Catégorie : Acheter une entreprise

Depuis l’étranger, vous songez à vous établir au Québec et reprendre les rênes d’une entreprise québécoise ? C’est tout à fait réalisable. Le Centre de transfert d’entreprise du Québec (CTEQ) est une organisation paragouvernementale, dont la mission première est de s’assurer que les milliers d’entreprises québécoises actuellement en vente au Québec trouvent de nouveaux acquéreurs. Pour ce faire, le CTEQ accompagne activement depuis 2015 des personnes d’ici et d’ailleurs dans leur processus d’achat d’entreprise, et ce, à travers les 17 régions administratives du Québec. Cependant, il faut savoir que s’installer au Québec avec l’objectif de reprendre les rênes d’une entreprise québécoise est un projet qui se prépare et qui mérite plusieurs réflexions. Nous vous proposons de découvrir dans cet article, quelques étapes essentielles à considérer et à explorer avant de vous lancer dans cette aventure palpitante !

Préparez-vous

Cela est essentiel ! Déterminez les raisons pour lesquelles vous souhaitez reprendre une entreprise. Définissez les grandes lignes de votre projet, vos objectifs à long terme et le secteur d’entreprise dans lequel vous souhaitez œuvrer. Demandez-vous si vos compétences et connaissances liées à l’industrie visée sont suffisantes et planifiez votre achat d’entreprise sur du moyen à long terme. Toutes ces questions sont importantes pour la réussite de votre projet. Ensuite, entamez en parallèle vos démarches en matière d’immigration.

Informez-vous

Il est important de développer une très bonne connaissance de votre pays d’accueil avant de vous y établir définitivement. Cela vous permettra d’en discerner les codes culturels et y être opérationnel le plus rapidement possible. Vous devez donc vous familiariser avec votre nouvelle terre d’accueil, sa culture, ses pratiques d’affaires, son système bancaire. Pour ce faire, il est recommandé d’envisager dans un premier temps une visite exploratoire. Lors de cette première visite, immergez-vous dans la culture québécoise et commencer à développer votre réseau d’affaires. Prenez contact avec des personnes du milieu financier et commencez à vous accoutumer aux pratiques, aux termes et aux exigences de ce milieu qui ne sont certainement pas les mêmes que dans votre pays d’origine. Vous éviterez ainsi certains imprévus.

À lire : Pourquoi immigrer et acheter une entreprise dans une région du Québec ?

Contactez le CTEQ

Le CTEQ en raison de sa mission est le chef de file du repreneuriat (transfert d’entreprises) au Québec. Ses conseillers sont disponibles et disposés pour vous accompagner dans votre projet d’achat. Ils vont vous aider à bien structurer votre projet d’affaires, vous permettre d’avoir accès à un grand réseau de professionnels (avocats, comptables, évaluateurs d’entreprise, etc.) et s’assurer que vous traitiez avec les bonnes personnes. Ils vont également veiller au bon déroulement du processus de transfert d’entreprise et vous référer au besoin aux organismes partenaires qui œuvrent aussi dans l’écosystème entrepreneurial québécois et qui ont une expertise complémentaire à celle du CTEQ. Apprenez-en un peu plus sur le rôle des conseillers du CTEQ dans cet article.

De plus, il faut noter que le CTEQ détient actuellement le répertoire repreneurial le plus complet au Québec appelé l’INDEX où sont affichées des centaines d’entreprises qui cherchent actuellement une relève. Nos conseillers sont ainsi habiletés et outillés pour vous proposer des occasions d’affaires uniques qui répondent à vos attentes dans la région du Québec où vous compter vous établir. Visitez l’INDEX pour en savoir plus et retrouvez un article complet sur cet excellent outil.

