Catégorie : Blogue

Août 2020

Le Centre de transfert d’entreprise du Québec accueille dans cette capsule, Marc-Antoine Reid, planificateur financier chez IG gestion du patrimoine privée afin qu’il nous parle de l’importance pour une entreprise de bien gérer ses liquidités et surtout en temps de crise.

À travers cette capsule, Marc-Antoine Reid répond à 4 questions importantes que les entrepreneurs se posent souvent et qui sont les suivantes :

 

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Août 2020

Faites d’abord des recherches sur l’entreprise ciblée

Obtenez le plus d’informations possible sur l’entreprise grâce au site du Registraire des entreprises du Québec, le site Web de l’organisation et ses comptes de médias sociaux.

Créez-vous un document avec les informations suivantes :

Renseignez-vous également sur le secteur d’activité dans lequel œuvre l’entreprise en question. Pour ce faire, consultez votre réseau professionnel ou encore les sites Web de l’association, du regroupement ou de l’ordre qui représente les organisations dans cette industrie.

entrepreneur parle au téléphone pour une intention de vente

 

Soyez crédible : préparez-vous

Il est important de faire valoir votre potentiel et vos antécédents. Aussi, vous vous devez d’être prêt à répondre à un maximum de questions que le propriétaire pourra légitimement vous poser, à compter du moment où il manifestera une ouverture à transférer son entreprise.

Pour ce faire, voici des éléments que vous devrez mettre à disposition :

Communiquez avec le propriétaire-dirigeant

Tentez d’obtenir l’adresse courriel et le numéro de téléphone du dirigeant en contactant l’adjointe, par exemple. Vous pouvez mentionner qu’il s’agit d’un appel confidentiel et d’une occasion d’affaires.

Communiquez ensuite avec le propriétaire de l’organisation ciblée et précisez le motif de votre appel :

Est-ce qu’à court ou moyen terme, l’entreprise a des projets de croissance, recherche un partenaire ou une relève ? A-t-elle une capacité d’investir du temps et de l’argent dans une occasion comme la vôtre ?

Il est important de rassurer le dirigeant qu’il s’agit d’une démarche confidentielle et que vous avez un intérêt pour son entreprise.

Dans certains cas, si vous préférez préserver votre anonymat à cette étape, votre conseiller du CTEQ pourrait accomplir cette tâche pour vous.

 

Fixez une première rencontre

Votre appel préliminaire avec le propriétaire de l’entreprise ciblée semble susciter de l’intérêt, profitez-en pour fixer immédiatement une première rencontre.

N’oubliez pas d’avoir avec vous une entente de confidentialité, à signer par les deux parties.

Pour terminer, assurez-vous de prévoir la prochaine étape, par exemple, une deuxième rencontre.

 

Poursuivez les démarches

La suite des étapes doit être planifiée stratégiquement et demande une bonne préparation. En tant qu’organisme neutre, le Centre de transfert d’entreprise du Québec et son réseau d’experts peuvent soutenir les deux parties (vendeur et acheteur) dans le projet, et ce, en toute confidentialité.

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Ça y est, vous avez choisi l’option du repreneuriat. Vous souhaitez vous lancer en affaires, mais vous ne voulez pas démarrer de zéro. Vous voulez reprendre une entreprise existante, contribuant ainsi à sa pérennité.

Vous êtes entré en communication avec le Centre de transfert d’entreprise du Québec (CTEQ) pour parler de votre projet. Vous avez rempli votre profil de repreneur sur l’INDEX. Pour la suite, que faire pour optimiser la recherche de votre entreprise idéale ?

Commencez par connaître votre capacité financière

La mise de fonds pour l’achat d’une entreprise tourne généralement autour de 20 % ou 30 % de la valeur de celle-ci. Assurez-vous d’avoir consulté une institution financière pour connaître vos moyens avant de tomber en amour avec une entreprise que vous n’êtes pas en mesure de payer ! Dans d’autres cas, certaines institutions ne financent pas quelques types de projets, donc renseignez-vous.

Déterminez ce que vous voulez

Quels sont les grands critères de l’entreprise que vous souhaitez reprendre ? Soyez flexible tout en étant spécifique. C’est contradictoire, mais cela vous aidera à ne pas vous éparpiller lors de votre recherche, tout en ne vous fermant pas la porte à des possibilités qui ne rencontrent que certains de vos critères, ou partiellement. L’entreprise parfaite n’existe pas, donc vaut mieux trouver l’équilibre entre le général et le précis !

