Catégorie : Acheter une entreprise
Optimisation de la valeur de l’entreprise : un impératif stratégique
Les entrepreneurs ont dû affronter une multitude de défis ces dernières années, allant de la crise sanitaire à la pénurie de main-d’œuvre, en passant par l’augmentation des taux d’intérêt et les risques de récession. Dans ce contexte tumultueux, optimiser la valeur de son entreprise est devenu plus important que jamais, surtout si le montant obtenu de sa vente constitue les revenus de retraite du propriétaire.
La valorisation d’une entreprise est un art délicat, influencé par une multitude de facteurs souvent uniques à chaque situation. Selon Serge Beauchemin, comprendre ce qui détermine la valeur d’une entreprise est essentiel, et cela va bien au-delà des chiffres financiers.
La perception de la valeur
Tous les acheteurs ne perçoivent pas la valeur d’une entreprise de la même façon. C’est pourquoi il est conseillé de faire quelques « persona » d’acheteurs potentiels.
Un concurrent peut valoriser votre portefeuille client, tandis qu’un autre pourrait être davantage intéressé par vos employés, surtout dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre. Comprendre ces nuances permet d’ajuster votre stratégie pour maximiser la valeur perçue de votre entreprise.
« Créer de la valeur est propre au plan stratégique de chaque entreprise et à la nature de ses opérations », spécifie M. Beauchemin. « Cela nécessite une approche sur mesure, en prenant le temps de comprendre les forces et faiblesses de l’entreprise, et en identifiant les leviers de croissance qui peuvent être actionnés pour améliorer sa valorisation », ajoute-t-il.
Approcher un concurrent : une manœuvre délicate
Approcher un concurrent pour lui vendre son entreprise est une démarche qui nécessite tact et prudence. « La meilleure façon d’approcher un acquéreur stratégique est de le faire par personne interposée, par exemple un banquier, comptable, consultant, avocat, etc. Cette personne va approcher vos cibles stratégiques potentielles de façon anonyme ». Cette méthode minimise les risques liés à la divulgation d’informations sensibles et assure une couche de protection et de confidentialité tout au long du processus.
« Seules quelques données ne permettant pas d’identifier l’entreprise seront dévoilées au départ », ajoute Serge Beauchemin. Lorsqu’un acheteur potentiel témoigne de l’intérêt, celui-ci signera alors une entente de non-divulgation (NDA) pour recevoir plus d’informations, qui seront encore une fois anonymes sur plusieurs aspects.
Par la suite, si l’acquéreur est satisfait des nouvelles informations et souhaite aller plus loin dans le processus, il écrira une lettre d’intention, puis une offre d’achat. Finalement, à la suite d’une vérification diligente convaincante, le transfert sera complété.
La hausse des taux d’intérêt : un nouveau paysage financier
La hausse des taux d’intérêt a bouleversé le paysage financier, affectant à la fois les vendeurs et les acheteurs d’entreprises. Les entrepreneurs doivent maintenant naviguer dans un environnement où le cout d’emprunt est plus élevé et où les investisseurs sont plus enclins à explorer d’autres options d’investissement. Cette réalité crée une pression sur les vendeurs pour ajuster leurs attentes en matière de prix et oblige les acheteurs à être plus stratégiques dans leur approche de financement.
« Le contexte du marché a décidément une grande influence sur la liquidité et la valorisation d’un actif ». Il ne faut pas oublier qu’une entreprise est comme n’importe quel actif. On peut la comparer à une maison pour illustrer cette notion.
Les taux d’intérêt plus élevés font en sorte que les maisons coutent plus cher en paiements hypothécaires. Les ménages peuvent donc acheter une maison qui vaut moins cher que quand les taux étaient plus bas. En tant que vendeur, il faut donc être prêt à baisser son prix de vente au besoin.
C’est la même chose pour les entreprises !
La quête de la perfection : trouver le bon équilibre
La recherche de l’entreprise parfaite peut s’avérer être un processus long et fastidieux. Il est donc important de bien comprendre ses critères avant de se lancer dans le processus. Serge Beauchemin conseille aux repreneurs de se questionner sur leurs critères. Il faut bien comprendre ce qu’on cherche à acheter, se concentrer sur quelques critères non négociables et être prêt à laisser tomber le reste.
L’ex-dragon encourage également les futurs repreneurs à réfléchir à leurs motivations et leurs ambitions financières. Il conseille aux acheteurs d’entreprises de chercher avant tout un alignement avec leurs passions et intérêts.
Le virage numérique : un terrain de jeu pour la croissance
Le virage numérique est une réalité incontournable, offrant des occasions considérables pour les entrepreneurs prêts à embrasser le changement. Cela permet de créer de la valeur, souvent même plus que l’investissement nécessaire pour le faire.
Pour les acheteurs, cela peut signifier l’occasion d’acquérir une entreprise à un prix compétitif, avec un potentiel énorme de création de valeur grâce à la modernisation des technologies et processus.
Pour les vendeurs, investir dans la transformation numérique peut se traduire par une augmentation significative de la valeur de l’entreprise, la rendant plus attrayante pour les acheteurs potentiels.
