perte de passion ou d’engouement pour son travail ou son activité. « Le travail qu’on se disait chanceux de faire, ou qui nous donnait de l’énergie devient tout d’un coup une corvée, un sacrifice », explique Mme Poudrier. « On parle alors de l’éveil à la transition. Cela peut s’étirer sur une longue période », ajoute-t-elle.

« Ce type de transition entraine souvent la question suivante : « Que vais-je faire de ma vie si j’arrête tout ? ». C’est l’indice idéal pour commencer à préparer sa transition », poursuit-elle.
Le propriétaire dirigeant réalise alors qu’il n’est pas éternel et cela peut parfois faire peur, car il ne s’est jamais considéré autrement que dans le rôle qui lui a permis d’atteindre des résultats et de se valoriser au sein de la société. « L’entrepreneur se présente aux gens par rapport à ce qu’il fait dans la vie et plusieurs personnes interagissent avec lui en rapport à son activité. Alors, le fait de penser à se retirer devient une sorte de tricherie pour lui », ajoute M. Boilard.

Souvent, l’activité d’un chef d’entreprise devient sa vie entière. Il ne se voit pas vivre sans cette activité alors, il essaye de faire taire la petite voix en lui qui pose des questions et il tente de repousser l’échéance.

« Cependant, il est préférable de préparer sa transition assez tôt. Quand le propriétaire-dirigeant est encore bien ancré dans son activité et qu’il a encore la passion de faire ce qu’il aime. »

La meilleure manière de vivre la transition dans sa famille et dans son réseau…

« C’est d’abord de la vivre sereinement à l’intérieur de vous-même tout en étant conscient que votre entourage proche sera aussi en transition en même temps que vous. L’entrepreneur doit d’accepter sa manière d’être, se détacher de son rôle, afin de mieux pouvoir interagir avec les autres », affirme Mme Poudrier.

Une des solutions, c’est d’entamer un processus qui s’étale sur une période de temps plus ou moins longue au cours de laquelle le chef d’entreprise se pose périodiquement des questions afin de savoir ce qui se passe réellement en lui.

Il est également primordial pour le propriétaire-dirigeant d’être entouré et accompagné par des gens qui sont déjà passés par ces étapes et qui ont donc vécu des choses similaires. Cela leur sera d’une précieuse aide.

« Et la meilleure manière d’avoir une transition difficile, c’est de remplir son agenda et se tenir occupé parce qu’on mélange « être aimé » et « être sollicité » et on a aussi peur d’être oublié », indique M. Boilard.

La question de la transition est très tabou dans notre société. Pourquoi ?

« Nous vivons dans une société où la capacité des individus à atteindre des sommets, à en faire beaucoup et toujours plus est énormément valorisée. Une société qui valorise la perfection. Nous sommes donc tous à la quête de cette perfection », affirme M. Boilard. « Plusieurs personnes se posent cette fameuse question « Va-t-on toujours m’aimer si ma vie ne se résume plus à en faire toujours plus ? ».

Nous sommes formatés depuis la naissance pour performer. La question de la transition est tabou parce que nos codes d’interaction sont à propos de monter. Ceux qui montent sont considérés comme les plus forts et ceux qui descendent sont quoi finalement ? On méprise beaucoup le vocabulaire de la descente. On voit souvent la retraite comme une perte », explique M. Boilard.

Les mythes sur la transition

Il existe plusieurs mythes sur la transition. Voici les plus souvent observés dans notre société :

  • Le changement de rôle. Le fait de passer, par exemple, du rôle de propriétaire-dirigeant à celui de président du conseil d’administration. Un changement de rôle n’est pas une transition.
  • Penser que si on ne s’en occupe pas ou si on n’y pense pas, ça sera plus facile à gérer.
  • Penser que la transition se fait du jour au lendemain et qu’on n’a pas besoin de la préparer.

Les signes qui nous indiquent qu’il est temps de passer à autre chose

« Souvent, un entrepreneur démarre une entreprise pour se donner les moyens d’avoir un impact. Mais à un moment donné, il peut se sentir pris dans son entreprise parce qu’il a changé, évolué, et que son entreprise n’est plus le lieu où il peut s’exprimer comme il a envie de le faire », ajoute M. Boilard.

