Catégorie : Blogue
Guillaume Reboux œuvre dans le milieu de la production artistique depuis plus de 15 ans. Il fait ses premières armes au Festival Juste pour rire (passant des opérations à la production), puis travaille comme consultant en Europe sur des spectacles d’artistes francophones. Il crée ensuite une compagnie de disques avec un ami. Ce diplômé des HEC a passé les dernières années à conseiller et appuyer des agences et boîtes de production de la scène musicale et humoristique.
C’est auprès d’une agence avec qui il collabore que se présente une occasion de rachat.
Pourquoi pas
« Une collaboratrice et amie, Viviane Giguère, m’a approché, car elle avait besoin d’un partenaire dans ce grand projet de racheter l’entreprise 9e vague. Pour moi qui travaillais déjà pour l’agence, c’était un choix naturel. »
Depuis septembre 2020, les deux associés sont officiellement devenus copropriétaires de cette agence, qui gère la carrière d’une dizaine d’artistes tels que Damien Robitaille, Pascale Picard, Marc Déry, et plusieurs autres auteurs-compositeurs et groupes émergents.
Reprise éclair
La reprise était prévue en janvier 2021, mais la pandémie, qui a paralysé le secteur culturel a devancé le processus.
« La propriétaire avait vraiment hâte de passer le flambeau. On a été un peu précipités certes, mais on connaissait très bien l’entreprise; je m’occupais déjà des demandes de subventions depuis 5 ans. Nous avions aussi à ce moment bien amorcé le plan d’affaires. »
La propriétaire ne restera que deux mois pour transférer les dossiers.
Reprendre : un processus complexe
Guillaume le confirme : « Reprendre une entreprise est très différent que d’en lancer une ! Il faut connaître les tenants et aboutissants du processus de transfert. Par chance, on a été guidés et informés grâce à notre conseiller au CTEQ. Il nous a bien expliqué les étapes puis recommandés à des professionnels qui nous ont été utiles.
« La reprise, c’est un peu stressant. Notamment lorsqu’il s’agit de chiffrer la valeur de l’entreprise. Appuyés par les conseils du CTEQ, les avis d’amis dans le domaine, nous (la cédante et les repreneurs) avons fait une évaluation de l’entreprise chacun de notre côté. Mais, il y a plusieurs façons d’évaluer une entreprise. Évaluer une entreprise sur ses revenus futurs ne fonctionnait pas pour nous en temps de pandémie. Il fallait plutôt l’évaluer sur la valeur de clôture (valeur marchande au moment de la date de reprise officielle). C’est toute une gymnastique ! »
« Si c’était à refaire, j’engagerais un comptable externe (pas celui de l’entreprise) pour faire l’évaluation et pour pouvoir déléguer sur l’analyse de l’entreprise et les négociations qui s’en suivent. Je me sentais dans une drôle de position. »
L’avantage de connaître le cédant peut en effet aider à faire une transition rapide et harmonieuse. La confiance règne entre les parties, il n’y a pas de surprises. Cependant, quand vient le temps de négocier, cela peut s’avérer plus compliqué vu les relations d’amitié instaurées au fil des ans.
À lire : Acheter une entreprise : de l’intention à l’action
Spécificités du milieu
Dans le milieu culturel, on valorise peu le côté gestionnaire et administrateur à la tête des entreprises. Je suis connu pour être assez pragmatique; je me base sur les chiffres et les faits pour planifier et gérer des projets rentables. Je crois que c’est un bel avantage pour diriger une entreprise.
Conseil au repreneur du milieu culturel : il faut bien s’entourer ! Non seulement il faut faire appel à des professionnels (avocat, fiscaliste, etc.) qui connaissent la reprise d’entreprise, mais aussi, et surtout, qui connaissent les industries culturelles ou créatives. C’est un univers à part, mais il est tellement stimulant !
Ce témoignage vous inspire ? Contactez le CTEQ pour nous parler de votre projet !
Le 1er avril dernier, le CTEQ a organisé un webinaire en partenariat avec Desjardins sur le thème « Acheter une entreprise : de l’intention à l’action ». Lors de cet événement, quelques questions posées par les participants n’ont pu être couvertes faute de temps. Dans cet article, découvrez les réponses apportées par les conseillers et les chargés relation client du CTEQ.
Avec la participation de Serge Bastien, Mylène Bernard et Karine Hurtubise, conseillers en transfert d’entreprise au CTEQ.
Comment trouver une entreprise à acheter ? Conseillez-vous les courtiers ?
Plusieurs entreprises sont inscrites à l’Index, le répertoire d’entreprises à vendre du CTEQ. Vous devez vous inscrire et compléter un profil « repreneur » pour y avoir accès. Il y a aussi différentes plateformes que vous pouvez facilement repérer en effectuant des recherches sur le Web. Votre entourage, votre institution financière, les organismes de développement économique de votre région (MRC, SADC, etc.) peuvent aussi faire du référencement. Les courtiers sont des professionnels qui peuvent également vous accompagner dans le repérage d’une entreprise.