Les statistiques démographiques démontrent que le vieillissement de la population québécoise engendre depuis quelques années un départ accru à la retraite de plusieurs propriétaires-dirigeants qui souhaitent vendre leur entreprise à une relève motivée et passionnée qui emmènera leur entreprise encore plus loin. Plusieurs occasions s’offrent à vous si vous décidez de sauter le pas. Alors, n’hésitez plus !

Le plus important est de ne pas oublier que dans un transfert d’entreprise, c’est l’humain qui est au centre et qui prime. Il faut donc entretenir une relation de confiance, de transparence et une excellente communication entre toutes les parties. Le CTEQ est justement là pour créer ces liens et veiller au bon succès de votre projet d’achat d’entreprise.

Pour toutes questions, n’hésitez pas à communiquer avec nous.

Centre de transfert d’entreprise du Québec 1 844 200-2837, poste 1000

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Aujourd’hui, le Centre de transfert d’entreprise du Québec accueille Me Yves Rocheleau, avocat associé chez Lavery pour discuter des clés pour l’achat ou la vente d’entreprise en période d’incertitude.

Les questions suivantes seront notamment abordées :

– Pour les vendeurs et les acheteurs d’entreprise, quels éléments clés favorables peuvent-ils considérer dans le cadre d’une transaction de transfert d’entreprise en période d’incertitude ?

– Pourquoi est-ce encore plus important pour le vendeur de partager le risque avec le repreneur actuellement ?

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Le Centre de transfert d’entreprise du Québec s’est entretenu avec Antoine Chatel, président des Aliments PM Foods depuis avril 2019. Dans cette entrevue, il partage avec nous son parcours repreneurial, mais également quelques conseils bien avisés pour les futurs repreneurs.

Tout d’abord, présentez-nous brièvement votre entreprise.

Les Aliments PM Foods est une entreprise spécialisée dans l’agroalimentaire et plus spécifiquement dans les plats préparés surgelés à base de fruits de mer et également dans la confection de beurres assaisonnés aux épices. L’entreprise a 35 ans d’existence et compte aujourd’hui environ 36 employés et un chiffre d’affaires de six millions.

Pourquoi avoir pris le virage du repreneuriat ? Quels ont été les éléments déclencheurs ?

Je suis un entrepreneur dans l’âme. Cela fait 14 ans que j’entreprends. J’ai œuvré dans divers domaines d’activité en France. En arrivant au Canada, il était tout naturel pour moi de continuer dans la même voie. J’ai choisi de reprendre une entreprise déjà existante, car plusieurs études montrent qu’un pourcentage considérable de personnes étrangères qui arrivent dans un nouveau pays et qui décident de démarrer une entreprise échouent.

Quel type de reprise avez-vous fait ?

J’ai fait une reprise externe, car je suis venu spécialement de la France pour cette occasion.

Quelle a été votre première démarche ? Vers quels organismes ou personnes vous êtes-vous tourné en premier ?

J’étais à la recherche d’une occasion d’affaires au Canada et lors de mes recherches sur le web, j’ai eu l’agréable surprise de découvrir le CTEQ. J’ai pris contact avec un de ses conseillers et à partir de là, les choses sont allées très vite.

Racontez-nous brièvement comment s’est passée la cohabitation entre vous et le cédant.

La cohabitation s’est bien passée. Nous avions pour objectif de faire un transfert sur six mois et c’est ce que nous avons fait. J’ai passé six mois aux côtés du propriétaire, au sein de l’entreprise afin d’assurer une bonne transition. Cela m’a permis d’observer, d’apprendre à connaître toute l’équipe, l’entreprise et les produits.

Quels ont été vos principaux défis ? Comment les avez-vous surmontés ?

Au début, il y a eu quelques surprises au niveau des stocks et du personnel. Nous avons connu un certain taux de roulement dans l’entreprise. Avec toute l’équipe, nous y avons fait face avec beaucoup de courage et de détermination. Aujourd’hui, ces difficultés sont derrière nous et je suis très heureux d’avoir actuellement une équipe stable.

Lire aussi : Acheter une entreprise à 55 ans, c’est possible ! 

