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Labo Solidago est une coopérative dont la mission est de développer et de fabriquer des produits de santé homéopathiques de qualité, sécuritaires et efficaces pour les animaux.
Pourquoi avoir choisi de reprendre Labo Solidago ?
« C’est une organisation familiale fondée il y a trente-deux ans. Ma mère et mon parrain ont mis énormément de temps et d’énergie dans celle-ci. Il n’y avait personne pour assurer la relève, alors j’ai décidé de m’impliquer. Le laboratoire était au sous-sol de la maison où j’ai grandi, j’ai donc une bonne connaissance de l’organisation. J’ai eu l’idée que l’on devienne une coopérative. C’est beaucoup de travail, mais comme la culture de gouvernance était déjà partagée, tout le monde y a mis du sien. »
Qu’est-ce qui vous a aidé dans la reprise de Labo Solidago ?
« Je me suis entourée de guides pour faciliter le processus. Cela peut rapidement devenir une montagne si l’on s’entête à faire les choses seul. Avec de l’aide, ça va beaucoup mieux. Il ne faut pas avoir peur de contacter des personnes références, comme les conseillers du CTEQ. »
Qu’est-ce qui vous plaît dans le fait de faire partie de l’administration d’une COOP ?
« Les journées ne se ressemblent pas. Il y a une belle variété de choses à accomplir. Étant donné que c’est une petite organisation, il y a aussi une belle souplesse. C’est très accommodant. »
Comment trouvez-vous votre nouveau rôle ?
« Ce sont de nouveaux défis. J’ai dû en apprendre beaucoup sur la comptabilité. Ce n’est pas mon sujet préféré, mais c’est nécessaire que j’en comprenne les rouages pour bien faire mon travail. La gestion des ressources humaines, matérielles et financières est également un enjeu
important, je développe beaucoup de nouvelles compétences. Je n’hésite pas à me former pour devenir meilleure. »
Quels sont vos défis à ce jour ?
« Devenir une coopérative est très énergivore. C’est beaucoup de changements. Suivre les nouvelles normes de Santé Canada est également prenant, mais essentiel à la réalisation de notre mission.
L’année 2020 fut particulièrement difficile pour nous. Le laboratoire, qui était au sous-sol de la maison familiale, est passé au feu. Nous avons dû redémarrer à zéro. Ce fut un coup dur, émotionnellement et financièrement. Heureusement, les membres se sont serré les coudes pour tout remettre sur pied. Il y a une belle solidarité au sein d’une coopérative. »
Quels sont vos projets ?
« Nous sommes en train de développer une nouvelle gamme de produits pour les animaux domestiques. C’est très différent du travail que l’on fait avec les éleveurs et les producteurs, car la clientèle est complètement distincte. Nous travaillons sur une image de marque, une boutique en ligne, de la promotion, etc. Nous voulons également bâtir des formations visant à éduquer les gens sur la santé des animaux domestiques. »
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui reprend une organisation familiale ?
« Comme de tels changements sont éprouvants émotionnellement et moralement, cela peut rapidement devenir un casse-tête de démêler la vie personnelle de la vie professionnelle. Avoir une personne neutre, qui a un regard extérieur, peut grandement aider à maintenir l’objectivité et donc, l’harmonie au sein du groupe. »
Il faut également savoir communiquer de façon calme et respectueuse, « la patience et l’endurance sont des qualités nécessaires », soulève Mme Mouvet-Jourde.
Bon succès à toute l’équipe !
Ce témoignage vous inspire ? Contactez le CTEQ pour nous parler de votre projet !
Le 23 septembre dernier, le CTEQ, en partenariat avec Desjardins, a tenu un webinaire sous le thème « Portrait des étapes d’un transfert d’entreprise ».
M. René Boivin, président-directeur général de Novo STT, a témoigné de son expérience de transfert d’entreprise. Avec M. Richard Quinn, ils ont abordé les quatre grandes étapes d’un transfert d’entreprise :
- La réflexion
- La planification
- La transaction
- La post-transaction
Pour toutes questions, n’hésitez pas à communiquer avec nous !
N’hésitez pas à nous contacter pour en savoir plus sur nos services d’aide aux transfert d’entreprise.
Verbatim - transcription de la discussion
Bonjour à tous,
Bienvenue à cette capsule présentée par le Centre de transfert d’entreprise du Québec et Dunton Rainville.