Quelle est la meilleure façon d’approcher une entreprise pour savoir si elle voudrait vendre ?
Trouvez la réponse à votre question dans cet article : https://repreneuriat.quebec/blogue/approcher-une-entreprise/
Au niveau des subventions fédérales, provinciales et municipales, les programmes sont forts nombreux. Comment s’y retrouver, et est-ce possible d’avoir un accompagnement ? Plus spécifiquement, pour se faire des projections au niveau des dépenses.
Chaque région a ses spécifications selon les priorités établies. Les programmes peuvent varier selon le type d’industrie et la région. Vous pouvez vous référer au conseiller du CTEQ de votre région.
Quel est votre conseil pour faire les premiers pas afin de trouver l’entreprise adéquate ? Il y a une panoplie de ressources, alors quel est le meilleur endroit pour commencer à chercher l’entreprise qui représente une bonne occasion d’affaires pour nous en tant que novice en repreneuriat ?
Inscrivez-vous au CTEQ, nos conseillers vous aideront dans votre démarche en travaillant avec vous sur un plan de ciblage.
Le CTEQ peut-il nous fournir une liste à jour des sources de financement institutionnel ?
Oui, nous avons une liste de différentes sources de financement disponible, nous vous invitons à nous écrire à l’adresse suivante : [email protected]
Pour favoriser la collégialité des interventions des différents partenaires qui gravitent autour d’un projet de transfert, quelle est la meilleure stratégie à mettre en place, dans le respect de la confidentialité ?
Nous conseillons toujours qu’une entente de confidentialité soit signée entre cédant et repreneur dès les premières étapes d’échange. Pour ce qui est des autres professionnels qui entrent en jeu dans les différentes étapes du transfert, la grande majorité de ces experts sont tenus à la confidentialité dans le cadre de leurs activités professionnelles.
Que fait-on lorsque c’est une entreprise familiale avec son propre comptable et son propre fiscaliste qui organisent la transaction et qu’on veut s’assurer que nos intérêts aussi soient regardés ? Est-ce que le CTEQ peut être le joueur neutre qui fait une analyse du plan de transfert en regardant l’intérêt des deux parties ?
La participation des conseillers du CTEQ se fait toujours à titre d’intervention neutre, dans l’intérêt de l’entreprise et des deux parties. L’analyse des divers aspects d’une transaction de la part du conseiller s’attache toutefois aux connaissances générales des enjeux en place. Le conseiller fait en sorte de référer les parties aux spécialistes requis pour s’assurer que les opinions nécessaires soient transmises, selon les intérêts des personnes concernées.
Quand on ne parle pas d’une compagnie physique, mais d’une compagnie qui offre juste des services, comment fonctionnent le transfert et l’accompagnement du CTEQ ?
Au niveau du transfert et de l’accompagnement, que l’entreprise ait ou non des actifs, ça ne change rien.
Avec la participation d’Audrey Sebille et Xavier Ramos, chargés relation client au CTEQ.
Existe-t-il une liste d’entreprises qui recherchent des repreneurs ?
En effet, le CTEQ offre au travers de l’INDEX la possibilité de trouver des entreprises en recherche de relève. L’INDEX est le répertoire repreneurial le plus complet au Québec. Il permet de référencer des cédants et des repreneurs en toute confidentialité, mais également des consultants et des experts en transfert d’entreprise, favorisant ainsi les occasions d’affaires.
À lire aussi :
L’INDEX, un puissant outil de recherche au service des vendeurs et acheteurs d’entreprise
Existe-t-il un répertoire de professionnels qui offrent des services d’évaluation de valeur d’entreprise ?
L’INDEX répertorie des consultants et des experts qui offrent des services professionnels en évaluation d’entreprise. Nos conseillers sont également disponibles pour référer à nos clients des experts qui pourront les aider dans certaines étapes spécifiques du transfert.
Le cédant peut-il demander de l’accompagnement pour le processus et, si oui, les frais d’accompagnement peuvent représenter quelle somme approximativement ?
En effet, nous offrons un service d’accompagnement par nos conseillers régionaux afin de mener à bien votre transfert et votre relève qu’elle soit interne, externe ou familiale.
Les frais d’ouverture de dossier sont de 120$ +taxes, renouvelables annuellement à la date d’anniversaire de son activation.
Le programme complémentaire CTEQ+ est également offert afin d’outiller et d’accompagner de façon plus personnalisée les cédants et les repreneurs dans cette démarche de transfert. Ce programme est optionnel et complémentaire moyennant des frais de 110$ +taxes, renouvelables annuellement à la date d’anniversaire de son activation.
Visionnez le webinaire complet ici.
N’hésitez pas à communiquer avec nous pour toute question !
Les éléments à considérer
Joëlle Vincent est formatrice et consultante en ressources humaines (CHRA). Elle accompagne de nombreux entrepreneurs dans le transfert et la prise de possession d’une entreprise. Elle donne ici quelques conseils aux cédants pour une transition réussie.
Anticiper
Dans un monde idéal, le cédant aura planifié son transfert des années d’avance! Dans la vraie vie, beaucoup le feront en mode « urgence ». Une transition empressée pourra compromettre la pérennité de l’entreprise.
