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Article provenant de PCA Services
Le repreneuriat offre une excellente occasion de devenir entrepreneur en prenant les commandes d’une entreprise déjà établie. Le repreneur profite d’une clientèle existante, d’une équipe en place, de processus déjà implantés et d’un historique financier qui facilite l’analyse.
Il est fréquent que le vendeur et l’acheteur aient une perception différente de la valeur de l’entreprise. Pour le vendeur, elle représente le fruit de nombreuses années de travail, alors que pour l’acheteur, elle se mesure avant tout au rendement attendu et aux risques à assumer.
C’est précisément dans ce contexte que l’évaluation d’entreprise devient importante.
La valeur d’une entreprise n’est pas son prix de vente
Une idée répandue consiste à croire que la valeur d’une entreprise correspond automatiquement au prix de vente. Or, il s’agit de deux notions distinctes.
La valeur représente une estimation objective fondée sur les résultats financiers, les perspectives de croissance, les risques propres à l’entreprise et les conditions du marché.
Le prix, quant à lui, est le résultat d’une négociation entre un acheteur et un vendeur.
Ainsi, deux entreprises de valeur économique similaire peuvent se vendre à des prix très différents selon plusieurs facteurs notamment : le nombre d’acheteurs intéressés, l’urgence de vendre du vendeur, les synergies recherchées par l’acquéreur ou les modalités de financement.
L’évaluation ne détermine pas le prix final, mais elle fournit un point de départ permettant de négocier en connaissance de cause.
Les principaux facteurs qui influencent la valeur
La rentabilité demeure généralement le premier élément analysé. Une entreprise qui génère des profits stables, prévisibles et durables sera naturellement plus attrayante pour un acheteur.
Toutefois, l’analyse ne se limite pas aux états financiers, des ajustements sont souvent nécessaires pour obtenir le rendement réel de l’entreprise pour un acquéreur, notamment :
- Normaliser la rémunération des propriétaires
- Retirer certaines dépenses personnelles ou discrétionnaires
- Éliminer les revenus ou dépenses non récurrent(e)s
- Ajuster les loyers, avantages ou transactions entre parties liées aux conditions normales du marché
Ces ajustements permettent de mesurer plus fidèlement la capacité de l’entreprise à générer des bénéfices pour son futur propriétaire.
La valeur repose sur l’ensemble des actifs de l’entreprise : les actifs d’exploitation composés essentiellement des immobilisations et le fonds de roulement ainsi qu’une composante intangible, soit l’achalandage « goodwill », qui correspond aux éléments intangibles tels que la fidélité de la clientèle, la réputation et le savoir-faire accumulés au fil des années.
Pourquoi certaines entreprises se vendent-elles à un multiple plus élevé ?
Plusieurs éléments contribuent à augmenter la valeur d’une entreprise, notamment :
- Une clientèle bien diversifiée
- Une faible dépendance envers le propriétaire actuel
- Des revenus récurrents
- Une croissance soutenue
- Une équipe de gestion autonome
- Des barrières à l’entrée importantes
- Une marque reconnue ou une excellente réputation
À l’inverse, une entreprise dépendante de son fondateur ou de quelques clients majeurs présente davantage de risques, d’où un multiple et un taux d’actualisation inférieur.
Pour un repreneur, comprendre ces facteurs permet de mieux apprécier si le prix demandé est cohérent avec le profil de risque de l’entreprise.
Les actifs excédentaires : une source fréquente de confusion
Certaines entreprises détiennent des actifs non nécessaires à l’exploitation comme des placements, terrains vacants, immeubles de placement ou autres actifs accumulés au fil des années. Bien qu’ils puissent représenter une valeur importante, ces actifs ne contribuent pas directement à la rentabilité de l’entreprise et doivent être évalués séparément, afin d’éviter de surestimer, ou de sous-estimer, la valeur réelle de l’exploitation de l’entreprise.
Avant de conclure une transaction, il est essentiel de comprendre quels actifs sont inclus dans la vente et lesquels seront conservés par le vendeur.
Le fonds de roulement : le diable se cache dans les détails
La détermination du fonds de roulement nécessaire à l’exploitation est l’un des aspects les plus techniques et les plus négligés d’une évaluation d’entreprise. Une mauvaise appréciation peut avoir un impact significatif sur la valeur de l’achalandage et, ultimement, sur le prix payé par l’acheteur.
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il n’existe pas de niveau « normal » de fonds de roulement que l’on peut appliquer de manière systématique à toutes les entreprises. Les besoins varient d’une industrie et d’une entreprise à l’autre, selon le modèle d’affaires et le cycle d’exploitation.
Une évaluation rigoureuse ne se limite donc pas à une moyenne sectorielle;; elle analyse en détail les comptes clients, les stocks, les fournisseurs et les autres éléments d’exploitation pour déterminer le niveau réellement nécessaire au maintien des activités.
Deux entreprises du même secteur peuvent ainsi nécessiter des fonds de roulement très différents. Par exemple, une entreprise peut miser sur un niveau de stocks plus élevé pour garantir la disponibilité de ses produits ou sur des modalités de crédit plus souples pour faciliter le crédit des clients.