Voici quelques points de départ :

  • Secteur(s) d’activité
  • Modèle d’affaires
  • Chiffre d’affaires
  • Nombre d’employés

Mais concrètement, que voulez-vous… ou pas ?

Faites de la recherche sur des entreprises réelles (qui ne sont pas nécessairement à vendre) illustrant bien ce que vous souhaitez. Inversement, quels sont des exemples d’organisations existantes qui correspondent à ce que vous ne voulez pas ?

Envoyez ces exemples à votre conseiller en transfert d’entreprise du CTEQ. Cela lui permettra de mieux comprendre ce que vous visez et pourra donc mieux vous guider dans vos recherches. N’oubliez pas de préciser les raisons pour lesquelles certaines entreprises se sont retrouvées dans la pile « ça m’intéresse », versus « ça ne m’intéresse pas ».

Soyez proactif !

Consultez les occasions d’affaires sur l’INDEX,  et contactez votre conseiller du CTEQ pour l’informer de celles qui ont retenu votre attention. Ces contacts réguliers permettront à votre conseiller de faire plus facilement des liens entre les nouvelles occasions d’affaires qui arrivent et vos champs d’intérêt.

Familiarisez-vous avec le processus repreneurial

Quelles sont les 6 phases d’acquisition d’une entreprise ? Quels sont les enjeux communs auxquels les repreneurs font habituellement face lors d’un projet d’achat d’entreprise ? Quelles sont les conditions de réussite d’un repreneur ? Ces questions sont essentielles avant d’entamer des démarches sérieuses auprès d’un vendeur. Les formations du CTEQ peuvent répondre à ces questions, et plus encore !

En conclusion, afin de favoriser des démarches fructueuses dans la recherche d’une entreprise à acheter, assurez-vous de connaître vos moyens, sachez ce que vous voulez (et ce que vous ne désirez pas), soyez proactif et éduquez-vous sur toutes les facettes du projet repreneurial.

Foncez !

Août 2020

Jolyanne Latulippe et Francis Beaulieu, tous deux conseillers au Centre de transfert d’entreprise du Québec, nous exposent clairement dans cette capsule les raisons pour lesquelles le transfert d’entreprise s’imbrique bien dans le plan de relance économique actuel.

Vous retrouverez dans cette entrevue, les éléments de réponse suivants :

 

 

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Selon la Banque de développement du Canada, 60% des entrepreneurs ont plus de 50 ans et environ 40% d’entre eux se départiront probablement de leur entreprise au cours des 5 prochaines années*. Il s’agit d’une grande menace pour l’économie québécoise et c’est pourquoi le Centre de transfert d’entreprise du Québec (CTEQ) a été mis sur pieds il y a maintenant 5 ans. Le CTEQ travaille à conserver ces entreprises et les emplois qui y sont rattachés au Québec. Pour y parvenir, il met en relation des propriétaires d’entreprise et des acheteurs potentiels et les accompagne tout au long du processus de transfert de l’entreprise.

la route du repreneur

On entend beaucoup parler d’entrepreneuriat dans les médias, mais qu’en est-il du repreneuriat ? Entreprendre est un projet où une entreprise est créée de toutes pièces, de « rien ». De l’autre côté, le repreneuriat représente un projet où un individu ou un groupe d’individus procèdent à l’acquisition d’une entreprise existante. Un accent est mis sur :

  • La période de la transition (de 3 à 8 ans)
  • L’arrimage humain entre le cédant (propriétaire-dirigeant souhaitant vendre son entreprise) et le repreneur (individu ou groupe d’individus souhaitant acheter l’entreprise)
  • Le transfert des connaissances

Il existe, au Québec, un phénomène d’exode des régions par la jeunesse, de vieillissement de la population et de pénurie de relève auprès d’entreprises existantes. Il était donc naturel pour le CTEQ d’avoir une discussion conjointe avec l’organisme Place aux jeunes en région pour explorer le potentiel que nos jeunes Québécois et Québécoises ont pour renverser ces situations.

Dans cette entrevue, nous accueillons Stéphane Lesourd, directeur des opérations de Place aux jeunes en région et Stéphane D’Amours, conseiller en transfert d’entreprise pour les régions de la Côte-Nord et du Nord-du-Québec au CTEQ.