Quelques signaux qu’il est intéressant d’observer :

  • Le fait de se faire dépasser par un compétiteur.
  • Le fait de commencer à identifier les repreneurs au sein de notre entreprise.
  • La passion des débuts qui n’est plus la même.
  • L’âge peut être aussi un facteur, mais ce n’est pas souvent le premier.

Voir la retraite comme un gain et non comme une perte

Il faut noter que la vie ne s’arrête pas lorsqu’on transfère son entreprise. « Il faut surtout commencer par reconnaître la perte, la définir, mettre des mots sur la perte ou sur le deuil », explique M. Boilard.

« Il faut s’éduquer sur le processus de deuil. La mort entraine le deuil, mais le deuil ne fait pas mourir. La personne qui est en deuil est vivante », poursuit-il.

« La retraite est le moment idéal d’essayer un tas d’activités qu’on n’a jamais eu l’occasion de faire et pour lequel on n’a pas besoin d’être le meilleur. La candeur que l’on a lorsqu’on démarre son entreprise peut être tout aussi utile à la retraite », conclut M. Boilard.

Vous planifiez bientôt de transférer votre entreprise et vous souhaitez bien gérer cette période de transition ? N’attendez plus, consultez les professionnels du domaine pour vous aider à mieux passer ce cap !

Pour toutes questions, n’hésitez pas à communiquer avec nous !
1 844 200-2837, poste 1000
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Rencontre avec un conseiller en transfert d'entreprise

La recherche et la reprise d’une entreprise à vendre peuvent durer plusieurs années. Afin de bien planifier les étapes de ce long processus, une rencontre avec un conseiller du CTEQ s’avère l’option la plus prometteuse. À quoi vous attendre lors de la première rencontre ? C’est ce que nous allons décortiquer avec vous dans cet article.

Sachez cependant que selon le conseiller de votre région, les étapes et questions peuvent varier, car chaque accompagnement est unique.

Tout commence par une première rencontre… en virtuel, pandémie oblige !

Comme lors de toute rencontre du genre, votre conseiller va débuter en vous présentant l’organisation : sa mission, sa vision, son fonctionnement, son déploiement provincial, etc.

Un des éléments importants lors de ce rendez-vous est la présentation des produits et services offerts par le CTEQ. C’est une première étape cruciale pour vous orienter vers une offre adaptée à vos besoins. Chaque situation est différente. Votre conseiller vous présentera alors les outils à votre disposition :

– Les formations offertes

– Les événements et conférences à venir

– Notre blogue

– Nos capsules informatives

Mais surtout, ce dernier vous présentera notre populaire répertoire d’entreprises à vendre nommé l’INDEX. Il s’agit du répertoire repreneurial le plus complet au Québec. Cette plateforme vous permettra de cibler des entreprises à vendre qui correspondent à vos désirs, mais également de vous afficher auprès de propriétaires-dirigeants à la recherche d’une relève.

Sachez tout de même que l’affichage à l’INDEX se fait de façon confidentielle. C’est au moment où une occasion d’affaires devient concrète que les deux parties auront plus d’informations les uns sur les autres. De plus, le cas échéant, une entente de confidentialité sera signée afin de maintenir confidentiels les futurs échanges.

Maintenant, établissons votre profil de repreneur

Pour mieux vous guider dans vos démarches, votre conseiller aura inévitablement besoin d’en savoir plus sur vous :

– Avez-vous déjà entamé des démarches à ce jour ?

– Quel est votre niveau de connaissance du processus de transfert d’entreprise ?

– Quelles sont vos motivations ?

– Vous recherchez une entreprise qui œuvre dans quel secteur d’activité et quels sont ceux à éviter ?

– Dans quelle région du Québec recherchez-vous une entreprise ?

– Dans un horizon de combien de temps désirez-vous acquérir une entreprise ?

– Avez-vous des partenaires (famille, conjoint.e, amis, etc.) ?

– Avez-vous établi le montant disponible pour une mise de fonds ?

– Avez-vous des besoins de formation additionnelle ?

Il ne s’agit là que de quelques exemples des sujets qui seront abordés. À noter que ces réponses pourront également servir à bonifier votre profil de repreneur et préciser votre projet d’acquisition au sein de l’INDEX.