Comme le fonds de roulement constitue un actif nécessaire à l’exploitation, sa détermination influence la répartition de la valeur entre les actifs d’exploitation et l’achalandage. Ainsi, pour deux entreprises ayant une même valeur globale, une variation du fonds de roulement nécessaire aux opérations se traduira généralement par une variation inverse de la valeur attribuée à l’achalandage, soit précisément l’actif pour lequel les évaluateurs d’entreprises sont le plus souvent appelés à intervenir.
L’évaluation ne remplace pas la vérification diligente
Même lorsqu’une entreprise semble représenter une excellente occasion, une vérification diligente demeure indispensable. Elle permet souvent de découvrir des éléments susceptibles d’influencer le prix d’achat, les modalités de la transaction ou même la décision d’aller de l’avant.
Une décision mieux éclairée
L’objectif d’une évaluation d’entreprise n’est pas de déterminer un prix unique et incontestable, mais plutôt de fournir une compréhension approfondie des forces, des faiblesses, des risques et du potentiel de l’entreprise.
Pour un repreneur, cette démarche est autant un outil de gestion du risque qu’un outil de négociation comme elle permet de décider avec confiance et de maximiser les chances de réaliser une acquisition durable et rentable.
Auteur
Samuel Turgeon-Marceau, Associé, CPA, MBA, EEE/CBV
Article provenant de Lavery
Au-delà du prix de vente, une transaction d’achat-vente repose sur un équilibre délicat entre stratégie fiscale et financière, repérage de la relève ou de repreneurs potentiels, confiance, protection d’actifs et gestion des risques. Qu’il s’agisse d’une entreprise familiale, d’une reprise externe, du domaine manufacturier ou technologique, en croissance ou à maturité, certaines bonnes pratiques peuvent faire toute la différence entre une transaction fluide… et une transaction qui déraille.
Voici quelques éléments clés à garder en tête avant d’amorcer un processus de transfert d’entreprise.
La préparation commence bien avant la mise en vente
Une transaction réussie se prépare souvent plusieurs années avant l’arrivée d’un acheteur potentiel.
Pour le cédant, cette phase prétransactionnelle est l’occasion de structurer l’entreprise, clarifier certains enjeux et maximiser la valeur de l’organisation. Pour le repreneur, elle permet d’évaluer plus adéquatement les risques et le potentiel réel de croissance.
La préparation doit notamment inclure :
- Une réflexion stratégique sur les objectifs du transfert
- Une planification fiscale adaptée
- Une revue des actifs de propriété intellectuelle
- Une organisation rigoureuse de la documentation de l’entreprise
- Une analyse des enjeux liés aux renseignements personnels et à la cybersécurité
Dans plusieurs cas, les entrepreneurs découvrent trop tard que certains éléments clés n’ont jamais été documentés correctement : marques de commerce non enregistrées, contrats incomplets, absence de politiques internes ou encore propriété incertaine de certains actifs technologiques.
Ces enjeux peuvent avoir un impact direct sur la valeur de l’entreprise ou sur l’intérêt du repreneur.
La propriété intellectuelle : un actif souvent sous-estimé
Aujourd’hui, la valeur d’une entreprise dépasse largement ses actifs tangibles. Les marques de commerce, les procédés et savoir-faire, les données, les logiciels, les actifs numériques et les secrets commerciaux représentent souvent une part importante de l’avantage concurrentiel.
Dans un contexte de repreneuriat, les repreneurs accordent une attention particulière à la qualité et à la protection de ces actifs.
Quelques questions reviennent systématiquement lors d’une vérification diligente :
- Les marques de commerce sont-elles enregistrées ?
- Les usages commerciaux sont-ils bien documentés ?
- Les brevets ont-ils été correctement enregistrés et maintenus ?
- Les contrats avec les développeurs externes prévoient-ils clairement qui détient les droits de propriété intellectuelle ?
- Les secrets commerciaux sont-ils réellement protégés à l’interne comme à l’externe ?
Un actif stratégique mal protégé peut rapidement devenir une source d’incertitude, voire de litige, après la transaction.
À l’inverse, une entreprise capable de démontrer une gestion rigoureuse de ses actifs immatériels inspire confiance et renforce sa valeur aux yeux des investisseurs et repreneurs potentiels.
Confidentialité et données : des enjeux désormais incontournables
Les transactions impliquent inévitablement le partage d’informations sensibles : données financières, listes de clients, procédés internes, projets d’affaires ou renseignements personnels. Avant même les premières discussions, une entente de confidentialité bien rédigée devient essentielle.
Mais la confidentialité ne se limite plus aux seules informations commerciales. Les obligations liées à la protection des renseignements personnels occupent maintenant une place centrale dans les transactions.
Un incident de cybersécurité non divulgué, une mauvaise gestion des données ou l’absence de politiques internes peuvent rapidement devenir des facteurs de risque importants.