« Souvent, les gens ne font pas l’adéquation entre création de valeur et mise à jour des processus ». Par exemple, certaines entreprises auraient avantage à numériser les dossiers clients, créer une politique de protection des données, et plus encore.
Perspectives
Naviguer dans le monde entrepreneurial d’aujourd’hui requiert une compréhension aiguisée des enjeux actuels et une capacité à s’adapter et à innover. Serge Beauchemin offre de précieux conseils pour les acheteurs et les vendeurs de PME d’aujourd’hui et de demain.
En adoptant une approche stratégique et en restant attentifs aux dynamiques du marché, les entrepreneurs peuvent non seulement surmonter les défis actuels, mais aussi transformer ces défis en occasions de croissance et de succès.
Article provenant de la Commission de développement économique des Premières Nations du Québec et du Labrador (CDEPNQL) et faisant partie de la série de portraits à succès dans les communautés autochtones du Québec.
Repreneuriat en terre autochtone
Situé au bord du Pekuakami (lac Saint-Jean) à Mashteuiatsh, le Camping de la Pointe appartenait autrefois au Groupe ADL. Le site accueille des campeurs saisonniers ainsi que des locataires de terrains et chalets. Ce petit coin de paradis avec accès au lac a été acquis en janvier 2021 par Développement Piekuakami Ilnuatsh (DPI), qui l’opère depuis.
Cette acquisition s’inscrit dans la nouvelle orientation de DPI, une société en commandite qui appartient au Conseil de bande de Mashteuiatsh. DPI œuvre dans la création et la reprise d’entreprise ainsi que dans la création de partenariats stratégiques.
Alexandre Gauthier, directeur des communications et du développement des affaires chez DPI, ainsi que Mélanie Langlais, secrétaire-réceptionniste et responsable du Camping de la Pointe chez DPI, ont accepté de nous en dire un plus sur la reprise de cette entreprise située en territoire autochtone.
Un parcours sinueux, mais gratifiant
L’achat du Camping de la Pointe n’a pas été un processus sans embûche pour DPI. Le tout s’est échelonné sur plusieurs mois à cause de certains éléments perturbateurs, dont la situation sanitaire des dernières années. Cela s’est néanmoins également passé de façon naturelle considérant les divers éléments à ne pas négliger lors d’une transaction de ce genre. Les discussions et les mandats confiés à des experts externes ont duré plusieurs mois avant d’aboutir à une conclusion.
Un des enjeux auquel DPI a fait face lors des discussions d’acquisition était son statut de jeune entreprise dans le milieu du repreneuriat. Bien que les anciens propriétaires se sont montrés compréhensifs de la situation, il a tout de même fallu que DPI s’entoure d’une équipe solide afin d’assurer le bon déroulement de ce premier achat.
Une transition harmonieuse
Autrefois sous la forme d’autogestion, le Camping de la Pointe a vécu quelques changements depuis sa reprise par DPI. On y retrouve maintenant une philosophie de gestion plus engagée. Bien entendu, ces changements n’ont pas été instaurés du jour au lendemain. L’application de nouveaux règlements et la correction de certaines lacunes internes se sont faites graduellement les années suivant l’acquisition. Bien qu’il y ait toujours place à l’amélioration, la transition semble bien se dérouler pour Alexandre et Mélanie.
« Les gens comprennent que c’est une philosophie de gestion qui est différente. On a mis en place les règlements de façon progressive pour avoir une transition harmonieuse, ce qu’on a réussi à faire au cours des 3 dernières années. […] On compte bien poursuivre notre transition harmonieuse pendant encore quelques années et on a un plan d’investissement qui va se poursuivre par la suite. »
– Alexandre Gauthier, directeur des communications et du développement des affaires chez DPI
Quelques conseils pour un transfert d’entreprise réussi
Pour Alexandre Gauthier et Mélanie Langlais, la clé de la réussite pour la reprise du Camping de la Pointe a résidé dans la patience, l’écoute et la bonne communication qu’ont démontrée les deux partis.
- Gauthier évoque qu’il ne faut pas craindre de se lancer en affaires et ne pas négliger le pouvoir d’un bon entourage.
« Foncez ! On entre dans la décennie du repreneuriat, c’est ce que les gens disent, alors les communautés autochtones qui souhaitent nous imiter, moi je vous le conseillerais.
Évidemment, il y a des enjeux. Il faut bien s’entourer de conseillers légaux et fiscaux, de gens compétents dans le domaine de la reprise d’entreprise, mais je vous garantis qu’une fois que c’est fait et que les outils sont en place, il y a des occasions d’affaires fort intéressantes sur le marché. »
– Alexandre Gauthier, directeur des communications et du développement des affaires chez DPI
Un service de transfert d’entreprise pour les Premières Nations
Vous désirez reprendre une entreprise ou vendre la vôtre, mais ne savez pas par où commencer ? L’équipe de la CDEPNQL est là pour vous soutenir tout au long de votre processus de transfert d’entreprise avec son Service de transfert d’entreprise des Premières Nations !