Pourquoi opter pour un conseiller du CTEQ ?

La promesse CTEQ c’est un accompagnement confidentiel, professionnel, humain et à très faible coût. C’est un accompagnement à travers tout le processus de transfert ou uniquement des interventions plus pointues à certaines étapes pour une plus grande autonomie, si tel est votre désir.

De plus, nos conseillers sauront vous diriger vers des professionnels fiables qui sont appelés à intervenir dans le processus de transfert : experts-comptables, avocats, notaires, fiscalistes, planificateurs financiers, courtiers en assurance, psychologues, etc.

Au terme de cette rencontre d’environ une heure, vous serez informé des étapes à venir en fonction de votre situation. Retenez que leur but est de maximiser les chances de réussite de votre projet de transfert et, ainsi, contribuer à la mission numéro 1 du CTEQ : la pérennité des entreprises québécoises !

N’hésitez plus et entamez vos démarches avec nous !

Vous pourriez aimer aussi : Propriétaires-dirigeants : à quoi vous attendre lors d’une première rencontre avec un conseiller du CTEQ

Centre de transfert d’entreprise du Québec

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Le Centre de transfert d’entreprise du Québec s’est entretenu avec Jacinthe Larivière, heureuse propriétaire de Jackie J. Fashion Inspiration depuis mars 2018. Dans cette entrevue, elle nous témoigne de son vécu lors de l’achat de son entreprise.

  • Tout d’abord, présentez-nous brièvement votre entreprise.

Jackie J. Fashion Inspiration est une entreprise pancanadienne spécialisée dans la vente en gros de bijoux de mode. Nous collaborons avec plusieurs marchés, dont celui du textile, de la décoration et de l’esthétique. L’entreprise existe depuis une vingtaine d’années et compte aujourd’hui 4 employés et un chiffre d’affaires de 600 000 $.

  • Pourquoi avoir pris le virage du repreneuriat ? Quels ont été les éléments déclencheurs ?

J’ai été intrapreneure pendant plusieurs années, et ce, dans différents milieux. Mon père aussi a été un entrepreneur toute sa vie. Donc quelque part, j’ai toujours eu cette fibre entrepreneuriale et un beau jour je me suis simplement jeté à l’eau ! Même à 53 ans, tout est encore possible !

Lire aussi : Mon histoire d’achat d’entreprise : Toiture 24

  • Quel type de reprise avez-vous fait ?

J’ai fait une reprise externe.

  • Quelle a été votre première démarche ?

Ma première démarche a été de faire des recherches pour savoir comment trouver une entreprise à vendre dans le domaine de l’alimentation, car j’avais une belle expertise dans ce domaine-là. Au début, je voulais œuvrer dans l’exportation de l’alimentation.

  • Vers quels organismes ou personnes vous êtes-vous tourné en premier ?

J’ai communiqué d’abord avec Info entrepreneurs qui m’a par la suite référé le CTEQ.

  • Racontez-nous brièvement comment s’est passée la cohabitation entre vous et le cédant.

Dans mon cas, la cohabitation a été un peu décevante parce que je pensais au début que c’était la fondatrice qui avait développé la « business » ainsi que la relation avec les grands clients de l’entreprise. À mon grand étonnement, j’ai découvert qu’elle n’avait jamais fait de développement d’affaires mis à part les foires auxquelles elle participait. Elle n’avait donc pas l’expertise que je pouvais aller chercher pour faire avancer l’entreprise. J’ai dû tout bâtir toute seule. J’ai dû réinventer la « business ».

  • Quels ont été vos principaux défis ? Comment les avez-vous surmontés ?

Les ventes communiquées par le cédant ont été loin d’être réalistes. Par conséquent, la première année fut une année très difficile.  

  • Selon vous, quels sont les avantages à reprendre une entreprise ?

Le fait d’avoir une structure logistique et des fournisseurs déjà en place. Je dirais que l’achat justifie grandement cette partie-là. Je fais affaire avec d’excellents fournisseurs, avec des prix excellents et une qualité de bijoux vraiment magnifique. C’est vraiment une petite mine d’or ! Tout ce que j’ai eu à faire a été de trouver une bonne stratégie de développement d’affaires.

