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  • Présentez-nous brièvement l’entreprise que vous avez vendue.

Les Industries Filmarest une entreprise manufacturière fondée en 1985 et spécialisée d’une part dans la confection et le design de filets de protection pour les terrains de hockey, de football, de golf, mais également dans la fabrication des filets scientifiques pour les biologistes qui font des études environnementales dans les fonds aquatiques. J’ai moi-même racheté cette entreprise en 2005 alors qu’elle était en faillite.

  • Pour quelle(s) raison(s) avez-vous vendu ?

J’ai acquis cette entreprise à pratiquement 60 ans et je l’ai fait rouler pendant 15 ans en faisant tripler son chiffre d’affaires. J’ai décidé de la vendre parce que je voyais que j’avançais en âge et aussi puisque j’avais envie de relever de nouveaux défis. Une entreprise, c’est quelque chose de vivant qu’on ne doit pas laisser mourir. Il faut la transférer quand elle a encore du potentiel.

  • Quel type de transfert avez-vous fait ?

Mes enfants n’étaient pas intéressés alors j’ai fait un transfert externe.

  • Quelle a été votre première démarche ?

Lorsque j’ai décidé de vendre mon entreprise, je suis tombé sur un article de journal qui parlait du Centre de transfert d’entreprise du Québec. Cet article disait que vendre une entreprise pouvait prendre de 5 à 10 ans. Cet élément m’a convaincu de ne pas attendre plus longtemps.

  • Combien de temps s’est écoulé entre votre décision de vendre et votre passage à l’action ?

Il s’est passé moins de 2 ans.

  • Vers quelle personne ou organisme vous êtes-vous tourné en premier ?

Le CTEQ ! Mon expérience avec le CTEQ a très bien été et en y repensant, je ne sais pas comment j’aurais fait sans leur aide puisque l’entreprise occupait une grande partie de mon temps et je cherchais au même moment d’autres défis à relever. De plus, cela prend du temps de rencontrer des acheteurs potentiels, sans oublier qu’il faut avoir une plateforme pour annoncer son entreprise comme étant en vente et c’est très coûteux. Le CTEQ offre des services à moindres frais.

  • Qu’avez-vous le plus aimé ou le moins aimé durant le processus de transfert ?

J’ai aimé la formule du CTEQ qui reçoit des offres d’achat et qui me les acheminait au fur et à mesure. J’ai aimé le rôle du CTEQ en tant qu’intermédiaire entre les acheteurs potentiels et moi. J’ai aussi beaucoup aimé le fait que le l’organisation ait pris en compte toutes mes exigences et me mettait uniquement en relation avec des acheteurs qui les rencontraient. Cela a été un gain de temps considérable.

  • Si vous retourniez en arrière, que feriez-vous autrement par rapport au transfert que vous avez eu ?

Je ne changerais rien. Tout s’est très bien passé. Je pense avoir vendu au bon moment et surtout à la bonne personne avec l’aide du CTEQ.

  • Quels sont vos projets futurs ?

J’ai trouvé un emploi moins de 2 mois après avoir vendu l’entreprise en 2019. J’occupe actuellement un poste qui me passionne avec de beaux défis pour un mandat de 4 ans. Après, je vais possiblement prendre ma retraite.

  • Quels conseils donneriez-vous à un propriétaire-dirigeant qui hésite encore à passer le flambeau ?

Je lui dirai qu’il est important de vendre quand l’entreprise va bien. Quand on est encore enthousiaste et vigoureux. Parce qu’il ne faut pas oublier qu’on va devoir accompagner le nouvel acquéreur pendant plusieurs mois pour qu’il connaisse mieux l’entreprise, qu’il apprenne à l’aimer et à la gérer. Il ne faut pas attendre trop longtemps, surtout si votre entreprise est spécialisée. Il faut prendre sa décision et se mettre en action rapidement. Vendre une entreprise c’est tout un travail, même si on est accompagné par le CTEQ qui nous met en relation avec des acheteurs potentiels.

Pour toutes questions, n’hésitez pas à communiquer avec nous.

Centre de transfert d’entreprise du Québec

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Depuis l’étranger, vous songez à vous établir au Québec et reprendre les rênes d’une entreprise québécoise ? C’est tout à fait réalisable. Le Centre de transfert d’entreprise du Québec (CTEQ) est une organisation paragouvernementale, dont la mission première est de s’assurer que les milliers d’entreprises québécoises actuellement en vente au Québec trouvent de nouveaux acquéreurs. Pour ce faire, le CTEQ accompagne activement depuis 2015 des personnes d’ici et d’ailleurs dans leur processus d’achat d’entreprise, et ce, à travers les 17 régions administratives du Québec. Cependant, il faut savoir que s’installer au Québec avec l’objectif de reprendre les rênes d’une entreprise québécoise est un projet qui se prépare et qui mérite plusieurs réflexions. Nous vous proposons de découvrir dans cet article, quelques étapes essentielles à considérer et à explorer avant de vous lancer dans cette aventure palpitante !

Préparez-vous

Cela est essentiel ! Déterminez les raisons pour lesquelles vous souhaitez reprendre une entreprise. Définissez les grandes lignes de votre projet, vos objectifs à long terme et le secteur d’entreprise dans lequel vous souhaitez œuvrer. Demandez-vous si vos compétences et connaissances liées à l’industrie visée sont suffisantes et planifiez votre achat d’entreprise sur du moyen à long terme. Toutes ces questions sont importantes pour la réussite de votre projet. Ensuite, entamez en parallèle vos démarches en matière d’immigration.

