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Une brève histoire de l’entreprise
En 1980, Laurent Couture fonde Toiture Couture avec ses deux frères. L’entrepreneur connaît rapidement un vif succès, embauchant jusqu’à 250 employés. L’entreprise installe des membranes et réalise de l’entretien préventif et correctif pour une clientèle possédant des immeubles commerciaux ou des usines. Bombardier, Rio Tinto ou Chronos sont du nombre.
Toiture Couture est dans le top trois de son marché au Québec. Alors que ses deux frères ont pris la retraite, le cap de la cinquantaine atteint, Laurent Couture s’interroge sur la suite des choses.
« Je cherchais quelqu’un qui pourrait prendre la relève et assurer la continuité », explique-t-il. « Nous étions cinq actionnaires : mes frères, moi et des personnes clés dans l’entreprise. L’opération relève ne se limitait pas seulement au président. Plusieurs personnes de mon âge occupaient alors des postes clés. Il fallait respecter ceux qui allaient partir tout en faisant de la place à ceux qui arrivaient », ajoute-t-il.
Le processus de relève a finalement duré dix ans !
Le chemin a été parsemé d’embûches. Les dirigeants ont refusé une offre américaine, car ils avaient déniché un repreneur potentiel, mais cette avenue n’a pas fonctionné. « Ma fille était intéressée, mais n’était pas prête », se rappelle-t-il. « On s’en allait vers une co-présidence avec mon neveu qui s’est aussi désisté ».
Pendant tout ce temps, Laurent Couture doit faire une sorte de deuil progressif de son entreprise. Un processus mental normal pour tout entrepreneur qui est rendu à cette étape. « Comme fondateur, on doit accepter qu’on ne soit plus le PDG du futur », commente-t-il. « Tu dois passer d’une forme d’existence basée sur le succès en affaires à celle de bonheur personnel. Tu transites donc du statut de personne indispensable à personne remplaçable », poursuit-il.
Contrairement à l’expérience de certains entrepreneurs en fin de carrière, le transfert s’est bien déroulé pour Laurent Couture puisqu’il a pris son temps.
« J’ai suivi le processus sans trop le savoir », dit-il. « On a quand même fait du projet de relève un enjeu stratégique. Chaque année, les actionnaires devaient identifier un repreneur potentiel. Puis, un jour, ma fille nous a révélé qu’elle était prête à reprendre le flambeau, mais moi, j’étais en pleine forme ! ».
Une transition difficile
Laurent Couture reconnaît qu’il est difficile pour un cédant de se choisir une date de péremption. Pour en venir à bout, il se fixe un rendez-vous décisionnel avec lui-même. La date est arrêtée au 20 juillet de la même année, le jour de son anniversaire.
« Chaque année, on organise un BBQ au début des vacances de la construction », se souvient-il. « J’ai annoncé ma décision ce jour-là, puis le transfert a eu lieu. Les gens ont félicité la nouvelle présidente. C’est comme ça que ce fut officialisé », ajoute-t-il.
Il rachète les autres actionnaires et vend l’entreprise à sa fille, qui, pour la diriger, s’accompagne rapidement d’une équipe de direction formée de trois employés clés. Les jeunes actionnaires ont pris leur place. Laurent Couture, lui, est passé à autre chose : le mentorat, notamment.
Être bien accompagné : la clé du succès
« Quand on fait une transaction de ce genre, on fait affaire avec des professionnels : notaires, fiscalistes, avocats, comptables, consultants, etc. Bien des cédants et des repreneurs négligent pourtant un apport stratégique : le mentor. Ce dernier est un généraliste : il n’offre pas un regard lié à une compétence particulière, mais offre plutôt l’expérience d’une vie », insiste-t-il.
Comme mentor, Laurent Couture accompagne des cédants et des repreneurs. Et il trouve ça fascinant !
Il reconnaît que, pour le cédant, c’est la décision la plus difficile qu’un entrepreneur puisse prendre. Nombreux sont ceux qui attendent trop longtemps. Certains se décident quand ils sont malades, ou parce qu’ils vivent des difficultés personnelles ou professionnelles. D’autres décèdent sans identifier clairement leur relève !
Les émotions : partie intégrante du transfert
Il revient sur le concept de deuil professionnel : un mentor accompagne un cédant sur ce plan. « Un entrepreneur qui en est rendu là dans sa vie doit accepter sa perte de statut, un changement de rôle qui s’accompagne de détails douloureux. Tu perds ta carte de crédit, ta voiture de service, ton bureau, ton pouvoir de décision, ton réseau. Tu dois laisser toute la place à la nouvelle équipe, qui a son propre style », indique-t-il.
Laurent Couture ajoute que du côté des repreneurs, on vit également de grosses émotions, d’autant plus que les cédants ne sont généralement pas pressés, alors que les repreneurs le sont assurément. « Ces derniers doivent être patients pour s’assurer que le cédant puisse traverser toutes les étapes de son deuil, afin d’arriver sereinement à une transaction avantageuse pour tout le monde. Et le cédant doit laisser le devant de la scène aux repreneurs », reprend-il.
La confiance, le respect et la qualité de la communication doivent être des valeurs fondamentales au cœur de toutes les transactions de transferts d’entreprises, selon lui. Un cédant doit accepter que la relève ne dirige pas l’entreprise de la même manière et qu’elle ait le droit à l’erreur. Les parties doivent aussi pouvoir se dire les vraies affaires sans que ça devienne un drame.
Un conseil de mentor
S’il s’agit d’une relève familiale, Laurent Couture suggère que cédant et repreneurs n’en discutent surtout pas à la maison, lors de fêtes ou de repas en famille. « Tu discutes dans la salle de réunion et tu ne tiens jamais pour acquis que tes interlocuteurs connaissent ton point de vue ou certaines informations. Et avec les conjoints, ce n’est jamais simple. On a vu beaucoup d’histoires d’horreur sur ce plan », dit-il.