Donner de la visibilité de façon confidentielle à votre occasion d’affaires au-delà de votre réseau immédiat est un défi. C’est exactement pour répondre à cet enjeu que le CTEQ a créé il y a quelque année sa propre plateforme confidentielle de mise en relation entre acheteurs et vendeurs. En quelques années seulement, elle est devenue la référence en la matière, facilitant des centaines de mises en relation entre entrepreneurs.
L’INDEX a été complètement repensé l’été dernier pour tenir compte de son succès. Il profite désormais d’une foule de nouveauté, dont une nouvelle interface modernisée et simplifiée et des fonctionnalités de recherche étendues. Il ne s’agit ici que d’une partie de toutes les améliorations effectuées. Nous vous invitons à découvrir et approfondir toutes ces nouveautés !
Tout d’abord, comment fonctionne l’INDEX ?
L’INDEX est une plateforme qui permet aux vendeurs d’afficher leurs entreprises à vendre de façon confidentielle et aux acheteurs de présenter leur profil d’entrepreneur. L’objectif est de mettre les deux parties en relation afin que débutent les discussions pour un potentiel transfert d’entreprise.
La confidentialité, un aspect clé
La confidentialité est un aspect important pour plusieurs vendeurs d’entreprises. C’est pourquoi les fiches entreprises indiquent certaines informations importantes, dont le chiffre d’affaires, le secteur d’activité, la région, etc. Juste assez pour susciter l’intérêt des potentiels acheteurs, mais pas suffisant pour permettre l’identification de l’entreprise.
Un outil de recherche puissant
Afin d’offrir la meilleure expérience possible aux utilisateurs de l’INDEX, il existe plusieurs fonctionnalités pour faciliter les recherches et ainsi mieux cibler les occasions d’affaires et les repreneurs potentiels.
Tout d’abord, les entreprises sont catégorisées selon leur secteur d’activité. Nous avons ajouté de nouvelles catégories de secteurs d’activités incluant les marchés en émergence tels que l’intelligence artificielle, le commerce électronique, la production et la distribution de contenu multimédia, les hautes technologies, la robotique, le développement durable et l’économie sociale.
Vous pouvez donc filtrer les occasions d’affaires selon les secteurs et sous-secteurs d’activité, mais aussi selon le prix de vente ainsi que la région de l’entreprise. Finalement, vous pouvez enregistrer vos scénarios de recherches afin d’y revenir plus tard.
Laissez l’INDEX travailler pour vous
Lorsque vous avez créé vos filtres, vous pouvez enregistrer ceux-ci et indiquer à l’outil de vous envoyer des alertes par courriel lorsqu’une nouvelle entreprise répondant à vos critères est ajoutée. Vous avez également la possibilité de créer des listes de favoris.
Ne perdez pas votre temps à consulter des fiches déjà analysées. Les utilisateurs de l’INDEX peuvent différencier visuellement les fiches déjà consultées ainsi que masquer celles qui ne sont pas pertinentes pour eux.
Des liens complémentaires
La plateforme contient également plusieurs liens intéressants. En effet, vous pouvez trouver des experts dans toutes les sphères du transfert d’entreprise. Que vous ayez besoin d’un comptable, d’un avocat ou d’un fiscaliste, vous trouverez certainement la personne qu’il vous faut dans notre liste d’experts.
Enfin, nous avons également développé plusieurs outils que vous pourrez consulter lors des différentes étapes du processus d’acquisition d’entreprise. La boite à outils contient par exemple un questionnaire pour établir l’état de votre situation, des suggestions de questions importantes à poser à un vendeur, une liste des documents nécessaires pour faire une demande de financement, et plus encore.
Le futur du transfert d’entreprise
L’INDEX est la plus grande plateforme de mise en relation entre les acheteurs et les vendeurs d’entreprises au Québec. Grâce à ses nombreuses fonctionnalités, vous mettrez toutes les chances de votre côté pour réaliser votre projet repreneurial.
Nous cherchons continuellement à améliorer les outils offerts à notre clientèle. Ainsi, n’hésitez pas à nous contacter si vous avez des questions ou des idées d’améliorations.
Vous souhaitez vendre votre entreprise grâce à l’INDEX ? Cliquez ici afin d’en apprendre plus sur nos services, incluant les différentes options d’abonnement.
Vous souhaitez acheter une entreprise via l’INDEX ? Cliquez ici afin d’en apprendre plus sur nos services, incluant les différentes options d’abonnement.
Dans cet article, nous explorerons les occasions, les avantages et les défis du repreneuriat ainsi que les ressources disponibles pour les jeunes entrepreneurs souhaitant se lancer dans cette aventure.
Les avantages et les défis du repreneuriat
Avantages de la reprise
Le repreneuriat offre de nombreux avantages aux jeunes entrepreneurs. Tout d’abord, reprendre une entreprise existante permet de bénéficier d’une base solide pour se lancer. L’entreprise déjà en activité possède une clientèle établie, ce qui réduit considérablement les efforts nécessaires pour trouver de nouveaux clients, donc le risque.
Des employés qualifiés sont aussi déjà en place, ce qui est encore plus intéressant en temps de pénurie de main-d’œuvre. Toutes ces raisons font en sorte que les institutions prêteuses vont généralement plus facilement accorder du financement pour une reprise que pour un démarrage d’entreprise.
