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Pour profiter pleinement de cette exonération, il est important de comprendre ce qu’est un gain en capital, les critères d’admissibilité ainsi que les mesures pour en profiter. Cet article vise à guider les propriétaires de PME à travers ces éléments afin d’optimiser les avantages fiscaux lors de la vente de leur entreprise.
Le gain en capital : en quoi cela consiste-t-il ?
De façon simplifiée, le gain en capital (GC) est le profit réalisé lors de la vente de certains biens, comme des actions, pour un prix supérieur à celui payé. Par exemple, une action achetée pour 100 $ et revendue pour 150 $ génèrera un GC de 50 $.
Le gain en capital imposable
Le gain en capital imposable (GCI) est la portion du GC ajoutée aux revenus pour être imposée. Par exemple, pour un gain en capital de 300 000 $, une partie de ce montant sera ajoutée aux revenus selon le taux d’inclusion assujetti et sur lequel l’impôt est payable.
Le taux d’inclusion dans les revenus imposables représente 50 % du GC.
Ainsi, lorsqu’on applique le taux d’inclusion au GC réalisé, on obtient le gain en capital imposable.
L’EGC : un petit acronyme à grande valeur
L’EGC est une mesure fiscale qui permet à un individu la vente d’actions admissibles sans payer d’impôt sur ces gains, jusqu’à concurrence d’un GC de 1 250 000 $ en 2025. Pour déterminer le montant de GCI que l’on peut exonérer, il faut tout simplement multiplier 1 250 000 $ par le taux d’inclusion général (50 %), soit 625 000 $.
Par conséquent, les particuliers pourront exclure jusqu’à 1 250 000 $ de GC de leur revenu imposable lors de la vente d’actions admissibles. La législation fiscale prévoit que cette exonération est cumulative tout au long de la vie du particulier, ainsi, si une partie ou la totalité de l’exonération n’est pas utilisée lors d’une transaction de vente, elle peut être reportée et utilisée ultérieurement pour réduire l’impôt sur les GC réalisés lors d’autres transactions admissibles, tant que le plafond (1 250 000 $ de gain en capital ou 625 000 $ de gain capital imposable) n’est pas atteint.
Notons que ce montant sera indexé à compter de l’année 2026.
Comment profiter de l’EGC ?
Les critères d’admissibilité à l’EGC sont complexes et doivent faire l’objet d’un examen minutieux par votre fiscaliste afin d’éviter les risques associés à une mauvaise qualification fiscale. Chacune des conditions est essentielle et imbriquée l’une dans l’autre à l’image d’une poupée russe.
Voici les conditions essentielles à respecter, bien que d’autres facteurs doivent également être considérés.
- Le jour de la vente des actions, la société doit être une société exploitant une petite entreprise (SEPE).
- Une SEPE, c’est :
- Une société exploitée activement (on exclut donc les entreprises qui ont des revenus passifs, comme des revenus locatifs)
- Une société dont le contrôle (50 % +1) est détenu par des Canadiens
- Une société dont les actifs sont utilisés à plus de 90 % pour générer des revenus actifs
- Une société dont un seuil maximum de 10 % des actifs est utilisé passivement (ce sont les actifs contaminants).
- Les actions doivent être des actions admissibles de petite entreprise (AAPE)
- Les AAPE sont des actions émises par une société qui se qualifie comme une SEPE (voir la condition #1).
- Au cours des 24 mois précédents la vente, la société doit avoir un seuil inférieur à 50 % d’actifs contaminants.
- C’est donc dire que plus de 50 % des actifs de la société doivent être utilisés afin de tirer des revenus actifs.
- À la vente, les AAPE sont détenues personnellement, ou par une fiducie, depuis au moins 24 mois.
- On calcule les 24 mois de détention à compter de la date d’acquisition des actions.
Qu’est-ce qu’un actif contaminant ?
Un actif contaminant est un actif qui n’est pas utile ou nécessaire pour les opérations de l’entreprise. Pour déterminer si un actif est contaminant ou non, on peut commencer par se poser la question suivante : « est-ce que cet actif est utilisé à plus de 50 % dans le cadre des activités de l’entreprise » ? Voici certains actifs qui pourraient être contaminants pour une entreprise :
- Des placements à la bourse
- Des liquidités qui excèdent le fonds de roulement requis pour l’entreprise
- La détention d’immeubles locatifs résidentiels
Dans certains cas, le taux d’actifs contaminants sera trop élevé afin de pouvoir profiter de l’EGC. La solution : procéder à une purification de la société.
