Catégorie : Acheter une entreprise

Pièges à éviter lors d'un transfert d'entreprise
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Ne pas vouloir faire la vérification diligente

En effet, il est des cas où en tant que repreneur, vous avez un coup de cœur pour l’entreprise que vous souhaitez acheter. Vous êtes alors très emballé et ne voyez que le côté positif de l’entreprise. Vous voulez donc aller vite et sauter certaines étapes cruciales comme celle de la revue diligente que vous n’estimez pas importante. Ceci est un piège qui peut jouer contre vous dans le futur. Alors prudence, même si vous dénichez l’entreprise de vos rêves, il est très important de faire les vérifications nécessaires pour vous assurer que tout est conforme et que vous n’aurez pas de mauvaises surprises plus tard.

Croire qu’avoir beaucoup d’argent va vous permettre d’acheter l’entreprise de vos rêves

Et bien non… l’argent ne me justifie pas les moyens ! Il faut noter que l’humain est au centre de chaque transfert d’entreprise. Le propriétaire d’entreprise est souvent émotionnellement lié à son entreprise. Il considère son entreprise comme son « bébé ». Tout l’argent du monde ne vous permettra pas forcément d’acquérir une entreprise. Il faut qu’il y ait une connexion, une chimie entre le propriétaire et vous pour voir la magie opérer, car le propriétaire cherche le bon « match » pour assurer la pérennité de son entreprise.

Se dire que vous ne dépenserez pas d’argent avant l’acquisition de l’entreprise

Ceci est une grosse erreur, car vous dépenserez de l’argent avant même d’acquérir l’entreprise. En tant que repreneur, vous devez prévoir cela dans votre planification financière. Il ne faut pas être surpris par cet aspect de la transaction, car c’est tout à fait normal. Vous devez être prêt à engager des experts pour analyser de fond en comble toutes les sphères de l’entreprise. Vous devez être bien préparé, bien entouré et surtout connaître d’avance les étapes à venir avant de vous lancer dans la transaction.

Sous-estimer la période de transition et vouloir l’écourter

Il faut savoir qu’il n’y a pas de temps de transition idéal entre vous et le cédant. La transition peut facilement durer un an selon la structure et de la taille de l’entreprise. On ne peut pas préconiser un délai pour la transition. C’est vraiment du cas par cas.
Cependant, il est préférable de prévoir une longue période de transition et la raccourcir le cas échéant quand toutes les parties seront à l’aise. C’est-à-dire une fois que vous serez à l’aise dans vos nouvelles fonctions et que le cédant vous aura bien préparé.

Sous-estimer la complexité de la structure organisationnelle informelle

Il est essentiel de bien comprendre la structure formelle, mais aussi la structure informelle de l’entreprise. Vous devez connaître les employés au-delà de l’organigramme. Connaître ceux qui seront vos alliées et ceux qui seront réfractaires aux changements. Connaître les employés clés, ceux qui ont de l’influence ou de l’impact dans l’entreprise. Ce genre d’information ne se trouve pas sur l’organigramme et seul le cédant peut vous renseigner sur cet aspect. Alors, n’hésitez pas à lui poser des questions !

En tant que repreneur, on vous recommande vivement de passer du temps dans l’entreprise avec le cédant bien avant de reprendre officiellement l’entreprise. Vous devez connaître les alliés du cédant et ceux qui étaient souvent en conflit avec lui au sein de l’entreprise. Vous devez également identifier les maillons forts et les maillons faibles de l’entreprise. Il est primordial de prendre le pouls de l’entreprise avant de la reprendre. Une des solutions que l’on vous préconise est d’aller travailler à temps partiel comme consultant dans l’entreprise afin de bien comprendre le rôle de chacun avant d’en faire l’acquisition. Vous devez connaître la meilleure façon de vous approprier les employés, mais aussi le meilleur moyen de les faire adhérer à une nouvelle direction.

L’aspect humain est le socle de toute transaction. C’est un aspect qui est souvent négligé, mais qui est prépondérant dans la transaction. En tant que repreneur vous ne devez absolument pas minimiser cet aspect sinon, vous pourriez rapidement déchanter.