Informez-vous

Il est important de développer une très bonne connaissance de votre pays d’accueil avant de vous y établir définitivement. Cela vous permettra d’en discerner les codes culturels et y être opérationnel le plus rapidement possible. Vous devez donc vous familiariser avec votre nouvelle terre d’accueil, sa culture, ses pratiques d’affaires, son système bancaire. Pour ce faire, il est recommandé d’envisager dans un premier temps une visite exploratoire. Lors de cette première visite, immergez-vous dans la culture québécoise et commencer à développer votre réseau d’affaires. Prenez contact avec des personnes du milieu financier et commencez à vous accoutumer aux pratiques, aux termes et aux exigences de ce milieu qui ne sont certainement pas les mêmes que dans votre pays d’origine. Vous éviterez ainsi certains imprévus.

À lire : Pourquoi immigrer et acheter une entreprise dans une région du Québec ?

Contactez le CTEQ

Le CTEQ en raison de sa mission est le chef de file du repreneuriat (transfert d’entreprises) au Québec. Ses conseillers sont disponibles et disposés pour vous accompagner dans votre projet d’achat. Ils vont vous aider à bien structurer votre projet d’affaires, vous permettre d’avoir accès à un grand réseau de professionnels (avocats, comptables, évaluateurs d’entreprise, etc.) et s’assurer que vous traitiez avec les bonnes personnes. Ils vont également veiller au bon déroulement du processus de transfert d’entreprise et vous référer au besoin aux organismes partenaires qui œuvrent aussi dans l’écosystème entrepreneurial québécois et qui ont une expertise complémentaire à celle du CTEQ. Apprenez-en un peu plus sur le rôle des conseillers du CTEQ dans cet article.

De plus, il faut noter que le CTEQ détient actuellement le répertoire repreneurial le plus complet au Québec appelé l’INDEX où sont affichées des centaines d’entreprises qui cherchent actuellement une relève. Nos conseillers sont ainsi habiletés et outillés pour vous proposer des occasions d’affaires uniques qui répondent à vos attentes dans la région du Québec où vous compter vous établir. Visitez l’INDEX pour en savoir plus et retrouvez un article complet sur cet excellent outil.

Les statistiques démographiques démontrent que le vieillissement de la population québécoise engendre depuis quelques années un départ accru à la retraite de plusieurs propriétaires-dirigeants qui souhaitent vendre leur entreprise à une relève motivée et passionnée qui emmènera leur entreprise encore plus loin. Plusieurs occasions s’offrent à vous si vous décidez de sauter le pas. Alors, n’hésitez plus !

Le plus important est de ne pas oublier que dans un transfert d’entreprise, c’est l’humain qui est au centre et qui prime. Il faut donc entretenir une relation de confiance, de transparence et une excellente communication entre toutes les parties. Le CTEQ est justement là pour créer ces liens et veiller au bon succès de votre projet d’achat d’entreprise.

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Cet article a été rédigé à l’intérieur d’une série dont l’objectif est de mettre en lumière de belles entreprises d’ici étant actuellement à la recherche d’une relève.

L’entreprise en bref : 4 générations de fer et de savoir-faire

H. Blanchette Ltée est un fabricant de métaux ouvrés et de structures d’acier cumulant déjà plus de 80 années d’historique et d’expertise. Ses propriétaires actuels, Maurice et Pierre Blanchette, représentent la 4e génération à la tête de l’entreprise fondée par leur arrière-grand-père, Louis-Joseph Blanchette.

Une histoire marquée par une croissance spectaculaire

Au début, il ne s’agissait que d’un humble atelier de menuiserie où l’on fabriquait des escaliers en bois pour les appartements résidentiels, sur la rue Laviolette à Trois-Rivières. Lorsque le fils de Louis-Joseph, Hervé Blanchette, arriva au sein de l’entreprise, il proposa d’ajouter la fabrication d’escaliers en fer ornemental à leur portfolio.

Quelques décennies plus tard, le fils de Hervé, Marcel Blanchette (le père du propriétaire actuel) amorça les débuts de la division fabrication industrielle de l’entreprise avec la création de structures d’acier de petite envergure, entre autres.

Cela nous amène ensuite à l’arrivée du propriétaire actuel, Maurice Blanchette. Il arriva dans l’entreprise avec son frère, qui s’occupa de la comptabilité, alors que lui terminait ses études en ingénierie. Ces derniers firent une étude pour constater que la fabrication d’escaliers en bois n’était pas rentable. Cependant, leurs produits faits en aciers l’étaient !

À la lumière de ce constat, les deux frères firent l’acquisition d’une usine à vendre à moins de 5 km de leur atelier, leur permettant d’exploiter plus efficacement ce marché. Cette décision a éventuellement amené H. Blanchette ltée à doubler son chiffre d’affaires, ce qui l’a poussée à agrandir l’usine de 10 000 à 16 000 pieds carrés. Le chiffre d’affaires a ensuite atteint 1,5 million de dollars. À ce stade, l’entreprise avait complètement délaissé le secteur résidentiel et se concentrait uniquement sur l’industriel.

Des employés expérimentés et dévoués

Les employés de H. Blanchette Ltée sont syndiqués depuis le début des années 80. Selon Maurice Blanchette, ce fut un événement positif pour l’entreprise. « Cela nous a permis de contribuer à garder une bonne entente avec nos employés et surtout, à les consolider », affirme-t-il. En effet, depuis la signature de la première convention collective, il n’y a eu aucun grief.

Au total, le fabricant trifluvien compte une douzaine de ressources : 7 sur le plancher et 5 au dessin ou à l’administration. M. Blanchette déclare fièrement que son équipe produit comme si l’entreprise comptait le double d’employés. L’expérience cumulée de ces derniers, de l’ordre de 20 ans en moyenne, et l’ambiance familiale qu’on y retrouve entre collègues, est en partie derrière ce phénomène.