De plus, le repreneuriat offre une occasion d’innover et de développer de nouvelles idées. En reprenant une entreprise existante, les jeunes entrepreneurs ont la possibilité de mettre en place de nouvelles stratégies, de moderniser les processus de production, d’introduire de nouveaux produits ou services et d’améliorer l’expérience client. Cela permet de mettre en avant leur créativité et leur capacité à prendre des décisions stratégiques.
La reprise d’une entreprise permet également de bénéficier d’un accompagnement plus facilement, que ce soit par les anciens propriétaires, les employés expérimentés ou les organismes d’aide à l’entrepreneuriat. L’accompagnement est un aspect clé du repreneuriat, car il permet aux jeunes entrepreneurs d’apprendre des erreurs et des succès des anciens propriétaires, tout en apportant une nouvelle perspective et des idées innovantes.
https://repreneuriat.quebec/blogue/accompagnement-cle-du-succes-transfert-entreprise/
Les défis à relever
Enfin, toute avenue comporte des défis. Lorsqu’on reprend, on s’intègre à une entreprise déjà existante. Celle-ci a des processus, une culture et des valeurs déjà ancrés. Il peut être tentant de vouloir mettre l’entreprise à sa main rapidement. Toutefois, il faut procéder avec précaution afin d’assurer la rétention des employés.
Il faut d’abord comprendre l’entreprise de fond en comble avant de penser à changer les choses. Puis, lorsqu’il est le temps de faire des changements pour améliorer l’entreprise, il faut savoir les faire accepter par les employés, ce qui peut être ardu.
De nombreuses occasions
Six propriétaires sur dix comptent vendre ou céder leur entreprise d’ici les 10 prochaines années[1]. Les entrepreneurs souhaitant reprendre une entreprise existante auront donc une grande quantité d’occasions d’affaires parmi lesquelles choisir leur futur défi professionnel.
Toutefois, pour des raisons de confidentialité, plusieurs propriétaires d’entreprises ne souhaitent pas s’afficher. Ainsi, il est important de savoir où chercher. Au CTEQ, nous avons développé l’INDEX, la plateforme confidentielle de référence au Québec pour la mise en relation entre acheteurs et vendeurs de PME.
https://repreneuriat.quebec/blogue/achat-entreprise-vous-convient/
Des ressources pour vous aider
Voici les principales ressources qui sont disponibles pour les jeunes souhaitant acheter une entreprise :
Futurpreneur
Il s’agit d’un organisme sans but lucratif (OSBL) qui fournit du financement, du mentorat et des outils de soutien aux futurs propriétaires d’entreprise âgés de 18 à 39 ans. Plusieurs ressources en ligne sont également disponibles sur le site web, tel qu’un rédacteur de plan d’affaires interactif.
Place aux jeunes en région (PAJR)
Le but de PAJR est de favoriser la migration, l’établissement et le maintien des diplômés et futurs diplômés de 18 à 35 ans en région. Si vous souhaitez acheter une entreprise en région, les agents de cet organisme pourront vous accompagner de plusieurs façons, que ça soit dans votre recherche d’emploi pour vous et votre famille, de logement ou de contacts locaux. Restez à l’affut de leurs séjours exploratoires gratuits qui vous permettront de découvrir les magnifiques régions québécoises.
Evol
Evol, anciennement Femmesor, offre du financement sous forme de prêts commerciaux allant de 20 000 $ à 450 000 $ pour les entreprises à propriété diversifiée et inclusive qui souhaitent contribuer à la création d’un monde meilleur. De l’accompagnent est également disponible sous forme de plan d’action personnalisé, de rencontres de suivi individuelles et périodiques ainsi qu’un accès à des formations et activités diversifiées pour entrepreneurs.
MRC, SADC, CAE et CCI
Les municipalités régionales de comté (MRC), les Sociétés d’aide au développement des collectivités (SADC), les Centres d’aide aux entreprises (CAE) ainsi que les ailes jeunesse des Chambres de commerce de chaque région ont plusieurs programmes spécifiques aux jeunes entrepreneurs. N’hésitez pas à les contacter afin de leur parler de votre projet.
La ruche
Principalement axée sur le sociofinancement, la Ruche offre toutefois plusieurs autres services tels que des programmes de financement additionnels exclusifs aux jeunes et aux entreprises écoresponsables.
Le Centre de transfert d’entreprise du Québec (CTEQ)
Finalement, le CTEQ est bien évidemment une ressource de choix pour toute personne ayant un projet repreneurial. En plus de l’accompagnement par des conseillers en transfert d’entreprise et l’accès à l’INDEX, nous offrons le programme Accès expert. Grâce à celui-ci, vous pourrez obtenir un remboursement jusqu’à 50 % des frais reliés au service d’un expert en transfert d’entreprise. Consultez la page pour les conditions d’admissibilité et les détails.
https://repreneuriat.quebec/blogue/je-suis-jeune-et-je-desire-acheter-une-entreprise/
La recette du succès : les ingrédients nécessaires
Enfin, la recette du succès en repreneuriat inclut une bonne dose de résilience et de persévérance. Reprendre une entreprise peut être une tâche ardue, remplie de défis et d’obstacles. Il est donc essentiel de rester motivé et de faire preuve de détermination pour surmonter les difficultés et atteindre ses objectifs. Avec tous les ingrédients nécessaires ainsi qu’une bonne préparation, les jeunes entrepreneurs peuvent mettre toutes les chances de leur côté pour réussir leur aventure repreneuriale.