Les repreneurs veulent comprendre :
- Quelles sont les données détenues par l’entreprise
- Comment sont-elles conservées
- Qui y a accès
- L’organisation respecte-t-elle ses obligations réglementaires
Pour plusieurs PME, ces questions représentent désormais un véritable exercice de maturité organisationnelle.
La lettre d’intention : bien plus qu’une formalité
Dans plusieurs transactions, la lettre d’intention est perçue comme une simple étape administrative. Pourtant, elle joue un rôle stratégique majeur.
Elle permet notamment de :
- Structurer les discussions
- Préciser les paramètres de la transaction
- Établir un calendrier
- Encadrer l’exclusivité
- Réduire les risques de malentendus entre les parties
Une lettre d’intention bien rédigée contribue souvent à maintenir un climat de confiance pendant les négociations et à éviter certains blocages coûteux plus tard dans le processus.
La vérification diligente : un exercice de transparence
La vérification diligente demeure l’une des étapes les plus déterminantes d’une transaction.
Pour le repreneur, elle permet de confirmer la valeur de l’entreprise et de repérer les risques. Pour le cédant, elle représente une occasion de démontrer la qualité de sa gestion et la solidité de son organisation.
La transparence devient ici un facteur clé.
Les enjeux cachés finissent rarement par disparaître. Au contraire, ils compliquent souvent les négociations, fragilisent la confiance entre les parties et peuvent entraîner des rajustements importants du prix de vente ou des garanties négociés.
Les cédants qui abordent cette étape avec préparation et rigueur augmentent considérablement leurs chances de conclure une transaction efficace et harmonieuse.
Une transaction réussie repose avant tout sur l’anticipation
Le repreneuriat est bien plus qu’une opération financière ou juridique. C’est un moment charnière dans la vie d’une entreprise, de ses actionnaires, de ses dirigeants, de ses employés et de ses partenaires.
Les organisations qui réussissent le mieux leur transfert sont généralement celles qui ont su anticiper les enjeux plutôt que de simplement réagir aux demandes du marché ou des acheteurs.
S’entourer rapidement d’une équipe multidisciplinaire pouvant conseiller les cédants quant aux aspects juridiques, fiscaux, financiers et stratégiques de l’entreprise, permet non seulement de réduire les risques, mais aussi de créer les conditions nécessaires à une transition durable et créatrice de valeur pour toutes les parties concernées.
Dans un contexte où les transferts d’entreprises continueront de s’accélérer au Québec au cours des prochaines années, la préparation demeure plus que jamais le meilleur levier pour réaliser une transaction sans surprises.
Auteurs
Isabelle Mercure
Associée directrice du bureau de Sherbrooke, Lavery
Sylvain Pierrard
associé, Lavery
Une année de transformation pour Repreneuriat Québec : nouvelle présidence et rapport d’activités 2025-2026
Montréal, le 23 juin 2026 — Repreneuriat Québec annonce la nomination de Jean-François Lévesque à titre de président de son conseil d’administration, alors que l’organisation publie son rapport d’activités 2025-2026, le premier sous sa nouvelle identité. Ces annonces s’inscrivent dans une année de transformation pour l’organisation, marquée par un renouvellement de sa gouvernance, un repositionnement de son offre de services et une présence accrue dans l’écosystème repreneurial québécois.
Nouvelle gouvernance pour accompagner la prochaine étape de développement
Administrateur de Repreneuriat Québec depuis 2025, Jean-François Lévesque succède à François Faucher, qui siégeait au conseil d’administration depuis 2019 et en assurait la présidence depuis 2023. L’organisation souligne l’importante contribution de M. Faucher au développement de Repreneuriat Québec et à la gouvernance du repreneuriat au Québec au cours des dernières années.
Repreneuriat Québec tient également à remercier Marcel Thuot et Luc Pinard, administrateurs sortants, pour leur engagement envers sa mission. L’organisation accueille par ailleurs trois nouvelles venues au sein de son conseil d’administration, venant ainsi enrichir les expertises réunies autour de la table :
- Caroline Thuot, présidente de Techno Diesel
- Annick Lambert, vice-principale associée, Recrutement, marketing et communications à l’Université Bishops
- Amélie Craig, vice-présidente, stratégie et solutions d’affaires aux Fonds régionaux de solidarité FTQ
« Je me réjouis de l’arrivée de Caroline Thuot, Annick Lambert et Amélie Craig au sein de notre conseil d’administration, ainsi que de la nomination de Jean-François Lévesque à sa présidence. Son parcours d’entrepreneur, sa compréhension des enjeux de croissance et sa vision de la gouvernance seront des atouts précieux pour accompagner la prochaine étape de développement de Repreneuriat Québec. Je tiens également à remercier Marcel Thuot et Luc Pinard pour leur implication au cours des dernières années, et tout particulièrement François Faucher pour son engagement, sa rigueur et sa contribution à l’évolution de l’organisation depuis 2021 », souligne Alexandre Ollive, président-directeur général de Repreneuriat Québec.