Un travail d’équipe avec ses compétiteurs

L’ère des « gros méchants compétiteurs » est révolue, selon Maurice Blanchette. Au lieu de travailler contre ses compétiteurs, il travaille avec eux. Une pratique qui semble contre-intuitive, mais qui est profitable. « Quand c’est tranquille, on appelle nos compétiteurs et on leur demande s’ils ont du surplus de travail, vice-versa. C’est une situation qui est gagnante-gagnante au lieu de se morfondre lors de périodes difficiles. Nous avons appris à nous parler », explique l’entrepreneur.

De plus, H. Blanchette Ltée demeure stratégique dans ses investissements. Au lieu d’investir dans des machines de coupe, ils sous-traitent auprès de fournisseurs ce qui permet à l’entreprise de développer d’autres services qui ne sont pas offerts par leurs fournisseurs et compétiteurs.

Une clientèle établie et diversifiée

Les clients de H. Blanchette se divisent en deux catégories principales : les entrepreneurs généraux (alumineries, papeteries, etc.) et les installateurs qui font du montage d’acier (par exemple, pour la réparation de ponts). Ces derniers sont fidèles et reviennent en majorité au fil des ans.

La passerelle Passtech : l’innovation brevetée de l’entreprise

Depuis l’an 2000, le fabricant a développé un concept de fabrication unique : une passerelle d’acier en plaques pliées. La force de ce produit est que les clients peuvent dessiner la passerelle en quelques clics et l’envoyer automatiquement à un sous-traitant de H. Blanchette Ltée qui coupe, perce, plie et galvanise l’acier du fabricant. « On peut répondre au besoin du client de la conception jusqu’à la livraison », affirme fièrement M. Blanchette. Ce produit a été vendu à des clients importants, incluant Hydro-Québec et la Défense nationale.

Une certification ISO comme corde à son arc

Selon le propriétaire actuel de l’entreprise, l’obtention de la certification ISO permet que l’organisation du travail soit ordonnée et structurée. « C’est très facilitant et ça favorise le développement et la croissance de l’entreprise. Notre système est facilement applicable et vérifiable, en plus d’être muni de logiciels d’avant-garde ».

Perspectives d’avenir : pourquoi s’intéresser à H. Blanchette Ltée en tant que repreneur ?

« Le cheval est déjà en course », répond M. Blanchette.

  1. L’entreprise est bien établie sur le Web.
  2. Comme il s’agit d’une entreprise de 4e génération, le repreneur pourra profiter d’humbles conseils issus de la mémoire familiale qui s’est forgée sur presque un siècle. Son principal conseil : penser comme une grande entreprise et dépenser comme une petite entreprise !
  3. L’usine ne couvre que 16 000 pieds carrés sur les 75 000 pieds carrés du terrain ou elle se situe : il y a de l’espace en masse pour grandir.
  4. La majorité des clients se situent au Québec. Les occasions en Ontario, dans l’Ouest canadien, dans les Maritimes ou même à l’international sont encore à saisir.

À qui la chance de reprendre ce bijou régional ?

Le numéro de la fiche INDEX de H. Blanchette Ltée est le :  8117

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Avec Alain Fortier, associé, CPA chez Malette

Dans le contexte économique québécois actuel où on assiste à un vieillissement de la population qui engendre un départ accru à la retraite d’un grand nombre d’entrepreneurs, la reprise collective s’impose comme une solution avantageuse et pertinente. Son principe est de permettre le regroupement d’employés, de clients ou de fournisseurs pour exploiter collectivement une entreprise sous forme d’une coopérative ou, dans certains cas, d’un OBNL. À cet effet, le ministère de l’Économie et de l’Innovation, en collaboration avec trois ordres professionnels, le Barreau du Québec, l’Ordre des comptables professionnels agréés du Québec et l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés, a mis sur pied des formations gratuites sur la reprise collective des entreprises que vous pouvez retrouver en suivant ce lien.

Les trois formations offertes

À ce jour, il existe trois formations sous forme de webinaire et d’une durée de 1h30. Destinées d’abord aux membres de ces trois ordres professionnels, elles peuvent également être fort utiles pour tout expert impliqué dans le transfert d’entreprise.

  1. La première formation, destinée aux comptables agréés et aux financiers, cible les aspects comptables et fiscaux. Son objectif est d’offrir à tous les entrepreneurs qui utilisent la formule coopérative une bonne structure de capitalisation, d’optimiser l’ensemble des dispositions fiscales et d’utiliser les programmes fiscaux disponibles tels que le régime d’investissement coopératif et le REER-COOP. Elle permet également de donner certains indicateurs sur une bonne gestion financière.
  • La deuxième formation, traitant des aspects légaux de la reprise collective, concerne davantage l’application de la loi régissant les coopératives qui est très différente de la loi sur les compagnies. L’objectif de cette formation est de déterminer les principales exigences légales applicables et le fonctionnement d’une coopérative.
  • La troisième formation, destinée aux conseillers en ressources humaines, vise la gouvernance, le fonctionnement du conseil d’administration, les rôles et les responsabilités au sein d’une coopérative. Dans ce type de structure, la gouvernance est différente étant donné à la présence d’un conseil d’administration comprenant des membres élus qui ont d’importantes responsabilités. Il y a une structure administrative qui représente les intérêts de la coopérative et de ses membres, ainsi qu’une équipe professionnelle qui s’assure du bon fonctionnement des opérations. Ceci représente un défi en soi pour les coopératives, mais représente également une grande force !