Je m’appelle Jean-Michel Saumure. Je suis conseiller en transfert d’entreprise au CTEQ.
J’ai le plaisir d’être accompagné de Me Andrée-Anne Ouimette, avocate pour la firme Dunton Rainville à Sherbrooke.
Nous allons échanger sur l’intégrations des employés clés dans l’actionnariat.
Me Ouimette, nous savons que la relève entrepreneuriale devient de plus en plus difficile à trouver.
Les récentes statistiques démontrent qu’il y a beaucoup plus de cédants que de relève pour les différentes entreprises.
Certaines régions sont encore plus affectées par ce phénomène
notamment Montréal et le Bas-Saint-Laurent.
Pourquoi un dirigeant voudrait permettre l’actionnariat d’un employé ?
Comme tu viens de le mentionner Jean-Michel,
les statistiques parlent d’elles-mêmes.
On voit qu’il y a beaucoup de gens qui veulent céder leur entreprise
mais il y a peu de gens qui sont prêts à prendre les rênes de l’entreprise.
Une des solutions qui s’offrent aux propriétaires
c’est de penser à intégrer nos employés à l’actionnariat pour assurer une relève pour ultimement permettre le transfert.
Aussi, pour ceux qui ont déjà ciblé la relève familiale
ca peut être une bonne chose de penser à intégrer un employé clé dans l’actionnariat.
parce que souvent cet employé a certaines compétences
ce qui est peut être un bon complément à la relève familiale pour assurer une belle transition puis un beau transfert.
Maintenant, Jean-Michel, il y a beaucoup d’avantages à vouloir intégrer des gens à l’actionnariat.
Le premier : l’acheteur connaît bien l’entreprise
C’est un gros plus.
Il partage les mêmes valeurs que l’entreprise.
C’est un élément important.
L’autre élément : le sentiment d’appartenance que ca créé auprès de l’employé.
Et là, je veux faire une petite aparté.
Les employeurs pensent que c’est par le biais de la bonification qu’on parvient à attacher les employés au sein de l’entreprise.
Mais de plus en plus, tout le monde peut offrir ce genre de bonification.
Et ce n’est plus un élément qui permet de te démarquer par rapport aux autres.
Intégrer un employé, c’est un niveau un peu plus important.
D’autres avantages : auprès des clients, auprès des partenaires financiers
même auprès des employés, le fait d’avoir un employé clé qui accède à l’actionnariat,
ca peut être très rassurant.
Puis, il ne faut pas négliger que ca solidifie le lien entre le vendeur et l’acheteur.
Ils se connaissent. Donc ca aussi c’est un élément important.
Maintenant, c’est une chose d’intégrer un employé à l’actionnariat, mais comment on cible ces employés ?
Est-ce qu’il y a une façon de déterminer qui a les bonnes aptitudes ?
Je pense que le propriétaire a une bonne idée des employés et de leurs habitudes
parce qu’il a eu l’occasion de travailler avec eux.
Ils savent qui se démarque par ses compétences, par ses expériences, ses motivations.
Du point de vue du propriétaire, c’est plus simple.
Maintenant, il ne faut pas négliger une chose,
il ne faut pas négliger l’aspect employé.
C’est pas parce qu’on a été ciblé comme quelqu’un qui a un potentiel pour accéder à l’actionnariat
qu’on veut nécessairement comme employé avoir cette responsabilité,
ou prendre cet engagement.
Ce qui peut être fait, et qu’on voit de plus en plus.
Les propriétaires font appel à des agence en ressources humaines
qui ont pour tâche de cibler les compétences, les forces et les faiblesses des employés que l’on souhaite intégrer à l’actionnariat.
Une fois qu’on a identifié certaines faiblesses, cela permet de voir comment on peut accompagner l’employé
sous forme de coaching ou de formation pour le sécuriser et assurer une belle transition pour la suite des choses.
Maintenant, comment on peut les intégrer ces employés clés ?
Il y a plusieurs façons de faire.
Il y a des considérations fiscales et comptables.
D’un point de vue légal on peut consentir à des options d’achat d’action.
L’employé n’est pas encore actionnaire mais il y a une possibilité de le devenir
dans le temps, avec un prix fixe. Il sait qu’il a deux ans pour exercer son option.
On peut aussi assujettir l’option selon certains objectifs à atteindre.