Entrepreneur technologique et administrateur de sociétés, Jean-François Lévesque cumule une vaste expérience en entrepreneuriat, en innovation, en gouvernance et en technologies. Il a cofondé Fibrenoire, entreprise québécoise spécialisée en connectivité par fibre optique, vendue à Vidéotron en 2016. Il a ensuite fondé et dirigé Obkio, une entreprise SaaS spécialisée en surveillance et dépannage de réseaux, vendue en 2023. Il amorce aujourd’hui une nouvelle phase de carrière axée sur la gouvernance.
« Après vingt ans d’entrepreneuriat technologique, consacrer cette prochaine étape à la gouvernance, c’est une évolution naturelle pour moi. Repreneuriat Québec porte exactement le type d’engagement auquel je veux contribuer : faire en sorte que les entreprises québécoises perdurent et prospèrent », ajoute Jean-François Lévesque, ing., ASC, C.Dir., CISSP.
Un rapport d’activités qui témoigne d’une année de transformation
Le rapport d’activités 2025-2026 de Repreneuriat Québec rend compte d’une année charnière pour l’organisation. Le rapport témoigne notamment du repositionnement de l’organisation, du recentrage de son offre vers les entreprises d’impact et du renforcement de son rôle au sein de l’écosystème repreneurial québécois.
« Cette année marque une étape importante dans l’évolution de notre organisation. Avec Repreneuriat Québec, nous affirmons clairement notre rôle : soutenir la pérennité des entreprises d’ici, mais aussi faire du transfert d’entreprise un levier de création de valeur, d’innovation et de productivité pour le Québec », souligne Alexandre Ollive.
Au cours de la dernière année, Repreneuriat Québec a structuré son offre autour de trois volets complémentaires : un accompagnement sur mesure pour les entreprises d’impact, un écosystème en libre-service pour l’ensemble des entrepreneurs et un service de prospection destiné aux acheteurs à fort potentiel. Cette évolution vise à mieux répondre aux besoins des vendeurs, des acheteurs et des partenaires, tout en renforçant l’accompagnement dans les secteurs stratégiques pour l’économie québécoise.
Parmi les réalisations importantes de l’année figurent notamment le développement du Campus du repreneuriat, le lancement de Repreneuriat au féminin, la nouvelle cohorte du programme de Certification en gestion de transfert d’entreprise, la 3e édition de la Semaine nationale du repreneuriat et la progression du rayonnement de l’organisation dans l’espace public.
Repreneuriat Québec remercie son équipe, ses partenaires, les membres de son conseil d’administration ainsi que les entrepreneurs qui lui font confiance dans leurs projets d’achat ou de vente d’entreprise.
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À propos de Repreneuriat Québec
Repreneuriat Québec est ancré sur une conviction forte : le transfert d’entreprise est l’un des leviers les plus puissants pour assurer la vitalité économique du Québec et la productivité des entreprises d’ici. Porteur d’une vision structurante du repreneuriat, Repreneuriat Québec est à l’origine de la Semaine nationale du repreneuriat et de l’Observatoire de Repreneuriat Québec, deux initiatives phares qui contribuent à sensibiliser, documenter et mesurer les tendances du marché du transfert d’entreprise. Depuis plus de dix ans, Repreneuriat Québec accompagne les entrepreneurs à chaque étape de leur projet de relève. Pionnier d’un modèle d’accompagnement unique, Repreneuriat Québec est présent dans toutes les régions du Québec pour faire avancer concrètement les projets de relève. L’organisation a guidé plus de 35 000 entrepreneurs et des milliers d’entreprises, représentant plus de 11 milliards de dollars en chiffre d’affaires transféré, avec un taux de survie de 87,5 % pour les entreprises accompagnées. Repreneuriat Québec agit comme un acteur clé de la continuité entrepreneuriale, avec le soutien du ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie.
Pour plus d’informations
Camille Ross-Williams
Conseillère affaires publiques et communications
[email protected] | 1 844 200-2837 p.1066
Naissance d’un laboratoire vivant d’innovation et de développement de productivité via le transfert d’entreprise
Trois-Rivières, le 11 juin 2026 — Après avoir collaboré dans le cadre de P3Rspectives, le grand rendez-vous de l’innovation et de la productivité, Repreneuriat Québec et IDÉ Trois-Rivières vont plus loin et lancent aujourd’hui un grand chantier conjoint sur l’innovation et la productivité en repreneuriat. Au-delà de la convergence des services sur le territoire, les deux organisations s’engagent à faire de Trois-Rivières une véritable ville pilote où chaque transfert devient un levier d’innovation, de modernisation et de productivité.
Ce chantier répond à deux enjeux majeurs qui se croisent : le retard de productivité et la vague de transferts d’entreprise à venir. En les abordant ensemble, Repreneuriat Québec et IDÉ Trois-Rivières vont lancer des projets pilotes pour activer l’immense potentiel du transfert d’entreprise comme moteur de création de valeur.