À lire : Un plan de transfert : une dépense ou un investissement ?
Optimiser
L’on pourrait penser qu’une longue transition serait alors souhaitable pour permettre un maximum de transfert des savoirs. Je dirais que le cédant a plutôt avantage à optimiser le temps de transition sans l’étirer. Souvent, il prend plus de temps que ce que souhaite le repreneur, avec l’effet de miner la crédibilité de ce dernier auprès des employés et des parties prenantes externes.
À l’amiable, pas toujours fiable
La durée de la transition doit être convenue d’un commun accord et inscrite dans le contrat de vente. Il est prudent de prévoir une certaine marge de manœuvre. La clause négociée doit permettre cette flexibilité, par exemple avec une diminution des heures d’implication du cédant après un certain temps.
À l’écoute
Dans trop de cas, j’exclus ici les cas de relève interne ou familiale, le cédant a de la difficulté à laisser partir son bébé (rires) ! C’est normal : il a souvent investi les efforts d’une vie dans son entreprise.
Cela est particulièrement vrai lorsqu’il reste une importante balance de vente ou que le cédant garde des parts de l’entreprise. Il a alors tendance à vouloir rester longtemps impliqué dans l’entreprise jugeant que le repreneur n’est pas prêt ou encore, qu’il risque de prendre de mauvaises décisions. En théorie, le repreneur est en mesure de déterminer quand la transition arrive à sa fin.
Embrasser le changement
Nouveau gestionnaire veut souvent dire : nouvelle approche, nouvelle vision ! Même lorsque le cédant a vérifié que le repreneur partageait une vision et des valeurs similaires aux siennes, il arrive souvent que le moment de transition crée des frictions.
Le cédant se montre parfois en désaccord avec la vision stratégique du repreneur, avec les changements envisagés et la vitesse souhaitée de ceux-ci. Pivot du modèle d’affaires, virage technologique : certains cédants se montreront réticents, surtout lorsque d’importantes dépenses sont en jeu.
C’est fréquemment au niveau de la culture d’entreprise que le bât blesse. J’ai souvent vu ce cas de figure : un cédant a instauré une gestion très hiérarchique au sein de son entreprise; les pouvoirs et la prise de décisions sont concentrés entre ses mains. Le repreneur arrive avec l’idée d’une gestion plus horizontale, soit la répartition des responsabilités dans l’équipe. Il constate alors le peu d’autonomie des employés et doit assumer plusieurs rôles et prendre toutes les décisions, même les plus minimes. Il se sent alors vite dépassé !
Difficulté à déléguer, différences de personnalités, il y a aussi souvent un clash observé entre l’ancienne et la nouvelle génération de dirigeants.
Miser sur l’équipe
Une solution clé pour pallier cette problématique est de miser sur les employés. Un cédant prévoyant aura pris soin de s’assurer que les savoirs clés ne reposent pas seulement sur sa personne !
À ce titre, je recommande, comme étape préliminaire à la transition, d’identifier les compétences et connaissances des employés, surtout au niveau de l’équipe de direction. Quels sont les savoirs et les savoir-faire qui resteront après le départ du cédant ? Le plan de transition devrait s’articuler autour des connaissances manquantes.
Bien s’entourer
Une transition implique deux êtres humains qui passeront par toute sorte d’émotions. Si elle devient difficile, elle peut même compromettre le transfert ou laisser un goût amer aux parties prenantes. D’où l’importance de se doter des bons outils et faire appel à des professionnels compétents. Par exemple, vous trouverez au CTEQ, une matrice de plan de transition ainsi que des formations pertinentes pour vous aider.
Cédants : à partir du moment où vous avez pris la décision de vendre, faites-vous guider !
Et… j’oubliais la réponse au titre de l’article. Le temps à prévoir pour la transition ? Disons qu’une durée de transition entre six mois et un an me semble sensée.
Communiquez avec nous pour toutes questions!
Vous souhaitez immigrer au Québec et y acheter une entreprise ? Quel beau projet !
Selon la Communauté métropolitaine de Montréal, en 2016, environ 85 % des immigrants du Québec résidaient dans la grande région de Montréal.
Pour un immigrant, s’installer en ville offre bien des avantages, mais il y en a aussi plusieurs lorsqu’on choisit plutôt d’aller en région ! Les connaissez-vous ?
Afin de vous éclairer là-dessus, le Centre de transfert d’entreprise du Québec (CTEQ) fait appel à quelques experts, ainsi qu’à un entrepreneur immigrant qui s’est établi en région et y a acheté une entreprise.
Les avantages d’acheter une entreprise dans une région du Québec
« D’entrée de jeu, il y a beaucoup moins de concurrence en région pour acheter une entreprise », affirme Charles-André Morel, conseiller en transfert d’entreprise au CTEQ. Ceci s’explique par le fait qu’il y a une carence démographique et un enjeu de relève en région, surtout en ce qui concerne les régions rurales. On constate de plus en plus que les employeurs recrutent à l’étranger pour pallier ce manque.