Donc une fois que l’objectif est atteint, l’employé peut exercer ses options.
On peut aussi y aller sous forme de vente d’actions.
Immédiatement, vendre une portion de nos actions.
Ca peut être le pourcentage d’une année X, échelonné dans le temps.
L’employé peut acheter d’autres blocs d’actions du vendeur.
Ou encore, ca peut être sous forme de gel.
Ce qui veut dire que le vendeur va conserver la valeur de son entreprise.
On gèle la valeur et par la suite l’actionnaire acquiert des actions
et commence à participer à la plus-value de l’entreprise à partir du moment où il achète ses actions.
Mais dans tous les cas, un élément important à ne pas négliger,
souvent, l’employé n’a pas les liquidités ou les moyens financiers pour acheter les actions.
Il faut que les propriétaires soient ouverts à certains mécanismes de financement pour le rachat de ces actions.
Il y a plein de choses que l’on peut structurer.
Entre autre, on peut faire en sorte que tous les dividendes que la société va verser au fil du temps,
tant qu’il y a un solde de prix de vente, ca va servir à racheter des actions du propriétaire.
Ou encore, le propriétaire peut tout simplement financer le rachat de ces actions par le biais d’un seuil de prix de vente.
On va venir baliser de façon contractuelle certaines choses
pour s’assurer qu’au bout d’un certain temps le seuil de prix de vente va être payé et les affaires vont bien se passer.
Mais un élément a ne pas négliger et qui est super important,
c’est la convention entre actionnaires
parce que la convention entre actionnaires va venir régir les droits et obligations de chacun.
Il y a des éléments très importants qui vont être convenus dans la convention entre actionnaires.
Ces éléments vont fluctuer en fonction du pourcentage que l’actionnaire va avoir dans l’entreprise.
Quelqu’un qui a un bloc d’action de 5% versus 25%,
on ne prévoira pas les mêmes droits.
Les mêmes droits de regard dans l’administration par exemple.
Il y a d’autres choses qu’on va prévoir.
Si la société a besoin de liquidités par exemple et qu’on doit aller chercher un prêt.
On a besoin des cautionnements ou d’une injection de fonds.
Qui injecte quoi ? Comment ?
C’est ce qu’on retrouve dans la convention ente actionnaires.
Chose importante, si l’actionnaire employé démissionne,
c’est important de prévoir dans la convention qu’on rachète ces actions.
parce que c’est une condition que l’employé demeure dans l’entreprise.
Il ne faut pas avoir peur d’intégrer les employés dans l’actionnariat.
Il y a plein de manières de définir de façon contractuelle les choses.
C’est important quand on veut intégrer un employé, de s’assurer d’être bien entouré au niveau légal ou ressources humaines, au niveau fiscal.
Je pense que ca c’est la clef pour assurer un beau transfert.
Ca nous éclaire beaucoup. Parfait, merci.
Chers auditeurs, ca vous donne de bonnes pistes de réflexion quant à l’intégration des employés clés dans l’actionnariat.
Vous pouvez en discuter avec votre conseiller au Centre de transfert d’entreprise du Québec
qui travaille d’ailleurs avec des partenaires tels que Me Ouimette.
Merci Me Ouimette de nous avoir éclairés sur ce sujet.
Merci à vous chers auditeurs et au plaisir de pouvoir vous servir.
Merci Jean-Michel.
Détour en France est une conserverie artisanale de viandes et de fromages dont la mission est d’offrir des produits préparés de façon naturelle et responsable à partir des produits du terroir.
Aviez-vous de l’expérience dans le secteur alimentaire avant de reprendre détour en France ?
« Mes parents ont de l’expérience dans le milieu, mais moi, je n’avais jamais travaillé dans le secteur avant de me lancer. Ma force, c’est la gestion. En cuisine, ce n’est pas moi le patron. J’apprends tous les jours afin de bien saisir toutes les subtilités du travail de maître qu’effectue l’équipe. »
Comment votre expérience dans des postes-cadres vous aide-t-elle en tant que propriétaire d’entreprise ?
« Au fil du temps, j’ai accumulé énormément d’outils et de compétences. Mon bagage est donc diversifié, ce qui m’aide dans mon nouveau rôle. L’expérience sur le marché du travail permet également de se développer en tant qu’humain : on prend beaucoup de maturité. »
Qu’est-ce qui a motivé votre choix de devenir entrepreneur ?