Son expérience personnelle, on l’a compris, lui sert beaucoup comme mentor. Il a aussi profité de celle de Gérard Trudeau, qui fut chef mentor à Longueuil et qui a vécu sa propre transition. « On a forcément échangé, partagé nos expériences et de la littérature sur le sujet », dit-il. « Je suggère à tous les cédants et les repreneurs d’aller se chercher leur propre mentor », conclut-il.
D’autant plus que beaucoup de cédants ont tendance à exprimer difficilement leurs émotions. Un mentor aide à contourner ces difficultés. Car le repreneuriat se passe essentiellement sur le plan relationnel. Et c’est une expérience qui n’est pas dénuée de frustrations, d’impatiences et d’incompréhensions.
Propos recueillis par Stéphane Desjardins.
Dans ce webinaire, un repreneur témoigne de son expérience de reprise de l’entreprise pour laquelle il a travaillé. Par la suite, nos experts discutent des éléments à retenir de ce témoignage, puis présentent des conseils et des exemples concrets.
Lors de cet événement, quelques questions posées par les participants n’ont pu obtenir de réponses faute de temps. Dans cet article, découvrez les réponses apportées par nos présentateurs.
Questions pour le repreneur, Matthieu Skilling
Qu’est-ce qui vous a le plus surpris au cours de votre processus de transfert ?
La complexité légale des contrats de vente. Il y a beaucoup d’aspects importants dont je ne soupçonnais pas l’existence. Avoir l’accompagnement d’un avocat de confiance est un must !
Lors de votre réflexion pour savoir si vous alliez reprendre l’entreprise avec vos collègues, quels étaient vos pours et vos contres ?
Les pours étaient omniprésents. Que ce soit l’occasion de pouvoir mener à terme nos idées, le défi de poursuivre et de faire croitre l’entreprise, l’idée de ne pas avoir à rendre des comptes à des supérieurs, le fait de travailler à se bâtir un patrimoine à long terme et j’en passe. Au niveau des contres, il y a évidemment le fait que si l’entreprise traverse une période difficile au niveau financier, les impacts sont majeurs. Aussi, il ne faut pas oublier que lorsqu’on est propriétaire, on ne peut pas plaire à l’ensemble des employés. Il faut accepter que les décisions que l’on prend ne fassent pas toujours l’affaire de tous !
Comment avez-vous établi le salaire de chaque associé ?
Je crois qu’il est important de garder un niveau de responsabilités équivalent pour tous. Si les parts sont égales, le niveau de responsabilité doit l’être aussi. De cette façon, on garde les salaires égaux et on élimine une source de frustration possible !
Dans votre processus de reprise interne, à quel moment avez-vous mis à jour votre plan stratégique et est-ce que le cédant y a participé ?
Nous avons commencé à monter notre plan stratégique environ un an avant le transfert. Cependant, ce plan est demeuré flexible et au cours de la première année après la reprise, nous l’avons mis à jour. Le cédant n’est pas intervenu dans ce plan.
Questions pour Stéphane Bourgeois de la Banque Nationale
Sachant que le repreneur est une personne inconnue des employés, quelle est la meilleure approche pour annoncer à ceux-ci un changement de propriétaire ? Quel est le moment idéal pour le faire ?
Comme Matthieu l’expliquait, il faut toujours avoir en main un plan de communication pour les employés, que ce soit dans un cas d’acquisition interne ou externe. Il est fortement recommandé d’avoir une firme externe qui vous accompagne dans la mise en place de la stratégie et du contenu. Avec eux, vous pourrez fixer l’échéancier, les conditions et le meilleur moment pour faire l’annonce.
Est-ce plus difficile pour les repreneurs de se financer actuellement à cause de la hausse des taux d’intérêt ?
Pas du tout. Il faut seulement ajuster notre analyse financière pour nous assurer que l’entreprise aura une structure capable de passer à travers certains imprévus. C’est davantage le montage financier qui diffère. Contrairement à la crise de 2008, le marché a beaucoup de liquidés disponibles.
Les jeunes rêvent d’acheter des entreprises établies, mais n’ont pas nécessairement la capacité financière pour le faire. Quels conseils avez-vous pour eux ? J’ai réussi à acquérir une entreprise, mais avec de gros intérêts.
Tout est possible et le coût en intérêt ne doit pas être un frein au projet, car ce n’est pas l’élément au cœur de la prise de décision. Un acquéreur devrait se soucier du rendement sur investissement, car il s’agit là de la vraie mesure de succès.
Avec une équipe de relève possédant un excellent bagage de gestion et/ou une expertise permettant de propulser l’entreprise, il y aura toujours des banquiers intéressés. La capacité financière aura un impact sur la façon de réaliser le projet. Celui-ci pourrait s’échelonner sur quelques années comme nous le voyons de plus en plus.
Il est aussi possible d’accumuler une mise de fonds de façon graduelle quand on sait déjà qu’on veut reprendre une entreprise dans le futur. Même si le montant ainsi amassé est petit, il s’agit d’une démonstration des efforts qu’on est prêt à faire pour atteindre un objectif.
J’ai d’anciens clients à qui j’avais suggéré de prélever automatiquement des montants à chaque paie afin d’amasser leur mise de fonds pendant qu’ils apprenaient les tenants et aboutissants dans l’entreprise convoitée en tant qu’employé. Après 2 ans, ils avaient amassé suffisamment pour démontrer leur rigueur et leur engagement dans la réussite du projet de transfert. Il faut se donner du temps et voir quelle est la meilleure façon pour nous d’arriver à nos objectifs.