  • Quelles sont les qualités et les compétences à avoir en tant que repreneur d’entreprise ?

Lorsqu’on achète une entreprise, il faut avoir une certaine expérience et une expertise dans le domaine dans lequel on achète. Il faut avoir certains acquis ou du moins avoir quelqu’un qui s’y connait bien à côté de soi pour nous aider au quotidien. De plus, il est très important d’avoir une confiance en soi et une très grande résilience.

  • Si vous retourniez en arrière, que feriez-vous autrement ?

Dans un premier temps, je me ferai accompagner dès le départ par quelqu’un qui s’y connait en acquisition d’entreprise. Parce qu’au début, je m’étais lancée dans cette aventure toute seule et je me suis vite rendu compte que c’était un combat de David contre Goliath. J’ai demandé de l’aide par la suite quand j’étais déjà en cours de processus. Deuxièmement, je pense que j’imposerais plus mon rythme au cédant plutôt que de suivre le sien. J’aurais ralenti les négociations et probablement payé moins cher le prix de vente.

  • Avez-vous commencé à préparer votre propre plan de relève ?

Cette partie, c’est vraiment ma plus belle surprise de toute cette histoire. Ma fille qui travaillait complètement dans un autre domaine d’activité et qui n’a jamais été intéressée par les affaires a fait le grand saut. Elle a quitté son emploi et m’a rejoint au sein de l’entreprise. Nous travaillons ensemble. Je la forme et elle montre beaucoup d’intérêt pour prendre la relève.

  • Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui se lance aujourd’hui dans un projet repreneurial ?

Je dirais à la personne d’avoir confiance en elle, car la confiance amène à l’écoute de soi. Je lui dirais aussi de s’entourer dès le début de personnes compétentes qui s’y connaissent dans le processus de transfert d’entreprise, car c’est un processus qui est émotivement assez important et épuisant.

Pour toutes questions, n’hésitez pas à communiquer avec nous.

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Visionnez cette courte capsule informative sur le livre Génération Repreneurs et découvrez en moins de 2 minutes pourquoi le nouvel ouvrage du CTEQ est l’outil par excellence pour décortiquer les différentes étapes du projet repreneurial.

L’iniquité créée par la politique fiscale sur l’exonération cumulative du gain en capital entre les transferts familiaux et externes est connue dans le milieu du transfert d’entreprise.

Dans le cadre de ce webinaire, les conclusions d’une nouvelle étude sur le sujet ont été partagées. L’étude quantifie les potentiels impacts de cette iniquité fiscale sur les entreprises et met en lumière l’envergure de la problématique et certains de ses effets négatifs sur le dynamisme repreneurial des PME québécoises et canadiennes.

Vous pouvez aussi télécharger le rapport complet ici.


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L’histoire de l’entreprise en bref

Transport Gélinas, fondée en 1979, est une entreprise spécialisée dans le transport routier général et hors-norme. C’est en 2003 que l’entreprise a vécu son premier transfert d’entreprise, aux mains d’Yvan Bellemare, Josée Bergeron et deux autres actionnaires. Depuis 2018, M. Bellemare, président, et Mme Bergeron, secrétaire, sont désormais les deux seuls actionnaires de l’entreprise.

Au moment de l’acquisition en 2003, Transport Gélinas ne comptait que quatre camions, trois remorques et trois employés. Aujourd’hui, leur flotte est passée à douze camions, vingt remorques, ainsi que douze employés !

Une offre de service diversifiée

L’entreprise dispose tant de camions spécialisés que réguliers pour desservir sa clientèle diverse. Elle a des contrats avec les différents paliers de gouvernement, avec d’importantes compagnies minières, ainsi que des clients dans les secteurs de la foresterie et de l’agriculture. Elle offre également de la location de conteneurs et du transport de bois l’hiver. Le territoire couvert par l’équipe de Transport Gélinas est vaste : l’Ouest canadien, l’Ontario et le Québec, incluant des régions éloignées dans le nord.

