Catégorie : Financement d’une entreprise

Le Centre de transfert d’entreprise accueille aujourd’hui Sarah Tanguay-Milot, directrice principale à la Banque de développement du Canada. Cette capsule s’adresse aux repreneurs potentiels (acheteurs d’entreprise) et répondra aux questions suivantes :

1. Avec qui prépare-t-on le montage financier?

2. Comment le préparer et à quel moment ?

3. Le montage financier va au-delà de l’aspect transactionnel : pourquoi ?

4. Quels sont les éléments clés pour réussir son montage financier ?

5. Quels sont les pièges à éviter ?

6. Que faire dans un contexte d’instabilité ?

Verbatim de la discussion

[MB] : Mylène Bernard, conseillère au CTEQ
[STM] : Sarah Tanguay-Milot, directrice principale pour la Banque de développement du Canada.

Bonjour et bienvenue à cette capsule vidéo.

[MB] Je me présente, Mylène Bernard, je suis conseillère pour le Centre de transfert d’entreprise du Québec. Aujourd’hui, j’ai le plaisir de m’entretenir avec Sarah Tanguay-Milot, directrice principale pour la Banque de développement du Canada. Bonjour Sarah, merci d’être avec nous. Bonjour Mylène, c’est un plaisir pour moi d’être ici. Sarah, aujourd’hui, on va s’entretenir sur le montage financier. 

[MB] J’aimerais savoir, en commençant, si tu pouvais nous donner les grandes lignes : on le prépare avec qui, le montage financier? On le prépare comment et à quel moment? 

[STM] Oui, donc, pour commencer, on le prépare avec qui? Donc on peut le préparer soit avec le banquier, directement, ou bien avec un consultant externe qui accompagne l’acheteur dans la transaction. Donc c’est toujours important pour l’acheteur de bien être entouré dans ce type de transaction. Également, ce qu’il concerne le contenu, le comment, qu’est-ce que ça comprend, le plan d’affaires, au niveau financier. Donc ça prend une partie en mise de fonds de l’acheteur pour s’assurer qu’il soit engagé dans la transaction. Dépendamment de certains cas, on va retrouver aussi une balance de prix de vente pour aider à avoir une saine transition entre le vendeur et l’acheteur et aussi pour ne pas avoir un trop gros niveau d’endettement, dépendamment des situations. Puis, enfin, il y a la portion financement auprès des banques. 

[STM] En ce qui concerne l’aspect de ta question au niveau du moment, le meilleur moment, c’est vraiment une fois que l’acheteur a fait la diligence raisonnable au niveau de l’entreprise. Donc il a vraiment pris le temps d’analyser les différents éléments, que ce soit des chiffres, le secteur d’activité, les opérations, ainsi que le prix de vente. Donc, quand que la diligence est faite, donc on a les chiffres, on a au moins le prix de vente, bien, c’est le bon moment pour entamer les démarches avec un banquier, entre autres, pour regarder le montage financier et savoir comment la procédure suivante pourrait être faite. 

[MB] Merci Sarah, effectivement. Aussi, si on aborde dans un contexte de transfert. On sait que pour tous les types de transaction, le montage financier se soit d’être approprié, d’être flexible, ça va de soi. Je te demanderais, on parle toujours que c’est le transactionnel, c’est l‘aspect transactionnel, le montage financier, mais tu vas nous expliquer que ça va bien au-delà de ça. 

[STM] Oui, exact, donc c’est une chose de regarder le montage financier en soi, la transaction, mais, ce n’est pas tout. Donc c’est important de tenir compte de plusieurs autres facteurs. On veut vraiment regarder que ce soit une transition qui soit saine, qui ait un succès dans la transaction donc pour assurer la pérennité de l’entreprise. Donc, chacun des projets est différent en soi. C’est pour ça qu’il n’y a pas nécessairement de pourcentage prédéterminé sur chacun des éléments que j’ai mentionnés précédemment. Donc on va vraiment regarder cas pas cas, au niveau, que ce soit la capacité de remboursement, l’expérience de l’acheteur, la structure financière de l’entreprise. 