De plus, comme l’affirmait Stéphane Lesourd, directeur des opérations de Place aux Jeunes en région dans notre article Acheter une entreprise en région, « On parle évidemment de proximité à la nature et d’achat local au sein de communautés solidaires et tricotées serrées. L’achat d’une maison, ou d’autres propriétés sont aussi beaucoup plus accessibles ».
La question de l’intégration
Du côté de Place aux jeunes en région, Stéphane constate que le volume de demandes provenant de l’extérieur du pays pour s’installer dans une région du Québec a augmenté au cours des dernières années. En effet, le rôle de l’organisme est d’attirer, d’accueillir et d’intégrer les jeunes de 18 à 35 ans en région grâce à différents programmes, incluant la clientèle immigrante. Pour ce faire, c’est un réseau de plus de 80 agents répartis partout au Québec qui offrent, sans frais, des services d’accompagnement.
Le rôle que la pandémie a joué
« La pandémie de la COVID-19 a remis les choses en perspective pour plusieurs. », soutient Stéphane Lesourd. « On pense par exemple à un entrepreneur parisien qui est confiné dans un petit logement avec sa famille et en télétravail qui ressent un besoin pour de l’espace soudainement. Cette situation l’amènerait sûrement à revoir ses priorités et ses aspirations. », poursuit-il.
Charles-André renchérit : « Immigrer dans une région du Québec lui permettrait d’avoir une maison abordable et assez grande pour sa famille, ainsi que d’y acheter une entreprise plutôt que d’en démarrer une nouvelle ou encore faire croître son entreprise par acquisition ».
L’histoire du Français Louis Cousin et de la boulangerie Merci la mie au Lac-Saint-Jean
Après avoir quitté la France pour faire ses études à Montréal, il s’est rapidement installé à Alma pour y travailler. Ayant choisi une municipalité à l’échelle de sa ville natale, Louis Cousin s’est facilement intégré à la communauté almatoise.
« Un jour, je suis allé marcher et j’ai trouvé une boulangerie où on y vendait du bon pain. Du bon pain, c’est important pour un Français », raconte-t-il en souriant.
Malheureusement, quelques années plus tard, la boulangerie en question, véritable fleuron régional en matière de gastronomie, a subitement fermé ses portes. M. Cousin était persuadé que la boulangerie serait rapidement rachetée et rouverte. Mais, quelques mois plus tard, ses portes étaient toujours closes.
C’est lorsqu’il a appris que l’ancienne propriétaire cherchait à vendre tout l’équipement en Gaspésie que Louis a décidé de prendre la situation en main. Lui et quelques autres amis de la boulangerie se sont rencontrés et ont rapidement décidé de reprendre l’entreprise.
« Si on perdait le matériel, on perdait notre boulangerie », se rappelle-t-il.
Ils ont repris collectivement le commerce et ont fondé une coopérative de solidarité. Cette forme d’organisation, particulièrement adaptée aux projets menés par et pour la communauté, a permis d’insuffler une gestion démocratique au projet et de s’assurer que les retombées sociales et économiques se fassent à l’échelle locale.
Une fois la boulangerie reprise, ils ont dû s’attaquer à un défi important : embaucher un boulanger. Ce qui a rendu la tâche doublement difficile, c’est le fait qu’ils n’en trouvaient pas localement. Ils ont dû recruter en France, et ce, en pleine pandémie. Après plusieurs mois, et grâce à l’aide de leur député fédéral, Merci la mie a enfin pu intégrer un boulanger.
« Je remercie notre milieu. Malgré nos défis, notre clientèle a continué à nous soutenir. On ne les remerciera jamais assez. On croit maintenant que la boulangerie a de belles années devant elle », dit-il.
Des conseils du repreneur immigrant
« Les régions au Québec, c’est un monde d’opportunités. Si tu as un savoir-faire, une envie entrepreneuriale, tu vas sortir du lot tout de suite. Tu vas être mis de l’avant. »
Louis Cousin
Lorsqu’on lui demande quelles sont les premières étapes à entreprendre pour un immigrant souhaitant s’installer en région pour y acheter une entreprise, Louis dit en riant : « Appelle-nous ! Je suis passé par là et je pourrais sûrement vous donner un conseil ou deux ».
« Mais surtout, faites-vous accompagner. Il y a plusieurs organismes qui peuvent vous soutenir, dont le CTEQ », conclut-il.
Et vous, où rêvez-vous de vous installer au Québec ? Quel type d’entreprise aimeriez-vous reprendre ?
Transformez votre rêve en action en communiquant avec nous !
À lire : Le secteur bioalimentaire : risques et occasions d’affaires pour les repreneurs
LE Gestionnaire
L'entrepreneur
Qui sont-ils
Il a fait carrière comme professionnel (ingénieur, comptable, MBA, etc.) au sein d’une ou plusieurs entreprises de petite ou moyenne taille, occupant des postes de cadre ou de gestionnaire.