Purifier la société : astuces pour profiter de l’EGC
C’est le travail du fiscaliste de déterminer si les ratios requis pour profiter de l’EGC sont respectés. Dans l’éventualité où il y aurait des actifs contaminants, il faudra purifier la société. Par exemple, si en date de la vente, le seuil d’actifs contaminants est de 15 % (voir condition #1), il faudrait purifier la société d’actifs contaminants à hauteur minimalement de 5 %.
On peut penser aux solutions suivantes :
- Rembourser des dettes
- Verser des dividendes ou des bonis
- Acquérir des actifs qui sont utilisés activement (ex. : acheter de la machinerie)
- Déplacer des actifs contaminants vers une autre société
Mise en situation
Pour mieux illustrer ces informations, voici un exemple concret d’une situation réelle de vente d’entreprise.
Justin vend les actions qu’il détient dans son entreprise de déneigement pour une somme de 1 100 000 $ et utilise son exonération sur le gain en capital. Résultat : une facture fiscale à 0 $1. Comment s’y est-il pris ?
En vendant son entreprise de déneigement pour une somme de 1 100 000 $, il a généré un GCI de 550 000 $
Considérant que celui-ci n’avait jamais utilisé son EGC auparavant, voici les impacts fiscaux pour Justin :
- EGC disponible avant la vente : 1 250 000 $, soit 625 000 $ d’exonération pour le GCI
- Gain en capital : 1 100 000 $
- Gain en capital imposable : 550 000 $
- Solde de l’EGC disponible pour le futur : 150 000 $, soit 75 000 $ d’exonération pour le GCI
- Impôt à payer sur la vente de ses actions : 0 $
L’économie d’impôt pour Justin lorsqu’il utilise son EGC est importante. En effet, si on présume un taux d’impôt marginal personnel de 45 %, Justin aurait autrement payé 247 500 $ d’impôt.
Comme cet article se veut simplement informatif, il est recommandé de consulter un fiscaliste pour obtenir une planification fiscale optimale qui tiendra compte des particularités de votre situation. Le fiscaliste vous permettra de prendre des décisions éclairées et stratégiques pour votre entreprise en vous assurant de respecter toutes les exigences légales et comptables pour maximiser vos gains fiscaux.
Mettez toutes les chances de votre côté pour pouvoir utiliser votre EGC !
[1] Sous réserve de l’impôt minimum de remplacement.
Partenariat stratégique entre le CTEQ et Emplois en région
Montréal, le 20 juin 2024 – Le Centre de transfert d’entreprise du Québec (CTEQ) est heureux d’annoncer la signature d’une entente de partenariat stratégique avec Emplois en régions. Cette collaboration vise à sensibiliser les personnes issues de l’immigration aux occasions de reprendre une entreprise en région. Elle permettra aussi aux repreneurs d’entreprise provenant de l’immigration d’envisager leur projet sur l’ensemble du territoire québécois en recevant un accompagnement adapté à leurs besoins spécifiques.
FORMATION ET SOUTIEN AUX ENTREPRENEURS IMMIGRANTS
Ce partenariat permettra de développer des cohortes d’information et des formations ciblées pour les clientèles du CTEQ et d’Emplois en régions. Ces dernières bénéficieront d’un référencement mutuel entre les organisations impliquées. Ces initiatives ont pour objectifs de fournir aux entrepreneurs immigrants les outils et les connaissances nécessaires pour réussir leur immigration au Québec.
« L’Étude nationale du repreneuriat de l’Observatoire du CTEQ nous apprenait en mai dernier qu’entre 2015 et 2021, le nombre de repreneurs immigrants était en hausse de 73,4 %. Malgré ces données encourageantes, nous croyons que les efforts de sensibilisation doivent se poursuivre », indique Alexandre Ollive, président-directeur général du CTEQ. L’achat d’une entreprise par une personne choisissant le Québec comme terre d’accueil contribue directement à la pérennité économique de nos régions et enrichit la qualité de notre tissu socio-économique », poursuit-il.
« Nous pensons que ce partenariat avec le CTEQ est fort important afin d’offrir aux personnes immigrantes de la région métropolitaine que nous accompagnons la possibilité de considérer la reprise d’une entreprise comme une option réalisable dans un projet de régionalisation durable. » ajoute Delfino Campanile, directeur général de PROMIS, pour le projet Emplois en région.