[STM] Donc, par exemple, si l’entreprise est déjà beaucoup endettée, bien, ça ne sera pas nécessairement de l’aider, d’augmenter le niveau d’endettement de l’entreprise. Aussi, il y a l’aspect : est-ce qu’on fait un achat d’actions ou un achat d’actifs? Donc, est-ce qu’il y a un immeuble, entre autres, dans la transaction? Donc le pourcentage de financement pourra être plus élevé si on a un immeuble, versus si on a uniquement des actifs intangibles. Donc à ce moment-là, ça va être un bon moment pour prendre contact avec un fiscaliste pour regarder c’est quoi les différents impacts que les deux types de transaction peuvent avoir. Puis, aussi, il y a l’aspect du partage de risque. Donc, certaines situations vont faire en sorte que ça va être plus avantageux pour l’acheteur qu’il y ait deux banques qui fassent le financement de la transaction. Donc ça va permettre de partager le risque, mais également, ça va permettre à l’acheteur d’avoir les avantages des deux banques, donc de prendre ce qui est le meilleur, je dirais pour lui. 

[STM] Puis, il y a aussi l’aspect de la balance de prix de vente, comme j’avais mentionné précédemment. On n’est pas obligés d’en avoir une dans chacun des cas. Mais, en règle générale, on le voit souvent. Donc la balance de prix de vente, c’est tout simplement un montant, qui est dû au vendeur, qui est prorogé dans le temps. Proroger, ce que ça veut dire c’est que le vendeur ne reçoit pas immédiatement les sommes qui lui sont dues. Donc, de mettre une balance de prix de vente dans ce type de transaction, ça permet de faciliter la collaboration entre le vendeur et l’acheteur. Ça permet aussi de réduire le niveau d’endettement de l’entreprise, puis, ça vient faciliter la structure financière post-transaction. Donc ce sont différents éléments qu’on regarde et dont on tient compte dans ce type de transaction. 

[MB] Excellent, merci beaucoup Sarah. Dans le fond, question très très simple qu’on peut développer un peu, j’imagine : quels sont les ingrédients, la clé du succès? Puis, aussi, il ne faut pas oublier, quelles sont les choses qu’il faut éviter? À ne pas faire. 

[STM] Oui. Donc, pour les éléments clés, les bons ingrédients, donc, en premier, le prix de vente. Donc c’est important d’établir le bon prix de vente. Il y a souvent un aspect émotionnel du vendeur qui fait en sorte que le prix est un peu plus élevé que ce que ça devrait être. C’est à prendre en considération. Également, c’est important de bien se faire accompagner, pour être en mesure d’effectuer une bonne revue diligente sur l’entreprise. Parce que, des fois, il peut y arriver que tout ce qui est opérations, listes clients, listes fournisseurs, les systèmes en soi, soient dans la tête du vendeur.

Donc, quand on arrive à ce que l’acheteur soit dans l’entreprise, il n’a pas accès à toutes ces informations-là qui sont primordiales pour lui, pour assurer la santé de l’entreprise qu’il vient de reprendre. Donc c’est important que cette revue soit bien faite et de bien se faire accompagner. Puis, ce qu’il faut éviter, c’est de ne pas trop s’endetter. Donc c’est important de conserver des liquidités pour être en mesure de passer au travers de différents problèmes et incertitude que l’entreprise pourrait vivre dans ses opérations. Donc, pour être en mesure de passer au travers.

Puis, également, je dirais d’être prudent dans nos prévisions financières qu’on effectue, pour être en mesure de payer la dette. D’ailleurs, selon une étude de la BDC, 40 % des transferts d’entreprise n’ont pas atteint leurs prévisions financières. Donc, ça démontre qu’il faut justement être un peu plus prudent que ce qu’on imagine. 