Objectif des formations

L’objectif de ces formations est de permettre aux avocats, aux comptables, aux conseillers en ressources humaines, ou aux professionnels œuvrant dans le milieu du développement économique, de bien comprendre la structure, le fonctionnement, les enjeux et les défis d’une coopérative pour pouvoir offrir cette possibilité aux entrepreneurs, et ainsi présenter la formule coopérative comme étant un mécanisme de reprise d’une entreprise possible et accessible à tous. Le fait d’outiller les professionnels en lien avec le transfert d’entreprise permet d’avoir une approche complémentaire envers la coopérative sachant que dans tout projet de transfert, il y a toujours plusieurs experts impliqués. Par ailleurs, il est question actuellement d’élargir le spectre de personne apte à conseiller la formule coopérative dans le but d’en augmenter son utilisation. De plus, ces formations permettent aux professionnels de déterminer le moment opportun où la reprise collective peut être intéressante pour un entrepreneur.

Quelques avantages d’une reprise collective

Dans un contexte de vieillissement de la population, où un grand nombre d’entrepreneurs se dirige vers la retraite, la formule coopérative peut être facilitante pour reprendre les opérations d’une entreprise, car elle se réalise avec plusieurs joueurs. Sur le plan régional, elle offre des opportunités extrêmement intéressantes comme on peut le voir par exemple avec les services d’aviation régionaux, ou encore avec les nombreux projets de nature récréotouristique. En outre, on constate également que de plus en plus d’entrepreneurs mettent en commun leurs opérations et leurs achats pour bénéficier de meilleurs avantages auprès des fournisseurs tout en exploitant leur propre entreprise. Par ailleurs, dans le contexte de pandémie actuelle, on note que la formule coopérative permet de mieux amortir le choc que ceux qui opèrent seuls.

En conclusion, il faut se rappeler que la coopérative est une formule employée depuis très longtemps dans le secteur agricole par exemple, et qui mérite d’être davantage connue et utilisée. Elle est d’autant plus d’actualité aujourd’hui avec le départ massif à la retraite des entrepreneurs, mais aussi avec une génération plus jeune qui souhaite marier meilleure qualité de vie et entrepreneuriat en équipe.

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Qui dit que les repreneurs sont tous pareils ? Personne ! Dans les faits, au même titre que les entrepreneurs, les repreneurs se distinguent entre eux. Découvrons comment.

A priori, deux types de repreneurs sont identifiables : LE PRUDENT et L’AVENTURIER. Le prudent, moins enclin au risque, cherche des « opportunités de reprise » dans des secteurs d’activité plus traditionnels, comme celui des services. Il s’agit souvent d’un repreneur qui envisage la carrière à la suite de la perte de son emploi. Pour lui, le repreneuriat est une stratégie pour rester actif sur le marché du travail. En contrepartie, le repreneur aventurier, plus enclin au risque, favorise la reprise de PME en difficulté ou en redressement. À ses yeux, reprendre une entreprise est un « bon placement ».

Pour chacun, la finalité de l’entreprise est différente. Pour le prudent, l’entreprise existe d’abord pour procurer une sécurité financière à lui ainsi qu’à sa famille. Tandis que pour l’aventurier, cette dernière existe pour lui permettre de s’enrichir et avoir une qualité de vie qu’aucune autre profession ne pourrait lui procurer. Dès lors, on comprend dans quelle mesure leurs objectifs personnels et professionnels diffèrent. Voyons maintenant comment le repreneur prudent et le repreneur aventurier se distinguent dans leur profil stratégique.

Dans la plupart des cas, le PRUDENT a des valeurs familiales ancrées. L’entreprise existe pour et autour de la famille au même titre qu’elle lui procure un style de vie dans lequel il se sent bien. Dans ce type d’entreprise, il est fréquent de voir plusieurs membres de la famille y travailler. L’amour de son métier, le souci du travail bien fait, l’ardeur au travail et son indépendance sont des valeurs importantes pour le prudent. Sa réputation et celle de son entreprise en dépendent. Stratégiquement, le prudent se sent bien à la tête d’une entreprise de petite taille œuvrant souvent dans un secteur d’activité plus traditionnel. Plombier, réparateur d’appareils électroménagers, coiffeur, propriétaire d’une boutique de mode, fleuriste, boulanger, designer d’intérieur, paysagiste sont des exemples de métiers associés à un repreneur prudent. Puisque son entreprise existe pour procurer de la sécurité financière aux membres de sa famille, il la dirige prudemment. Il prend peu de risques, cherche de l’aide financière auprès de ses proches, garde ses activités de développement autour de son métier. Si un client lui demande une nouveauté, il tente d’y répondre avec les ressources dont il dispose. Il ne met pas l’entreprise en danger.

Pour sa part, l’AVENTURIER est un repreneur qui se voit à la tête d’une entreprise qui lui procure une qualité de vie qu’il ne saurait avoir autrement. Faire des affaires, prendre des risques, développer de nouveaux produits ou services, il adore. Pour ce faire, il s’assure d’être entouré de personnes compétentes. L’aventurier entretient ses réseaux personnels et d’affaires. Il aime être vu dans la communauté d’affaires comme un « repreneur » qui réussit. Son estime de soi en dépend. Il vise loin rapidement et efficacement. Stratégiquement, il est proactif dans la détection d’opportunités. Lorsqu’il en repère une qu’il souhaite exploiter, il n’hésite pas à chercher du financement auprès de différentes sources, quitte à partager le pouvoir décisionnel sur le projet d’affaires. Pour lui, l’important est de croître. Sans la croissance, il lui parait inutile de faire des affaires.