Lire aussi : https://repreneuriat.quebec/blogue/acheter-une-entreprise-sans-mise-de-fonds-1/
[1] Selon l’Indice entrepreneurial québécois dévoilé par Réseau Mentorat.
Afin de connaitre leur histoire, nous nous sommes entretenus avec Olivier Guy et Jérémy Bastien, les nouveaux propriétaires de Technirep, une entreprise qui se spécialise dans les systèmes de chauffage infrarouges électriques.
Pourquoi acheter une entreprise ?
Les nouveaux propriétaires de Technirep ont toujours eu la fibre entrepreneuriale. « La raison qui nous a poussés vers le repreneuriat, c’est l’idée de donner un second souffle à une entreprise. Ça nous donnait l’occasion de bâtir sur une fondation déjà existante au lieu de passer quelques années à se rendre là où on souhaitait », explique Jérémy Bastien.
Le début du parcours
Les repreneurs se sont rencontrés à l’université. Ils ont fait leur CPA en même temps, puis ont travaillé pour la même entreprise. « On s’est rendu compte qu’on avait beaucoup d’atomes crochus. Nous avions tous les deux un désir d’entreprendre », indique Olivier Guy.
Celui-ci ajoute qu’il n’avait jamais envisagé de reprendre une entreprise puisqu’avant que son partenaire lui parle du CTEQ, il ne savait pas qu’il s’agissait d’une avenue accessible. En effet, comme les deux repreneurs l’ont appris, nul besoin d’avoir des millions de dollars en banque pour acquérir une entreprise. C’est même encore plus accessible en formant une équipe.
La sélection de l’entreprise
« On voulait aussi trouver un propriétaire qui était passionné, pas juste quelqu’un qui voulait se débarrasser de son entreprise. C’était important pour nous qu’il puisse bien nous former pour qu’on soit prêt à prendre les rênes », explique Jérémy Bastien.
Les repreneurs cherchaient également une entreprise ayant une bonne santé financière ainsi qu’un potentiel de croissance intéressant. Finalement, ils cherchaient une entreprise qui leur permettrait d’avoir un impact positif sur l’environnement. « Technirep aide les entreprises à améliorer leur efficacité énergétique grâce au chauffage infrarouge », ajoute-t-il.
Afin d’augmenter encore plus leur influence positive sur l’environnement, les repreneurs ont pris l’engagement de planter 5 arbres par kilowatt de chauffage vendu. « C’est quelque chose qui nous motive tous les jours depuis que nous avons racheté l’entreprise. »
Non seulement Technirep répondait à tous leurs critères, mais les repreneurs ont aussi eu une bonne connexion avec le cédant dès la première rencontre. Puisque ce dernier était passionné de ses produits, il a été présent afin de faire une bonne transition. Il demeure d’ailleurs toujours présent pour les conseiller et les soutenir au besoin.
Une aide précieuse
Les entrepreneurs affirment que leur conseiller CTEQ les a beaucoup aidés. « Il était là à toutes les étapes pour nous dire comment ça allait se passer. On a donc pu mieux se préparer. Autant pour nous que pour le vendeur, il s’agissait d’une première transaction de transfert d’entreprise, alors personne ne savait vraiment à quoi s’attendre. Ça nous a beaucoup aidés d’avoir quelqu’un qui était familier avec le processus, surtout au début. Plus le temps avançait, moins on a eu besoin de conseils, mais au début, ça nous a vraiment enlevé un poids des épaules », explique Jérémy Bastien.
La transition
Pour le transfert des connaissances, « ça s’est fait plus vite qu’on pensait. On avait prévu des délais assez larges avec l’ancien propriétaire, ce qui nous a beaucoup mis en confiance. C’est un aspect qui nous a beaucoup encouragés à faire l’acquisition. Finalement, ça a été plus rapide que prévu et ça s’est très bien déroulé », raconte Jérémy Bastien.
Étant CPA, les repreneurs avaient déjà des connaissances dans la gestion d’une entreprise, ce qui leur a permis de procéder à plusieurs optimisations dès le début et ainsi de gagner du temps. « On s’est rendu compte qu’on avait beaucoup de plaisir à faire ça. »
De son côté, Olivier Guy avait déjà une base dans le domaine électrique. De plus, pendant le processus d’acquisition, les deux ont suivi une formation dans le domaine de la distribution électrique. Par la suite, le vendeur leur a transmis les connaissances restantes.
Le transfert de direction a été assez rapide, mais graduel. Les employés étaient déjà au courant que l’ancien propriétaire allait vendre, alors lorsque l’annonce a été faite, personne n’a été surpris. De plus, Olivier a commencé à travailler dans l’entreprise avant la transaction afin de donner un coup de main lors d’une période particulièrement achalandée. Cela lui a également permis d’apprendre les rouages de l’entreprise plus tôt.