[MB] Écoute, Sarah, on va y aller à la conclusion. C’est une petite capsule rapide aujourd’hui. On est dans un contexte de pandémie, on en parle, on en reparle, oui, c’est important mais aurais-tu un conseil à donner dans un contexte d’instabilité, en général?

[STM] Oui, donc, ça revient un peu à ce que j’ai mentionné précédemment, soit de protéger votre trésorerie, donc de savoir s’endetter intelligemment donc, de regarder notre retour sur investissement dans ce qu’on fait. Donc de prendre le temps de faire un budget de caisse pour regarder comme il le faut c’est quoi nos vrais besoins en liquidités mensuels. Donc c’est quoi vraiment qu’on a de besoin en termes de trésorerie, donc la première des choses.

Puis, également, de se faire accompagner dans la transition du transfert, donc d’établir un plan réaliste, un plan précis d’intégration avec des objectifs afin d’être en mesure d’atteindre ce qu’on s’est fixé. D’ailleurs, selon une étude également de la BDC, 94 % des transferts d’entreprise qui avaient une approche structurée, qui savaient où ils allaient, ont eu une croissance 3 fois plus rapide que les autres transferts d’entreprise qui n’ont pas eu d’approche structurée.

Puis, pour conclure, je dirais, d’être patients avec vous même, acceptez de faire des erreurs dans un contexte où vous êtes évidemment accompagnés puis d’en retirer des bénéfices sur les erreurs qui se produisent. 

[MB] Merci Sarah, merci infiniment pour ton temps, tes conseils. 

[MB] Courte capsule, ce fut de bons petits conseils qu’on va prendre puis je pense que tout le monde apprécie énormément. Un beau contenu, merci beaucoup. Je te souhaite une super belle journée et à une prochaine, Sarah, merci infiniment.

[STM] Merci beaucoup Mylène, ça m’a fait plaisir puis, bonne journée également. 

Septembre 2020

Le Centre de transfert d’entreprise du Québec invite dans cette capsule, Marc-Antoine Reid, planificateur financier chez IG gestion du patrimoine privée pour nous parler du gel successoral.

Vous retrouverez les réponses aux questions suivantes dans cette capsule :

 

 

Pour toutes questions, n’hésitez pas à communiquer avec nous!

1 844 200-2837 poste # 1000

[email protected]

www.ctequebec.com

Juillet 2020

Jean-Pascal Dumont, coordonnateur au Centre de transfert d’entreprise du Québec accueille aujourd’hui Simon Lapointe, directeur Intelligence d’affaires et analytique, Commercial à la Banque Nationale pour nous présenter le calculateur de liquidités; un nouvel outil conçu par la Banque Nationale pour aider les entrepreneurs à mieux gérer leurs liquidités.

L’objectif de cette capsule est de nous aider à comprendre :

 

 

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Juin 2020

Le Centre de transfert d’entreprise du Québec accueille dans cette nouvelle capsule, Jonathan Seguin-Forest, directeur principal chez BJC, cabinet de comptables professionnels agréés pour nous parler de l’importance de faire des projections financières lorsqu’on est propriétaire d’une entreprise et encore plus en temps d’incertitude.

Dans cette capsule, les points suivants sont soulevés :

 

 

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Mai 2020

Dans cette capsule, le Centre de transfert d’entreprise du Québec (CTEQ) invite Mme Nathalie Paré et M. Jean-François Prince tous deux vice-présidents régionaux, services aux entreprises à la RBC à nous parler des nouveaux ajustements, des nouvelles dispositions et recommandations mises en place par les institutions financières pour soutenir les entrepreneurs et permettre ainsi à leur entreprise de passer au travers de cette période d’incertitude avec succès.