Il a créé une entreprise ou s’est lancé en affaires en investissant dans un secteur, par exemple l’immobilier. Il détient plutôt une expertise liée à un secteur, que ce soit un métier technique, une passion, ou encore une invention ou une innovation.
Que recherchent-ils dans le repreneuriat ?
Il cherche à devenir le patron, prendre ses décisions, être autonome et mettre ses compétences à profit d’une occasion d’affaires. Il cherche une entreprise stable avec un bon potentiel de croissance.
Idem, mais avec en plus, l’envie de continuer de créer, d’innover, de faire pivoter un modèle d’affaires. Il cherche une entreprise qui l’inspirera pour satisfaire son esprit de défricheur, de créateur et d’innovateur.
Quelles sont leurs forces ?
Il a des compétences approuvées dans son domaine de gestion ou sa profession. Il connaît les rouages des entreprises plus établies. Il prend des risques calculés.
Il sait porter plusieurs chapeaux ayant dû le faire dans une entreprise qui est partie de zéro. Il a une bonne solvabilité et une capacité d’emprunt (si son entreprise est en santé).
Il n’a pas peur du risque.
Leurs défis
Bien que son savoir-faire peut être transféré sur d’autres fonctions en entreprise (RH, opérations, stratégie, finances, ventes, etc.), le type gestionnaire est souvent moins polyvalent en raison de son expérience.
Il pense parfois pouvoir diriger d’en haut, mais devra mettre les mains dans les opérations, être informé de tout, parfois boucher les trous et soutenir ses équipes.
Plusieurs gestionnaires font parfois demi-tour face aux implications financières qu’implique un rachat d’entreprise. (p. ex., une garantie personnelle)
L’entrepreneur a quant à lui sans doute plus de mal à entrer dans les chaussures d’un ancien dirigeant.
Il voudra sans doute dès le départ amorcer beaucoup de changements et faire les choses à sa manière !
Que doivent-ils considérer ?
Envisager d’acquérir une entreprise de taille similaire à celle(s) dans laquelle/lesquelles il a évolué pourra l’aider à trouver des repères.
Il peut être moins à l’aise dans de très petites entreprises, à moins d’avoir démontré beaucoup de polyvalence et une forte envie d’apprendre.
Développer ses qualités de leader et ses compétences dans les aspects de gestion moins maîtrisés.
Considérer l’affinité qu’il a avec le secteur de l’entreprise à racheter pour s’assurer d’être autant investi que dans son entreprise d’origine.
Être à l’écoute du cédant et des équipes en place pour s’approprier le savoir-faire et assurer une transition fluide.
À lire : L’importance de bien cibler l’entreprise que je veux acquérir
Bien entendu, tout n’est pas aussi noir ou blanc ! Beaucoup de gestionnaires qui cherchent une entreprise à reprendre ont une fibre entrepreneuriale et des expériences polyvalentes. Parallèlement, les entrepreneurs aux commandes d’une entreprise en croissance doivent eux aussi démontrer leurs compétences de gestionnaire.
Et peu importe leur bagage, tous deux chercheront une occasion qui correspond à leurs intentions, idéalement clairement définies. Investir un capital dans une entreprise de taille moyenne pour la structurer et la faire grandir, acheter une petite entreprise pour changer de style de vie ou devenir repreneur en série : c’est le champ des possibles !
Au CTEQ, des formations sont mises à disposition sous forme de modules thématiques à consommer à la carte et selon les besoins
Connaître ses avantages, ses défis, demander conseil, analyser et prendre des décisions éclairées : le CTEQ est là pour vous guider !
À lire : Les repreneurs : pas tous pareils ?
Qu’est-ce que la médiation ?
Selon l’Institut de médiation et d’arbitrage du Québec, la médiation « est un processus volontaire et flexible, qui se déroule dans un cadre privé et confidentiel; une personne neutre et impartiale, le médiateur, aide des personnes impliquées dans un conflit à communiquer, à tenter de résoudre leurs difficultés et à trouver par elles-mêmes une issue favorable à leur mésentente ».
Quel est le lien entre la médiation et le transfert d’entreprise ?
À première vue, le lien entre la médiation et le transfert d’entreprise peut sembler obscur. En effet, la médiation est généralement utilisée pour prévenir ou régler un conflit, alors qu’un transfert d’entreprise n’est pas nécessairement une situation conflictuelle.
Or, il ne faut pas négliger le potentiel de conflit que recèle un transfert d’entreprise, notamment s’il s’agit d’une vente à l’interne, par exemple à des employés-clés, ce qu’on appelle un « management buy-out ».
À lire : Transfert d’entreprise : les pièges à éviter pour le cédant
L’écoute active
Les médiateurs d’expérience savent utiliser leur outil de prédilection pour favoriser la résolution de conflit : l’écoute active. Cet outil s’avère précieux dans le cadre d’un transfert d’entreprise, car, au-delà des aspects techniques d’une transaction éventuelle, la dynamique d’un transfert est résolument humaine.
Or, ayant affaire avec des humains, la communication est la clé du succès dans le domaine du transfert d’entreprise, encore une fois surtout s’il s’agit d’une vente à l’interne.