Ils transportent des matières premières, des déchets et également de l’approvisionnement de produits dans le cas des mines situées dans les zones éloignées. Surtout, Transport Gélinas offre un service clé en main. Chaque demande constitue un projet à livrer de A à Z. Leur longue expérience leur permet de bien conseiller leurs clients et de leur offrir un accompagnement pour chacune des étapes.

Des compétiteurs… complémentaires !

C’est avec beaucoup de fierté que les propriétaires actuels de Transport Gélinas peuvent compter sur un travail d’équipe avec les autres entreprises de transport sur le territoire. « On s’allie avec les autres. On a chacun nos créneaux et nos forces. On travaille avec nos compétiteurs de façon complémentaire », explique M. Bellemare. Cela leur a permis de traverser des périodes difficiles. M. Bellemare croit qu’il s’agit d’une valeur bien ancrée parmi les entrepreneurs de deuxième génération, comme lui. « Ceux qui ont créé leur entreprise pensaient autrement. À mon avis, cette stratégie de partenariat est un gage de succès. », poursuit-il.

Des clients satisfaits et fidèles

Cette philosophie leur permet de bien servir leur clientèle et explique pourquoi elle est si fidèle. La majorité de leurs clients font appel à leurs services depuis plus de 10 ans, voire 20 ans. « Lorsqu’un client appelle, on s’assure de bien comprendre le besoin. Si c’est mon compétiteur qui est mieux équipé pour y répondre, je le lui référerai. Je sais qu’on me rendra la pareille éventuellement », témoigne le président avec confiance.

Une équipe dévouée

La douzaine d’employés que compte le transporteur est pour la majeure partie au sein de l’entreprise depuis environ 15 ans. Quelques nouveaux employés ont également été embauchés au cours des dernières années. Il s’agit d’un climat familial où on peut ressentir une belle chimie et une ambiance chaleureuse.

Le futur de Transport Gélinas : pourquoi s’y intéresser comme repreneur ?

Les possibilités de développement sont très intéressantes pour cette entreprise ayant fêté ses 41 ans cette année. En effet, M. Bellemare continue de soumissionner une grande diversité de projets sur le territoire québécois et dans d’autres régions du Canada, comme les Maritimes. Il croit aussi fermement qu’il y a un avenir à exploiter dans les domaines liés aux biens et matériaux à valeur ajoutée en matière environnementale, entre autres à l’égard du transport de composantes de biomasse dans lequel Transport Gélinas a développé une spécialité.

Le numéro de la fiche INDEX de Transport Gélinas est le : 12840

Vous vous intéressez à cette entreprise en tant que repreneur(e) potentiel(le) ? Contactez-nous !

Centre de transfert d’entreprise du Québec

514-393-9779, poste 1000

[email protected]

Avec la participation de Marc Duhamel, professeur agrégé d’économique au Département de finance et d’économique et chercheur régulier à l’Institut de recherche sur les PME de l’Université du Québec à Trois-Rivières.

La pandémie de la COVID-19 de 2020 marquera-t-elle le début d’une nouvelle décade résolument tournée vers le dynamisme et la vitalité de l’écosystème entRepreneurial québécois?

S’il n’en tient qu’aux toutes dernières données de l’Enquête canadienne sur la situation des entreprises de Statistique Canada d’août 2020, la réponse est indéniablement, Oui!

Ces données sont intéressantes puisqu’elles permettent de mettre à jour les plus récentes estimations des intentions de transfert d’entreprises au Québec (et ailleurs au Canada). On se rappellera que l’étude quantitative du CTEQ intitulée « Portrait du repreneuriat de PME au Québec en 2017 » publiée lors du Sommet international du repreneuriat de 2019 dénombrait des moyennes annualisées d’intentions de transferts de PME d’environ 7 000 au Québec et de 25 000 au Canada en 2017.

Globalement, en se basant sur le décompte des entreprises avec employés des économies québécoise et canadienne de Statistique Canada qui constitue la population visée par l’Enquête, il apparaît maintenant qu’au moins 5,6 % des entreprises avec au moins un employé au Québec (toutes industries confondues excluant les administrations publiques) qui affirment avoir l’intention de transférer l’entreprise d’ici 2022, et ce, peu importe la taille de l’entreprise. Cela représente presque 15 000 entreprises au Québec et un total de 50 000 entreprises partout au Canada qui seraient (déjà) en mode transfert en 2020 et 2021.