Le financement à favoriser est-il interne (vendeur) ou externe dans le cadre d’une acquisition d’entreprise de services professionnels ?
Le coût d’acquisition et la capacité d’injection du repreneur influenceront la réponse. La plupart du temps, un mélange interne et externe est favorisé. La clé de cette réponse provient de la modélisation financière.
Question pour Denis Ellefsen du CTEQ
Comment pouvez-vous nous accompagner comme repreneur avec un cédant hostile à toute aide externe, mais qui désire céder son entreprise ?
Afin de faire en sorte que le cédant, qui refuse toute aide extérieure dans le cadre de son transfert d’entreprise, puisse démontrer une ouverture, la première étape serait de mentionner au cédant que les services du CTEQ sont neutres et confidentiels. Ainsi, le cédant peut avoir un certain niveau de confiance pour débuter. S’il démontre de l’ouverture, une rencontre en personne avec un conseiller du CTEQ sans obligation de sa part peut être suggérée. Par la suite, le conseiller du CTEQ pourra proposer un plan d’action convenant aux attentes du cédant.
Il est important de mentionner que la mission du CTEQ est de pérenniser l’entreprise. Ceci correspond, dans la majorité des cas, à un des objectifs des cédants.
Pour de plus amples détails, je vous invite à communiquer avec le conseiller de votre région.
1 – Assister à des ateliers, des conférences et des panels en lien avec le transfert d’entreprise
Le Sommet du repreneuriat, c’est l’événement par excellence pour tout savoir sur l’achat et la vente d’une PME au Québec. Augmentez vos connaissances sur le sujet grâce à nos trois parcours (repreneur, cédant et sectoriel) totalisant 12 ateliers.
Axée sur la réalité économique actuelle et sur celle des cédants et des repreneurs, la programmation traitera de financement, d’évaluation d’entreprise, d’enjeux légaux, et bien plus !
Consultez la programmation complète ici.
2 – Rencontrer l’ex-dragon Serge Beauchemin, président d’honneur de l’événement
Le Sommet du repreneuriat est également une belle occasion de rencontrer notre président d’honneur.
Ex-dragon de la populaire émission « Dans l’œil du dragon », professeur associé aux HEC Montréal, Serge Beauchemin est président de AQC Capital, un fonds d’investissement pour les entreprises innovantes encore au stade de démarrage. Il est également le fondateur d’alias entrepreneur.e qui a pour objectif de promouvoir l’entrepreneuriat.
Il sera là toute la journée, profitez-en !
3 – Assister en primeur au pré-dévoilement de l’indice entrepreneurial québécois
Les statistiques vous intéressent ? Réseau Mentorat nous dévoilera en primeur quelques données de l’indice entrepreneurial québécois. Il s’agit du plus important sondage mesurant le dynamisme entrepreneurial du Québec.
4 – Rencontrer des experts spécialisés dans tous les aspects du repreneuriat
Cet événement unique rassemble les acteurs majeurs de l’écosystème repreneurial du Québec.
Une foule d’experts du transfert d’entreprise seront présents, dont Banque Scotia, le présentateur de l’événement. Les différents experts donneront des conférences, animeront des ateliers, tiendront des kiosques et seront là pour réseauter avec tous les participants. Venez leur poser vos questions !
5 – Réseauter avec des cédants cherchant à vendre leur entreprise et des repreneurs cherchant à acheter une entreprise
Joignez la plus grande communauté repreneuriale au Québec ! Les acheteurs et les vendeurs d’entreprises seront réunis lors de cet événement. Venez profiter de cette occasion de rencontrer des entrepreneurs qui vivent ou qui ont vécu des défis similaires et même de rencontrer des partenaires potentiels pour votre projet repreneurial. Des pauses sont prévues pour vous donner le temps de réseauter tout au long de la journée.
D’autres surprises vous attendent également le jour de l’événement. Soyez-là pour ne pas les manquer !
Informations pratiques
Quand : le mercredi 29 mars 2023 toute la journée.
Où : Hôtel Bonaventure à Montréal.
Comment : en vous inscrivant en quelques clics !
Faites vite, les places sont limitées !
Dans ce webinaire, nous partagerons des stratégies concrètes afin de surmonter ces défis humains et de réussir votre projet de transfert. Que vous désiriez vendre ou acheter une entreprise, ce webinaire est pour vous.
Lors de cet événement, quelques questions posées par les participants n’ont pu obtenir de réponses faute de temps. Dans cet article, découvrez les réponses apportées par nos présentateurs.
Est-ce que le cédant doit annoncer son projet de vente d’entreprise même s’il n’a pas encore trouvé de relève ?
D’abord, validez vos intentions. Préférez-vous une vente interne ou externe ?
Si vous penchez pour une vente interne, soit un transfert à un employé et/ou à un membre de la famille, vous devez évaluer l’impact potentiel sur la mobilisation des employés d’une telle annonce faite tôt dans le processus. Si vous vivez une période de ralentissement et que vous n’avez pas de plan de vente ou de relève, cela risque de créer une incertitude au sein des employés ou des autres parties prenantes.
Selon le niveau de tolérance à l’incertitude de vos employés, vous pourrez ajuster le message et trouver le bon moment.
Si vous penchez plutôt pour vendre à une personne externe à votre entreprise, il vous faudra évaluer si la communication de votre projet de vente est stratégique ou si cela pourrait au contraire vous faire perdre certains avantages compétitifs sur le marché. En bref, il s’agit d’une gestion de risque et de vos relations clients.
Comment voyez-vous la formation d’une cellule d’employés clés pour reprendre une entreprise ?