Le profil stratégique du repreneur

PRUDENT AVENTURIER
Aime diriger une entreprise de petite taille œuvrant dans un secteur d’activité plutôt traditionnel Souhaite diriger une entreprise de plus grande taille évoluant dans des secteurs d’activité diversifiés
Évite le risque Favorise le risque
Évite le financement Diversifie ses sources de financement
Entreprise peu structurée Entreprise structurée
Adopte une attitude réactive face au développement des marchés  Est proactif face au développement des marchés
Centré sur un produit ou service de niche Centré sur les besoins du marché
Préfère une croissance contrôlée Cherche une croissance soutenue ou rapide
   
VALEURS ASSOCIÉES AU PROFIL STRATÉGIQUE DU CHEF DE PME
Indépendance Réalisation de soi
Amour du travail Ambition
Sécurité financière Richesse
Famille Pouvoir
Ardeur au travail Compétition
   
FINALITÉ DE L’ENTREPRISE
L’entreprise est vue comme la source de la sécurité financière du chef et de sa famille L’entreprise est vue comme une opportunité de s’enrichir

En théorie, le repreneur est soit prudent, soit aventurier. Mais, dans la réalité, ce n’est pas tout à fait le cas. Un repreneur peut très bien se reconnaître dans un des deux types, mais jamais à la perfection. Dans la pratique, on dira qu’un repreneur est plus de type prudent ou aventurier dépendant de la manière dont il poursuit son aventure repreneuriale.

Pourquoi discerner les deux types de repreneurs ? Facile ! Pensez-y et faites-moi signe !

Louise Cadieux, DBA

Professeure titulaire en management

École de Gestion, UQTR

Aujourd’hui, le Centre de transfert d’entreprise du Québec accueille Me Yves Rocheleau, avocat associé chez Lavery pour discuter des clés pour l’achat ou la vente d’entreprise en période d’incertitude.

Les questions suivantes seront notamment abordées :

– Pour les vendeurs et les acheteurs d’entreprise, quels éléments clés favorables peuvent-ils considérer dans le cadre d’une transaction de transfert d’entreprise en période d’incertitude ?

– Pourquoi est-ce encore plus important pour le vendeur de partager le risque avec le repreneur actuellement ?

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Le Centre de transfert d’entreprise du Québec s’est entretenu avec Antoine Chatel, président des Aliments PM Foods depuis avril 2019. Dans cette entrevue, il partage avec nous son parcours repreneurial, mais également quelques conseils bien avisés pour les futurs repreneurs.

Tout d’abord, présentez-nous brièvement votre entreprise.

Les Aliments PM Foods est une entreprise spécialisée dans l’agroalimentaire et plus spécifiquement dans les plats préparés surgelés à base de fruits de mer et également dans la confection de beurres assaisonnés aux épices. L’entreprise a 35 ans d’existence et compte aujourd’hui environ 36 employés et un chiffre d’affaires de six millions.

Pourquoi avoir pris le virage du repreneuriat ? Quels ont été les éléments déclencheurs ?

Je suis un entrepreneur dans l’âme. Cela fait 14 ans que j’entreprends. J’ai œuvré dans divers domaines d’activité en France. En arrivant au Canada, il était tout naturel pour moi de continuer dans la même voie. J’ai choisi de reprendre une entreprise déjà existante, car plusieurs études montrent qu’un pourcentage considérable de personnes étrangères qui arrivent dans un nouveau pays et qui décident de démarrer une entreprise échouent.

Quel type de reprise avez-vous fait ?

J’ai fait une reprise externe, car je suis venu spécialement de la France pour cette occasion.

Quelle a été votre première démarche ? Vers quels organismes ou personnes vous êtes-vous tourné en premier ?

J’étais à la recherche d’une occasion d’affaires au Canada et lors de mes recherches sur le web, j’ai eu l’agréable surprise de découvrir le CTEQ. J’ai pris contact avec un de ses conseillers et à partir de là, les choses sont allées très vite.

Racontez-nous brièvement comment s’est passée la cohabitation entre vous et le cédant.

La cohabitation s’est bien passée. Nous avions pour objectif de faire un transfert sur six mois et c’est ce que nous avons fait. J’ai passé six mois aux côtés du propriétaire, au sein de l’entreprise afin d’assurer une bonne transition. Cela m’a permis d’observer, d’apprendre à connaître toute l’équipe, l’entreprise et les produits.

Quels ont été vos principaux défis ? Comment les avez-vous surmontés ?

Au début, il y a eu quelques surprises au niveau des stocks et du personnel. Nous avons connu un certain taux de roulement dans l’entreprise. Avec toute l’équipe, nous y avons fait face avec beaucoup de courage et de détermination. Aujourd’hui, ces difficultés sont derrière nous et je suis très heureux d’avoir actuellement une équipe stable.

Lire aussi : Acheter une entreprise à 55 ans, c’est possible ! 

Selon vous, quels sont les avantages à reprendre une entreprise ?

Je trouve qu’il y a un gain de temps considérable dans le fait de reprendre une entreprise. D’autant plus que dans mon secteur d’activité les normes sanitaires sont très élevées et il est très compliqué de démarrer une entreprise de zéro. Il faut compter en moyenne 5 à 10 ans avant d’avoir une entreprise qui commence à fleurir. Reprendre une entreprise existante facilite un peu plus les choses et cela fait gagner beaucoup de temps, mais aussi de l’argent.

Quelles sont les qualités et les compétences à avoir en tant que repreneur d’entreprise ?

Il faut déjà aimer entreprendre, car on rencontre beaucoup de difficultés quand on se met à son propre compte. Il faut aimer prendre des risques et aimer développer de nouveaux projets. Il faut aimer l’humain, car aujourd’hui on ne gère plus une équipe comme on le faisait il y a 50 ans. Il faut aimer partager avec les autres, mais aussi déléguer parce que seul, un chef d’entreprise ne pourra pas aller bien loin. Il doit pouvoir compter sur son équipe afin de leur donner des responsabilités. Pour terminer, je dirais qu’il est impératif d’avoir une vision de l’avenir.