Voici quelques-uns des outils de l’écoute active dont le médiateur en transfert d’entreprise se sert pour favoriser une saine communication entre les personnes impliquées et, ainsi, de faciliter la mise sur pied d’une structure transactionnelle convenable pour tous :
- Le questionnement : le médiateur fait preuve de curiosité par rapport aux individus impliqués dans le processus et à la dynamique de l’entreprise en posant différents types de questions (ouvertes, fermées, etc.)
- L’éclaircissement : le médiateur s’assure que l’information échangée est claire en demandant des précisions
- La reformulation : le médiateur explique en ses propres mots ce qu’il a compris et s’assure ainsi d’avoir bien compris l’information qui lui est transmise
Le processus de médiation
Le processus de médiation suit quatre étapes, lesquelles ne sont pas nécessairement suivies de manière chronologique, dans le sens qu’on peut revenir à une étape dite antérieure selon les besoins de la situation. Ces étapes sont les suivantes (Bériault, Marois, Roberge 2012) :
- Introduction de la médiation et récit : cette étape permet aux personnes impliquées de faire valoir leur point de vue sur la situation ainsi que leur position de négociation
- Exploration des intérêts : l’objectif de cette étape est d’aller au-delà des positions exprimées à l’étape 1, et de découvrir les motivations et intérêts réels qui sous-tendent la position de chacun, ce qui se fait notamment en utilisant les outils d’écoute active présentés plus haut
- Création des options et négociation de la solution : il s’agit à cette étape de « brainstormer » sur des solutions potentielles qui, dans le domaine du transfert d’entreprise, seront des solutions de nature transactionnelle
- Conclusion de la médiation et entente : on sélectionne les solutions qui conviennent à tous et on s’engage à mettre celles-ci en œuvre dans le cadre d’une transaction entre les parties
Conclusion
L’expérience nous montre que les outils de la médiation sont fort utiles aux fins d’un transfert d’entreprise, en particulier pour un transfert à une relève à l’interne. En effet, il est plus envisageable qu’un médiateur spécialisé en transfert d’entreprise puisse intervenir en toute neutralité dans un contexte de relève interne plutôt que dans celui d’une acquisition par un compétiteur, par exemple. Bien qu’un transfert d’entreprise ne soit pas nécessairement une expérience conflictuelle, il ne faut pas négliger le risque qu’elle le devienne. Or, la médiation n’est pas seulement un outil formidable pour régler des conflits, mais aussi pour les prévenir, et en définitive pour trouver des solutions transactionnelles qui conviennent à tous.
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Quand deux amis rachètent une institution touristique du coin
En avril 2020, Laurence Marquis et Nicolas Horth, rimouskois de 26 et 27 ans deviennent propriétaires de Capitaine Homard, une adresse estivale incontournable de Sainte-Flavie. Histoire de leur acquisition d’entreprise.
Capitaine Homard est une institution dans la région. À la fois restaurant, poissonnerie, site de camping et de chalets locatifs avec vue sur le fleuve, l’établissement est une halte incontournable pour bien des touristes qui empruntent les routes de la région.
L’entreprise saisonnière emploie environ 35 personnes pour quatre mois durant l’été. Le reste de l’année, les deux propriétaires demeurent les seuls employés.
Le rachat au temps du « corona »
Laurence : Je me rappelle que la journée de signature de notre prêt, le gouvernement annonçait les premières mesures en réaction à la pandémie. Ça nous a presque fait hésiter.
Nicolas : Notre première année a été particulière : on a su à la dernière minute que nous allions pouvoir servir des clients. Heureusement ! Malgré les contraintes, nous sommes contents de l’achalandage de notre premier été. Ça nous a aussi donné plusieurs idées sur ce que l’on devait améliorer.
Un an plus tard, Capitaine Homard s’est doté d’une nouvelle terrasse, a renouvelé son menu qui met de l’avant des produits locaux, a apporté des améliorations à ses chalets locatifs et a apporté des changements pour améliorer l’efficacité du service en cuisine et des commandes à emporter.
Alors que Nicolas prend sous sa responsabilité les opérations en cuisine et tout ce qui touche à la comptabilité, aux « chiffres » (de dire Laurence), cette dernière assure le service client et le marketing. Le duo parfait !
Lire aussi : Acheter une entreprise en période d’incertitude
Un lien de confiance
Nicolas connaît bien les rouages de l’entreprise : il y a travaillé pendant 7 ans, plus récemment comme gérant et bras droit de l’ancien propriétaire.
Nicolas : Quand on a su qu’Alain voulait vendre, on a sauté sur l’occasion !
Son amie d’enfance Laurence, forte d’une expérience en marketing dans le secteur de la restauration, a embarqué à pieds joints dans l’aventure.
Laurence : Les négociations avec le cédant ont été fluides. Il reste d’ailleurs près du téléphone quand on a besoin de se référer à lui.