Projets et défis futurs
« Le défi continuel de l’entreprise est de continuer à faire connaitre le produit pour avoir un impact plus grand au niveau de la consommation énergétique. C’est principalement là-dessus que nous allons plancher dans les cinq prochaines années. On souhaite que les gens comprennent l’impact positif que notre produit a sur l’environnement, mais aussi sur les finances d’une entreprise », mentionne Olivier Guy.
Conseils des entrepreneurs
« Au début du processus, nous n’avions pas vraiment de personnes de qui on pouvait s’inspirer et nous ne savions pas à quel point le repreneuriat était en croissance », explique Jérémy Bastien. C’est pourquoi partager leur histoire était important pour eux.
Les repreneurs insistent sur le fait que la préparation est une étape cruciale d’un processus d’achat d’entreprise. « Par contre, il ne faut pas seulement se préparer et ne pas passer à l’action. Je pense que l’étape que les personnes intéressées par le repreneuriat ne font pas, c’est de passer à l’action. Juste rencontrer des gens, que ça soit des vendeurs, des experts ou des conseillers du CTEQ, ça aide au processus de réflexion et de préparation », ajoute Jérémy Bastien.
Pour conclure, Olivier Guy insiste sur l’importance de s’entourer de professionnels compétents en transfert d’entreprise. Il peut être tentant de vouloir réduire les coûts à ce niveau, mais comme le repreneur le mentionne, « il n’y a rien de pire que de se retrouver plus tard avec un contrat mal fait. »
Vous avez un projet d’achat ou de vente d’entreprise ? Contactez-nous.
Lire aussi : Mon histoire de transfert d’entreprise : Webilio
Durant ce webinaire, apprenez en plus sur l’importance de la franchise au Québec et sur ce modèle d’affaires. Les conférenciers aborderont les étapes du transfert d’une franchise ainsi que les bonnes pratiques à adopter dans ce contexte. Ils présenteront également comment le Centre de transfert d’entreprise et le Conseil Québécois de la Franchise peuvent vous aider.
Que vous soyez vendeur ou acheteur, ce webinaire vous éclairera sur votre projet et apportera des réponses concrètes à vos questions.
Merci à notre partenaire présentateur commanditaire, le Conseil québécois de la franchise (CQF).
Il se crée en moyenne plus de 90 000 nouvelles entreprises au Canada chaque année, dont bon nombre sont détenues par un propriétaire unique ou une société de personnes.
Pourtant, dans bien des cas, ces entreprises auraient intérêt à se constituer en société afin de profiter de différents avantages, notamment sur le plan fiscal. D’ailleurs, pour certaines entreprises, les avantages fiscaux de se constituer en société sont si attrayants que des dizaines de milliers d’entre elles se transforment en société chaque année.
La période des impôts est un bon moment pour évaluer la possibilité de modifier le statut de votre entreprise non constituée en société. Si vous n’avez pas besoin de tous les revenus qu’elle génère pour subvenir à vos besoins personnels, vous pourriez envisager de la constituer en société.
Dans cet article, nous examinons les différents types de propriété d’entreprise, les avantages fiscaux et les économies d’impôt pouvant découler de la constitution en société et la pertinence de cette option pour votre entreprise.
Points abordés
- Les trois types de propriété d’entreprise
- Les avantages fiscaux de la constitution en société
- Les sociétés sont imposées à des taux moins élevés que les particuliers
- L’impôt sur le revenu des particuliers peut être différé
- Fractionnement du revenu
- Économies d’impôt à la vente de votre entreprise
- Devriez-vous envisager de vous constituer en société ?
Les trois types de propriété d’entreprise
La forme la plus courante est l’entreprise à propriété unique, qui est détenue par un seul propriétaire. Dans ce cas, l’entreprise et son propriétaire constituent une même entité aux yeux des autorités fiscales.
Les bénéfices sont imposés au taux d’imposition des particuliers, qui varie selon le montant de revenu imposable et la province de résidence. Toute perte peut être utilisée pour réduire le revenu imposable (ce qui aura probablement pour effet de réduire l’impôt à payer et d’abaisser le palier d’imposition).
Une société de personnes est une entreprise qui est détenue par au moins deux personnes (l’ensemble des associés se partagent habituellement les bénéfices et les pertes). Comme dans le cas de la propriété unique, la société de personnes ne produit pas une déclaration de revenus distincte. Chaque associé déclare sa part du revenu de la société de personnes dans sa déclaration de revenus des particuliers.
Les propriétaires uniques et les associés sont personnellement responsables des dettes de leur entreprise. En cas de défaillance, les créanciers peuvent réclamer les actifs personnels des propriétaires, ce qui inclut l’épargne, les placements et même la maison.
À l’inverse, l’entreprise constituée en société est une entité juridique à part entière, ce qui peut offrir une excellente protection contre les créanciers. Le statut de société s’accompagne aussi de plusieurs avantages fiscaux que n’offre pas l’entreprise à propriété unique ou la société de personnes.