Ne pas tenir compte de l’écart culturel si vous êtes un repreneur étranger

Les pratiques d’affaires au Québec et celles de votre pays d’origine peuvent être assez différentes. La première étape serait donc de vous familiariser avec les pratiques d’affaires du Québec avant de vous lancer dans l’achat d’une entreprise au risque de faire face à plusieurs incompréhensions entre vos employés et vous.

Ne pas poser suffisamment de questions de peur de froisser le cédant

Ceci est un gros piège, car plus vous poserez de questions, plus vous éliminerez le risque d’avoir de mauvaises surprises plus tard. Alors n’hésitez pas à poser des questions sur la validité du bail à transférer, car peut-être qu’il n’est pas transférable à un nouvel acquéreur. Vous devez être informé des ententes avec les différents fournisseurs et les clients. Vous devez être au courant de tous les contrats qui ont été négociés par le cédant et surtout de leur validité. Vous devez être informé des ententes verbales passées entre le cédant, les fournisseurs et les clients (p. ex., les rabais) à cause de la relation de longue date qui les lie et qui ne seront pas nécessairement reconduites avec le nouveau propriétaire d’entreprise. Il faut vraiment que vous ayez connaissance de toutes ces informations. Vous devez vous assurer qu’il y ait un maximum d’ententes écrites et vous informer également sur les renouvellements d’ententes et les contrats à venir.

Négliger l’importance des assurances (invalidité/décès)

Aussitôt que vous reprenez l’entreprise, vous devez prévoir assez rapidement toutes les clauses d’assurance pour être capable d’assurer la pérennité de l’entreprise.

Ne pas vous préparer à être cédant un jour à votre tour

Idéalement, dès que vous entrez dans vos nouvelles fonctions en tant que propriétaire-dirigeant, vous devez à votre tour dans les premières années voire les premiers mois commencer à préparer votre relève. Vous devez penser à identifier votre relève, la préparer et garder l’entreprise en ordre. Vous devez toujours garder à l’esprit que l’entreprise peut changer de main du jour au lendemain soit pour cause de maladie ou d’un changement de projet. Vous devez alors être prêt à devenir cédant à n’importe quel moment.

Pour toute question, n’hésitez pas à communiquer avec nous !

entreprise fabricant de la poterie

Le 9 décembre 2020 se tenait le webinaire du Centre de transfert d’entreprise du Québec qui dévoilait les conclusions d’une étude sur l’iniquité créée par la politique fiscale sur l’exonération cumulative du gain en capital dans les transferts d’entreprises familiaux. Lors de cet événement, quelques questions posées par les participants n’ont pas pu être couvertes faute de temps. Découvrez dans ce court article, les réponses apportées par le fiscaliste Jean-François Thuot, aux questions restées en suspens pendant le webinaire.

1. Combien d’années pensez-vous qu’il faut s’y prendre d’avance pour planifier un transfert familial ?

Le transfert familial d’une entreprise comporte plusieurs facettes (juridique, fiscale, humaine, etc.). En matière de fiscalité, il est important de revoir régulièrement la structure de détention de l’entreprise afin de s’assurer qu’elle est optimale par rapport aux objectifs à court, moyen et long terme. Pour cette raison, il est important de s’y prendre d’avance pour le transfert de l’entreprise, car il peut y avoir des gestes à poser plusieurs années avant le transfert. C’est pourquoi il ne faut pas attendre la veille du transfert pour considérer l’élément fiscal, car certains incitatifs fiscaux pourraient être perdus.

2. Le lien de dépendance est-il le même si le cédant vend les actions de l’entreprise à une société de gestion appartenant en partie à son enfant ?

La notion de lien de dépendance est une question de fait. Par exemple, un parent qui vend ses actions à une société de gestion dans laquelle son enfant détient des actions sans en avoir le contrôle en raison de la présence de tiers non liés à la famille pourrait faire en sorte que le parent n’a pas de lien de dépendance avec ladite société. Plusieurs éléments doivent être analysés afin de déterminer la présence d’un lien de dépendance (p. ex., convention entre actionnaires, balance de prix de vente, vente d’une partie ou de la totalité des actions, etc.).

3. S’il y a une planification fiscale du transfert familial, l’iniquité demeure-t-elle ?

Oui, car l’accès à la déduction par gain en capital (DGC) n’est pas possible. Toutefois, si les actions de la société ne se qualifient pas à la DGC, cette iniquité se trouve réduite.