C’est une bonne façon de mobiliser les employés clés. Ceux-ci connaissent déjà l’entreprise et peuvent travailler en équipe pour la reprendre. Il peut ainsi se développer une belle synergie et par le fait même une belle capacité à se distinguer sur le marché.
Il faut toutefois prendre garde aux pièges qui guettent ce genre de reprise. Vous devez vous assurer de la cohésion de l’équipe de co-direction ainsi que de l’alignement des objectif et des valeurs de tous les membres. Il est important de le faire en amont du processus pour éviter de mauvaises surprises plus tard.
En tant que cédant, il vous faudra aussi apprendre à communiquer vos besoins et vos inquiétudes à vos employés et ainsi faire évoluer votre relation.
À titre de repreneur, comment puis-je arriver à convaincre les cédants du bien-fondé de planifier non seulement le transfert des actions, mais également de planifier le message à envoyer à nos équipes d’employés. Le choc entre le cédant et le repreneur est parfois violent au niveau de la vision de chacun.
Il est primordial d’avoir un plan d’actions pour plusieurs raisons. Tout d’abord, un bon transfert nécessite une structure définie. Ce processus un labyrinthe de tâches et d’émotions dans lequel il faut trouver son chemin sans impacter les opérations et les relations avec les employés.
De plus, il y a un lien évident entre le plan d’action et les communications. Faire un plan de transfert vous assurera de bien positionner ces communications dans le temps, d’avoir le bon message et d’adresser celui-ci aux bonnes personnes.
Il vous faudra à un certain point avoir accès à des experts pour que vous puissiez arriver à avancer en harmonie dans le transfert et à établir les paramètres de gestion de zones de divergences ou de turbulences.
En bref, un chef d’orchestre est nécessaire pour bien guider le changement et les communications sont essentielles à la réussite de votre transfert en toute quiétude.
Le Centre de transfert d’entreprise du Québec et la Banque Nationale au service du repreneuriat
Montréal, le 9 février 2023 – C’est avec beaucoup d’enthousiasme que le Centre de transfert d’entreprise du Québec (CTEQ) annonce la signature d’une entente de collaboration avec la Banque Nationale. Cette annonce est un pas supplémentaire dans notre désir commun d’assurer la pérennité des entreprises québécoises.
PRÉPARER LE TRANSFERT DE SON ENTREPRISE
Grâce à cette signature, la Banque Nationale sera désormais le partenaire présentateur commanditaire de la formation Préparer le transfert de son entreprise. Nouvellement offerte par le CTEQ, cette dernière a pour objectif de faire passer de l’intention à l’action les cédants projetant vendre leur entreprise.
GUIDES POUR CÉDANTS ET POUR REPRENEURS
Les populaires guides gratuits offerts par le CTEQ seront bonifiés en cours d’années grâce à l’apport de l’expertise de la Banque Nationale. De nouvelles sections seront ajoutées afin de demeurer à l’avant-garde des enjeux associés au processus de transfert d’entreprise.
SOMMET DU REPRENEURIAT ET WEBINAIRES
Côté événementiel, le CTEQ pourra profiter de l’expertise de la Banque Nationale par l’entremise de ses experts lors de deux de ses webinaires, ainsi que lors du très attendu Sommet du repreneuriat qui aura lieu le 29 mars prochain.
« La Banque Nationale est la plus grande banque basée au Québec et par conséquent est un joueur important en matière de transfert d’entreprise. La signature d’une entente 360 comme celle-ci permet de combiner nos forces au profit de notre clientèle et du repreneuriat », affirme Alexandre Ollive, directeur général du CTEQ.
« Le transfert d’entreprises n’est pas qu’une simple occasion d’affaires, c’est un tournant critique pour notre économie de propriétaire. Avec les ressources et conseils fournis par le CTEQ, nous gagnons à unir nos forces pour favoriser toujours davantage le développement de l’écosystème entrepreneurial et repreneurial du Québec », ajoute Stéphane Bourgeois, directeur principal transfert d’entreprise de la Banque Nationale.
À propos du Centre de transfert d’entreprise du Québec
Chef de file du repreneuriat au Québec, le CTEQ a pour mission d’assurer la pérennité des entreprises québécoises. Service-conseil personnalisé et confidentiel – Occasions d’affaires – Réseau d’affaires – Formations et événements sont offerts par notre équipe afin de mettre toutes les chances de votre côté pour réaliser votre projet de vente ou d’achat de PME. Présent dans toutes les régions du Québec, le CTEQ est soutenu financièrement par le ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie du Québec.
À propos de la Banque Nationale du Canada
Forte d’un actif de 404 milliards de dollars au 31 octobre 2022, la Banque Nationale du Canada, avec ses filiales, est l’un des plus importants groupes financiers intégrés canadiens. Elle compte plus de 29 000 employés dans des fonctions à contenu élevé de savoir, et a été maintes fois primée pour ses qualités d’employeur et son engagement à l’égard de la diversité. Ses titres sont cotés à la Bourse de Toronto (TSX : NA). Suivez ses activités sur bnc.ca ou par l’entremise des réseaux sociaux Facebook, LinkedIn et Twitter.
Pour plus d’information
Frédérick Beaumier, conseiller principal, communication et marketing
Centre de transfert d’entreprise du Québec
[email protected] | 1 844 200-2837 p.1042
Deux acteurs du transfert d’entreprise au québec collaborent au service du repreneuriat
Montréal, le 6 février 2023 – Le Centre de transfert d’entreprise du Québec (CTEQ) et Transfert 360 sont heureux d’annoncer la signature d’une entente de partenariat visant à traiter l’enjeu de la relève des dirigeants et à propulser le taux de succès des transferts d’entreprises au Québec. Cette entente permettra aux deux organisations d’accompagner un plus grand nombre d’entrepreneurs québécois et d’accroître la portée de leurs missions complémentaires.