Bref, on passe du simple au double entre 2017 et 2020.

Engouement pour le repreneuriat

Qu’est-ce qui peut expliquer cet engouement vertigineux pour le repreneuriat, tant au Québec qu’au Canada en 2020 ?

Est-ce qu’il s’explique par un épuisement subit de nos entrepreneurs poussés à bout de souffle par la pandémie de la COVID-19 ? Ou bien, y aurait-il une vague de fond qui fera de la prochaine décade le « moment de vérité » pour les pouvoirs publics, les universitaires et les intervenants des milieux d’affaires, où l’on reconnaitra pleinement l’importance du repreneuriat pour la vitalité des écosystèmes entRepreneriaux?

La réponse à ces deux questions est : les deux, et ce pour trois raisons.

Premièrement, on ne peut négliger les effets dévastateurs que peut avoir la gestion de la pandémie de la COVID-19 sur la santé mentale et physique de nos entrepreneurs à moyen et à long terme.

Une étude toute récente d’Étienne St-Jean (UQTR) et de Mariepier Tremblay (ULaval) montre que presque quatre entrepreneurs sur dix étaient épuisés professionnellement, en juillet 2020 seulement ! Bien que l’échantillon n’est pas statistiquement représentatif de la population et que plusieurs entrepreneurs y ont trouvé leur compte pendant la pandémie, force est de constater que la deuxième vague de la pandémie en pousse plusieurs rendus « à bout de souffle » d’envisager « L’après inc. » selon Marie-Josée Drapeau (UQAC) et ses collaboratrices. 

Vieillissement des entrepreneurs

Deuxièmement, la vague tant annoncée et attendue du vieillissement de nos entrepreneurs se poursuit et prend de l’ampleur au Québec.

Selon les dernières prévisions démographiques de l’Institut de la statistique du Québec, 2022 marquera pour la première fois l’histoire du Québec où la population âgée de 65 ans et plus dépassera celle des jeunes de moins de 20 ans. Sans le repreneuriat, le Québec pourrait répéter l’expérience du Japon où le vieillissement des chefs d’entreprises a mené à une baisse de 21 % du nombre total de PME en 15 ans seulement (1999-2014). Si cette expérience se répétait au Québec, ceci représenterait la fermeture d’environ 50 000 entreprises au Québec. On a peine à imaginer les conséquences potentiellement désastreuses de ces fermetures pour la vitalité des écosystèmes entrepreneuriaux en région.

Finalement, malgré tout le soutien que reçoivent les « start-ups » des pouvoirs publics depuis des années, la réalité est que ce type d’activité entrepreneuriale est de moins en moins important comparativement aux transferts, fusions et acquisitions d’entreprises. 

Plusieurs études soulignent un long déclin du dynamisme entrepreneurial des économies développées qui remonte au début des années 1980 et qui s’est accéléré au XXIe siècle dans certains cas. Les économies québécoise et canadienne ne font pas exception à ce long déclin décennal des entrées de « start-ups » et des fermetures d’entreprises improductives.

Une étude de Statistique Canada (2014) montre que le taux d’entrée des entreprises a chuté de 24,5 % à 13,1 % au Canada pendant que le taux de sortie est passé de 16,5 % à 11,6 % pendant la période de 30 ans allant de 1983-1984 à 2011-2012. Comme le montrent les figures 1 et 2 ci-dessous, cette baisse graduelle de la dynamique entrepreneuriale des PME s’est poursuivie depuis, tant au Québec qu’au Canada.

taux d'entrée des entreprise au canada et québec
taux de sortie des entreprise au canada et québec

En 2018, le taux d’entrée des entreprises était de 10,8 % au Québec et de 12,7 % au Canada. Les taux de sorties d’entreprises étaient respectivement de 9,8 % et 11,4 % au Québec et au Canada.

Pour ces trois raisons, il est fort à parier que la prochaine décade appartiendra aux cédants et aux repreneurs d’entreprises, tant au Québec qu’ailleurs au Canada.

Mais que savons-nous des causes et des effets de cet engouement pour le repreneuriat? Malheureusement, bien peu.