Selon vous, quels sont les avantages à reprendre une entreprise ?

Je trouve qu’il y a un gain de temps considérable dans le fait de reprendre une entreprise. D’autant plus que dans mon secteur d’activité les normes sanitaires sont très élevées et il est très compliqué de démarrer une entreprise de zéro. Il faut compter en moyenne 5 à 10 ans avant d’avoir une entreprise qui commence à fleurir. Reprendre une entreprise existante facilite un peu plus les choses et cela fait gagner beaucoup de temps, mais aussi de l’argent.

Quelles sont les qualités et les compétences à avoir en tant que repreneur d’entreprise ?

Il faut déjà aimer entreprendre, car on rencontre beaucoup de difficultés quand on se met à son propre compte. Il faut aimer prendre des risques et aimer développer de nouveaux projets. Il faut aimer l’humain, car aujourd’hui on ne gère plus une équipe comme on le faisait il y a 50 ans. Il faut aimer partager avec les autres, mais aussi déléguer parce que seul, un chef d’entreprise ne pourra pas aller bien loin. Il doit pouvoir compter sur son équipe afin de leur donner des responsabilités. Pour terminer, je dirais qu’il est impératif d’avoir une vision de l’avenir.

Si vous retourniez en arrière, que feriez-vous autrement ?

Je n’ai aucun regret sur le fait d’avoir repris l’entreprise. Par contre, sur les clauses du contrat, j’aurais peut-être changé certaines choses. Mis à part cela, je ne regrette rien. C’est un beau parcours, une belle entreprise et nous connaissons actuellement une belle croissance au-delà des prévisions escomptées.

Avez-vous commencé à préparer votre propre plan de relève ?

Ayant eu plusieurs autres entreprises dans ma vie, je vous dirais que c’est quelque chose qui m’importe beaucoup. J’ai déjà quelques idées sur la vision de la reprise, mais je n’en suis pas encore là, j’ai encore beaucoup de chemin à parcourir.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui se lance aujourd’hui dans un projet repreneurial ?

Je dirai à la personne d’être certaine du domaine d’activité dans lequel elle veut aller et de l’entreprise qu’elle vise reprendre. Parfois, certaines entreprises reposent sur le propriétaire-dirigeant et dès que cette personne s’en va, l’entreprise ne survit pas. Je lui dirais aussi de s’assurer d’avoir les compétences du métier où elle désire aller ou du moins avoir la volonté de les acquérir. Sinon qu’elle vérifie que d’autres personnes déjà présentes dans l’entreprise aient ces compétences. Lorsqu’on n’a pas les compétences requises pour gérer une équipe d’un secteur en particulier, souvent cela devient très compliqué. 

Il faut également faire attention à toute la partie relationnelle de l’entreprise pour être certain qu’une fois que l’entreprise sera reprise, les clients restent. Il est important de consolider les bases de l’entreprise et être certain que tout est réalisable. De plus, il est essentiel de ressentir l’entreprise avant de la reprendre et voir aussi la valeur ajoutée qu’on peut y apporter. Sans valeur ajoutée, cela manque de sens de reprendre une entreprise. Il faut vraiment apporter quelque chose de plus à l’entreprise, sinon il ne s’agit plus d’entrepreneuriat. Et pour finir, je dirai qu’il est essentiel de se faire accompagner par des professionnels du milieu pour éviter certains pièges.

Pour toutes questions, n’hésitez pas à communiquer avec nous!

Le Centre de transfert d’entreprise accueille aujourd’hui Sarah Tanguay-Milot, directrice principale à la Banque de développement du Canada. Cette capsule s’adresse aux repreneurs potentiels (acheteurs d’entreprise) et répondra aux questions suivantes :

1. Avec qui prépare-t-on le montage financier?

2. Comment le préparer et à quel moment ?

3. Le montage financier va au-delà de l’aspect transactionnel : pourquoi ?

4. Quels sont les éléments clés pour réussir son montage financier ?

5. Quels sont les pièges à éviter ?

6. Que faire dans un contexte d’instabilité ?

Verbatim de la discussion

[MB] : Mylène Bernard, conseillère au CTEQ
[STM] : Sarah Tanguay-Milot, directrice principale pour la Banque de développement du Canada.