SOMMET DU REPRENEURIAT ET WEBINAIRE
Côté événementiel, le CTEQ pourra profiter de l’expertise de Transfert 360 sur un panel du très attendu Sommet du repreneuriat qui aura lieu le 29 mars prochain. Un webinaire conjoint sera aussi organisé plus tard cette année.
UNE RELATION D’AFFAIRES FORTE
Les deux organisations pourront également s’inviter mutuellement dans des rencontres clients lorsque leurs expertises respectives seront jugées nécessaires à l’avancement et au succès du projet de transfert.
« Le CTEQ et Transfert 360 sont deux organisations dévouées au succès du transfert d’entreprise. L’esprit de collaboration et le soutien aux entrepreneurs québécois sont au cœur de ce partenariat unique », indique Alexandre Ollive, directeur général du CTEQ.
« Transfert 360 a été créé dans le but très précis d’accompagner les dirigeants d’entreprises et de participer activement au succès de leur transfert, en mettant à leur disposition tous les outils leur permettant d’avancer en toute confiance et en harmonie avec leurs aspirations et objectifs. C’est un grand honneur pour nous de joindre notre expertise à celle du CTEQ pour assurer la pérennité du Québec Inc. », indique Josée Blondin, fondatrice de Transfert 360.
À propos du Centre de transfert d’entreprise du Québec
Chef de file du repreneuriat au Québec, le CTEQ a pour mission d’assurer la pérennité des entreprises québécoises. Service-conseil personnalisé et confidentiel – Occasions d’affaires – Formations et événements – Réseau d’affaires sont offerts par notre équipe afin de mettre toutes les chances de votre côté pour réaliser votre projet de vente ou d’achat de PME. Présent dans toutes les régions du Québec, le CTEQ est soutenu financièrement par le ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie du Québec.
À propos de Transfert 360
Depuis plus de 20 ans, l’équipe de Transfert 360 accompagne les dirigeants de PME et leur relève dans l’expérience positive et constructive d’un transfert d’entreprise harmonieux que ce soit par un accompagnement personnalisé que par les formations et le co-développement permettant aux entrepreneurs de briser leur isolement face à leurs enjeux de continuité/transfert. Afin de propulser le taux de succès des transferts d’entreprises au Québec, nous mettons de l’avant une réelle approche collaborative, avec tous les experts impliqués, soutenue par une plateforme technologique performante.
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Pour plus d’information
Frédérick Beaumier, conseiller principal, communication et marketing
Centre de transfert d’entreprise du Québec
[email protected] | 1 844 200-2837 p.1042
« Au fond, je travaillais trop! » Sylvain Dubé, mentoré et propriétaire de SD Électronique dans le Bas-Saint-Laurent, aborde, par ce constat lucide, un sujet sensible pour nombre d’entrepreneurs.
Pour clarifier, Maxime Blanchette, mentor de Laval, décrit un contexte typique du quotidien de celles et ceux qui sont en affaires : « À la base, les entrepreneurs sont des gens passionnés. Lorsque nous sommes dans l’action, on sait où on veut aller et on veut faire croître notre entreprise. On veut faire plus d’argent, plus de profits. »
Pierre Genest, mentor en Montérégie, renchérit : « C’est une qualité, certes, mais ça peut devenir un défaut au sens que le focus d’entreprise prend de moins en moins de place. Pour éviter ce piège, la majorité des entrepreneurs doivent apprendre à canaliser leur énergie autour d’un objectif central, pour connaître le succès. »
Claudia Chassé, mentorée de Lanaudière et propriétaire de Lait de poule, se décrit comme une entrepreneure fonceuse : « Je suis du genre à faire exploser toutes les portes. Mais il faut reconnaître qu’il faut parfois de l’aide pour évaluer quelles portes ouvrir, pour éviter de s’essouffler… »
Pour Pierre Genest, il faut souvent revenir à l’essentiel : « Si un entrepreneur perd le focus, il se déconcentre, il épuise son énergie, il s’éparpille vers trop d’éléments. » Son collègue Maxime Blanchette est bien conscient de cette réalité : « Avoir des rêves, c’est une chose. Mais il faut être capable de les réaliser. »
« À un moment donné, les mentorés doivent comprendre qu’ils doivent reprendre leur souffle », ajoute Jean-Louis Des Rosiers, mentor en Outaouais. Sylvain Dubé lui donne raison : « J’ai dû avant tout réaliser qu’il fallait me fixer des plages de temps où je devais me convaincre de ne pas travailler! Comme entrepreneur, tu te sens alors coupable. Mais tu dois arrêter! Tu dois prendre du temps pour toi. »
Jean-Louis Des Rosiers reconnaît que c’est un geste difficile, que prendre du temps pour soi n’est pas naturel pour un entrepreneur : « C’est personnel à chaque mentoré. Mon rôle, ce n’est pas de leur dire quand arrêter, mais de leur faire comprendre l’importance d’une pause, qu’ils doivent détecter par eux-mêmes le bon moment pour se reposer. »
« Je ne sais pas si j’aurais trouvé le moyen de ralentir et même d’arrêter, témoigne Sylvain Dubé. Mais ça aurait été certainement plus long avant que j’en réalise l’importance. Ce n’est pas encore gagné, mais je vais dans la bonne direction! »
Pierre Genest considère que prendre un temps d’arrêt ne signifie pas de se fermer aux initiatives et aux innovations qui peuvent inspirer un entrepreneur. Jean-Louis Des Rosiers va dans le même sens : « On ne veut pas les bloquer : c’est leur adrénaline! C’est comme ça qu’ils opèrent et qu’ils gèrent leur entreprise. »
Maxime Blanchette insiste toutefois sur l’importance de garder le contrôle, de maintenir une direction : « Lorsque je rencontre mes mentorés, je veux qu’ils continuent à poursuivre leurs rêves, mais ils doivent établir par eux-mêmes les étapes appropriées pour atteindre leurs objectifs. »
Pour Claudia Chassé, le moment passé avec son mentor lui permet de se recentrer : « Je trouve ainsi un équilibre entre ce que j’ai prévu de réaliser, ma vision en tant qu’entrepreneure, mais aussi ce que j’entends devenir au sein de mon entreprise. »
« L’essentiel pour un entrepreneur, c’est de rester alerte, conclut Pierre Genest. Son focus, c’est ce qui est important aujourd’hui. Demain, ça peut être complètement autre chose. »
Cet article ainsi que la vidéo qui l’accompagne proviennent de Réseau Mentorat, une organisation qui se dédie au développement du plein potentiel des entrepreneurs par le mentorat.