Avec presque 15 000 entreprises au Québec qui se déclarent prêtes à céder l’entreprise au cours de la prochaine année, le maintien de la vitalité de l’écosystème entRepreneurial québécois devient une priorité stratégique si le Québec et le Canada ne souhaitent pas répéter l’expérience japonaise.

Bien que la recherche soit encore largement déficiente sur les causes du déclin décennal du dynamisme des écosystèmes entrepreneuriaux et des impacts économiques du repreneuriat, certains suggèrent que le développement des technologies d’information et la globalisation des échanges a tout simplement modifié profondément les modèles d’affaires. L’arrivée des grandes bannières internationales telles que Wal-Mart, Costco, Bureau en gros et Ikea dans le secteur du commerce au détail favorise également le développement de chaînes nationales comme Décathlon en France et Simons au Québec et ailleurs au Canada.

Ces grandes chaînes sont effectivement plus productives et plus stables que les petits commerçants de proximité. Mais quels sont les impacts économiques à court et long termes de ces nouveaux modèles d’affaires plus pérennes?

Lorsqu’ils se diffusent dans des secteurs innovants comme le pharmaceutique et les hautes technologies, certains craignent que cette concentration de pouvoir de marché puisse inhiber la prise de risque entrepreneuriale, l’innovation et la diffusion des connaissances qui favorisent le progrès technologique, la croissance économique et la vitalité des écosystèmes entRepreneuriaux.

Un nombre grandissant de décideurs publics souhaitent favoriser l’inoculation de l’écosystème entRepreneurial québécois d’une nouvelle génération de repreneurs prêts à relever les défis d’un Québec inc. 2.0 pérenne. Compte tenu des résultats obtenus depuis 40 ans d’un soutien sans précédent à la création et au développement des « start-ups », il sera important d’appuyer ces efforts par des recherches qui permettront d’en assurer un meilleur rendement pour la vitalité des écosystèmes entRepreneuriaux. 

Pour toutes questions, n’hésitez pas à communiquer avec nous!

Dans le cadre de cette capsule, le Centre de transfert d’entreprise du Québec accueille Sylvain Caron, directeur, service-conseil et évaluation chez FBL pour parler du rapport d’évaluation d’entreprise. Les questions suivantes seront abordées :

– À quoi peut-on s’attendre comme service de la part d’un évaluateur d’entreprises?

– Sur quoi se base l’évaluateur d’entreprise pour estimer une valeur marchande?

– Combien est-ce que ça coûte?

Pour toutes questions, n’hésitez pas à communiquer avec nous!

1 844 200-2837, poste # 1000

[email protected]

Jeune femme reprenant une entreprise

Avec la participation de Maurane Boilard, étudiante en entrepreneuriat à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR).

L’image populaire qui circule d’un entrepreneur est celle d’une personne qui conduit un projet d’entreprise de sa naissance à sa maturité. De nos jours, les PME sont de plus en plus nombreuses. Une PME peut perdurer plus longtemps que l’espérance de vie de son fondateur. Pour s’en assurer, il faut cependant la céder à quelqu’un qui sera en mesure d’assurer une continuité et la pérennité de celle-ci. C’est exactement le concept du repreneuriat. Il est de plus en plus intéressant de s’y attarder et de le comprendre étant donné que le marché regorge de PME déjà bien établies ayant beaucoup de potentiel et qui cherche un repreneur.


Le repreneuriat, un jeune concept, est défini comme « une philosophie économique et sociale » selon l’ouvrage Génération Repreneurs. Les auteurs proposent qu’il s’agit de « la volonté commune pour un repreneur et un cédant d’assurer la pérennité d’une entreprise viable par le biais du transfert des pouvoirs, du leadership, des savoirs et de la propriété. » Cependant, il peut être intéressant de s’arrêter sur ce qui pousse un projet repreneurial à voir le jour. Observer le modèle du cycle de vie d’une entreprise dévoile bien des secrets. Le démarrage débute par une intention de créer qui amène une certaine croissance pour ensuite atteindre la maturité. Jusqu’à ce point, il est question d’entrepreneuriat. Le problème du stade de la maturité d’une PME est la stagnation possible qui peut l’emporter dans le déclin et la fermeture si cette dernière ne parvient pas à se renouveler. Pour un jeune entrepreneur, le projet repreneurial peut alors devenir très attrayant, car il s’agit d’entrer dans la culture entrepreneuriale pérenne d’une PME au niveau du renouvellement. Avec les années, un chef peut arriver à un moment dans sa vie où il désire transmettre sa PME pour éventuellement se libérer de ses fonctions. C’est l’occasion parfaite pour le repreneur de prendre la relève et d’entreprendre un projet repreneurial avec le cédant.