« À force d’avoir occupé plusieurs postes-cadres et donc, d’avoir travaillé pour les autres, j’ai eu envie d’acquérir cette liberté décisionnelle. Mener une entreprise et une équipe dans la direction que l’on souhaite, c’est très gratifiant. J’aime l’autonomie que procure le fait d’être mon propre patron. »
Quels ont été vos obstacles lors du rachat ?
« Le processus de rachat est long, éprouvant et stressant. C’est une aventure qui requiert de la résilience et de la patience. Heureusement, Sonia et moi formons une bonne équipe.
Nous avons vécu beaucoup d’embûches. Par exemple, il y a eu un malentendu avec l’un de nos bailleurs de fonds et puisque nous avions tout fait par téléphone, il était plus difficile de nous en sortir. Maintenant, nous mettons tout par écrit.
Je dirais aussi qu’il est parfois difficile de savoir en qui avoir confiance. Avoir un mentor sans intérêt pécuniaire nous aurait grandement aidés. »
Comment la transition se passe-t-elle ?
« La transition se passe bien. Nous avons la chance d’être épaulés par l’ancien propriétaire devenu employé le temps que nous prenions nos aises. Notre priorité actuelle est de bâtir des relations de confiance avec les différents membres de l’équipe. » À lire : Cédants : combien de temps prévoir pour la transition ?
Quels sont vos défis et vos projets ?
« Nous voulons optimiser les ressources de Détour en France sans nous éloigner de l’aspect artisanal qui est au cœur même de l’entreprise.
Assurer la relève sera également un défi. L’équipe actuelle est solide et expérimentée. Il faudra assurer la pérennité de tous ces savoirs.
D’un point de vue plus personnel, j’ai beaucoup à apprendre en développement des affaires. »
Comment conciliez-vous votre nouvelle vie entrepreneuriale et votre vie familiale ?
« Dès que nous avons entamé le processus, nous avons expliqué à nos garçons à quoi ressemblerait notre nouvelle vie. Leur responsabilisation est très importante pour nous. L’entrepreneuriat est une occasion de leur montrer qu’il faut travailler fort et intelligemment dans la vie.
De plus, Sonia et moi sommes habitués à beaucoup travailler, ce n’est donc rien de nouveau. Ma conjointe a conservé son emploi à temps plein afin d’assurer une stabilité financière, tandis que je suis à temps plein dans l’entreprise.
J’aime optimiser les ressources, c’est la même chose avec mon temps et mon énergie. »
Ce que vous retenez de votre expérience jusqu’à présent ?
« Il n’y a pas une seule façon d’être entrepreneur. Il faut bien nous connaître afin de trouver un modèle qui correspond à nos aspirations ! »
Bon succès à Louis-Philippe Ménard et Sonia Lemay !
Ce témoignage vous inspire ? Contactez le CTEQ pour nous parler de votre projet !
Robert Deshaies est président et fondateur de G4 Solutions, une entreprise spécialisée en évaluation et transaction d’entreprise.
« Le processus transactionnel prend du temps, de l’énergie et occasionne des frais. Entamer ce long périple nécessite beaucoup de patience et de résilience. Il n’y a aucune garantie quant à la finalité de la transaction. C’est un long sentier parsemé d’embûches ! »
Le ciblage d’une entreprise diffère selon votre situation. Vous êtes repreneur ou acquéreur ? Découvrez les distinctions dans cet article.
JE SUIS REPRENEUR, JE REPRÉSENTE UN INDIVIDU
Pour M. Deshaies, tout commence par une introspection : « Il faut bien se connaître avant d’embarquer dans une telle aventure ».
Acheter une entreprise, c’est devenir entrepreneur. Il est donc primordial de vous demander avant tout si vous avez les qualités requises pour avoir du succès.
« J’ai connu des personnes dans des postes-cadres qui avaient, sur papier, toutes les aptitudes pour réussir. Mais en affaires, les dossiers se retrouvent toujours dans la cour de l’entrepreneur. C’est 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Il faut être prêt à prendre cette responsabilité. »
Prenez le temps de vous questionner :
- Quelles sont mes forces et qu’est-ce que je dois améliorer ?
- Qu’est-ce que j’aime faire dans la vie ?