Faits saillants
Les PME québécoises issues d’un transfert investissent 13,2 % plus en R-D et sont 11,1 % plus productives que la moyenne des entreprises québécoises qui ont gardé le même propriétaire. |
Trois-Rivières, banc d’essai pour le Québec
Le chantier est déjà en gestation de projets pilotes qui seront annoncés au cours des prochaines semaines. Les entreprises participantes profiteront de parcours spécialisés, d’expertises, d’outils et des ressources mises en place dans le cadre d’Impulsion repreneuriat innovant.
« Un acheteur n’acquiert pas que le passé d’une PME, il investit d’abord dans son futur. La relève, l’innovation et la productivité ne doivent pas être travaillées en silos, nous devons ouvrir cet espace. À Trois-Rivières, en combinant l’offensive en productivité d’IDÉ Trois-Rivières, notre expertise en transfert d’entreprise et la force de notre réseau de partenaires, nous allons faire de la ville une vitrine démontrant le véritable potentiel d’un levier stratégique pour tout le Québec. On va être contagieux », déclare Alexandre Ollive, président-directeur général de Repreneuriat Québec.
« Jusqu’ici, un entrepreneur qui voulait vendre son entreprise et moderniser ses opérations devait frapper plusieurs portes, raconter plusieurs fois son histoire, s’adapter à plusieurs agendas. C’est un parcours que nous voulons faciliter. Dans un contexte où Trois-Rivières mène une offensive sur la productivité, on vise à réduire les démarches et accélérer les résultats. Alors on a joint nos forces : un seul appel, un seul parcours, une seule porte d’entrée. Les entreprises qui passeront par ce chantier bénéficieront des avantages de deux organisations, par un seul guichet », affirme Grégory Gihoul, directeur général d’IDÉ Trois-Rivières.
Deux forces, une seule destination
De plus, cette collaboration permet de créer un guichet d’accompagnement en transfert d’entreprise qui tient compte à la fois de la réalité des PME trifluviennes et des meilleures pratiques en repreneuriat. En unissant leurs expertises, les deux organisations sont en mesure de proposer des services structurés, cohérents et personnalisés, adaptés aux besoins concrets du tissu entrepreneurial trifluvien.
« À Trois-Rivières, appeler IDÉ Trois-Rivières ou Repreneuriat Québec c’est la même chose. Les entrepreneurs en quête de relève sont pris en main et accèdent à tous nos services, on s’organise entre nous. Pas besoin de se casser la tête », affirment d’une seule voix Alexandre Ollive et Grégory Gihoul.
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À propos de Repreneuriat Québec
Repreneuriat Québec est ancré sur une conviction forte : le transfert d’entreprise est l’un des leviers les plus puissants pour assurer la vitalité économique du Québec et la productivité des entreprises d’ici. Depuis plus de dix ans, Repreneuriat Québec porte la cause du repreneuriat en accompagnant les entrepreneurs à chaque étape de leur projet de relève. Pionnier d’un modèle d’accompagnement unique, Repreneuriat Québec est présent dans toutes les régions du Québec pour faire avancer concrètement les projets de relève. L’organisation a guidé plus de 42 000 entrepreneurs et des milliers d’entreprises, représentant plus de 11 milliards de dollars en chiffre d’affaires transféré, avec un taux de survie de 87,5 % pour les entreprises accompagnées. Repreneuriat Québec agit comme un acteur clé de la continuité entrepreneuriale, avec le soutien du ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie.
À propos d’Innovation et développement économique Trois-Rivières
Innovation et Développement économique Trois-Rivières (IDÉ Trois-Rivières) est l’organisme de développement économique mandaté par la Ville de Trois-Rivières pour soutenir la croissance des entreprises et la prospérité du territoire. Par ses services d’accompagnement et ses initiatives structurantes, l’organisation contribue à stimuler l’innovation, la productivité, l’entrepreneuriat et l’attractivité de la ville.
Pour plus d’informations
Camille Ross-Williams
Conseillère affaires publiques et communications
[email protected] | 1 844 200-2837 p.1066
Vendre son entreprise, c’est bien plus qu’une transaction. C’est assurer la continuité d’un projet que vous avez bâti avec conviction. Le choix du repreneur détermine l’avenir de votre organisation, la transmission de vos valeurs et la préservation des emplois que vous avez créés.
Famille, employés, partenaires, concurrents, investisseurs ou repreneurs externes : plusieurs avenues s’offrent à vous. Voici un aperçu des profils d’acheteurs possibles et des réflexes à adopter pour amorcer votre plan de relève.
La famille : une continuité naturelle
Transmettre à ses enfants est souvent la première option envisagée. Mais le cercle familial s’étend souvent plus loin : frères, sœurs, cousins ou belle-famille peuvent aussi représenter la relève.
Ce scénario exige toutefois un encadrement rigoureux. Un conseil de famille et un accompagnement professionnel en relations humaines sont essentiels pour préserver l’harmonie tout au long du processus.
Les employés : des alliés déjà investis
Les cadres connaissent déjà l’entreprise et son environnement, ce qui facilite la reprise. Leur implication rassure les partenaires financiers et assure une transition fluide.
Les employés, quant à eux, peuvent devenir repreneurs individuellement ou collectivement. Leur sentiment d’appartenance et leur connaissance du terrain constituent un atout majeur. Des programmes d’accompagnement et des mesures fiscales existent pour soutenir la reprise collective.