M. Lesourd, parlez-nous brièvement de Place aux jeunes en région, organisme que vous représentez.

Place aux jeunes en région a été fondée il y a 30 ans en réponse à l’exode des régions du Québec. Financé par le Secrétariat à la jeunesse du Québec, notre réseau est présent dans 80 MRC du Québec. Le rôle de ces agent(e)s Place aux jeunes est d’attirer, d’accueillir et d’intégrer les jeunes de 18 à 35 ans en région via différents programmes.

Aujourd’hui, nous constatons différents enjeux liés à la mobilité de la jeunesse ce qui amène son lot de défis dans un contexte de rareté, voire de pénurie, de main-d’œuvre. De plus, avec les années, la clientèle que notre organisme dessert ne se limite plus aux personnes originaires des régions ayant quitté, mais aussi aux néoruraux, donc des individus n’ayant jamais vécu en région, ainsi qu’aux immigrants, pour qui les régions du Québec restent à découvrir.

M. Lesourd, pourriez-vous nous partager les avantages pour les jeunes de s’établir ou rester en région pour y reprendre (acheter) une entreprise ? De l’autre côté, quels sont les impacts sur la région ?

Il est clair que s’installer en région offre un milieu de vie très différent du milieu urbain. On parle évidemment de proximité à la nature et d’achat local au sein de communautés solidaires et tricotées serrées. L’achat d’une maison, ou d’autres propriétés sont aussi beaucoup plus accessibles.

L’occupation des MRC à caractère rural par les jeunes permettrait de rééquilibrer la pyramide des âges. Mais surtout, si on parle de repreneuriat, le transfert du savoir-faire et de l’expertise est au cœur des avantages. Prenons l’exemple d’un forgeron installé en Côte-Nord qui ne trouve pas de relève pour son entreprise. C’est un savoir qui pourrait disparaître ! En outre, qui dit jeunesse, dit nouvelles idées et nouvelles façons de faire; toutes bénéfiques pour la vitalité économique des régions.

M. D’Amours, vous représentez les régions de la Côte-Nord et du Nord-du-Québec pour le CTEQ. Parlez-nous des possibilités en matière de reprise (achat) d’entreprise dans ces régions. Quels sont les secteurs d’activité principaux ?

Une grande partie des emplois dans la région tourne autour des ressources naturelles. Oui, il y a les alumineries, les minières, les producteurs de bois, mais il y a surtout tout le réseau de fournisseurs et de services qui s’y greffent. De plus, qui dit nature, dit entreprises de plein air et de tourisme.

Les commerces de proximité et commerces de gros qui sont si essentiels sont également des avenues intéressantes pour un repreneur. Si le dépanneur du village pouvait être repris au lieu de fermer, cela éviterait de mettre une communauté en péril et obliger ses habitants à faire une distance de 70 km pour acheter une simple pinte de lait.

De plus, les soins de santé comme la massothérapie, la physiothérapie et autres sont des secteurs d’activités bien représentés dans la région.

J’aimerais aussi partager un petit mot sur les communautés autochtones. Certains ont peut-être quitté leur communauté pour étudier en ville et rêvent possiblement d’y retourner. La reprise d’une entreprise dans leur région natale peut-être un bon moyen d’y arriver.

M. D’Amours, disons qu’un Montréalais ou une Montréalaise d’origine considère s’installer en Côte-Nord ou au Nord-du-Québec pour reprendre une entreprise, que lui diriez-vous si on vous demande à quoi ressemble la qualité de vie, concrètement ?

Je lui parlerais de mon expérience personnelle. Dès l’âge de 16 ans, j’ai quitté la ville pour voyager partout au Québec et je suis tombé en amour avec la Côte-Nord. Mes études et le travail m’ont par la suite amené à voyager partout dans le monde, de l’Haïti au Pérou, en passant par l’Afrique et l’Europe. Quelques décennies plus tard, quand je suis allé en Scandinavie, mon ADN nord-côtier s’est réveillé. J’ai pris les moyens nécessaires pour écouter mon rêve et j’ai quitté Laval pour intégrer le CTEQ à titre de conseiller en transfert d’entreprise pour la Côte-Nord et le Nord-du-Québec.