Bonjour et bienvenue à cette capsule vidéo.

[MB] Je me présente, Mylène Bernard, je suis conseillère pour le Centre de transfert d’entreprise du Québec. Aujourd’hui, j’ai le plaisir de m’entretenir avec Sarah Tanguay-Milot, directrice principale pour la Banque de développement du Canada. Bonjour Sarah, merci d’être avec nous. Bonjour Mylène, c’est un plaisir pour moi d’être ici. Sarah, aujourd’hui, on va s’entretenir sur le montage financier. 

[MB] J’aimerais savoir, en commençant, si tu pouvais nous donner les grandes lignes : on le prépare avec qui, le montage financier? On le prépare comment et à quel moment? 

[STM] Oui, donc, pour commencer, on le prépare avec qui? Donc on peut le préparer soit avec le banquier, directement, ou bien avec un consultant externe qui accompagne l’acheteur dans la transaction. Donc c’est toujours important pour l’acheteur de bien être entouré dans ce type de transaction. Également, ce qu’il concerne le contenu, le comment, qu’est-ce que ça comprend, le plan d’affaires, au niveau financier. Donc ça prend une partie en mise de fonds de l’acheteur pour s’assurer qu’il soit engagé dans la transaction. Dépendamment de certains cas, on va retrouver aussi une balance de prix de vente pour aider à avoir une saine transition entre le vendeur et l’acheteur et aussi pour ne pas avoir un trop gros niveau d’endettement, dépendamment des situations. Puis, enfin, il y a la portion financement auprès des banques. 

[STM] En ce qui concerne l’aspect de ta question au niveau du moment, le meilleur moment, c’est vraiment une fois que l’acheteur a fait la diligence raisonnable au niveau de l’entreprise. Donc il a vraiment pris le temps d’analyser les différents éléments, que ce soit des chiffres, le secteur d’activité, les opérations, ainsi que le prix de vente. Donc, quand que la diligence est faite, donc on a les chiffres, on a au moins le prix de vente, bien, c’est le bon moment pour entamer les démarches avec un banquier, entre autres, pour regarder le montage financier et savoir comment la procédure suivante pourrait être faite. 

[MB] Merci Sarah, effectivement. Aussi, si on aborde dans un contexte de transfert. On sait que pour tous les types de transaction, le montage financier se soit d’être approprié, d’être flexible, ça va de soi. Je te demanderais, on parle toujours que c’est le transactionnel, c’est l‘aspect transactionnel, le montage financier, mais tu vas nous expliquer que ça va bien au-delà de ça. 

[STM] Oui, exact, donc c’est une chose de regarder le montage financier en soi, la transaction, mais, ce n’est pas tout. Donc c’est important de tenir compte de plusieurs autres facteurs. On veut vraiment regarder que ce soit une transition qui soit saine, qui ait un succès dans la transaction donc pour assurer la pérennité de l’entreprise. Donc, chacun des projets est différent en soi. C’est pour ça qu’il n’y a pas nécessairement de pourcentage prédéterminé sur chacun des éléments que j’ai mentionnés précédemment. Donc on va vraiment regarder cas pas cas, au niveau, que ce soit la capacité de remboursement, l’expérience de l’acheteur, la structure financière de l’entreprise. 