Les points soulevés sont les suivants :

 

 

 

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François Brouard est professeur titulaire en fiscalité et comptabilité à la Sprott School of Business, Université Carleton et directeur fondateur du Centre Sprott pour les entreprises sociales (CSES). Ses intérêts de recherche sont les entreprises sociales, l’entrepreneuriat social, la gestion financière, la gouvernance, les fondations, les organismes sans but lucratif, la veille stratégique, les PME, la fiscalité, la transmission d’entreprises, la profession comptable et la planification financière. Pour aider les dirigeants et les repreneurs dans le transfert de l’entreprise et la partie fiscale, il nous donne ses conseils en vidéo

Pour vous parler d’évaluation d’entreprise, nous avons échangé avec Maxime Lévesque, évaluateur pour Tétreault Sauvé Lauzon S.E.N.C.R.L. et Yves Cameron, conseiller en transfert d’entreprise au Centre de transfert d’entreprise du Québec. Grâce à leur expertise et leur expérience avec les entrepreneurs, ils nous partagent les enjeux financiers et aussi, humains de l’évaluation lors de l’acquisition d’une l’entreprise.

Repreneur vs Dirigeant sortant, une perception différente de l’évaluation de l’entreprise !

La valeur de l’entreprise peut représenter une réalité bien différente pour l’acheteur et le vendeur. Le vendeur aura tendance à surestimer la valeur de son entreprise. Alors que l’acheteur la verra moins chère que le prix annoncé.

  • Pour le dirigeant sortant, trois situations incontournables ! 

Premièrement, le dirigeant sortant va se baser sur une évaluation « maison », c’est-à-dire fondée sur sa perception. Il souhaite conserver son train de vie actuelle et ce, même pendant sa retraite. L’évaluation de l’entreprise reflétera le niveau de vie qu’il souhaite obtenir après son départ. De plus, il va être influencé par l’énergie déboursée et les heures accumulées pour développer son entreprise. Il ne s’agit pas d’une méthode à adopter pour estimer la valeur de l’entreprise.

Deuxièmement, le vendeur est un éternel optimiste ! Pour lui, l’année suivante sera toujours une année de croissance avec un carnet de commandes bien rempli. Il pense que le chiffres d’affaires en augmentation pour la prochaine année aura un impact sur le prix de vente de l’entreprise.

Troisièmement, un élément qui ressort souvent est le potentiel non-exploité. Le dirigeant va mentionner le potentiel de son entreprise à exploiter par un regard neuf et avec certaines actions. Pour lui, cela indique des chiffres prometteurs. Mais pour le repreneur, cela indique un investissement supplémentaire sur quelque chose de non-matérialisé et de non-garanti.

  • Pour le repreneur, un seul objectif !

Quant à l’acheteur, il veut connaître son retour sur investissement. Il comprend la grande implication du dirigeant sur plusieurs années mais ce n’est pas ce qui l’intéresse. Il veut savoir si son investissement est rentable de par la productivité de l’entreprise et la croissance du marché.

La perception de la valeur est souvent liée aux mêmes facteurs mais avec une vision différente. Le vendeur va fixer son prix sur l’implication passée et sur un potentiel non-exploité. L’acheteur se fie à une valeur réellement matérialisée et les possibilités futures.

L’évaluation va permettre de gérer les attentes des deux parties tout en tenant compte de la réalité.

L’évaluation, vendre à la juste valeur !

L’évaluation est une approche comptable, financière et économique. Elle aborde, notamment, les points suivants :

  • Le contexte économique et sectoriel de l’entreprise
  • Le marché et la concurrence
  • Les données financières
  • Les clients récurrents et non-récurrents
  • Les fournisseurs
  • L’équipement de l’entreprise
  • Les employés

Elle peut se baser sur le passé ou le futur. Si elle considère le passé, le chiffres d’affaires augmentera en fonction de la moyenne des dernières années. Il s’agit de projections financières avec un facteur de risques plus importants. Le vendeur aura tendance à regarder le futur en croissance et l’acheteur, le passé.

  • Qui fait quoi ?

Généralement, c’est le cédant qui entamera les démarches. Il demandera un rapport d’évaluation pour le contrôle des informations émises et éviter la diffusion d’informations confidentielles auprès de l’acheteur. En cas d’échec d’une transaction, le rapport pourra servir à un autre repreneur potentiel.