Je lui demanderais également quelles sont ses passions. Faire du « fat bike » après le travail, ça lui dit ? Voir la mer sur son perron et la forêt boréale sur son balcon, ça lui chante ? Alors, pourquoi ne pas y vivre 12 mois par année plutôt que d’y passer 2 semaines par année pour des vacances ?

Pour ma part, je peux vous dire que je me suis vite habitué à voir ce paysage plutôt que celui de panneaux publicitaires.

M. Lesourd, de quelle façon est-ce qu’un(e) jeune peut se préparer pour amener sa vie en région ? Par où commence-t-il/elle ?

Je crois que la première étape est très personnelle. Il faut faire une introspection, se demander ce qu’on veut dans la vie, qui on est, qu’est-ce qu’on a envie de faire, comment veut-on être heureux et faire une différence.

Ensuite, appuyer son projet en s’entourant des bons organismes et programmes. Cela permettra d’avoir accès à de l’information et un accompagnement de qualité.

Enfin, tout au long du projet, je dirais que l’important est de se faire confiance et de s’entourer des bonnes personnes. Certains risquent de vouloir vous mettre des bâtons dans les roues. Il faut croire en soi tout en gérant les risques et le changement en s’assurant d’un accompagnement adéquat.

M. D’Amours, du côté du CTEQ, par où est-ce qu’un jeune commencerait s’il souhaite reprendre une entreprise en région ?

Ma première question pour lui ou elle serait : « As-tu déjà visité la région ? »

Je l’encouragerais à faire un « road trip » pour déterminer si c’est réellement le mode de vie qu’il ou qu’elle souhaite. Si oui, est-ce qu’il ou elle se sent davantage dans son élément près de la mer, de la forêt ou des montagnes ? Est-ce qu’il ou elle se voit plus à Les Escoumins, Kuujjuaq ou à Sept-Îles ?

Deuxièmement, quel type d’entreprise l’intéresse ? Une chocolaterie, une entreprise de plein air ou touristique, par exemple ?

Troisièmement, comprendre les étapes et le processus de la reprise (achat) d’une entreprise. Le guide du repreneur est un excellent outil pour cela. Ensuite, établir un plan de match en impliquant le plus tôt possible des organismes comme le CTEQ et Place aux jeunes en région.

M. Lesourd, parmi toutes les régions du Québec, lesquelles ont un besoin plus criant en « jeunesse » ou en repreneurs (acheteurs) actuellement ?

Les régions dites « éloignées » comme la Côte-Nord, le Nord-du-Québec et la Gaspésie—Îles-de-la-Madeleine sont les plus touchées par le vieillissement de la population. L’impact de l’épicerie qui fermerait ses portes est très concret dans ces régions. À l’inverse, si un(e) jeune reprenait ce commerce, l’impact serait immensément positif.

On dit souvent que la Côte-Nord est loin de Montréal. À cela, la question que j’aime poser est : « Qui est loin, exactement ? » Tout est une question de perspective.

M. D’Amours, en Côte-Nord et au Nord-du-Québec, où sont les besoins principalement en matière de repreneuriat ?

Les besoins sont partout. Il y a une véritable pénurie de main-d’œuvre et de relève repreneuriale. De l’autre côté, les propriétaires d’entreprise cédants sont très accueillants et heureux de trouver une relève qui s’intéresse à leur entreprise.

 M. Lesourd, si vous aviez un message que vous aimeriez que les jeunes retiennent de notre entretien d’aujourd’hui, quel serait-il ?

Selon mes observations, les jeunes valorisent principalement l’accès à la propriété, l’environnement et l’achat local. C’est exactement ce que les régions ont à offrir; s’installer en région permet donc ce mariage naturel. J’encourage donc les jeunes à réfléchir à ce qu’ils veulent, à s’entourer des bonnes ressources, et surtout, à se faire confiance.

M. D’Amours, de votre côté, si vous aviez un message que vous aimeriez que les jeunes retiennent de notre entretien d’aujourd’hui, quel serait-il ?

Faites le saut : réalisez votre rêve ! Conciliez votre vie professionnelle à votre épanouissement personnel. Vivre en région, c’est un « road trip » perpétuel, donc vivez-y 12 mois par année. Pour ma part, j’ai dû faire le tour du monde pour réaliser que le bonheur était sur mon perron, ici, au Québec, et plus précisément en Côte-Nord.