[STM] Donc, par exemple, si l’entreprise est déjà beaucoup endettée, bien, ça ne sera pas nécessairement de l’aider, d’augmenter le niveau d’endettement de l’entreprise. Aussi, il y a l’aspect : est-ce qu’on fait un achat d’actions ou un achat d’actifs? Donc, est-ce qu’il y a un immeuble, entre autres, dans la transaction? Donc le pourcentage de financement pourra être plus élevé si on a un immeuble, versus si on a uniquement des actifs intangibles. Donc à ce moment-là, ça va être un bon moment pour prendre contact avec un fiscaliste pour regarder c’est quoi les différents impacts que les deux types de transaction peuvent avoir. Puis, aussi, il y a l’aspect du partage de risque. Donc, certaines situations vont faire en sorte que ça va être plus avantageux pour l’acheteur qu’il y ait deux banques qui fassent le financement de la transaction. Donc ça va permettre de partager le risque, mais également, ça va permettre à l’acheteur d’avoir les avantages des deux banques, donc de prendre ce qui est le meilleur, je dirais pour lui. 

[STM] Puis, il y a aussi l’aspect de la balance de prix de vente, comme j’avais mentionné précédemment. On n’est pas obligés d’en avoir une dans chacun des cas. Mais, en règle générale, on le voit souvent. Donc la balance de prix de vente, c’est tout simplement un montant, qui est dû au vendeur, qui est prorogé dans le temps. Proroger, ce que ça veut dire c’est que le vendeur ne reçoit pas immédiatement les sommes qui lui sont dues. Donc, de mettre une balance de prix de vente dans ce type de transaction, ça permet de faciliter la collaboration entre le vendeur et l’acheteur. Ça permet aussi de réduire le niveau d’endettement de l’entreprise, puis, ça vient faciliter la structure financière post-transaction. Donc ce sont différents éléments qu’on regarde et dont on tient compte dans ce type de transaction. 

[MB] Excellent, merci beaucoup Sarah. Dans le fond, question très très simple qu’on peut développer un peu, j’imagine : quels sont les ingrédients, la clé du succès? Puis, aussi, il ne faut pas oublier, quelles sont les choses qu’il faut éviter? À ne pas faire. 

[STM] Oui. Donc, pour les éléments clés, les bons ingrédients, donc, en premier, le prix de vente. Donc c’est important d’établir le bon prix de vente. Il y a souvent un aspect émotionnel du vendeur qui fait en sorte que le prix est un peu plus élevé que ce que ça devrait être. C’est à prendre en considération. Également, c’est important de bien se faire accompagner, pour être en mesure d’effectuer une bonne revue diligente sur l’entreprise. Parce que, des fois, il peut y arriver que tout ce qui est opérations, listes clients, listes fournisseurs, les systèmes en soi, soient dans la tête du vendeur.

Donc, quand on arrive à ce que l’acheteur soit dans l’entreprise, il n’a pas accès à toutes ces informations-là qui sont primordiales pour lui, pour assurer la santé de l’entreprise qu’il vient de reprendre. Donc c’est important que cette revue soit bien faite et de bien se faire accompagner. Puis, ce qu’il faut éviter, c’est de ne pas trop s’endetter. Donc c’est important de conserver des liquidités pour être en mesure de passer au travers de différents problèmes et incertitude que l’entreprise pourrait vivre dans ses opérations. Donc, pour être en mesure de passer au travers.

Puis, également, je dirais d’être prudent dans nos prévisions financières qu’on effectue, pour être en mesure de payer la dette. D’ailleurs, selon une étude de la BDC, 40 % des transferts d’entreprise n’ont pas atteint leurs prévisions financières. Donc, ça démontre qu’il faut justement être un peu plus prudent que ce qu’on imagine. 

[MB] Écoute, Sarah, on va y aller à la conclusion. C’est une petite capsule rapide aujourd’hui. On est dans un contexte de pandémie, on en parle, on en reparle, oui, c’est important mais aurais-tu un conseil à donner dans un contexte d’instabilité, en général?