Si vous retourniez en arrière, que feriez-vous autrement ?

Je n’ai aucun regret sur le fait d’avoir repris l’entreprise. Par contre, sur les clauses du contrat, j’aurais peut-être changé certaines choses. Mis à part cela, je ne regrette rien. C’est un beau parcours, une belle entreprise et nous connaissons actuellement une belle croissance au-delà des prévisions escomptées.

Avez-vous commencé à préparer votre propre plan de relève ?

Ayant eu plusieurs autres entreprises dans ma vie, je vous dirais que c’est quelque chose qui m’importe beaucoup. J’ai déjà quelques idées sur la vision de la reprise, mais je n’en suis pas encore là, j’ai encore beaucoup de chemin à parcourir.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui se lance aujourd’hui dans un projet repreneurial ?

Je dirai à la personne d’être certaine du domaine d’activité dans lequel elle veut aller et de l’entreprise qu’elle vise reprendre. Parfois, certaines entreprises reposent sur le propriétaire-dirigeant et dès que cette personne s’en va, l’entreprise ne survit pas. Je lui dirais aussi de s’assurer d’avoir les compétences du métier où elle désire aller ou du moins avoir la volonté de les acquérir. Sinon qu’elle vérifie que d’autres personnes déjà présentes dans l’entreprise aient ces compétences. Lorsqu’on n’a pas les compétences requises pour gérer une équipe d’un secteur en particulier, souvent cela devient très compliqué. 

Il faut également faire attention à toute la partie relationnelle de l’entreprise pour être certain qu’une fois que l’entreprise sera reprise, les clients restent. Il est important de consolider les bases de l’entreprise et être certain que tout est réalisable. De plus, il est essentiel de ressentir l’entreprise avant de la reprendre et voir aussi la valeur ajoutée qu’on peut y apporter. Sans valeur ajoutée, cela manque de sens de reprendre une entreprise. Il faut vraiment apporter quelque chose de plus à l’entreprise, sinon il ne s’agit plus d’entrepreneuriat. Et pour finir, je dirai qu’il est essentiel de se faire accompagner par des professionnels du milieu pour éviter certains pièges.

Pour toutes questions, n’hésitez pas à communiquer avec nous!

Le Centre de transfert d’entreprise accueille aujourd’hui Sarah Tanguay-Milot, directrice principale à la Banque de développement du Canada. Cette capsule s’adresse aux repreneurs potentiels (acheteurs d’entreprise) et répondra aux questions suivantes :

1. Avec qui prépare-t-on le montage financier?

2. Comment le préparer et à quel moment ?

3. Le montage financier va au-delà de l’aspect transactionnel : pourquoi ?

4. Quels sont les éléments clés pour réussir son montage financier ?

5. Quels sont les pièges à éviter ?

6. Que faire dans un contexte d’instabilité ?

Verbatim de la discussion

[MB] : Mylène Bernard, conseillère au CTEQ
[STM] : Sarah Tanguay-Milot, directrice principale pour la Banque de développement du Canada.

Bonjour et bienvenue à cette capsule vidéo.

[MB] Je me présente, Mylène Bernard, je suis conseillère pour le Centre de transfert d’entreprise du Québec. Aujourd’hui, j’ai le plaisir de m’entretenir avec Sarah Tanguay-Milot, directrice principale pour la Banque de développement du Canada. Bonjour Sarah, merci d’être avec nous. Bonjour Mylène, c’est un plaisir pour moi d’être ici. Sarah, aujourd’hui, on va s’entretenir sur le montage financier. 

[MB] J’aimerais savoir, en commençant, si tu pouvais nous donner les grandes lignes : on le prépare avec qui, le montage financier? On le prépare comment et à quel moment? 

[STM] Oui, donc, pour commencer, on le prépare avec qui? Donc on peut le préparer soit avec le banquier, directement, ou bien avec un consultant externe qui accompagne l’acheteur dans la transaction. Donc c’est toujours important pour l’acheteur de bien être entouré dans ce type de transaction. Également, ce qu’il concerne le contenu, le comment, qu’est-ce que ça comprend, le plan d’affaires, au niveau financier. Donc ça prend une partie en mise de fonds de l’acheteur pour s’assurer qu’il soit engagé dans la transaction. Dépendamment de certains cas, on va retrouver aussi une balance de prix de vente pour aider à avoir une saine transition entre le vendeur et l’acheteur et aussi pour ne pas avoir un trop gros niveau d’endettement, dépendamment des situations. Puis, enfin, il y a la portion financement auprès des banques. 

[STM] En ce qui concerne l’aspect de ta question au niveau du moment, le meilleur moment, c’est vraiment une fois que l’acheteur a fait la diligence raisonnable au niveau de l’entreprise. Donc il a vraiment pris le temps d’analyser les différents éléments, que ce soit des chiffres, le secteur d’activité, les opérations, ainsi que le prix de vente. Donc, quand que la diligence est faite, donc on a les chiffres, on a au moins le prix de vente, bien, c’est le bon moment pour entamer les démarches avec un banquier, entre autres, pour regarder le montage financier et savoir comment la procédure suivante pourrait être faite. 

[MB] Merci Sarah, effectivement. Aussi, si on aborde dans un contexte de transfert. On sait que pour tous les types de transaction, le montage financier se soit d’être approprié, d’être flexible, ça va de soi. Je te demanderais, on parle toujours que c’est le transactionnel, c’est l‘aspect transactionnel, le montage financier, mais tu vas nous expliquer que ça va bien au-delà de ça. 