Les avantages fiscaux de la constitution en société
Les quatre principaux avantages fiscaux de la constitution en société peuvent vous faire économiser des milliers de dollars chaque année, et encore bien davantage si vous envisagez de vendre un jour votre entreprise. Les entreprises non constituées en société ne bénéficient d’aucun des avantages fiscaux décrits ci-après.
Les sociétés sont imposées à des taux moins élevés que les particuliers
Les petites entreprises constituées en société peuvent payer très peu d’impôt. La déduction pour petite entreprise réduit le taux d’imposition des sociétés au palier fédéral à 9 % (sur le revenu d’une entreprise exploitée activement jusqu’à concurrence de 500 000 $), alors que le taux d’imposition des sociétés au Québec est de 3,2 %. Le taux d’imposition combiné est donc de 12,2 % pour les sociétés privées sous contrôle canadien admissibles.
Cependant, si au cours de l’année d’imposition, les heures rémunérées de votre personnel totalisent moins de 5 500 heures, la déduction pour petite entreprise au Québec qui se chiffre à 8,3 % est réduite progressivement pour atteindre zéro lorsque le total d’heures n’excède pas 5 000 heures. Dans un tel cas, le taux d’imposition combiné serait de 20,5 %.
Par comparaison, votre taux d’imposition personnel minimal est de 26,5 % et peut atteindre un maximum de 53,3 %, selon votre niveau de revenu imposable.
L’impôt sur le revenu des particuliers peut être différé
Si le revenu personnel dont vous avez besoin est inférieur aux bénéfices générés par votre entreprise, un autre avantage fiscal de la constitution en société est que vous devez déclarer uniquement le montant que vous retirez de votre entreprise (habituellement sous la forme d’un salaire ou de dividendes) dans votre déclaration de revenus.
En laissant le reste des bénéfices dans votre société, vous pouvez différer le paiement de l’impôt sur le revenu des particuliers jusqu’au moment où vous avez besoin de cet argent pour votre usage personnel, ou encore vous pouvez réinvestir l’argent dans l’entreprise ou à son nom. Évidemment, lorsque vous retirez cet argent, vous devez payer l’impôt sur le revenu des particuliers.
La constitution en société vous permet de garder l’argent dans la société et de l’utiliser pour financer son expansion, et par conséquent de différer l’impôt jusqu’à ce que vous ayez besoin de retirer l’argent pour votre usage personnel.
Fractionnement du revenu
Vous pouvez faire de votre conjoint un actionnaire et attendre d’avoir 65 ans pour lui verser un dividende. Cela peut vous permettre de partager les bénéfices non répartis avec votre conjoint et peut-être d’abaisser votre palier d’imposition et de réduire votre facture d’impôt.
Votre conjoint sera pour sa part imposé à son taux d’imposition personnel et, s’il se situe dans une tranche d’imposition moins élevée, cela peut se traduire par des économies d’impôt appréciables.
Économies d’impôt à la vente de votre entreprise
À la vente d’actions d’une petite entreprise admissible, les entreprises constituées en société bénéficient de l’exonération cumulative des gains en capital. Il y a de nombreux critères à respecter pour avoir droit à l’exonération, mais les économies d’impôt potentielles sont considérables. En 2023, le montant de l’exonération est de 971 190 $.
Cela signifie que vous pourriez payer beaucoup moins d’impôt sur les profits réalisés au moment de la vente, ou même pas d’impôt du tout. Supposons qu’en 2023 vous vendez les actions de votre entreprise pour un profit de 1 million $. L’impôt à payer sera calculé uniquement sur la différence entre votre profit et le montant de l’exonération :
1 000 000 $ – 971 190 $ = 28 810 $
De plus, seulement la moitié de ce montant (14 405 $) sera considérée comme un revenu imposable. Les entreprises non constituées en société n’ont pas cette possibilité, puisqu’elles ne peuvent pas émettre d’actions.
Selon la structure de détention des actions de votre société, il serait possible que plusieurs membres de votre famille puissent bénéficier de cette exonération.
C’est sans doute le principal avantage fiscal des sociétés et l’une des principales raisons pour lesquelles les entrepreneurs choisissent de se constituer en société. Un autre gros avantage, c’est que l’exonération cumulative des gains en capital peut être utilisée plus d’une fois, jusqu’à ce que le plafond soit atteint.
Devriez-vous envisager de vous constituer en société ?
La constitution en société n’est pas la bonne décision pour tous les entrepreneurs. Il faut d’abord tenir compte de plusieurs facteurs, comme le montant des bénéfices et la nature des activités de votre entreprise, ainsi que votre situation fiscale personnelle.
La constitution en société comporte des coûts au moment de l’établissement de la société et sur une base continue par la suite, sans compter les frais d’administration plus élevés. Il faut donc bien soupeser ces coûts supplémentaires et les avantages financiers potentiels.
Votre conseiller ou conseillère IG peut vous aider à déterminer si vous devriez envisager de vous constituer en société. Il peut discuter de la situation de votre entreprise et de votre revenu personnel avec l’équipe de fiscalistes d’IG pour vous aider à comprendre quels avantages vous pourriez en tirer.