La reprise, pas si facile…
Laurence : C’est certain qu’acheter une entreprise quand on est jeunes pose des défis. Quelqu’un peut facilement se perdre dans la paperasse à remplir. Il faut aussi trouver une mise de fonds. Ce n’est pas simple comme acheter une maison ! Mais il existe énormément de programmes pour les 18 à 35 ans, pour les femmes en entrepreneuriat, sans compter tous les organismes de soutien qui sont là pour nous aider à concrétiser notre projet. Il faut juste faire ses recherches, et surtout, croire en soi et en son projet au moment de faire des pitchs !
Nicolas : Chaque personne que tu rencontres à travers ces organismes, que ce soit au CTEQ ou auprès de ses partenaires (SADC, CLE, etc.), te donne une information clé pour te faire avancer.
Les deux repreneurs ont pu compter sur l’ancien propriétaire comme créancier principal, combiné à des prêts auprès des organismes de développement économique de la région et une contribution de la famille, la transaction a pu se concrétiser.
Être patrons
Laurence : Gérer des employés, prendre des décisions, c’est stressant. On s’améliore, on gagne en confiance. Il faut accepter que rien ne soit parfait comme on le voudrait.
Nicolas : Les souliers de l’ex-proprio étaient assez grands à combler. Il était très aimé de tous. Se faire accepter des employés, ça se fait avec le temps, mais, ça augure bien.
Les deux propriétaires ont des projets plein la tête pour le futur proche. Ils prévoient de renouveler l’identité de marque et créer une collection de vêtements notamment.
Laurence : On veut faire quelque chose à notre image : jeunes et audacieux !
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Les trois grandes questions suivantes ont été répondues :
- Je veux acheter une entreprise : je commence par où ?
- Je veux faire valider mon projet : quoi faire ?
- Je passe à l’action : ça ressemble à quoi ?
Pour toutes questions, n’hésitez pas à communiquer avec nous!
À lire : Le repreneuriat : davantage pour les entrepreneurs ou pour les gestionnaires ?
La complexité d’un transfert d’entreprise
Le cédant et le repreneur qui s’engagent dans un processus de transfert d’entreprise pour la première fois ne sont généralement pas conscients du niveau de complexité que cela implique. Pour n’en nommer que quelques-uns, voici des volets importants de ce processus :
- L’évaluation de l’entreprise à transférer
- La structure fiscale de la transaction
- Les aspects comptables, fiscaux et légaux de la vérification diligente
- La négociation et la rédaction la documentation légale
Ces quelques éléments essentiels d’un transfert d’entreprise impliquent à eux seuls l’apport des professionnels suivants :
- Expert en évaluation d’entreprise
- Conseiller en fiscalité
- Comptable professionnel agréé (CPA)
- Conseiller juridique (avocat ou notaire)
À lire : Un plan de transfert : une dépense ou un investissement ?
Qu’est-ce que la multidisciplinarité en contexte de transfert d’entreprise ?
Pour mener à bien un transfert d’entreprise, les professionnels mentionnés ci-dessus doivent généralement tous être impliqués dans le projet.
Traditionnellement, ceux-ci travaillaient dans une équipe homogène, c’est-à-dire une équipe dans laquelle ne se côtoyaient que des personnes ayant une expertise similaire entre elles.
Cette situation amène son lot de problèmes dans le cadre de transferts d’entreprise, notamment au niveau de ce qui suit :
- La difficulté de communication entre les professionnels impliqués, ceux-ci ne travaillant souvent pas ensemble sur une base régulière, et les coûts supplémentaires que cela peut occasionner pour la partie représentée.
- Les enjeux de coordination entre les professionnels du fait que chacun d’eux travaille en silo et que leurs horaires et dossiers prioritaires ne concordent pas nécessairement.
- Le manque de cohésion potentiel dans la stratégie globale du transfert d’entreprise du fait que chaque professionnel tend à vouloir imposer son point de vue sur le transfert.
Il nous semble évident que cette situation n’est pas optimale.
Il existe donc deux manières d’améliorer cette situation, car, d’une part, nous ne pouvons nous passer de ces différentes expertises dans le cadre d’un transfert d’entreprise, mais que, d’autre part, il est impératif de coordonner le tout adéquatement :
- Nommer l’un des professionnels impliqués comme gestionnaire de projet en lui attribuant le mandat de gérer les échéanciers, assurer une bonne communication entre les professionnels, et clarifier la stratégie globale du projet et s’assurer que tous y adhèrent.
- Mandater une équipe multidisciplinaire, c’est-à-dire une équipe comprenant l’ensemble des spécialités professionnelles nécessaires pour assurer le succès d’un transfert d’entreprise, et nommer l’un des membres de l’équipe comme porte-parole de celle-ci et comme gestionnaire de projet à l’interne afin de coordonner le travail et les communications entre ses collègues.
Qu’est-ce qu’une équipe multidisciplinaire ?
Une équipe multidisciplinaire ne représente pas uniquement une équipe autonome ayant toutes les compétences requises pour réaliser le projet, mais il s’agit également d’une équipe dans laquelle chacun de ses membres possède des connaissances larges en transfert d’entreprise lui assurant une polyvalence en tant qu’intervenant et une vision globale du projet. En effet, en étant constamment en contact entre eux, les membres de l’équipe multidisciplinaire développent les compétences ainsi que les connaissances complémentaires provenant des autres spécialités professionnelles représentées par leurs collègues.