Sources :

*Banque de développement du Canada – Étude Vague de transferts d’entreprise en vue au Canada, septembre 2017

Juillet 2020

La crise sanitaire a engendré plusieurs mutations sociétales qu’il est très important d’observer, d’étudier et surtout de comprendre afin de pouvoir adéquatement y répondre dans nos organisations.

Aujourd’hui, le Centre de transfert d’entreprise du Québec accueille Sophie-Annick Valée, vice-présidente stratégie chez lg2 pour partager avec nous quelques faits saillants issus d’une étude réalisée en collaboration avec Léger sur les changements et l’évolution des comportements des Canadiens en matière de consommation.

 

Dans cette capsule, 3 points sont soulignés :

 

 

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Juillet 2020

Dans le cadre de ce webinaire, nous vous présenterons en primeur une approche revisitée du repreneuriat. Profitez des judicieux conseils de Louise Cadieux, professeure titulaire au département de Management de l’École de Gestion de l’UQTR qui présentera les principales étapes et les marqueurs d’un projet repreneurial. À ses côtés, deux entrepreneurs témoigneront de leur expérience sur le terrain.

Au terme du webinaire, vous repartirez avec :

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Juillet 2020

Jean-Pascal Dumont, coordonnateur au Centre de transfert d’entreprise du Québec accueille aujourd’hui Simon Lapointe, directeur Intelligence d’affaires et analytique, Commercial à la Banque Nationale pour nous présenter le calculateur de liquidités; un nouvel outil conçu par la Banque Nationale pour aider les entrepreneurs à mieux gérer leurs liquidités.

L’objectif de cette capsule est de nous aider à comprendre :

 

 

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Juin 2020

Nathalie Boudreau, notre conseillère pour le secteur touristique reçoit Marc-Antoine Reid, planificateur financier chez IG Gestion privée du patrimoine pour parler du rôle du planificateur financier dans le processus de transfert d’entreprise.

Dans cette capsule, vous en apprendrez un peu plus sur :

 

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Les valeurs sont des morceaux de nous que l’on trouve très importants et qui nous lient aux autres. Ce sont souvent elles qui nous font prendre une décision plutôt qu’une autre. Plus elles sont ancrées, conscientes et partagées au sein de la famille et de l’entreprise, plus les repreneurs peuvent se laisser guider par celles-ci pour décider et agir. C’est là la véritable valeur… de nos valeurs.

En repreneuriat familial, il est très fréquent — et essentiel — d’entreprendre une démarche de codification des valeurs. Le code de valeurs est un liant entre la façon dont on fait des affaires et la dynamique familiale. Lorsque les membres de la famille ouvrent un dialogue sur ce qui est important et non négociable, la transition du patrimoine d’affaires devient toujours plus fluide.

Transmettre cet héritage demeure le plus grand défi, même si cela est aussi l’une des motivations les plus puissantes des chefs d’entreprises familiales. En choisissant de reprendre les rênes de l’entreprise, les repreneurs analysent ce qui doit être conservé et déterminent leur marge de manœuvre pour développer leur vision en cohérence avec ce qu’ils jugent vrai et bien. Les générations doivent rester unies et parler d’une seule voix.

Comprendre ce qui est important pour soi et pour l’autre

À la base, les valeurs sont universelles : personne n’est contre la vertu. Le défi est de préciser lesquelles guident majoritairement nos comportements, soit nos valeurs prioritaires. On les illustre souvent par l’analogie de l’arbre. Bien ancrées comme des racines, celles-ci nous permettent de nous tenir droits, d’évoluer et de rester unis. En d’autres mots, elles font en sorte que « les bottines suivent les babines ».

Il n’est cependant pas simple de cerner nos valeurs prioritaires, car elles sont souvent inconscientes et silencieuses. En effet, il est bien rare que nous prenions le temps de nous interroger sur nos valeurs ou sur ce qui motive nos décisions. Particulièrement en période de turbulence lorsque nous devons agir rapidement !

Prendre le temps de cerner nos valeurs prioritaires est donc un exercice important à faire d’abord seul, puis en groupe. Il est bon d’élaborer une échelle de valeurs consciemment, avec la participation de toute la famille, pour aider aux jugements et à l’action. Qui sommes-nous vraiment ? Comme famille ? Comme entreprise ? On constate alors que chacun peut avoir sa définition d’une valeur. Avant d’entamer un débat sur la valeur de « l’intégrité », par exemple, il importe de clarifier comment chaque membre l’interprète et de cibler des comportements observables qui aident à la définir.