[STM] Oui, exact, donc c’est une chose de regarder le montage financier en soi, la transaction, mais, ce n’est pas tout. Donc c’est important de tenir compte de plusieurs autres facteurs. On veut vraiment regarder que ce soit une transition qui soit saine, qui ait un succès dans la transaction donc pour assurer la pérennité de l’entreprise. Donc, chacun des projets est différent en soi. C’est pour ça qu’il n’y a pas nécessairement de pourcentage prédéterminé sur chacun des éléments que j’ai mentionnés précédemment. Donc on va vraiment regarder cas pas cas, au niveau, que ce soit la capacité de remboursement, l’expérience de l’acheteur, la structure financière de l’entreprise. 

[STM] Donc, par exemple, si l’entreprise est déjà beaucoup endettée, bien, ça ne sera pas nécessairement de l’aider, d’augmenter le niveau d’endettement de l’entreprise. Aussi, il y a l’aspect : est-ce qu’on fait un achat d’actions ou un achat d’actifs? Donc, est-ce qu’il y a un immeuble, entre autres, dans la transaction? Donc le pourcentage de financement pourra être plus élevé si on a un immeuble, versus si on a uniquement des actifs intangibles. Donc à ce moment-là, ça va être un bon moment pour prendre contact avec un fiscaliste pour regarder c’est quoi les différents impacts que les deux types de transaction peuvent avoir. Puis, aussi, il y a l’aspect du partage de risque. Donc, certaines situations vont faire en sorte que ça va être plus avantageux pour l’acheteur qu’il y ait deux banques qui fassent le financement de la transaction. Donc ça va permettre de partager le risque, mais également, ça va permettre à l’acheteur d’avoir les avantages des deux banques, donc de prendre ce qui est le meilleur, je dirais pour lui. 

[STM] Puis, il y a aussi l’aspect de la balance de prix de vente, comme j’avais mentionné précédemment. On n’est pas obligés d’en avoir une dans chacun des cas. Mais, en règle générale, on le voit souvent. Donc la balance de prix de vente, c’est tout simplement un montant, qui est dû au vendeur, qui est prorogé dans le temps. Proroger, ce que ça veut dire c’est que le vendeur ne reçoit pas immédiatement les sommes qui lui sont dues. Donc, de mettre une balance de prix de vente dans ce type de transaction, ça permet de faciliter la collaboration entre le vendeur et l’acheteur. Ça permet aussi de réduire le niveau d’endettement de l’entreprise, puis, ça vient faciliter la structure financière post-transaction. Donc ce sont différents éléments qu’on regarde et dont on tient compte dans ce type de transaction. 

[MB] Excellent, merci beaucoup Sarah. Dans le fond, question très très simple qu’on peut développer un peu, j’imagine : quels sont les ingrédients, la clé du succès? Puis, aussi, il ne faut pas oublier, quelles sont les choses qu’il faut éviter? À ne pas faire. 

[STM] Oui. Donc, pour les éléments clés, les bons ingrédients, donc, en premier, le prix de vente. Donc c’est important d’établir le bon prix de vente. Il y a souvent un aspect émotionnel du vendeur qui fait en sorte que le prix est un peu plus élevé que ce que ça devrait être. C’est à prendre en considération. Également, c’est important de bien se faire accompagner, pour être en mesure d’effectuer une bonne revue diligente sur l’entreprise. Parce que, des fois, il peut y arriver que tout ce qui est opérations, listes clients, listes fournisseurs, les systèmes en soi, soient dans la tête du vendeur.

Donc, quand on arrive à ce que l’acheteur soit dans l’entreprise, il n’a pas accès à toutes ces informations-là qui sont primordiales pour lui, pour assurer la santé de l’entreprise qu’il vient de reprendre. Donc c’est important que cette revue soit bien faite et de bien se faire accompagner. Puis, ce qu’il faut éviter, c’est de ne pas trop s’endetter. Donc c’est important de conserver des liquidités pour être en mesure de passer au travers de différents problèmes et incertitude que l’entreprise pourrait vivre dans ses opérations. Donc, pour être en mesure de passer au travers.

Puis, également, je dirais d’être prudent dans nos prévisions financières qu’on effectue, pour être en mesure de payer la dette. D’ailleurs, selon une étude de la BDC, 40 % des transferts d’entreprise n’ont pas atteint leurs prévisions financières. Donc, ça démontre qu’il faut justement être un peu plus prudent que ce qu’on imagine. 

[MB] Écoute, Sarah, on va y aller à la conclusion. C’est une petite capsule rapide aujourd’hui. On est dans un contexte de pandémie, on en parle, on en reparle, oui, c’est important mais aurais-tu un conseil à donner dans un contexte d’instabilité, en général?

[STM] Oui, donc, ça revient un peu à ce que j’ai mentionné précédemment, soit de protéger votre trésorerie, donc de savoir s’endetter intelligemment donc, de regarder notre retour sur investissement dans ce qu’on fait. Donc de prendre le temps de faire un budget de caisse pour regarder comme il le faut c’est quoi nos vrais besoins en liquidités mensuels. Donc c’est quoi vraiment qu’on a de besoin en termes de trésorerie, donc la première des choses.

Puis, également, de se faire accompagner dans la transition du transfert, donc d’établir un plan réaliste, un plan précis d’intégration avec des objectifs afin d’être en mesure d’atteindre ce qu’on s’est fixé. D’ailleurs, selon une étude également de la BDC, 94 % des transferts d’entreprise qui avaient une approche structurée, qui savaient où ils allaient, ont eu une croissance 3 fois plus rapide que les autres transferts d’entreprise qui n’ont pas eu d’approche structurée.

Puis, pour conclure, je dirais, d’être patients avec vous même, acceptez de faire des erreurs dans un contexte où vous êtes évidemment accompagnés puis d’en retirer des bénéfices sur les erreurs qui se produisent. 