À titre d’exemple, l’avocat membre d’une équipe multidisciplinaire en transfert d’entreprise aura non seulement des connaissances en droit des affaires, mais il comprendra également le processus d’évaluation d’entreprise, saura lire des états financiers et autres informations financières, et possédera les réflexes fiscaux requis pour signaler la nécessité de procéder à des analyses ou vérifications fiscales en temps opportun.
Conclusion
Le transfert d’une entreprise étant une opération hautement sophistiquée impliquant plusieurs expertises, il en résulte qu’une équipe multidisciplinaire, qui combine à la fois les forces de consultants généralistes en transfert d’entreprise ainsi que celles liées à la spécialisation, élimine les risques qu’implique l’éparpillement des professionnels amenés à intervenir dans le projet. Une équipe multidisciplinaire travaillant sous un même toit optimise la communication et la collaboration entre chacune des disciplines amenées à intervenir. Cet avantage permettra donc de prévenir les conflits entre les spécialistes impliqués qui pourraient avoir un point de vue unidimensionnel sur l’objectif. Ces raisons nous permettent de conclure que la multidisciplinarité constitue un puissant allié au service du transfert d’entreprise.
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Pandémie, hôtellerie et opportunités – L’histoire de Brigitte Dufour
Brigitte Dufour a fondé l’Hôtel Château Fraser en 2005, établie au cœur de la ville de Témiscouata-sur-le-Lac, tout près du splendide lac du même nom. Malgré la pandémie, sa propriétaire accuse une excellente année, elle enregistre même des records. Cela n’altère toutefois pas son désir de vendre, les repreneurs étant d’ailleurs plus nombreux à se manifester.
EXPLIQUEZ-MOI COMMENT S’EST DÉROULÉE VOTRE DERNIÈRE ANNÉE.
Dès le début de la crise, j’ai décidé de garder l’établissement ouvert. Notre région est frontalière des provinces maritimes et les voyageurs peuvent en profiter comme dernier arrêt au Québec.
Depuis la pandémie, les visiteurs proviennent plus majoritairement du Québec et ils séjournent souvent plus longtemps. Toute notre équipe a passé un très bel été en leur compagnie. Je pense que cet engouement des Québécois à redécouvrir le Québec restera. La réputation de mon établissement et ses hauts standards d’hygiène ont contribué à sa popularité d’autant plus en cette année de pandémie.
L’Hôtel Château Fraser compte 14 chambres. Le concept allie le confort d’un hôtel-boutique et l’intimité d’une auberge de charme et attire une clientèle plus distinguée. Il est situé dans un bâtiment historique, l’ancien magasin général Fraser. Sa conversion a demandé un bon investissement de départ. Les améliorations ont été continuelles au fil des 17 ans. Tout a passé si vite.
Depuis quand songez-vous à vendre?
Gérer un hôtel est exigeant : c’est souvent du 7 jours sur 7, 24h sur 24! Depuis un certain temps, j’avais amorcé ma réflexion de devoir vendre mon entreprise. Je désirais commencer à sonder le terrain sans me presser. Dès le début, j’ai eu de l’appui d’une conseillère du CTEQ qui est venue me rencontrer. En lien avec la SADC du Témiscouata, j’ai pu profiter d’une aide financière pour commander une évaluation technique. J’ai affiché mon entreprise dans le répertoire de la CTEQ ainsi qu’avec une agence immobilière.
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Et comment se porte la recherche de repreneur ?
Alors que je croyais que les repreneurs viendraient d’Europe ou d’Asie, les candidats qui se sont manifestés de façon plus sérieuse proviennent du Québec. Au cours de la dernière année, le marché immobilier a bondi dans notre région et l’intérêt des repreneurs québécois s’est grandement accru.
La pandémie a amené une nouvelle appréciation de certaines régions du Québec. Les gens veulent se rapprocher de la nature, mais ils veulent aussi un accès facile avec un excellent réseau routier. C’est ce que nous offrons ici au Bas-Saint-Laurent.
Quelles sont les prochaines étapes ?
J’ai reçu quelques visites dont certains acheteurs plus sérieux. Mon courtier immobilier et ma conseillère au CTEQ me fournissent support et expertise dans ce processus.
Est-ce difficile de choisir votre relève ?
Une partie est rationnelle et une autre restera toujours émotive dans ce choix. Je souhaite que les futurs repreneurs aient, tout comme moi, le sens aigu d’un travail bien accompli. J’aimerais bien sûr qu’ils continuent d’investir en améliorations, non seulement pour générer du profit, mais pour perpétrer les valeurs humaines qui ont toujours prévalu ici. L’Hôtel Château Fraser est un citoyen corporatif d’importance ici. J’aimerais voir l’entreprise continuer de grandir.
Acheter un hôtel comme le Château Fraser vous intéresse ? Communiquez avec nous pour savoir où commencer !
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