[STM] Oui, donc, ça revient un peu à ce que j’ai mentionné précédemment, soit de protéger votre trésorerie, donc de savoir s’endetter intelligemment donc, de regarder notre retour sur investissement dans ce qu’on fait. Donc de prendre le temps de faire un budget de caisse pour regarder comme il le faut c’est quoi nos vrais besoins en liquidités mensuels. Donc c’est quoi vraiment qu’on a de besoin en termes de trésorerie, donc la première des choses.

Puis, également, de se faire accompagner dans la transition du transfert, donc d’établir un plan réaliste, un plan précis d’intégration avec des objectifs afin d’être en mesure d’atteindre ce qu’on s’est fixé. D’ailleurs, selon une étude également de la BDC, 94 % des transferts d’entreprise qui avaient une approche structurée, qui savaient où ils allaient, ont eu une croissance 3 fois plus rapide que les autres transferts d’entreprise qui n’ont pas eu d’approche structurée.

Puis, pour conclure, je dirais, d’être patients avec vous même, acceptez de faire des erreurs dans un contexte où vous êtes évidemment accompagnés puis d’en retirer des bénéfices sur les erreurs qui se produisent. 

[MB] Merci Sarah, merci infiniment pour ton temps, tes conseils. 

[MB] Courte capsule, ce fut de bons petits conseils qu’on va prendre puis je pense que tout le monde apprécie énormément. Un beau contenu, merci beaucoup. Je te souhaite une super belle journée et à une prochaine, Sarah, merci infiniment.

[STM] Merci beaucoup Mylène, ça m’a fait plaisir puis, bonne journée également. 

Le conseiller en transfert d’entreprise au CTEQ aide les propriétaires-dirigeants et les acquéreurs d’entreprise à mener à bien leur projet de vente ou d’achat d’entreprise. En effet, il s’agit d’un professionnel généraliste qui maîtrise le processus de transfert dans son intégralité et qui a pour principal objectif la réussite du projet de transfert. Quel est son rôle ? Par quel moyen intervient-il ? Pourquoi est-il important de se faire accompagner par un conseiller en transfert d’entreprise ? Retrouvez toutes les réponses dans le présent article.

Le rôle du conseiller en transfert d’entreprise du CTEQ

Lors d’un transfert d’entreprise, c’est-à-dire lors de la vente ou de l’acquisition d’une entreprise, hormis les experts, il est recommandé au vendeur et à l’acheteur de se faire accompagner par un professionnel, un chef d’orchestre qui a une vision globale et parfaite du processus de transfert d’entreprise. Le conseiller du CTEQ, aux côtés de son client, agit avec transparence, neutralité et en toute confidentialité. Il accompagne l’entrepreneur dans son projet de vente ou d’achat d’entreprise avec pour objectif premier d’assurer le succès de la transaction. Il aide son client tout au long de sa démarche, répond en suivant son rythme à ses différentes interrogations et le soutien dans n’importe quelle phase du processus lorsque nécessaire.

Par quels moyens intervient-il ?

Dès lors qu’il est contacté, le conseiller du CTEQ fixe une première rencontre avec son client. Lors de cette rencontre et à l’aide d’un questionnaire détaillé, il dresse un profil de ce dernier afin de mieux cerner ses besoins et attentes. Il lui présente ensuite les différents services et outils offerts par le CTEQ pour mener à bien son projet de transfert d’entreprise (l’INDEX et les formations). Une fois les informations utiles partagées de part et d’autre, le conseiller pourra ensuite :

Pourquoi est-il important de se faire accompagner par un conseiller du CTEQ ?