4. Nous sommes en grand travail pour le transfert à la 3e génération et je trouve qu’il nous manque des solutions pour minimiser l’impact fiscal pour nous les cédants. Avez-vous des exemples de solutions ?

L’accès à la déduction pour gain en capital n’étant pas possible en posant l’hypothèse que vous désirez céder les actions à vos enfants, d’autres outils doivent être examinés. Par exemple, il est possible de mettre en place des mécanismes permettant le report d’impôt si vous n’avez pas besoin d’une partie du prix de vente, au niveau personnel, de votre entreprise à court terme. L’obtention d’un traitement de gain en capital par rapport à la réception d’un dividende peut également être un outil important. Dans certains cas, la mise sur pied d’un régime de retraite individuel peut également être envisagée.

Visionnez le webinaire au complet ici pour en savoir plus sur cette étude.

N’hésitez pas à communiquer avec nous pour toute question !

Rencontre avec un conseiller en transfert d'entreprise

La recherche et la reprise d’une entreprise à vendre peuvent durer plusieurs années. Afin de bien planifier les étapes de ce long processus, une rencontre avec un conseiller du CTEQ s’avère l’option la plus prometteuse. À quoi vous attendre lors de la première rencontre ? C’est ce que nous allons décortiquer avec vous dans cet article.

Sachez cependant que selon le conseiller de votre région, les étapes et questions peuvent varier, car chaque accompagnement est unique.

Tout commence par une première rencontre… en virtuel, pandémie oblige !

Comme lors de toute rencontre du genre, votre conseiller va débuter en vous présentant l’organisation : sa mission, sa vision, son fonctionnement, son déploiement provincial, etc.

Un des éléments importants lors de ce rendez-vous est la présentation des produits et services offerts par le CTEQ. C’est une première étape cruciale pour vous orienter vers une offre adaptée à vos besoins. Chaque situation est différente. Votre conseiller vous présentera alors les outils à votre disposition :

– Les formations offertes

– Les événements et conférences à venir

– Notre blogue

– Nos capsules informatives

Mais surtout, ce dernier vous présentera notre populaire répertoire d’entreprises à vendre nommé l’INDEX. Il s’agit du répertoire repreneurial le plus complet au Québec. Cette plateforme vous permettra de cibler des entreprises à vendre qui correspondent à vos désirs, mais également de vous afficher auprès de propriétaires-dirigeants à la recherche d’une relève.

Sachez tout de même que l’affichage à l’INDEX se fait de façon confidentielle. C’est au moment où une occasion d’affaires devient concrète que les deux parties auront plus d’informations les uns sur les autres. De plus, le cas échéant, une entente de confidentialité sera signée afin de maintenir confidentiels les futurs échanges.

Maintenant, établissons votre profil de repreneur

Pour mieux vous guider dans vos démarches, votre conseiller aura inévitablement besoin d’en savoir plus sur vous :

– Avez-vous déjà entamé des démarches à ce jour ?

– Quel est votre niveau de connaissance du processus de transfert d’entreprise ?

– Quelles sont vos motivations ?

– Vous recherchez une entreprise qui œuvre dans quel secteur d’activité et quels sont ceux à éviter ?

– Dans quelle région du Québec recherchez-vous une entreprise ?

– Dans un horizon de combien de temps désirez-vous acquérir une entreprise ?

– Avez-vous des partenaires (famille, conjoint.e, amis, etc.) ?

– Avez-vous établi le montant disponible pour une mise de fonds ?

– Avez-vous des besoins de formation additionnelle ?

Il ne s’agit là que de quelques exemples des sujets qui seront abordés. À noter que ces réponses pourront également servir à bonifier votre profil de repreneur et préciser votre projet d’acquisition au sein de l’INDEX.

Pourquoi opter pour un conseiller du CTEQ ?

La promesse CTEQ c’est un accompagnement confidentiel, professionnel, humain et à très faible coût. C’est un accompagnement à travers tout le processus de transfert ou uniquement des interventions plus pointues à certaines étapes pour une plus grande autonomie, si tel est votre désir.