- Qu’est-ce que je veux comme style de vie ?
- Quelle est la valeur que je peux apporter à une entreprise ?
- Quelles sont mes motivations ?
- Est-ce que je suis prêt à être en contact étroit avec la clientèle ?
- Dans quel secteur mes connaissances peuvent-elles être mises à profit ?
- Qui dans mon réseau peut contribuer à mon cheminement ?
En ayant un portrait global de qui vous êtes et de ce que vous voulez ardemment, vous pourrez ainsi choisir une entreprise qui a du sens pour vous.
JE SUIS ACQUÉREUR, JE REPRÉSENTE UNE ENTREPRISE
Une entreprise existante a déjà un positionnement stratégique sur le marché. Vous voulez acquérir une entreprise avec laquelle il y a une synergie potentielle, par exemple : un produit, un marché, une technologie ou une compétence.
« Chaque entrepreneur a un niveau d’incompétence. Lorsqu’il a atteint ce qui était en son pouvoir au sein de son entreprise, il peut vouloir acquérir une entreprise dont les forces sont distinctes ou complémentaires afin d’accélérer sa croissance. Il voudra idéalement garder l’équipe de direction en place afin de faciliter la gestion de cette croissance. »
La priorité lorsque vous faites l’acquisition d’une entreprise, c’est de trouver ce qui créera de la valeur. Ultimement, l’intention est de croître ou de « fermer » un concurrent.
VOS PRIORITÉS
Tenez compte de vos priorités, de vos limites et de votre capacité financière. Le banquier est un acteur souvent nécessaire pour obtenir le financement requis. Il faut pouvoir lui montrer une fiabilité dans vos ressources.
LA COMPATIBILITÉ EST UN ÉLÉMENT CLÉ
« La compatibilité entre l’acquéreur et le vendeur est un des éléments clés d’une transaction réussie », soulève M. Deshaies.
Avoir une belle relation avec la personne avec qui vous faites affaire rend le processus plus harmonieux. D’autant plus que « dans la plupart des cas, le cédant ne disparaît pas du portrait précipitamment, il y a une transition qui peut s’échelonner sur plusieurs mois ».
EN SORTIR GRANDI
Bien cibler l’entreprise que vous souhaitez reprendre ou acquérir améliore vos chances de réussite. Entourez-vous de personnes qualifiées qui faciliteront le processus et minimiseront le risque de ce changement de vie.
« En fin de compte, l’objectif est que tout le monde en sorte grandi ! »
Pour toute question, n’hésitez pas à communiquer avec nous !
Les Industries Leblanc est un manufacturier de maisons pré-usinées faites sur mesure, livrées et installées pour le client. En activités depuis plus de 30 ans, la compagnie établie à Carleton-sur-Mer doit son nom à son fondateur. Elle passera ensuite sous les mains de M. Jacques D’Anjou, l’actuel propriétaire, maintenant à l’aube de la retraite.
Des produits uniques et appréciés
M. D’Anjou et son équipe d’une douzaine d’employés répondent au besoin des clients qui cherchent à se bâtir une maison neuve, avec des critères spécifiques et surtout une habitation livrée et installée rapidement.
« Ce que les gens apprécient, c’est que nous pouvons vraiment leur offrir une solution clé en main. Certains préfèreront assurer la finition intérieure, d’autres n’auront qu’à accrocher leurs rideaux ! »
Au fil du temps, l’entreprise s’est dotée
d’une usine d’assemblage polyvalente enplus d’avoir modernisé ses installations, renouvelé l’outillage et sa flotte de camions.
Elle compte sur un fort réseau de sous-traitant pour monter les fondations, l’électricité et la plomberie des habitations qu’elle construit.
Les deux contremaîtres, celui de l’usine et celui du chantier sont des employés clés et fidèles. Ils détiennent plus de 10 ans d’expérience au sein de l’entreprise.
Une région à fort potentiel
« Il y a encore beaucoup de terrains vacants dans la Baie-des-Chaleurs, et surtout beaucoup de gens de la ville qui viennent, ou reviennent s’installer ici. J’ai beaucoup de clients retraités, j’ai aussi parfois des commandes bien précises, par exemple des chalets pour le tourisme, des maisons adaptées pour les gens à mobilité réduite. Notre avantage est que nous faisons vraiment du sur mesure et sommes les seuls à le faire dans le coin ! »
Reprendre Les Industries Leblanc, c’est pour qui ?