Lire aussi : Miser sur le repreneuriat pour assurer la relance économique du Québec.


Le repreneuriat est un domaine bien particulier. Plusieurs raisons poussent les gens à s’y intéresser. Que ce soit pour des enjeux économiques, financiers, sociodémographiques, comme le fait que les chefs de PME sont vieillissants, pour des enjeux fiscaux, territoriaux, comme conserver les PME viables sur le territoire déjà actif, des enjeux managériaux ou sectoriels, toutes les raisons sont bonnes pour amorcer un projet repreneurial. Quant au milieu repreneurial, celui-ci regorge de déclencheurs qui favorisent la culture entrepreneuriale en accentuant les occasions d’affaires entre repreneurs et cédants. Divisés en quatre catégories, ces déclencheurs font partie de l’environnement externe :

  • Les déclencheurs éducatifs, en lien avec l’éducation comme un cours universitaire sur la transmission d’entreprise.
  • Les déclencheurs d’affaires, comme dans un contexte d’affaires qui suscitent l’émergence de compétences repreneuriales.
  • Les déclencheurs financiers, liés à des programmes d’aide et de subventions qui encouragent le repreneuriat.
  • Les déclencheurs conjoncturels, comme de nouvelles lois qui peuvent avoir des impacts sur cette voie entrepreneuriale


Maintenant que le repreneuriat est bien défini, il reste à comprendre les différents contextes de transmission d’entreprise pour être bien outillés et améliorer les chances de succès du projet. Avant toute chose, il est important de souligner qu’une transmission de PME s’exécute autour de deux aspects. Il s’agit du transfert de direction, qui concerne le transfert de leadership, et du transfert de propriété qui concerne le transfert du capital-actions et des actifs. Ces deux types de transfert ne s’effectuent pas au même moment.


Afin d’assurer la pérennité d’une PME, quatre stratégies sont possibles selon le contexte de la transmission.

La transmission familiale, où le repreneur est un membre de la famille.

  1. La transmission interne, soit un repreneur travaillant dans l’entreprise comme un employé ou un cadre. Il est à retenir cependant que les possibilités de conflits entre les employés sont plus élevées.
  2. La transmission externe, qui implique un repreneur externe à l’entreprise, donc ni un membre de la famille ni un membre du personnel.
  3. La transmission à une équipe, soit deux personnes ou plus qui reprendront le projet ensemble.


Chacune de ces stratégies traverse différentes phases, en moyenne quatre, pour chacun des deux types de transferts (propriété et capital-actions). La longueur de celles-ci varie d’une transmission à l’autre selon la stratégie employée.


En conclusion, le repreneuriat c’est l’avenir. Un projet repreneurial a plus de chance de réussite qu’un démarrage d’entreprise, bien que les deux puissent atteindre le succès. Une fois le transfert de direction de la PME effectué, l’étape du renouvellement stratégique est l’occasion parfaite pour le repreneur d’ajouter sa couleur unique et d’y mettre tout son cœur comme s’il s’agissait de son propre projet. C’est d’ailleurs dans le plus grand intérêt d’un cédant de trouver un repreneur qui reprendra l’entreprise avec autant de passions et d’énergies que celles qui y ont été consacrées depuis ses débuts. L’aventure d’un projet repreneurial est plus simple, par son approche structurée, et beaucoup plus rassurante, grâce à l’accompagnement du cédant, que seul ce type de projet peut offrir. Le repreneuriat gagne à être connu davantage auprès des jeunes entrepreneurs afin que ceux-ci puissent reconnaitre et saisir des occasions d’affaires uniques. Il s’agit d’une avenue gagnante qui bénéficiera à la société québécoise et l’économie de demain.


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