De plus, nos conseillers sauront vous diriger vers des professionnels fiables qui sont appelés à intervenir dans le processus de transfert : experts-comptables, avocats, notaires, fiscalistes, planificateurs financiers, courtiers en assurance, psychologues, etc.

Au terme de cette rencontre d’environ une heure, vous serez informé des étapes à venir en fonction de votre situation. Retenez que leur but est de maximiser les chances de réussite de votre projet de transfert et, ainsi, contribuer à la mission numéro 1 du CTEQ : la pérennité des entreprises québécoises !

N’hésitez plus et entamez vos démarches avec nous !

Vous pourriez aimer aussi : Propriétaires-dirigeants : à quoi vous attendre lors d’une première rencontre avec un conseiller du CTEQ

Centre de transfert d’entreprise du Québec

1 877 200-2837, poste 1000
[email protected]
www.ctequebec.com

L’iniquité créée par la politique fiscale sur l’exonération cumulative du gain en capital entre les transferts familiaux et externes est connue dans le milieu du transfert d’entreprise.

Dans le cadre de ce webinaire, les conclusions d’une nouvelle étude sur le sujet ont été partagées. L’étude quantifie les potentiels impacts de cette iniquité fiscale sur les entreprises et met en lumière l’envergure de la problématique et certains de ses effets négatifs sur le dynamisme repreneurial des PME québécoises et canadiennes.

Vous pouvez aussi télécharger le rapport complet ici.


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Jeune femme reprenant une entreprise

Avec la participation de Maurane Boilard, étudiante en entrepreneuriat à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR).

L’image populaire qui circule d’un entrepreneur est celle d’une personne qui conduit un projet d’entreprise de sa naissance à sa maturité. De nos jours, les PME sont de plus en plus nombreuses. Une PME peut perdurer plus longtemps que l’espérance de vie de son fondateur. Pour s’en assurer, il faut cependant la céder à quelqu’un qui sera en mesure d’assurer une continuité et la pérennité de celle-ci. C’est exactement le concept du repreneuriat. Il est de plus en plus intéressant de s’y attarder et de le comprendre étant donné que le marché regorge de PME déjà bien établies ayant beaucoup de potentiel et qui cherche un repreneur.


Le repreneuriat, un jeune concept, est défini comme « une philosophie économique et sociale » selon l’ouvrage Génération Repreneurs. Les auteurs proposent qu’il s’agit de « la volonté commune pour un repreneur et un cédant d’assurer la pérennité d’une entreprise viable par le biais du transfert des pouvoirs, du leadership, des savoirs et de la propriété. » Cependant, il peut être intéressant de s’arrêter sur ce qui pousse un projet repreneurial à voir le jour. Observer le modèle du cycle de vie d’une entreprise dévoile bien des secrets. Le démarrage débute par une intention de créer qui amène une certaine croissance pour ensuite atteindre la maturité. Jusqu’à ce point, il est question d’entrepreneuriat. Le problème du stade de la maturité d’une PME est la stagnation possible qui peut l’emporter dans le déclin et la fermeture si cette dernière ne parvient pas à se renouveler. Pour un jeune entrepreneur, le projet repreneurial peut alors devenir très attrayant, car il s’agit d’entrer dans la culture entrepreneuriale pérenne d’une PME au niveau du renouvellement. Avec les années, un chef peut arriver à un moment dans sa vie où il désire transmettre sa PME pour éventuellement se libérer de ses fonctions. C’est l’occasion parfaite pour le repreneur de prendre la relève et d’entreprendre un projet repreneurial avec le cédant.

Lire aussi : Miser sur le repreneuriat pour assurer la relance économique du Québec.