Reprendre les rênes d’une organisation et devenir responsable du personnel en place n’est pas évident pour tous et peut constituer une source de stress. En tant que repreneur, vous devez bien connaître les répercussions (positives et négatives) d’un changement de main afin de gérer au mieux votre nouvelle équipe.
Mais d’abord, quel type de repreneur êtes-vous ? Les défis selon les types de repreneurs.
Le repreneur interne
Celui-ci est déjà salarié ou gestionnaire dans l’entreprise. Il peut aussi en être actionnaire. Il connaît donc assez bien le propriétaire et les employés en place. Dans un cas comme dans l’autre s’ajoute une couche de complexité : la relation d’amitié ou la relation familiale.
Prenez l’exemple d’un collègue qui devient votre responsable. Même avec les meilleures intentions du monde, l’amitié qui s’est construite entre vous au fil des ans peut s’effriter.
Il y a aussi l’exemple d’un fils qui achète l’entreprise de son père. Ce dernier a investi sans compter de longues heures de dur labeur pour développer son actif, et il doit maintenant s’en départir pour le léguer à un être sur qui il a encore de l’autorité.
Si des travailleurs reprennent collectivement la propriété de l’entreprise qui les emploie, il est primordial qu’ils comprennent et intègrent bien la différence entre le rôle d’employé, le rôle d’administrateur et le rôle de membre.
Le repreneur externe
Ce dernier vient d’ailleurs. Tout, ou presque, est nouveau pour lui. Il ne connaît habituellement pas le fonctionnement de l’entreprise ni les gens qui y travaillent. Il a donc le défi de s’y familiariser.
L’humain est un être d’émotions. Il est donc essentiel de recourir à la psychologie pour savoir comment s’y prendre avec lui.
8 stratégies pour « leader » positivement ses nouveaux employés
Il faut savoir que le changement est une cause de stress pour plusieurs. Certains salariés seront automatiquement réticents à tout ce que vous leur proposerez. En tant que nouveau dirigeant, vous devez user de doigté pour rassurer vos troupes et les guider dans la direction souhaitée.
L’idée générale se résume ainsi : rassurer, écouter et accompagner.
Les astuces qui suivent vous permettront de gérer vos équipes dans un esprit de mobilisation et de fidélisation.
Définir les attentes
Ayez un plan qui inclut votre vision, votre mission et vos valeurs. Tout en y ajoutant vos couleurs, tentez d’être le plus près possible de celles qui existent déjà au sein de l’entreprise.
Faire preuve de reconnaissance
Reconnaissez le travail qui a été effectué par les employés en place avant votre arrivée. Ils ont un bagage d’expérience important et certainement beaucoup de succès derrière la cravate.
Présenter une vision
Présentez un visuel des résultats escomptés. Les tableaux, les graphiques et les statistiques parlent à beaucoup de personnes. C’est encore mieux lorsqu’ils sont bien vulgarisés. En un coup d’œil, les employés devraient comprendre ce qui s’est passé dans les dernières années, ce qui se passe en ce moment et ce qui est attendu dans l’avenir.
Expliquer les raisons d’un changement
Il est important d’expliquer à votre équipe les raisons des changements que vous effectuez dans l’entreprise. Par exemple, si vous êtes convaincu qu’une autre méthodologie peut produire de meilleurs résultats, énumérez les avantages de cette nouvelle méthode ainsi que les gains attendus de celle-ci. Soyez concret, clair et concis dans vos explications.
Discuter avec les équipes
Discutez ouvertement des avantages et des inconvénients des changements proposés. Vous pouvez utiliser un tableau blanc pour noter d’un côté les points positifs et de l’autre les points à améliorer. Ouvrez le dialogue en donnant la possibilité aux employés de poser leurs questions. Finalement, soyez toujours constructif.
Comparer deux succès
Il peut être très efficace de comparer un changement proposé avec le succès d’un changement passé. Si vous connaissez bien l’entreprise parce que vous êtes un membre de la famille ou un ancien salarié, cela sera bien évidemment plus facile pour vous. Aussi, assurez-vous d’avoir pris tout le temps nécessaire avec les anciens propriétaires avant, ainsi que pendant le transfert pour bien comprendre le passé de chaque personne. Enfin, soyez toujours empathique, positif et stratégique dans votre comparaison et préparez vos arguments.
Décortiquer les étapes
Décortiquez le changement à venir en étapes faciles à comprendre pour tous. Vous pouvez inscrire les étapes à la vue de tous sur un babillard dans une salle commune par exemple. Comme mentionné ci-dessus, le stress est une réponse normale au changement. Il vous faudra donc préparer tout le monde, surtout les plus anxieux, à procéder lentement, mais sûrement.