L’acheteur peut réaliser des rapports d’évaluation mais cela peut devenir coûteux s’il est intéressé par plusieurs entreprises. De plus, il ne pourra pas réutiliser le rapport si la transaction échoue.
Son intérêt est au niveau de la conclusion de vente lorsque l’acheteur a trouvé son entreprise idéale. Le rapport d’évaluation va confirmer un prix.

Nota : Le repreneur doit toujours se demander à quoi sert l’évaluation et pour qui. L’approche ne sera pas la même pour un repreneur qui achète de manière stratégique. Il en va de même pour un actionnaire majoritaire ou minoritaire.

  • En cas d’offre d’achat

Lorsque l’offre d’achat est trop éloignée du prix demandé, l’évaluation est déterminante parce qu’elle amène une valeur rationnelle. Un dirigeant qui s’était fixé un prix aura besoin de temps pour intégrer la valeur réelle de son entreprise. L’échange avec son comptable ou son évaluateur est important pour faire comprendre la situation et lui permettre d’accepter le nouveau prix, étape par étape. Encore une fois, l’émotion demandera du temps avant d’accepter les faits.

Il ne faut pas oublier les stratégies d’acheteurs. Un concurrent n’annoncera pas la même offre d’achat qu’un repreneur qui acquiert sa première entreprise. Son investissement lui permettra de sauver de l’argent et de se positionner davantage sur le marché. Dans le cadre d’une synergie, il est possible de payer plus que la valeur marchande car un avantage s’en dégagera. On parlera de prime de synergie. En achetant l’entreprise, les coûts vont être diminués et de l’argent sera généré.

  • Le BAIIA dans tout ça !

Un BAIIA (bénéfice avant intérêts, impôts et amortissement) sert à connaître les flux monétaires de l’entreprise. Il permet de déterminer le nombre d’années nécessaires à l’entreprise pour rembourser en totalité sa dette avec intérêts.

Il fluctue chaque année. De ce fait, on doit toujours utiliser un BAIIA redressé. Il faut constater ce qui est récurrent et non-récurent par année pour savoir ce que génère l’entreprise en flux monétaires. De plus, il faut regarder les investissements en immobilisation.

Le multiple du BAIIA est un mythe très répandu. Il est utilisé avec un multiplicateur pour en déterminer une valeur.  Par exemple, une valeur de 10M$ est obtenu par un BAIIA de 2M$ multiplié par 5. Ce calcul ne tient pas compte du contexte réel de l’entreprise tels que l’état des immobilisations et du bilan.

Avant toute chose, il faut purifier l’entreprise (business staging) afin de la rendre moins complexe. Ce qui n’est pas nécessaire aux opérations est enlevé comme les stocks invendus, le surplus de liquidités etc.

Quels sont les éléments de négociation lors de l’évaluation ?

  • Le fond de roulement 

L’évaluateur va constater le besoin exact en fond de roulement de l’entreprise. Il va le regarder mensuellement pour déterminer le fond de roulement réel. C’est un élément qui génère souvent des tensions lors des négociations. Lorsque l’on achète une entreprise, il faut considérer un fond de roulement adéquat. Il détermine les liquidités nécessaires pour être capable d’opérer (paiement fournisseurs, employés par exemple). L’excédent de liquidités devient un surplus de valeur. Le déficit doit être renfloué afin que le fond de roulement soit d’un montant déterminé au moment de conclure la vente. Il s’agit d’un élément de négociation.

  • Les ajustements

Ils vont subir de plus grandes négociations. Ils peuvent concerner :

– les salaires,

– les éléments extraordinaires : un sinistre récent qui a impacté la production,

– les éléments non-récurrents etc.

  • Les employés clés

La qualité de l’équipe et du management est importante au niveau de la valeur de l’entreprise. Il faut savoir :

– qui sont les employés clés,

– quelle est l’implication des employés,

– comment s’effectue le transfert de connaissances…

Si une seule personne possède le savoir par exemple, l’entreprise est à risque. Il faut faire le tour de toutes les fonctions de l’entreprise.