L’actuel propriétaire recommande quelqu’un qui :
- Détient idéalement de l’expérience dans le milieu de la construction
- A des aptitudes pour la vente et la relation-client (entregent, écoute, diplomatie)
- Aime le travail saisonnier (période intense d’avril à début novembre alors que l’hiver est dédié aux ventes)
Potentiel de l’industrie
« En raison de mon âge, j’ai peu démarché de nouvelles avenues pour faire croître l’entreprise. Mais il y aurait beaucoup de voies à explorer en ce sens. »
- Explorer le marché des entrepreneurs indépendants qui souhaitent acquérir nos maisons pour en faire la finition
- Vendre aux entrepreneurs de la Gaspésie qui achètent des maisons pré-usinées dans les maritimes
- Anticiper la popularité des minimaisons, sous réserve de l’assouplissement des règlements des municipalités envers cette forme d’habitation
- Exporter à l’extérieur de la Gaspésie
Bref, il y a de quoi s’occuper, mais aussi rêver ! À qui la chance ?
Qui est prêt à se lancer dans cette belle aventure ? Communiquez avec nous pour savoir par où commencer !
Le numéro de la fiche INDEX des Industries Leblanc est : 13039
Me Louis Trudelle est associé du cabinet Gagné Letarte Avocats SENCRL. Sa pratique est axée entre autres sur les fusions et acquisitions d’entreprises.
Que l’on soit repreneur ou acquéreur, la négociation fait partie du processus transactionnel.
POURQUOI EST-CE IMPORTANT DE SÉCURISER UNE NÉGOCIATION ?
Le transfert d’une entreprise est une transaction complexe qui peut avoir de lourdes conséquences si elle est mal effectuée.
« On ne veut pas négocier avec un vendeur qui négocie déjà avec deux ou trois autres acheteurs potentiels, car la négociation demande des ressources considérables d’énergie, de temps et d’argent. Une fois qu’on a précisé l’angle sous lequel on veut aborder la transaction, mieux vaut sécuriser la négociation plus tôt que tard ».
Beaucoup croient que le coût d’acquisition d’une entreprise se résulte au prix de vente de celle-ci. C’est faux. Il y a plusieurs frais administratifs importants avant d’en arriver à l’achat.
Quand on entame de telles démarches, on veut minimiser le risque financier tout en s’assurant de protéger nos renseignements confidentiels. On s’entoure donc de professionnels (fiscaliste, conseiller juridique, consultant en gestion du changement, etc.). Le coût de ces honoraires est à prendre en compte lorsqu’on détermine sa capacité financière.
COMMENT OBTENIR L’EXCLUSIVITÉ ?
1. Les discussions
Avant d’entamer tout processus plus formel, le potentiel acheteur et le vendeur discutent.
Si l’acheteur est l’enfant du propriétaire ou un cadre faisant déjà partie de l’entreprise, il n’est pas rare que plusieurs discussions aient déjà eu lieu en interne.
Une fois qu’on est prêt à passer à la prochaine étape, on rédige une « Lettre d’intention ».
2. La lettre d’intention
Pour s’assurer d’être en priorité et de ne pas gaspiller ses ressources, on doit mettre par écrit sa volonté dans ce qu’on appelle une « Lettre d’intention » destinée au vendeur. Elle n’occasionne pas d’obligation de vente, c’est-à-dire que l’acheteur n’est pas obligé d’acheter et le vendeur n’est pas obligé de vendre son entreprise.
La « Lettre d’intention » permet de demander l’exclusivité des négociations et l’engagement des partis quant au respect de la confidentialité des renseignements divulgués, ainsi que la confidentialité de la transaction elle-même.
3. L’offre d’achat
Une offre d’achat est réalisée lorsque l’acheteur a toutes les informations en main pour prendre une bonne décision, mais qu’il ne désire pas procéder tout de suite à la négociation du contrat d’achat. Elle est plus ferme et engage la responsabilité des partis.
4. Le contrat d’achat
À cette étape-ci, on met sur papier toutes les clauses de la transaction. On s’assure que celle-ci reste confidentielle et on prévoit la date à laquelle un communiqué de presse conjoint pourra être publié pour annoncer la réalisation de la transaction.