Répéter le processus
Répétez le processus établi pour aider vos employés à bien l’intégrer. Offrez de courtes formations, du mentorat et du soutien. Soyez disponible pour répondre aux questions et aux inquiétudes de chacun.
Les erreurs à éviter
Lorsque vous arrivez à la tête d’une entreprise, il ne faut pas procéder à trop de changements trop rapidement. Il faut d’abord vous familiariser avec les processus et les personnes en place, puis procéder aux changements par étapes logiques et successives.
Évitez les changements drastiques et rapides, les décisions tranchantes et les formules hiérarchiques désuètes. Évitez les confrontations et les échanges à caractère négatif. Il vous faut toujours rester constructif et positif afin de motiver et de mobiliser votre équipe.
En bref
Soyez enthousiaste et sûr de vous. Entourez-vous d’une équipe de direction hétéroclite et complémentaire. Misez sur la mobilisation de vos troupes.
Les bons leaders se forment continuellement. Ils restent à l’affût des tendances du marché et ils améliorent sans cesse leurs compétences managériales.
Établissez vos limites tout en restant authentique. Soyez sage, patient et à l’écoute. Apprenez à inspirer confiance à vos équipes et elles vous en seront reconnaissantes. Elles deviendront même vos plus grandes alliées.
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Les spécialistes de Go RH peuvent vous accompagner dans votre processus de restructuration. N’hésitez pas à les contacter.
Cet article a été écrit par Go RH, une firme spécialisée dans la gestion des ressources humaines qui offre plusieurs services aux entreprises.
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Le Réseau Mentorat et le CTEQ collaborent pour un accompagnement repreneurial optimisé
Montréal, le 23 janvier 2023 – Le Réseau Mentorat et le Centre de transfert d’entreprise du Québec (CTEQ) sont heureux d’annoncer la signature d’une entente de partenariat stratégique visant à promouvoir le repreneuriat dans toutes les régions du Québec.
Cette entente permettra aux entrepreneur(e)s souhaitant transférer ou acquérir une entreprise d’être référé(e)s au CTEQ. En contrepartie, le CTEQ pourra référer au Réseau Mentorat les repreneur(e)s et cédant(e)s souhaitant être accompagné(e)s par un(e) mentor(e) tout au long du processus de transfert.
Cette entente permettra aux deux organisations d’accompagner un plus grand nombre d’entrepreneur(e)s québécois(es) en contexte de repreneuriat et d’accroître la portée des missions complémentaires du CTEQ et du Réseau Mentorat.
Cette entente offre aussi l’occasion au CTEQ et au Réseau Mentorat de consolider leurs efforts afin de promouvoir leurs services et sensibiliser les entrepreneur(e)s des quatre coins du Québec de l’importance d’être bien accompagné(e) lors du processus de transfert.
« L’Indice entrepreneurial québécois 2021 a révélé que le vieillissement démographique anticipé allié au contexte de la pandémie ont déjà fait en sorte d’accélérer la sortie de propriétaires plus âgés, de 50 à 64 ans. En ajoutant le contexte de rareté de la main-d’œuvre, le Réseau Mentorat est convaincu de l’importance de bien accompagner repreneur(e)s et cédant(e)s afin de préserver de nombreuses entreprises et leurs expertises », souligne Pierre Duhamel, directeur général du Réseau Mentorat.
« Cette nouvelle entente renferme une foule d’éléments importants à commencer par le développement conjoint d’un mentorat post-transfert. Cette étape cruciale est souvent un angle mort du processus de transfert d’entreprise. C’est pour la cause du repreneuriat que le CTEQ et Réseau Mentorat font le pari de combiner leur force pour s’attaquer à cet enjeu », ajoute Alexandre Ollive, directeur général du CTEQ.
À propos du Réseau Mentorat
Le Réseau Mentorat se dédie au développement du plein potentiel des entrepreneurs par le mentorat. En collaboration avec des partenaires, nous créons des relations d’accompagnement durables basées sur l’écoute et le partage, à travers le Québec et la francophonie. Nous croyons que la croissance des entreprises passe avant tout par le mieux-être de celles et ceux qui les dirigent. Grâce au mentorat, nous aidons les entrepreneurs à trouver le soutien nécessaire à leur épanouissement pour qu’ils puissent contribuer pleinement à l’essor économique de leur région. Au Québec, le Réseau Mentorat compte sur l’appui majeur du ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie, de la Banque Nationale, de Québecor et de Desjardins, ainsi que sur des partenaires de premier plan, notamment Barreau du Québec, Cascades, Cogeco, Développement économique Canada, Laval économique, Hydro-Québec, Intact Assurance, Léger, RBC Banque Royale et Secrétariat à la jeunesse du Québec. www.reseaumentorat.com
À propos du Centre de transfert d’entreprise du Québec
Chef de file du repreneuriat au Québec, le CTEQ a pour mission d’assurer la pérennité des entreprises québécoises. Accompagnement personnalisé et confidentiel – Occasions d’affaires – Mise en relation – Formations et événements sont offerts par notre équipe afin de mettre toutes les chances de votre côté pour réaliser votre projet de vente ou d’achat de PME. Présent dans toutes les régions du Québec, le CTEQ est soutenu financièrement par le ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie du Québec.
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Pour plus d’information
Réseau Mentorat
Emmanuelle Petit
Directrice Communication-Marketing
Tél. : 514 873-3262, poste 222
[email protected]
Qu’est-ce que la vérification diligente ?
La vérification diligente, ou revue diligente, c’est en quelque sorte « prendre une photo » de l’entreprise dans son ensemble. Il faut creuser les aspects juridiques, fiscaux et comptables de l’entreprise. Il faut donc plusieurs experts pour procéder à une vérification diligente. L’objectif est de bien comprendre le contexte dans lequel l’entreprise opère afin de s’assurer que l’acheteur n’aura pas de surprises dans le futur.