Ce qui a déclenché le processus
« Ça faisait 30 ans que j’étais aux commandes et je sentais que j’avais fait le tour. C’était déjà dans mes projets depuis quatre ou cinq ans, car je savais qu’il faudrait que je vende un jour », indique Daniel Murray. C’est finalement le télétravail qui l’a fait se lancer dans le processus puisque celui-ci est devenu très présent à cause de la pandémie. « C’est ce qui a donné le coup de grâce, mais ma décision était prise avant », ajoute-t-il.
Puisqu’il n’avait pas de relève au sein de sa famille, il s’est tourné vers ses employés.
Pour Yannik Boivin, employé de l’entreprise à l’époque, acheter une entreprise n’était pas prévu, mais quand l’occasion s’est présentée, le choix a été assez facile. « C’est sûr que j’ai toujours rêvé de devenir mon propre patron un jour, mais entre le dire et le faire, il y a une grosse différence », indique-t-il.
« En discutant avec Daniel dans un cadre de porte, il m’a confié qu’il n’avait trouvé personne pour reprendre l’entreprise. Spontanément, j’ai dit que j’allais la lui acheter. Ce n’était pas une décision réfléchie, mais je n’ai aucun regret. »
Étant déjà dans l’entreprise depuis plusieurs années, il la connaissait très bien. Un autre de ses objectifs était d’assurer la continuité de l’entreprise afin que les valeurs de celle-ci perdurent.
Quelques questionnements et défis en cours de route
« C’est sûr que je me suis demandé si la banque allait endosser tout ça, mais pour le reste, je connaissais assez mes forces et mes faiblesses et j’avais confiance en mes moyens pour reprendre l’entreprise le jour de la signature », confie le repreneur.
Ses principaux questionnements étaient au sujet du processus, plus principalement des étapes du transfert et des documents légaux requis pour la transaction. Il indique que l’accompagnement de son conseiller en transfert d’entreprise du CTEQ l’a aidé à démêler ce casse-tête.
« On pensait avoir une transaction assez simple, mais ça a pris quand même 8 mois. Je comprends les implications juridiques d’une transaction de transfert d’entreprise, mais il y a quand même une certaine lourdeur administrative qui vient avec ça », ajoute-t-il.
« Les chiffres étaient beaux » et la confiance était présente, alors le processus a été assez simple. « À part la journée où nous sommes arrivés chez l’avocat, je n’ai pas vécu beaucoup de stress. Il n’y a rien qui m’a empêché de dormir lors du processus. »
Ce qui a été le plus difficile pour eux, c’est d’attendre et de garder le secret.
Un accompagnement qui fait la différence
« Notre conseiller Christian avait vraiment de bons conseils ! Encore aujourd’hui, je l’appelle quand j’ai besoin de conseils », indique le repreneur.
Ce dernier les a aidés à savoir quelles sont les étapes du processus et ce à quoi ils pouvaient s’attendre lors de chacune d’entre elles.
Une transition harmonieuse
Tout comme le reste du processus, la transition s’est bien déroulée. Puisque le repreneur était déjà dans l’entreprise, il connaissait bien celle-ci, ses produits, ses employés et ses clients. Le transfert administratif (comptabilité, facturation, accès, etc.), ainsi que les formulaires gouvernementaux de changement de propriétaire ont pris beaucoup plus de temps que prévu. Le transfert de gestion, quant à lui, a été beaucoup plus court que prévu.
Lorsque les documents officialisant le transfert ont été signés, une annonce a été faite à tous les employés de SIGM.
Conseils du vendeur
Daniel Murray insiste sur l’importance de prendre le temps de bien faire les premières étapes de son côté avant de commencer le processus avec un acheteur. Le cédant a fait évaluer son entreprise, puis il a soumis le rapport à la banque pour valider la faisabilité du projet. C’est seulement par la suite qu’il a commencé le processus avec le repreneur.
Il recommande aussi de faire preuve de flexibilité, d’empathie et de tolérance. Aussi, il est important d’être présent pour l’acheteur. « C’est d’autant plus vrai quand c’est quelqu’un de l’interne. Tu connais bien la personne, mais à ce moment tu tombes dans un autre registre de ta relation avec lui. Tout le monde réagit différemment. »
En effet, les deux parties doivent faire un changement de posture. Le repreneur passe d’employé à propriétaire tandis que le cédant passe de propriétaire à vendeur. C’est un processus très émotionnel et nouveau pour les deux, alors il est important d’avoir une bonne communication et une ouverture d’esprit.
Conseil de l’acheteur
Il faut avoir confiance au propriétaire et aux professionnels qui nous entourent. « C’est sûr qu’il y a des risques, mais c’est ça « les affaires ». Il faut être conscient qu’il y a des nuits où tu vas moins bien dormir. » Toutefois, pour beaucoup, cela en vaut la peine pour être son propre patron et assurer la pérennité d’une entreprise en laquelle on croit.
Il faut aussi se rappeler que beaucoup de professionnels s’assurent qu’il s’agit d’une bonne transaction, alors il faut leur faire confiance. Finalement, Yannik Boivin conseille aux repreneurs d’effectuer des recherches et d’avoir confiance en leur instinct.
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