Le repreneuriat est un domaine bien particulier. Plusieurs raisons poussent les gens à s’y intéresser. Que ce soit pour des enjeux économiques, financiers, sociodémographiques, comme le fait que les chefs de PME sont vieillissants, pour des enjeux fiscaux, territoriaux, comme conserver les PME viables sur le territoire déjà actif, des enjeux managériaux ou sectoriels, toutes les raisons sont bonnes pour amorcer un projet repreneurial. Quant au milieu repreneurial, celui-ci regorge de déclencheurs qui favorisent la culture entrepreneuriale en accentuant les occasions d’affaires entre repreneurs et cédants. Divisés en quatre catégories, ces déclencheurs font partie de l’environnement externe :

  • Les déclencheurs éducatifs, en lien avec l’éducation comme un cours universitaire sur la transmission d’entreprise.
  • Les déclencheurs d’affaires, comme dans un contexte d’affaires qui suscitent l’émergence de compétences repreneuriales.
  • Les déclencheurs financiers, liés à des programmes d’aide et de subventions qui encouragent le repreneuriat.
  • Les déclencheurs conjoncturels, comme de nouvelles lois qui peuvent avoir des impacts sur cette voie entrepreneuriale


Maintenant que le repreneuriat est bien défini, il reste à comprendre les différents contextes de transmission d’entreprise pour être bien outillés et améliorer les chances de succès du projet. Avant toute chose, il est important de souligner qu’une transmission de PME s’exécute autour de deux aspects. Il s’agit du transfert de direction, qui concerne le transfert de leadership, et du transfert de propriété qui concerne le transfert du capital-actions et des actifs. Ces deux types de transfert ne s’effectuent pas au même moment.


Afin d’assurer la pérennité d’une PME, quatre stratégies sont possibles selon le contexte de la transmission.

La transmission familiale, où le repreneur est un membre de la famille.

  1. La transmission interne, soit un repreneur travaillant dans l’entreprise comme un employé ou un cadre. Il est à retenir cependant que les possibilités de conflits entre les employés sont plus élevées.
  2. La transmission externe, qui implique un repreneur externe à l’entreprise, donc ni un membre de la famille ni un membre du personnel.
  3. La transmission à une équipe, soit deux personnes ou plus qui reprendront le projet ensemble.


Chacune de ces stratégies traverse différentes phases, en moyenne quatre, pour chacun des deux types de transferts (propriété et capital-actions). La longueur de celles-ci varie d’une transmission à l’autre selon la stratégie employée.


En conclusion, le repreneuriat c’est l’avenir. Un projet repreneurial a plus de chance de réussite qu’un démarrage d’entreprise, bien que les deux puissent atteindre le succès. Une fois le transfert de direction de la PME effectué, l’étape du renouvellement stratégique est l’occasion parfaite pour le repreneur d’ajouter sa couleur unique et d’y mettre tout son cœur comme s’il s’agissait de son propre projet. C’est d’ailleurs dans le plus grand intérêt d’un cédant de trouver un repreneur qui reprendra l’entreprise avec autant de passions et d’énergies que celles qui y ont été consacrées depuis ses débuts. L’aventure d’un projet repreneurial est plus simple, par son approche structurée, et beaucoup plus rassurante, grâce à l’accompagnement du cédant, que seul ce type de projet peut offrir. Le repreneuriat gagne à être connu davantage auprès des jeunes entrepreneurs afin que ceux-ci puissent reconnaitre et saisir des occasions d’affaires uniques. Il s’agit d’une avenue gagnante qui bénéficiera à la société québécoise et l’économie de demain.


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Cinéma Beaubien : un exemple d’entreprise d’économie sociale

En ce mois de l’économie sociale, le Centre de transfert d’entreprise du Québec vous présente l’histoire du Cinéma Beaubien. Une belle histoire de repreneuriat collectif qui a permis de sauver une importante partie de la vie culturelle d’un quartier, d’une communauté et de bien plus encore. Lors d’une entrevue, Mario Fortin, directeur général des cinémas Beaubien, du Parc et du Musée à Montréal nous expose à travers l’histoire de ce cinéma l’impact, le défi et surtout le succès engendré par une entreprise d’économie sociale sur un quartier, une communauté voire même sur toute une région.

Le contexte historique

Le Cinéma Beaubien, anciennement appelé cinéma Dauphin est né en 2001, dans sa forme actuelle de la volonté des citoyens du quartier. « À l’époque, le Cinéma Dauphin était le dernier cinéma de quartier à Montréal », indique M. Fortin. Les habitants de l’arrondissement de Rosemont─La Petite-Patrie ont donc fait le nécessaire pour ne pas voir leur cinéma fermer ses portes. Ils se sont mobilisés pour le reprendre en main, le créer dans sa nouvelle forme d’OBNL et lui donner une nouvelle vocation. « Cela a redonné vie au quartier ! » souligne M. Fortin. Aujourd’hui, presque 20 ans plus tard, le Cinéma Beaubien est devenu un endroit emblématique à Montréal et surtout reconnu pour la présentation de films particuliers, de films spéciaux et de films d’auteur.