[MB] Merci Sarah, merci infiniment pour ton temps, tes conseils. 

[MB] Courte capsule, ce fut de bons petits conseils qu’on va prendre puis je pense que tout le monde apprécie énormément. Un beau contenu, merci beaucoup. Je te souhaite une super belle journée et à une prochaine, Sarah, merci infiniment.

[STM] Merci beaucoup Mylène, ça m’a fait plaisir puis, bonne journée également. 

Résultat d’une étroite collaboration entre quatre spécialistes du repreneuriat et d’une soixantaine de professionnels provenant de différents milieux, Génération Repreneurs s’adresse à tous les acteurs du milieu, que vous soyez repreneur (acheteur), cédant (vendeur), expert en repreneuriat ou étudiant en entrepreneuriat.

L’animation du lancement a été assurée par Marie Grégoire, éditrice du magazine Premières en affaire et chroniqueuse à ICI Radio-Canada.

Le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, ainsi que les coauteurs étaient présents pour répondre aux questions des participants.

À propos de Génération Repreneurs :

Génération Repreneurs innove en déconstruisant, vulgarisant et simplifiant quatre grands thèmes autour du repreneuriat, soit le milieu, le projet, la négociation et l’accompagnement dans lesquels sont proposés 20 définitions adaptées au repreneuriat, 20 conseils, 45 comportements et 12 outils permettant au repreneur d’assurer la pérennité de la PME qu’il convoite.

Pour toutes questions :

1 844 200-2837, poste 1000

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Cet article a été rédigé à l’intérieur d’une série dont l’objectif est de mettre en lumière de belles entreprises d’ici étant actuellement à la recherche d’une relève.

L’entreprise RO-MA, fabricant et distributeur spécialisé dans des produits d’injection d’aluminium sous pression et d’injection de plastique a été fondée en 1971 et reprise en 1976 par la famille Cossette. Propriétaires depuis près de 45 ans, ils ont été les piliers d’une entreprise dynamique et ils ont toujours été soucieux de son développement.

Même si l’entreprise éprouvait certaines difficultés lors de l’acquisition, la famille Cossette a cru en son potentiel et a investi dans l’entreprise afin de la relancer. Comme toute entreprise, elle a dû faire face à des changements selon le marché et s’adapter tout au long de sa vie. À titre d’exemple, lors d’une baisse de la demande dans le secteur de la motoneige, où RO-MA était un fournisseur important de pièces moulées, l’entreprise a su réajuster ses opérations et innover en s’orientant vers un autre produit : la roue !

Ils ont créé un brevet pour une roue utilisée dans des équipements de manutention. Une roue que l’on voit partout maintenant. Autant sur les chariots de supermarché que dans les usines ou dans les bureaux de poste. Une roue avec une semelle ne se séparant pas de la jante. Ce produit est un pilier de leur entreprise encore aujourd’hui. Un virage qui s’est avéré être un jalon de leur croissance pour plusieurs années !

Comme la plupart de leurs clients actuels se situent principalement au Québec et aux États-Unis, l’entreprise a donc ajouté la distribution en complément. Ce qui est très apprécié de leur clientèle.

Lors de la crise économique de 2008, comme la plupart des entreprises, RO-MA a connu une certaine baisse des ventes, mais s’est rapidement réajustée. Le contrôle des dépenses, une revue des méthodes de travail combiné au fait que le prix des matières premières avait aussi diminué, leur a réussi ! De plus, comme la réparation des équipements est souvent plus courante que l’achat de nouveaux équipements en période de crise économique, le réseau de distribution de RO-MA a pu continuer de fournir des roues de remplacement à sa clientèle.

Pourquoi considérer acheter RO-MA ?

Une entreprise résiliente, dynamique et qui n’a pas peur du développement continu

L’entreprise a démontré une résilience continue et a su se réajuster, corriger le tir en fonction de l’évolution du marché et acquérir de nouveaux clients lors de la fermeture de certains de ceux-ci.

« On a vécu des périodes difficiles, mais nous nous sommes toujours réorientés », affirme M. Guy-Paul Cossette, président-directeur général de RO-MA.

Des employés engagés

De plus, parmi la quinzaine d’employés que compte RO-MA, le taux de roulement est quasi inexistant. Les membres de l’équipe administrative y travaillent depuis plusieurs années et en ce qui concerne les ressources de l’usine, quelques retraites ont amené de nouvelles embauches, qui y sont depuis plus de 2 ans déjà. Avec le dynamisme de la direction de l’usine, les employés sont bien formés et l’organisation du travail s’ajuste selon les besoins du marché.

Des investissements récents

Même à l’orée de la retraite, M. Cossette continue d’investir dans le développement de l’entreprise. Le développement le stimule toujours ! Il travaille actuellement sur la refonte de son site Web, le changement du système informatique et l’amélioration d’équipements.

Une clientèle diversifiée et fidèle

M. Cossette juge que sa clientèle est assez diversifiée et il entretient une relation de longue date avec celle-ci. En effet, certains clients achètent chez RO-MA depuis une quarantaine d’années. Et plusieurs clients font confiance à RO-MA depuis 20 ans.

Perspectives d’avenir

« Le potentiel de RO-MA est grand », estime M. Cossette. Ayant déjà une belle quantité de moules à injection en stock, d’autres peuvent être développés pour fabriquer de nouveaux produits. D’autres marchés peuvent être exploités, comme par exemple, le reste du Canada. Avec une tendance pour l’achat local qui se dessine en raison de la pandémie de la COVID-19, les autres provinces canadiennes représentent un potentiel encore inexploité.

Le numéro de la fiche INDEX de RO-MA est le : 11187

Pour toutes questions, n’hésitez pas à communiquer avec nous.

Centre de transfert d’entreprise du Québec

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