L’ANNONCE AUX EMPLOYÉS
Les ressources humaines sont un aspect à prendre au sérieux lors d’un tel changement. Ce sont les propriétaires d’entreprises qui déterminent le moment idéal pour en discuter avec leurs équipes. On doit s’assurer que les employés respectent la confidentialité de la transaction.
Chaque situation est unique, rappelle Me Trudelle. « Il n’y a pas qu’une seule façon de procéder, il faut savoir s’adapter suivant le contexte de chaque transaction ».
AUGMENTER SES CHANCES DE SUCCÈS
Reprendre ou acquérir une entreprise coûte de l’énergie, du temps et de l’argent. Si on ne sécurise pas sa négociation, on prend le risque de perdre ces ressources.
« S’arrimer à un chef d’orchestre qui dirigera la transaction est une bonne façon de s’assurer qu’elle se fasse de façon harmonieuse et que les partis en ressortent avec les meilleurs bénéfices ».
Entourez-vous de professionnels qualifiés, ils facilitent la transaction et augmentent vos chances de succès !
À lire : La réflexion juridique au service de l’acquéreur
Pour toute question, n’hésitez pas à communiquer avec nous !
Pour toutes questions, n’hésitez pas à communiquer avec nous!
L’exercice d’une planification stratégique d’affaires se fait périodiquement par tout entrepreneur investi dans le succès et la pérennité de son entreprise. Pourquoi cet outil, qui guide les décisions de gestion d’un chef d’entreprise, devient-il si important au moment où celui-ci décide de passer le flambeau ?
Deux experts en accompagnement stratégique nous expliquent.

« Ce document est souvent présenté lors d’une 2e ou 3e rencontre entre les parties prenantes qui ont eu un premier coup de cœur ».
Que doit-on y inclure ?
Pensons d’abord aux fondements d’une entreprise : sa mission, sa vision et ses valeurs. Comment définir ces éléments de sorte qu’ils transmettent le caractère unique de notre organisation ? Comment les formuler pour les rendent le plus inspirant possible ?
Parmi les autres composantes d’une stratégie d’entreprise devant être relevés se trouvent les objectifs, les projets menant vers ces objectifs certes, mais aussi un franc portrait des forces et des faiblesses, des occasions et des menaces internes et externes de l’organisation.

Quant aux perspectives
Faire un exercice de stratégie corporative dans un contexte de transfert veut dire examiner les maintes avenues possibles pour la croissance de l’entreprise.
« L’idée est bien entendu de pouvoir montrer, chiffres à l’appui, que l’entreprise peut continuer d’évoluer, de grandir. Des pistes d’investissement, des avenues à prendre pour le futur, doivent être analysées et suggérées dans ce document. Le propriétaire doit toutefois garder un esprit d’ouverture quant à de nouvelles avenues (rentables bien entendu) à envisager en consensus avec son équipe de direction. C’est que le repreneur doit pouvoir s’y projeter et sentir qu’il y a encore place à de l’innovation dans l’organisation sans que cela en compromette la rentabilité », ajoute Valérie Jacob.
Un exercice d’équilibre
Conseil : l’exercice doit être mené par l’équipe de direction élargie et les personnes clés de l’organisation (p. ex., comptable ou directeur des opérations).
Bien entendu, si un tel outil n’a pas été mis à jour depuis longtemps, cela pourra demander plusieurs heures, voire semaines de travail.
« Une stratégie corporative bien ficelée servira d’atout et pourra être présentée à un repreneur sérieux dès qu’il aura manifesté un intérêt envers l’entreprise. L’idée n’est pas de vendre à tout prix, mais de trouver le meilleur jumelage possible et de démarrer les négociations sur de bonnes bases, c’est-à-dire, avec des informations qui donnent l’heure juste », complète Valérie Jacob.
« Cela évite aux deux parties de perdre du temps lorsque les conditions ne sont pas réunies pour un mariage heureux », ajoute quant à lui Claude Balleux.
Conseil : il est toujours sage de se faire accompagner par des professionnels pour vérifier que cette stratégie d’entreprise couvre tous les aspects nécessaires, qu’elle reste transparente tout en mettant l’entreprise en valeur.
À lire : 7 façons de mettre en place des conditions gagnantes pour réussir son transfert
Contactez le CTEQ pour nous parler de votre projet !