Quel est l’importance ou l’impact de ce modèle de reprise collective d’entreprise pour une communauté ?

« Depuis sa reprise, le Cinéma a redonné une âme et une vie au quartier pour en faire un endroit très spécial où il fait bon vivre à Montréal », indique M. Fortin. Il est à noter que le chiffre d’affaires a été multiplié par 10 en presque 20 ans. Le Cinéma Beaubien qui comptabilisait 30 000 visiteurs par année auparavant accueille pratiquement 250 000 visiteurs aujourd’hui. « Des gens viennent de partout ! De Montréal et des villes avoisinantes, car nous avons donné une vocation au cinéma avec le type de films que nous présentons », affirme M. Fortin.

Cette reprise collective a par ailleurs, été un terreau fertile en matière de création d’emplois et d’occasions d’affaires. « À l’époque, le Cinéma était ouvert pour une séance par jour, avec seulement 5 employés. Aujourd’hui, quand il est en activité, et quand il reviendra à la normale après la crise actuelle, près de 20 personnes y travaillent », explique M. Fortin. « Plusieurs restaurants et commerces se sont développés au fil des années autour du Cinéma. Des boutiques spécialisées qui sont devenues des lieux de destination et qui répondent aux besoins de la clientèle du Cinéma. », ajoute-t-il.

Qu’en est-il des parties prenantes et du levier financier dans ce projet de relève ?

« Ils ont été essentiels à la réussite du projet ! », s’exclame M. Fortin. « Ce projet a vu le jour grâce au regroupement de plusieurs acteurs du milieu de l’économie sociale tel que la CDEC Rosemont St-Patrick à l’époque, ainsi que plusieurs autres personnes de la collectivité qui ont mis ensemble leurs efforts pour appuyer cette initiative. C’était essentiellement les gens du quartier et les gens de l’industrie qui voulaient que le Cinéma reste ouvert », affirme M. Fortin. « Le succès de ce projet a été de voir que tout le monde ramait dans la même direction. Il y avait une volonté commune et un besoin, une nécessité. Nous avons répondu à ce besoin. Et c’est ça la recette du succès ! », poursuit-il.

Pour M. Fortin, l’aspect financier a été le plus gros enjeu dans la réalisation de ce projet de reprise. « Nous avons fait le tour de plusieurs personnes qui auraient pu financer le projet. Mais aucun n’a voulu prendre le risque d’investir dans le projet tout en étant patient et capable de faire des concessions; sans rien enlever à la valeur intrinsèque de celui-ci et à l’objectif final », explique-t-il. Cependant, avec beaucoup de patience, une grande persévérance et de longs mois de travail, des résultats concrets ont commencé à voir le jour. « Des personnes qui ont cru en ce projet ont commencé à émerger petit à petit pour lui donner vie. Mais il fallait être patient ! », ajoute M. Fortin.

Quel succès le Cinéma Beaubien rencontre-t-il aujourd’hui ?

« Le Cinéma Beaubien a donc commencé en 2001 et depuis, d’autres entreprises ont copié notre modèle et se sont jointes à nous. Cela a été le cas du Cinéma du parc en 2008. Puis, il y a 2 ans, nous avons accueilli le Cinéma du Musée dans la famille », confie M. Fortin. « Nous mettons ensemble nos efforts pour répondre à un besoin : être capable d’offrir aux cinéphiles, de Montréal et d’ailleurs, beaucoup plus de films dans de belles salles », ajoute-t-il.

Un petit mot de la fin pour encourager ceux qui hésitent encore à sauter le pas ?

« Malgré la période particulière que nous traversons, tout est encore possible. Il ne faut pas avoir peur de prendre des risques, ne pas avoir peur de sauter ni de faire confiance aux gens qui nous entourent. C’est ce qui a fait notre succès dès le départ ! »

Si vous souhaitez en savoir plus sur le modèle d’entreprise d’économie sociale comme option repreneuriale, n’hésitez pas à communiquer avec nous !