Les repreneurs externes : un nouveau souffle
Dans bien des cas, une relève externe apporte un regard neuf et une expertise complémentaire. Ces repreneurs peuvent faire évoluer l’entreprise vers de nouveaux marchés ou modèles d’affaires. Le potentiel d’innovation est d’ailleurs très fort avec cette avenue et les chiffres le démontrent.
Repreneuriat Québec dispose d’une vaste banque de repreneurs qualifiés dans toutes les régions et dans tous les secteurs d’activité grâce à sa plateforme de maillage, l’Index.
Autres avenues à explorer
Vos clients ou partenaires d’affaires
Certains clients, fournisseurs ou distributeurs peuvent voir dans votre entreprise une occasion stratégique d’intégrer une expertise ou de sécuriser une ressource. Cette approche peut renforcer une chaîne d’approvisionnement et consolider des relations d’affaires existantes.
Une entreprise concurrente
Vendre à un concurrent peut sembler audacieux, voire contre-intuitif, mais cela peut être une stratégie gagnante : elle assure la continuité des opérations et permet à l’entreprise acheteuse de croître tout en réalisant des économies d’échelle.
Une entreprise complémentaire
Une organisation offrant des produits ou services différents, mais compatibles, peut vouloir bonifier son offre. Par exemple, un fabricant de pièces mécaniques pourrait s’allier à un assembleur d’équipements industriels pour créer une offre intégrée et plus compétitive.
En région, des acteurs municipaux ou communautaires peuvent aussi s’impliquer pour préserver des entreprises essentielles à l’économie locale.
Les investisseurs
Des investisseurs peuvent également compléter le montage financier d’un repreneur. Ils apportent des ressources, un réseau et une vision de croissance à long terme.
Pour bien amorcer la réflexion
- Déterminez votre vision et le rôle que vous souhaitez jouer après la vente
- Identifiez les personnes de votre réseau susceptibles d’être intéressées
- Entourez-vous des bons professionnels : experts en transfert, fiscaliste, comptable, conseiller financier, avocat, etc.
- Envisagez une reprise progressive : une approche graduelle favorise une transition harmonieuse
Vendre une entreprise, c’est assurer la continuité d’un savoir-faire et d’un héritage entrepreneurial. Peu importe la voie choisie, prenez le temps de planifier chaque étape.
Chez Repreneuriat Québec, notre équipe d’experts accompagne les cédants et les repreneurs à travers tout le Québec, en tenant compte des dimensions humaines et transactionnelles du transfert.
Faites en sorte que ce que vous avez bâti continue de prospérer.
Aujourd’hui, Katabatik franchit une étape importante de son histoire avec une démarche de relève collective. Ce projet vise à assurer la continuité de l’entreprise, tout en permettant à celles et ceux qui la connaissent de près de participer à son avenir.
Dans cette démarche, l’entreprise est accompagnée par Jean-Michel Hébert, expert en transfert d’entreprise chez Repreneuriat Québec. Son rôle consiste à soutenir les parties prenantes dans les différentes étapes du processus, à structurer la réflexion et à favoriser les conditions nécessaires à un transfert bien préparé. Pour lui, la neutralité de l’accompagnement joue un rôle central dans ce type de démarche.
« Dans une démarche de relève collective, l’accompagnement neutre permet de structurer les échanges, d’aligner les attentes et de créer un climat de confiance essentiel à la réussite du transfert », explique Jean-Michel Hébert.
Pour Sébastien Savard, cédant, cette démarche s’inscrit dans une volonté de préserver ce qui fait la force de Katabatik, tout en permettant à l’entreprise de poursuivre son développement dans la région. En préservant sa mission, son ancrage régional et les emplois qui y sont liés, la formule coopérative est rapidement apparue comme une avenue évidente pour mobiliser l’équipe et bâtir un projet durable pour la communauté. Cette volonté de continuité est au cœur de sa vision pour la suite.
« Mon souhait est que Katabatik demeure une entreprise phare du tourisme d’aventure dans Charlevoix, tout en restant accessible, humaine et solidement enracinée dans son milieu. Je souhaite également que cette transition permette de consolider ce qui a été bâti au fil des années, tout en ouvrant la porte à de nouvelles idées et à une nouvelle génération pour porter le projet encore plus loin », souligne Sébastien Savard.
Du côté de la relève, Christophe Chirat, porteur du projet et membre du comité provisoire, participe activement à cette démarche collective. La vision du comité provisoire est de bâtir une relève solide, progressive et réaliste. L’objectif n’est pas simplement de reprendre une entreprise, mais de construire un projet collectif capable d’assurer sa continuité, de consolider ses bases et de créer les conditions pour son développement futur. La mobilisation de l’équipe constitue d’ailleurs l’un des éléments essentiels du projet.