Les éléments de vérification
Plus précisément, voici les principaux éléments à vérifier :
- Le livre des minutes de la société
- Les baux (leur date d’expiration par exemple)
- Les contrats clients importants de l’entreprise (si un contrat important peut être résilié en tout temps, c’est un risque pour l’acquéreur)
- Les contrats de travail des employés clés (durée déterminée ou indéterminée)
- Les litiges en cours contre l’entreprise (si applicable)
- L’environnement (dans certains secteurs, il faut s’assurer que l’entreprise a respecté les lois environnementales)
- La propriété intellectuelle (marques de commerce, droits d’auteur, brevets. Il faut vérifier le moment où les brevets viennent à échéance)
- Le passé fiscal (est-ce que tous les impôts ont été payés ?)
Quand doit-on faire la vérification diligente ?
Souvent, le comptable fait en quelque sorte une mini vérification diligente dès le départ lorsqu’il examine les états financiers. Ensuite, il est coutume pour un acheteur de soumettre au vendeur une lettre d’intention. Celle-ci demande l’exclusivité des négociations pour un temps défini puisque l’acheteur va engager des coûts en faisant la vérification diligente. C’est donc à ce moment-ci que la revue diligente débute. Il est important de savoir que ce processus ne se fait pas du jour au lendemain. Dans les plus grosses transactions, cela peut durer jusqu’à 3 à 4 mois.
Est-ce pertinent dans tous les types de transfert ?
Beaucoup se demandent si la revue diligente doit être faite même dans les transferts familiaux. La réponse, surprenante pour certains, est oui. C’est même encore plus important dans ces transferts de faire une bonne vérification diligente pour garder l’harmonie familiale. Souvent, un parent qui cède son entreprise à son enfant veut s’assurer qu’il n’a rien oublié et que le prix est juste. Après 20, 30 ou même 40 ans de gestion d’une entreprise, il est normal de ne pas se souvenir de tout ce qui est survenu dans le passé. Il est donc important pour tous les types d’acheteurs d’avoir une bonne vue d’ensemble de l’entreprise qu’on souhaite acquérir.
Le seul cas où la vérification diligente peut ne pas être nécessaire ou peut être de moindre envergure, c’est lorsque l’acheteur siège au conseil d’administration de l’entreprise depuis des années et connait celle-ci de fond en comble. C’est toutefois assez rare.
Combien peut-on s’attendre à débourser en honoraires pour une revue diligente ?
Comme pour beaucoup de services d’experts en transfert d’entreprise, le prix payé dépend de plusieurs facteurs. Pour débuter, le nombre d’éléments à vérifier influence grandement la charge de travail, donc le prix payé. Il y a une grande quantité d’aspects qui peuvent être examinés lors d’une vérification diligente, mais ils ne sont pas tous pertinents dans tous les cas. Par exemple, une entreprise complètement virtuelle n’a pas de baux ou d’hypothèques à vérifier.
Le prix payé dépend également de l’ampleur des vérifications effectuées, donc du niveau de risque avec lequel l’acheteur est à l’aise. Les acheteurs expérimentés connaissent déjà leur niveau de tolérance au risque. Pour les premiers acheteurs, les juristes sont là pour les conseiller sur les aspects importants à valider selon la valeur de transaction.
Généralement, c’est l’acheteur qui doit payer les frais relatifs à la vérification diligente. Toutefois, les experts du vendeur interviennent également dans le processus pour partager les documents requis par exemple, donc celui-ci a également des frais à débourser.
Qu’arrive-t’il lorsque la vérification diligente trouve des éléments insatisfaisants ?
Soit le vendeur tente de corriger la situation avant la vente de l’entreprise, soit le prix de vente diminue en conséquence selon l’évaluation des comptables. Il se peut même qu’il n’y ait pas de transaction si les problèmes trouvés sont trop importants.
Par exemple, si le bail est sur le point d’expirer, il est préférable que celui-ci soit renégocié avant la vente. Aussi, s’il y a des comptes client depuis plus d’un an, la possibilité de ne jamais avoir cet argent est grande, ce qui fera baisser le prix de vente en conséquence.
La différence entre un achat d’actifs et un achat d’actions
On parle souvent de vérification diligente dans le cadre d’un achat d’actions. Dans le cas d’un achat d’actifs, le travail de vérification est plus court. Voici quelques exemples d’éléments à valider dans le cas d’un achat d’actifs.
- Bâtiments : il faut faire des vérifications aux registres fonciers.
- Équipements : est-ce qu’ils sont payés ou loués ? Il faut regarder les contrats de location et les suretés, le cas échéant.
- Inventaires : est-ce qu’il y a des hypothèques sur l’inventaire ?
Il est important de comprendre que la revue diligente n’est pas qu’une dépense pour l’acquéreur. C’est un moyen de s’assurer de la santé de l’entreprise qu’on souhaite acheter, donc de diminuer les risques futurs. De plus, les institutions financières la demandent puisqu’ils ne veulent pas investir dans une entreprise susceptible d’avoir des problèmes dans le futur. Finalement, la jurisprudence nous a enseigné au cours des années qu’un acheteur qui ne fait pas de vérification diligente, ou qui en fait une de mauvaise qualité, n’a pas de recours par la suite. C’est donc à ses risques et périls.
Au CTEQ, nous avons un grand réseau d’experts à vous référer pour votre projet d’achat ou de vente d’entreprise. N’hésitez pas à contacter le conseiller de votre région !
Lire aussi : https://repreneuriat.quebec/blogue/abc-evaluation-entreprise/