L’évaluateur, quel est son rôle ?

L’évaluateur va accompagner le client. S’il s’agit du vendeur, il va l’aider à défendre son offre de prix avec le rapport d’évaluation et auprès de l’acheteur. Il n’a pas pour vocation d’être un courtier ou un avocat. Son rôle est d’intervenir pour expliquer de façon rationnelle la valeur de l’entreprise. Également, il peut désamorcer les sources de conflits potentielles dans une négociation.

Pour un dirigeant sortant, il y a beaucoup d’émotions lors de la vente de son entreprise. Par exemple, si un acheteur fait une contre-offre avec un prix irréel, il va créer des malaises. Pour éviter cela, il faut mettre deux intervenants, un comptable ou un évaluateur, pour discuter sur une base rationnelle.

Le vendeur va davantage s’attarder sur des valeurs qualitatives alors que l’acheteur davantage sur des valeurs quantitatives. Les professionnels vont permettre de limiter les conflits en négociant sur des bases rationnelles et éviter l’échec de la transaction. L’objectif est de limiter l’émotion et d’arriver à une offre cohérente.

Nota : Dès que l’on vend son entreprise, il faut faire appel à un fiscaliste.
Dans une transaction, le vendeur doit consulter un professionnel en fiscalité. Une vente d’actions ou d’actifs n’aura pas le même impact fiscal. Le fiscaliste doit être intégré dès le départ pour diminuer les charges d’impôts surtout lors d’un transfert familial.

Et, le CTEQ ?

4 entreprises sur 5 n’ont pas fait leur évaluation d’entreprise lorsqu’elles se présentent au CTEQ.

Pour y remédier, un exercice de la détermination de la valeur de l’entreprise est effectué. Ceci consiste à valider les arguments de vente : le modèle d’affaires, la structure financière, les recettes du succès, les besoins financiers et la capacité financière des parties.

Pour un cédant, il vaut mieux faire cet exercice avant de rencontrer des repreneurs potentiels.  Trop souvent, les propriétaires et repreneurs discutent au fur et à mesure du type de transaction à faire. Cette approche augmente les risques d’échec de la transaction et prolonge le délai de négociation.

Est-ce que ma valeur d’entreprise est juste et finançable ? Le repreneur peut faire face à un refus de la part du banquier à cause d’un prix demandé trop élevé, l’absence de balance de vente et une mise de fonds trop petite.   

Pourquoi ne pas définir la combinaison gagnante ? Obtenir un bon scénario de reprise permet de mieux répartir les risques entre les parties (cédant, repreneur, corporation et banquier) et de favoriser le financement.

Le pire des scénarios est lorsque le repreneur prend les états financiers de l’entreprise à vendre avec une valeur d’entreprise trop haute puis remet le tout à son banquier.

Il est recommandé d’avoir l’équivalent d’un plan de financement avec un scénario de reprise défini et une évaluation d’entreprise provenant d’une firme indépendante.

Le Centre de transfert d’entreprise du Québec (CTEQ)et l’Association régionale de développement économique du Centre-du-Québec (ARDECQ) sont fiers de vous proposer la quatrième des cinq capsules vidéo destinées aux dirigeants d’entreprises. 

  1. Plan de transfert
  2. Prix de vente
  3. Maximisation de la valeur
  4. Aspects financiers
  5. Transfert de direction

Les aspects financiers lors d’un transfert

Le transfert de votre entreprise à votre relève aura certainement des impacts au niveau financier. Il est donc bien important de le planifier et le structurer.

Découvrez dans cette vidéo, les conseils avisés de Nathalie Bilodeau, conseillère en transfert d’entreprise du Québec et le témoignage de Louis Leblanc, de Louis Leblanc Traiteur de Victoriaville.

Le projet a été rendu possible grâce à la Table d’action en entrepreneuriat du Centre-du-Québec, par Desjardins Entreprise du Centre-du-Québec et le Groupe RDL.