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La vente d’une entreprise à une relève externe peut prendre plusieurs années. Afin de bien planifier les étapes de ce long processus, une rencontre avec un conseiller du CTEQ s’avère l’option la plus prometteuse.  À quoi vous attendre lors de la première rencontre avec un conseiller du CTEQ ? C’est ce que nous allons décortiquer avec vous dans cet article. Sachez cependant que selon le conseiller de votre région, les étapes et questions peuvent varier, car chaque accompagnement est unique.

Tout commence par une bonne poignée de main… virtuelle bien sûr !

Comme lors de toute rencontre du genre, le conseiller va débuter en vous présentant l’organisation : sa mission, sa vision, son fonctionnement, son déploiement provincial, etc.

Un des éléments importants lors de ce rendez-vous est la présentation des produits et services offerts par le CTEQ. C’est une première étape cruciale pour vous orienter vers une offre adaptée à vos besoins. Chaque situation est différente. Le conseiller vous présentera alors les outils à votre disposition, les formations offertes, les événements et conférences à venir, mais surtout, notre répertoire d’entreprises à vendre, nommé l’INDEX (nous reviendrons sur cette plateforme un peu plus loin de cet article).

Propriétaire-dirigeant, parlez-nous de vous

Pour mieux vous orienter, votre conseiller aura inévitablement besoin d’en savoir plus sur vous :

  • À quoi ressemble votre parcours entrepreneurial ?
  • Qu’est-ce qui motive la vente de votre entreprise ?
  • Quelles sont vos attentes envers le CTEQ ?
  • Avez-vous d’autres projets pour la suite ?

Le but demeure le même : faire le portrait le plus juste de votre situation.

Parlons maintenant de votre entreprise

Dans le même ordre d’idée, afin de vous offrir un service optimal, votre conseiller devra vous poser des questions concernant votre entreprise. En voici quelques exemples :

  • Êtes-vous propriétaire unique ?
  • Est-ce que votre conjoint ou conjointe est impliqué dans le processus de vente ?
  • Y aurait-il une possibilité de relève interne par un ou plusieurs employés ?
  • Vous êtes-vous fixé des délais ?
  • Avez-vous établi le prix de vente ?
    • Si oui, quand est-ce que l’évaluation a été faite ?
    • Si non, connaissez-vous un expert en évaluation d’entreprises ?

Sachez que pour le dernier point, à tout moment durant le processus, le CTEQ peut vous fournir un minimum de 3 références. Cela vaut pour tous les types d’acteurs qui interviendront dans le processus : experts-comptables, avocats, notaires, fiscalistes, planificateurs financiers, courtiers en assurance, psychologues, etc.

Et l’INDEX dans tout ça ?

Si, comme la grande majorité de nos clients, vous faites le choix de vous prévaloir de notre service d’affichage sur l’INDEX, le répertoire d’entreprises à vendre du CTEQ, il faudra y afficher un minimum d’information sur votre entreprise. Le prix de vente, le chiffre d’affaires des trois dernières années et le BAIIA en sont des exemples.

Sachez tout de même que l’affichage à l’INDEX se fait de façon confidentielle. Au moment où un maillage devient concret, le profil du repreneur intéressé vous sera présenté. Ce sera à vous de confirmer s’il correspond au profil que vous cherchez. Le cas échéant, une entente de confidentialité sera signée de part et d’autre afin de maintenir confidentiels les futurs échanges.

Enfin, au terme de cette rencontre d’environ une heure, vous serez informé des étapes à venir en fonction de votre situation. Vous aurez la promesse CTEQ d’un accompagnement confidentiel, professionnel et humain.

Retenez que tout au long de votre parcours, votre conseiller sera disponible afin de répondre à vos questions, tout en s’assurant que vous serez entouré des bons experts. Le but étant de maximiser les chances de réussite de votre projet de transfert et, ainsi, contribuer à la mission numéro 1 du CTEQ : la pérennité des entreprises québécoises !

Pour toutes questions, n’hésitez pas à communiquer avec nous !

 

Le 10 novembre dernier, le Centre de transfert d’entreprise du Québec a accueilli la cédante et le repreneur du Centre de convalescence Pie XII pour partager leur histoire repreneuriale.