Depuis le 1er mars 2021, François d’Amours est passé aux commandes de l’entreprise dans laquelle il a évolué comme ébéniste. Bois Franc Expert est un commerce de détail de planchers et escaliers établi à Rimouski depuis une trentaine d’années.
À quel moment avez-vous envisagé le rachat de l’entreprise ?
« Après mon cours en ébénisterie, j’ai fait mon stage ici et y suis resté huit ans. Aujourd’hui, l’ancien propriétaire me soutient encore dans mes nouvelles tâches, mais il est plutôt devenu mon employé ! », dit avec humour le nouveau patron de 36 ans.
Dès le tout début, le propriétaire envisageait François comme son successeur. « Je pense que c’est en raison de mon jeune âge, mon esprit d’initiative et ma débrouillardise ».
Cela a eu un effet positif sur son implication au sein de l’entreprise. D’ailleurs, le patron lui accordait régulièrement du temps pour lui transférer son savoir-faire et lui demandait également de le remplacer momentanément.
De la décision à l’action
Même si le transfert était envisagé depuis des années, il s’est tout de même écoulé presque trois ans entre le moment de la décision et celui de la transaction.
« Devoir travailler en même temps que de planifier le rachat nous a ralentis. Il y a une tonne de choses à penser des deux côtés. À cet effet, notre conseillère du CTEQ nous a aidés à dresser la liste des éléments à solutionner ».
C’est tout un travail d’évaluer la valeur de l’entreprise, puis de faire son montage financier et de le présenter aux organismes de financement. Cela m’a pris deux ans. Heureusement, les négociations avec le cédant ont été fluides; il voulait vraiment que la transaction se concrétise en plus d’avoir une totale confiance en moi.
Comment avez-vous financé le rachat ?
Les organismes locaux dans ma région, la SOPER et la SADC, m’ont appuyé de ce côté. Selon leurs exigences, le propriétaire a dû financer un petit pourcentage du montant, que je dois rembourser en un an. C’est une façon de corroborer ses intentions auprès des prêteurs.
Quels ont été vos principaux obstacles dans le processus de reprise ?
« Au fur et à mesure que le processus avançait, je me rendais compte que plusieurs détails n’avaient pas été mis au clair. Par exemple : le salaire convenu de l’ex-propriétaire qui devenait mon employé. Celui-ci, habitué que la compagnie endosse ses dépenses personnelles (voiture, factures de téléphones, etc.), avait assumé que la compagnie continuerait de le faire. Ces coûts s’ajoutaient au salaire négocié. Ce n’était pas clair pour moi ! Il a fallu rediscuter ».
Conseil d’ami :
« Il faut vraiment ouvrir les canaux de communication et soulever tous les petits détails, les zones floues pour clarifier et tout mettre sur papier, sans quoi l’on peut vite s’embrouiller ou se sentir floué ».
Comment allez-vous dans votre nouveau rôle de « patron » ?
« Avec l’ex-propriétaire, devenu l’un de mes cinq employés, on a une liste de points à examiner, avant que je sois 100 % à mon aise. Il est également convenu que celui qui me sert actuellement de mentor diminue progressivement ses heures de travail ».
Parmi les employés clés de François, une adjointe administrative en place l’aide à assurer beaucoup de tâches, notamment pour balancer les comptes, faire les paies des employés, la comptabilité.
« Les clients et fournisseurs avaient des relations professionnelles de longue date avec le cédant. Il y a un peu d’insécurité de part et d’autre créée par le transfert, mais je suis persuadé que nous bâtirons des liens de confiance, qui seront sans aucun doute différents, car je suis différent de mon prédécesseur ».
Comment vous projetez-vous dans le futur ?
« J’ai beaucoup d’idées en tête, mais je ne veux pas aller trop vite. De toute façon, je dois encore assumer des tâches d’ébénisterie puisque nous avons une pénurie de main-d’œuvre dans la région. Même si je voulais faire croître mon entreprise, je n’aurais pas les ressources humaines pour le faire ».
Le jeune repreneur avoue vivre plus de stress et cumuler les heures de travail depuis mars dernier. « Il faut trouver un équilibre dans cette nouvelle vie ».
C’est certain que je ferai des erreurs dans ce nouveau rôle, mais je sais vraiment me « revirer de bord ». Quand je veux quelque chose, j’ai appris à aller le chercher moi-même.
Bon succès François !
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