Le conseiller en transfert d’entreprise du CTEQ peut être consulté pour différentes raisons :

Finalement, il ne faut pas oublier qu’un entrepreneur va probablement vendre ou acheter une seule fois une entreprise au courant de sa vie. De plus, le fait de connaître et de maîtriser les différentes phases du processus de transfert d’entreprise n’est pas donné à tout le monde. Dès lors, pour rendre cette expérience bonne et agréable, il est conseillé de se faire accompagner par un professionnel du domaine qui agit en toute neutralité. Le conseiller du CTEQ crée des liens et rend la communication plus fluide entre les différentes parties. Il joue un rôle de guide, d’éclaireur, de facilitateur, d’accompagnateur et de coach. C’est le gardien du processus de transfert qui a à cœur la réussite de votre projet d’achat ou de vente d’entreprise. Nos conseillers demeurent disposés et disponibles pour vous accompagner dans votre projet. Communiquez avec nous !

Septembre 2020

Le Centre de transfert d’entreprise du Québec invite aujourd’hui Me François Beaulieu-Lauzon, avocat et associé chez Tétreault Sauvé Lauzon à nous expliquer certaines singularités de la convention entre actionnaires à travers des clauses spécifiques auxquelles il faut prêter attention dans le cadre d’un transfert d’entreprise.

Vous retrouverez dans cette capsule trois scénarios avec des explications pertinentes qui vous aideront à bien négocier lors de l’acquisition d’une entreprise :

 

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Août 2020

Faites d’abord des recherches sur l’entreprise ciblée

Obtenez le plus d’informations possible sur l’entreprise grâce au site du Registraire des entreprises du Québec, le site Web de l’organisation et ses comptes de médias sociaux.

Créez-vous un document avec les informations suivantes :

Renseignez-vous également sur le secteur d’activité dans lequel œuvre l’entreprise en question. Pour ce faire, consultez votre réseau professionnel ou encore les sites Web de l’association, du regroupement ou de l’ordre qui représente les organisations dans cette industrie.

entrepreneur parle au téléphone pour une intention de vente

 

Soyez crédible : préparez-vous

Il est important de faire valoir votre potentiel et vos antécédents. Aussi, vous vous devez d’être prêt à répondre à un maximum de questions que le propriétaire pourra légitimement vous poser, à compter du moment où il manifestera une ouverture à transférer son entreprise.

Pour ce faire, voici des éléments que vous devrez mettre à disposition :

Communiquez avec le propriétaire-dirigeant

Tentez d’obtenir l’adresse courriel et le numéro de téléphone du dirigeant en contactant l’adjointe, par exemple. Vous pouvez mentionner qu’il s’agit d’un appel confidentiel et d’une occasion d’affaires.

Communiquez ensuite avec le propriétaire de l’organisation ciblée et précisez le motif de votre appel :

Est-ce qu’à court ou moyen terme, l’entreprise a des projets de croissance, recherche un partenaire ou une relève ? A-t-elle une capacité d’investir du temps et de l’argent dans une occasion comme la vôtre ?

Il est important de rassurer le dirigeant qu’il s’agit d’une démarche confidentielle et que vous avez un intérêt pour son entreprise.

Dans certains cas, si vous préférez préserver votre anonymat à cette étape, votre conseiller du CTEQ pourrait accomplir cette tâche pour vous.

 

Fixez une première rencontre

Votre appel préliminaire avec le propriétaire de l’entreprise ciblée semble susciter de l’intérêt, profitez-en pour fixer immédiatement une première rencontre.

N’oubliez pas d’avoir avec vous une entente de confidentialité, à signer par les deux parties.

Pour terminer, assurez-vous de prévoir la prochaine étape, par exemple, une deuxième rencontre.

 

Poursuivez les démarches

La suite des étapes doit être planifiée stratégiquement et demande une bonne préparation. En tant qu’organisme neutre, le Centre de transfert d’entreprise du Québec et son réseau d’experts peuvent soutenir les deux parties (vendeur et acheteur) dans le projet, et ce, en toute confidentialité.

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Ça y est, vous avez choisi l’option du repreneuriat. Vous souhaitez vous lancer en affaires, mais vous ne voulez pas démarrer de zéro. Vous voulez reprendre une entreprise existante, contribuant ainsi à sa pérennité.