Dans un processus de relève, les rencontres familiales constituent une condition gagnante et une plate-forme idéale pour échanger sur les valeurs qui nous tiennent à cœur et obtenir un consensus entre les membres. Nous observons parfois la perception d’un écart de valeurs avec la génération qui cède les rênes. Mais nos valeurs proviennent de notre héritage culturel, de notre vécu, de notre expérience et des événements qui ont marqué notre vie. Par le dialogue, on peut rapprocher les perspectives de chacun parce qu’en fin de compte, les valeurs souches sont souvent partagées parmi les générations.

Comment appliquer nos valeurs ?

Une fois les valeurs établies, on recommande de veiller à ce qu’elles puissent être communiquées à travers les générations. « De nombreuses entreprises familiales ont des valeurs, mais ne les portent pas toujours à l’attention des autres. Vous ne pouvez pas obtenir de valeur de vos valeurs si vous ne les communiquez pas », indique Peter Englisch, associé en entrepreneuriat familial chez PwC.

Mais communiquer ne suffit pas : les valeurs doivent aussi être tissées dans le tissu de l’entreprise. Une entreprise familiale qui affiche ses « valeurs » sur un site Web ou sur les murs et qui ne défend pas toujours les bons comportements nécessaires à la représentation de ces mêmes valeurs génère de l’incohérence. Peter Englisch recommande d’élaborer des pratiques d’affaires et des codes de conduite qui intègrent nos valeurs ainsi que de mettre celles-ci de l’avant dans les démarches de recrutement.

Par exemple, si la bienveillance avec les employés est réellement une valeur pour notre entreprise, nous devons alors prendre des décisions qui lui donnent vie :

  • Payer les employés même s’ils ne peuvent pas travailler
  • Appeler les employés qui sont en arrêt pour prendre des nouvelles
  • Offrir du transport aux employés qui n’ont plus d’accès aux transports collectifs
  • Etc.

Faire face à un conflit de valeurs

Parfois, une décision nous donne du fil à retordre ou nous fait vivement réagir. Cela signifie que la situation vient toucher nos valeurs.

Prenons Alexandra et Julie, deux repreneures qui veulent rémunérer les employés qui ne travaillent pas en raison d’une crise pendant que leur père, encore à la présidence de l’entreprise familiale, souhaite préserver des résultats financiers acceptables pour cette année difficile. Deux valeurs se défient : la bienveillance et la performance. Si la décision est de supporter les employés parce qu’il s’agit de la valeur prioritaire dans ce contexte, on peut chercher à minimiser les conséquences sur la performance financière.

Il est possible d’avoir l’une ET l’autre des valeurs. Résoudre un dilemme éthique, c’est une question de priorisation dans une situation donnée. L’éthique permet de répondre à la question « comment dois-je me comporter pour bien faire ? » et non à « comment dois-je me comporter pour être efficace ? ». Apprendre à résoudre ce genre de dilemme inévitable dans une vie entrepreneuriale est une compétence importante à développer pour les repreneurs.

Les étapes de résolution d’un dilemme 

  1. Cerner le principal conflit de valeur. C’est l’occasion de clarifier les valeurs qui sont la véritable motivation d’agir spontanément. Par exemple : la bienveillance et la performance.
  2. Déterminer la valeur prioritaire. Il faut bien voir les dimensions concrètes auxquelles se rattache la valeur. Les valeurs mobilisatrices, dans l’action, sont plus utiles que les valeurs très générales. Si des valeurs apparaissent partout, elles ne permettent pas de discriminer les options.
  3. Expliquer pourquoi cette valeur est prioritaire par rapport à l’autre.
  4. Élaborer des mesures pour équilibrer la décision et en corriger les conséquences négatives pour tenir compte de la valeur secondaire. Il ne s’agit pas seulement de trancher un dilemme, mais aussi de minimiser les conséquences négatives du choix.

Finalement, nous ne décidons et n’agissons jamais avec 100% de l’information. Si nous avons 50% de l’information pour prendre une décision, nos valeurs combleront l’autre 50% et nous pousseront dans une direction plutôt qu’une autre. Les valeurs donnent du sens à une décision, encore plus en temps de turbulence.

Qu’en pensez-vous ?

Jessica Grenier

Collaboration spéciale

Spécialiste en repreneuriat

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