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À propos du Centre de transfert d’entreprise du Québec
Chef de file du repreneuriat au Québec, le CTEQ est un organisme de développement économique qui offre une solution unique combinant une équipe-conseil en transfert d’entreprise et une plateforme confidentielle de mise en relation entre acheteurs et vendeurs de PME. Service-conseil neutre et personnalisé – Occasions d’affaires – Réseau d’affaires – Formations et événements sont offerts afin de donner les meilleures chances de succès pour la réalisation d’un projet de vente ou d’achat d’entreprise. Le CTEQ possède une expertise dans tous les secteurs d’activités et des mandats dédiés aux milieux de la culture, du tourisme, de la reprise collective et auprès des groupes sous représentés en entrepreneuriat. Présent dans toutes les régions du Québec, le CTEQ est soutenu par le ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie du Québec. ctequebec.com
Emplois en régions
Emplois en régions est un projet en régionalisation de l’immigration rassemblant les organismes PROMIS, le Collectif des femmes immigrantes du Québec et INICI. Une équipe de conseillers et un réseau de partenaires locaux accompagnent les personnes immigrantes souhaitant s’établir dans l’une des 15 régions administratives du Québec situées à l’extérieur de la Communauté métropolitaine de Montréal.
Pour plus d’information
Maxime Riopel
Conseiller relations publiques et veille stratégique
Centre de transfert d’entreprise du Québec
[email protected] | 514 797-4153
À la rencontre de Perséide Confection 3D
Perséide Confection 3D est une entreprise manufacturière qui se spécialise dans la fabrication de vêtements. Leur client principal est l’armée canadienne, ce qui garantit une demande stable et récurrente. L’entreprise produit des pantalons, des manteaux et des chemises de haute qualité, répondant aux exigences strictes des forces armées. De plus, elle fabrique des vêtements de plein air haut de gamme pour des marques renommées comme Chlorophylle et Valanga.
La cédante a su orienter l’entreprise vers un futur prometteur en réalisant de nombreux investissements en préparant les futurs départs à la retraite et en recrutant des travailleurs immigrants qualifiés depuis 2021. Ces actions contribuent non seulement à assurer la pérennité de l’entreprise, mais veillent aussi à son potentiel de croissance.
Un système de production optimisé
L’entreprise fonctionne avec le système de couture Toyota Sewing System (TSS), où les employés travaillent debout, toujours en mouvement et en équipe, ce qui permet une production fluide et efficace. Perséide Confection 3D est équipée de cinq îlots de production spécialisés, chacun supervisé par un chef d’équipe, ainsi qu’un îlot de préparation. Ce dernier comprend des machines dédiées à la confection de doublures, broderies, poches, et plus encore. Au total, l’entreprise possède plus d’une centaine de machines industrielles ajustables.
Une équipe polyvalente et expérimentée
Perséide Confection 3D emploie 19 personnes, dont des travailleurs de production expérimentés, un mécanicien polyvalent, une personne dédiée à la coupe et une autre à l’inspection. 8 nouveaux employés se joindront à l’équipe très prochainement. C’est actuellement la propriétaire qui gère les relations clients, les achats, les fiches techniques et tout ce qui est relié à la mise en marche de la production. Cette équipe soudée, polyvalente et expérimentée sera un atout précieux pour le futur repreneur, facilitant ainsi la transition et la continuité des opérations.
Le repreneur idéal
La cédante souhaite trouver un repreneur qui saura prendre soin de son personnel dévoué. Il n’est pas nécessaire de savoir coudre, car les employés maîtrisent parfaitement leur travail. De plus, la présence constante du propriétaire n’est pas requise grâce à l’efficacité des chefs d’équipe en place.
Après le transfert, la propriétaire est également prête à rester environ un an dans l’entreprise pour assurer une transition harmonieuse et transmettre son savoir-faire.
Le potentiel de développement
Les possibilités de développement pour Perséide Confection 3D sont vastes. L’entreprise offre la possibilité de développer de nouveaux produits et de créer sa propre gamme de vêtements. Cette diversification pourrait non seulement augmenter les revenus, mais aussi renforcer la position de l’entreprise sur le marché.
L’entreprise pourra facilement accroitre son chiffre d’affaires en mettant en place un autre quart de travail avec les clients actuels. Il sera également possible d’accroitre le nombre d’ententes annuelles avec de nouveaux clients puisque la capacité de production sera augmentée rapidement dans les prochaines années.
Perséide Confection 3D est prête à écrire son prochain chapitre sous une nouvelle direction. Serez-vous la personne idéale pour le faire ?
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