Vous êtes entré en communication avec le Centre de transfert d’entreprise du Québec (CTEQ) pour parler de votre projet. Vous avez rempli votre profil de repreneur sur l’INDEX. Pour la suite, que faire pour optimiser la recherche de votre entreprise idéale ?

Commencez par connaître votre capacité financière

La mise de fonds pour l’achat d’une entreprise tourne généralement autour de 20 % ou 30 % de la valeur de celle-ci. Assurez-vous d’avoir consulté une institution financière pour connaître vos moyens avant de tomber en amour avec une entreprise que vous n’êtes pas en mesure de payer ! Dans d’autres cas, certaines institutions ne financent pas quelques types de projets, donc renseignez-vous.

Déterminez ce que vous voulez

Quels sont les grands critères de l’entreprise que vous souhaitez reprendre ? Soyez flexible tout en étant spécifique. C’est contradictoire, mais cela vous aidera à ne pas vous éparpiller lors de votre recherche, tout en ne vous fermant pas la porte à des possibilités qui ne rencontrent que certains de vos critères, ou partiellement. L’entreprise parfaite n’existe pas, donc vaut mieux trouver l’équilibre entre le général et le précis !

Voici quelques points de départ :

  • Secteur(s) d’activité
  • Modèle d’affaires
  • Chiffre d’affaires
  • Nombre d’employés

Mais concrètement, que voulez-vous… ou pas ?

Faites de la recherche sur des entreprises réelles (qui ne sont pas nécessairement à vendre) illustrant bien ce que vous souhaitez. Inversement, quels sont des exemples d’organisations existantes qui correspondent à ce que vous ne voulez pas ?

Envoyez ces exemples à votre conseiller en transfert d’entreprise du CTEQ. Cela lui permettra de mieux comprendre ce que vous visez et pourra donc mieux vous guider dans vos recherches. N’oubliez pas de préciser les raisons pour lesquelles certaines entreprises se sont retrouvées dans la pile « ça m’intéresse », versus « ça ne m’intéresse pas ».

Soyez proactif !

Consultez les occasions d’affaires sur l’INDEX,  et contactez votre conseiller du CTEQ pour l’informer de celles qui ont retenu votre attention. Ces contacts réguliers permettront à votre conseiller de faire plus facilement des liens entre les nouvelles occasions d’affaires qui arrivent et vos champs d’intérêt.

Familiarisez-vous avec le processus repreneurial

Quelles sont les 6 phases d’acquisition d’une entreprise ? Quels sont les enjeux communs auxquels les repreneurs font habituellement face lors d’un projet d’achat d’entreprise ? Quelles sont les conditions de réussite d’un repreneur ? Ces questions sont essentielles avant d’entamer des démarches sérieuses auprès d’un vendeur. Les formations du CTEQ peuvent répondre à ces questions, et plus encore !

En conclusion, afin de favoriser des démarches fructueuses dans la recherche d’une entreprise à acheter, assurez-vous de connaître vos moyens, sachez ce que vous voulez (et ce que vous ne désirez pas), soyez proactif et éduquez-vous sur toutes les facettes du projet repreneurial.

Foncez !

Juillet 2020

Dans le cadre de ce webinaire, nous vous présenterons en primeur une approche revisitée du repreneuriat. Profitez des judicieux conseils de Louise Cadieux, professeure titulaire au département de Management de l’École de Gestion de l’UQTR qui présentera les principales étapes et les marqueurs d’un projet repreneurial. À ses côtés, deux entrepreneurs témoigneront de leur expérience sur le terrain.

Au terme du webinaire, vous repartirez avec :

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Juin 2020

Nathalie Boudreau, notre conseillère pour le secteur touristique reçoit Marc-Antoine Reid, planificateur financier chez IG Gestion privée du patrimoine pour parler du rôle du planificateur financier dans le processus de transfert d’entreprise.

Dans cette capsule, vous en apprendrez un peu plus sur :

 

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