« Ce qui est intéressant dans la mobilisation de l’équipe, c’est qu’elle repose sur une connaissance très concrète du terrain. Les personnes impliquées comprennent les opérations, les clients, les réalités saisonnières et l’importance de Katabatik dans son milieu. Cette mobilisation donne au projet une vraie crédibilité, parce qu’elle part de l’intérieur de l’entreprise et d’une volonté partagée de la faire avancer », partage Christophe Chirat.
La démarche a également reçu une belle reconnaissance. Katabatik s’est vu décerner une bourse de 7 500 $ dans la catégorie activité entrepreneuriale ou repreneuriale, dans le cadre d’un concours organisé par l’Alliance de l’industrie touristique du Québec. Cette bourse vient appuyer un projet qui combine transfert d’entreprise, enracinement régional et développement touristique.
Bien que le transfert ne soit pas encore complété, l’accompagnement se poursuit. Repreneuriat Québec et la Coopérative de développement régional du Québec (CDRQ) continueront d’appuyer Katabatik dans les prochaines étapes afin de soutenir une transition structurée, au service de la pérennité de l’entreprise et de son ancrage dans Charlevoix.
Pour Sébastien Savard et Christophe Chirat, l’accompagnement apporte une méthode, une direction et un cadre de travail pour avancer avec sérieux, en posant les bonnes questions au bon moment et en construisant le projet sur des bases solides. Ils remercient également chaleureusement leur conseiller, Jean-Michel Hébert, dont la connaissance du milieu touristique, l’expérience et l’efficacité ont joué un rôle déterminant dans l’avancement du projet.
De passage dans Charlevoix ? Profitez-en pour réserver une activité avec Katabatik : https://katabatik.ca/fr
Une vente préparée avec méthode, clarté… et un fil conducteur
Chaque transfert d’entreprise suit son propre rythme. Il ne s’agit jamais d’un simple geste financier, mais d’un cheminement fait de décisions structurantes, d’émotions, de renoncements et de projections. Derrière chaque signature se cachent des années de travail, une identité d’entrepreneur et souvent une part importante de la vie personnelle de celui ou celle qui cède. Pour s’y retrouver, certaines ressources comme le guide du transfert d’entreprise de la Chaire IG Gestion de patrimoine en planification financière de l’Université Laval offrent des repères utiles, des étapes et des notions clés pour mieux comprendre l’ampleur des enjeux.
Mais sur le terrain, ces outils ne prennent pleinement leur sens que lorsqu’ils sont incarnés. Ce sont surtout les bons accompagnements qui transforment une intention floue en décisions cohérentes, qui permettent de passer de la théorie à l’action sans perdre de vue l’essentiel. Un transfert bien mené repose rarement sur un seul moment décisif; il se construit plutôt dans la continuité, à travers une série de choix posés bien avant que la question de vendre ne devienne explicite.
L’histoire de Lyne Martel illustre avec justesse à quel point le rôle du conseiller financier peut devenir central : non pas pour imposer une direction, mais pour assurer la cohérence entre l’entreprise, la vie personnelle et l’après. Derrière la vente réussie de ses cliniques se trouve un travail patient de structuration, de scénarios et de dialogue, mené avec Marc-Antoine Reid, son planificateur financier. Un travail souvent discret, mais déterminant, qui a permis à Lyne d’avancer avec lucidité plutôt qu’avec appréhension.
Une entreprise qui grandit… et la nécessité de se préparer
Jeune diplômée de 23 ans, Lyne Martel ouvre sa première clinique de physiothérapie à Beauport avec une idée claire : exercer autrement. Elle souhaite sortir des sentiers battus, proposer une approche globale du soin et créer un environnement où les patients sont accompagnés dans toutes les dimensions de leur rétablissement. Rapidement, elle et sa partenaire Julie développent un modèle intégré : physiothérapie, ergothérapie, ostéopathie, massothérapie, acupuncture, nutrition qui sortent des cadres établis.
L’entreprise croît de façon soutenue. Les équipes s’agrandissent, les cliniques se multiplient, et le projet initial prend de l’ampleur. Au fil des années, le réseau compte onze cliniques et douze actionnaires, tous unis par une même signature : exigence professionnelle, qualité clinique et approche profondément humaine. Cette croissance apporte son lot de satisfaction, mais aussi de complexité, notamment sur le plan de la gouvernance, de la gestion financière et de la vision à long terme.
Avec cette expansion vient tôt ou tard une question incontournable : celle de la continuité. Comment préserver ce qui a été bâti si un jour il faut passer le relais ? Comment s’assurer que l’ADN de l’entreprise survivra à une transition de propriété ? Longtemps avant qu’une vente devienne concrète, Lyne entreprend une réflexion structurée. L’objectif n’est pas de vendre à tout prix, ni même de vendre à court terme, mais de se donner les moyens de choisir le moment, la manière et les conditions.
C’est précisément à ce stade que l’accompagnement prend tout son sens. Le rôle du conseiller ne se limite pas à parler de chiffres ou à estimer une valeur d’entreprise : il aide à anticiper l’imprévisible, à structurer pendant que tout va bien et à poser les fondations longtemps avant qu’un acheteur ne se manifeste. Il agit comme un partenaire de réflexion, capable de remettre les décisions financières en perspective avec la réalité humaine et entrepreneuriale.
Structurer avant d’être pressée par le temps
Avec son planificateur financier, Lyne révise ses structures en profondeur : mise en place d’une société de gestion, création d’une fiducie, vérification de l’admissibilité à l’exonération du gain en capital. Ces décisions, bien qu’elles puissent sembler techniques, sont en réalité profondément stratégiques. Elles déterminent non seulement l’impact fiscal d’une éventuelle transaction, mais aussi la capacité de Lyne à faire fructifier le capital accumulé et à conserver sa liberté financière après une vente à venir.
Certaines de ces mesures exigent du temps, parfois plusieurs années, et une séquence rigoureuse qui ne tolère pas l’improvisation de dernière minute. Les poser sans savoir « si » ou « quand » la vente surviendra demande une vision à long terme et une grande confiance dans le processus.
Dans cette phase, Marc-Antoine Reid agit comme un véritable fil conducteur. Il relie les enjeux corporatifs aux objectifs personnels, traduit des règles complexes en scénarios concrets et s’assure que chaque choix reste aligné avec la vie que Lyne souhaite après la vente. Plus qu’un expert technique, il devient un point d’ancrage : celui qui aide à transformer l’incertitude en décisions assumées, et les inquiétudes diffuses en plans d’action clairs.
Ainsi, lorsqu’un acheteur agressif surgit plus tôt que prévu et grâce au travail effectué en amont, Lyne n’aborde pas cette occasion dans la précipitation, mais dans la lucidité. La préparation devient alors un filet de sécurité : elle permet de comparer, de réfléchir et de négocier sans subir la pression du calendrier.
Choisir, comprendre et décider en toute connaissance de cause
Quand Groupe Santé Physio Universel manifeste son intérêt, la discussion dépasse rapidement la seule question du prix. Bien sûr, l’offre financière compte, et elle doit être analysée avec rigueur. Mais l’évaluation se fait à plus grande échelle : valeurs partagées, approche clinique, respect des équipes, capacité de l’acheteur à préserver la culture organisationnelle et à soutenir le développement futur.
La négociation devient alors un véritable exercice de clarté et de pédagogie. Vente d’actions ou d’actifs, mécanismes de prix conditionnels, modalités de gouvernance, rythme de transition, rôle de la fondatrice après la vente : chaque option est étudiée non seulement pour son rendement financier, mais pour ce qu’elle implique concrètement dans la vie de Lyne et dans celle des équipes.
Dans l’ombre, le conseiller joue un rôle clé de chef d’orchestre. Il coordonne les échanges avec les fiscalistes, juristes et autres experts, s’assure que chaque scénario est parfaitement compris avant d’être accepté et garde le cap sur les priorités réelles : la tranquillité d’esprit, la capacité d’aider ses filles au bon moment et la continuité des cliniques. Ce travail permet de dire oui en toute connaissance de cause, sans renier l’essentiel.
La transaction se conclut en juin 2024. Pas comme une rupture, mais comme une transition maîtrisée, pensée et assumée.
Après la vente : accompagner la suite
Vendre ne signifie pas disparaître. Lyne demeure à la tête de sa clinique d’origine, désormais salariée, là où tout a commencé. La transition opérationnelle est délicate : nouveaux systèmes informatiques, processus standardisés, ajustement des pratiques de gestion. Là encore, le facteur humain est central. Un changement trop rapide peut fragiliser les équipes; trop lent, il peut freiner l’intégration et créer de l’incertitude.
Sur le plan personnel, la vente ouvre aussi une nouvelle phase de planification. Lyne souhaite aider ses filles adultes, soutenir leurs projets, leur offrir un coup de pouce au moment où les besoins deviennent bien tangibles. Mais cette générosité doit être encadrée pour ne pas compromettre sa propre sécurité financière. Ces décisions, chargées d’émotion, nécessitent une lecture fine des impacts à long terme : assurance, planification successorale, équilibre entre soutien familial et autonomie.
Le conseiller demeure présent dans cette étape, non pour décider à sa place, mais pour offrir une grille de lecture rassurante et cohérente, afin que chaque geste posé aujourd’hui s’inscrive harmonieusement dans l’ensemble du plan.
Ce qu’il faut retenir
Le véritable levier d’un transfert réussi ne se trouve pas au moment de la vente, mais bien dans la préparation. Se structurer tôt permet d’accueillir une occasion, même inattendue, sans la subir. L’histoire de Lyne Martel montre qu’un accompagnement rigoureux peut faire la différence entre une transaction imposée et un choix pleinement assumé.
Chaque transfert est unique. Le guide sur le transfert d’entreprise de la Chaire IG Gestion de patrimoine en planification financière offre un cadre et une première boussole, mais ce sont les échanges avec un conseiller capable de relier chiffres, intentions et réalité qui permettent de vendre sans se trahir. Parce qu’au fond, un bon transfert n’est pas seulement une question de valeur financière : c’est une question de cohérence entre l’entreprise que l’on cède et la vie que l’on souhaite continuer de construire.