C’est en 2018 que la fondatrice, Diane Forbes a transmis le centre à son fils Jimmy Talbot, formé en comptabilité et en soins infirmiers. L’entreprise célébrait tout juste ses 20 ans en 2019 et a le privilège d’être menée par un jeune dynamique, et surtout connu et apprécié des résidents.  

 

Pour toutes questions :

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Avec la participation d’Evan Murray, directeur régional de la Coopérative de développement régional du Québec (CDRQ) dans Lanaudière et d’Annie Larouche-Ouellet et Carole Tremblay codirectrices de la coopérative de solidarité Vie & Cie l’Épicerie d’Aujourd’hui.

Depuis quelques années, et particulièrement depuis le début de la crise sanitaire, on entend de plus en plus parler de reprise collective ou de coopérative dans le domaine de l’entrepreneuriat. Mais qu’est-ce que c’est concrètement ? Evan Murray, directeur régional de la CDRQ dans Lanaudière, décrit cette option comme « Un projet qui passe d’entre les mains d’une ou de très peu de personnes vers celles d’un grand nombre de personnes, qu’ils soient travailleurs, clients ou fournisseurs selon le modèle pertinent ». Dans quel but ? « Avoir une entreprise qui leur ressemble, qui leur profite et qui est souvent à proximité de leur lieu de résidence pour y favoriser l’ancrage local », poursuit-il.

Prenons le cas de la coopérative de solidarité Vie & Cie l’Épicerie d’Aujourd’hui

Cette épicerie qui était à l’origine une société en nom collectif (S.E.N.C) a été démarrée par Annie Larouche-Ouellet et Carole Tremblay en 2017 et est devenue depuis janvier 2020 une coopérative de solidarité grâce entre autres à l’appui et aux conseils de la CDRQ. Pour les copropriétaires, le but derrière ce changement était de se créer un emploi de rêve. « Nous avions le désir de responsabiliser nos employés et ainsi répartir le fardeau de la gestion ». Cette nouvelle répartition des tâches permettait aux deux entrepreneures de se concentrer sur des projets qu’elles chérissaient depuis un bon moment, soit le développement de nouveaux départements, dont une boulangerie, un bistro prêt-à-emporter et une crèmerie.

La création d’une coopérative de solidarité a également créé un sentiment d’appartenance envers Vie & Cie l’Épicerie d’Aujourd’hui, autant pour les consommateurs que pour les membres travailleurs. Cette option permettait par le fait même de pallier le manque de main-d’œuvre dans la région « Quand tu payes 5000$ pour aller travailler, c’est parce que quelque part tu as envie de t’engager, de rester et de t’investir », rajoute Mme Larouche-Ouellet.

Pour réaliser la transition, en plus de l’aide de la CDRQ, les deux entrepreneures ont profité des services du Centre de transfert d’entreprise du Québec (CTEQ) qui les a guidés dans la transition vers leur nouveau modèle d’affaires. « Le CTEQ nous a aidés dans l’obtention de subventions pour combler certains frais, dont les frais de notaire. En plus de cette aide, nous avons reçu du soutien et des conseils tout au long du processus ».

Au-delà des avantages, quels sont les défis ?

« Le principal défi dans une reprise collective est d’aligner les visions et les moyens pour atteindre ses objectifs », indique d’emblée M. Murray. « Légalement, une coopérative compte entre 3 et 15 administrateurs. Tout le monde doit bien connaître son rôle et ses responsabilités », rajoute-t-il.

Pour Annie Larouche-Ouellet et Carole Tremblay de Vie & Cie l’Épicerie d’Aujourd’hui, le principal défi réside plutôt dans l’accès au financement. « Les coopératives sont malheureusement trop peu connues des bailleurs de fonds », déplorent-elles.

Lorsqu’on leur demande les qualités et compétences nécessaires pour relever ces défis, les principales intéressées indiquent, sans hésiter « Il est primordial d’avoir de la ténacité, de la persévérance, mais surtout, un grand sens de l’écoute et une capacité d’adaptation développée ».

Et l’avenir de la reprise collective dans tout ça…

« Il y a quelques années, c’était anecdotique », indique M. Murray. « Aujourd’hui, de plus en plus de projets rayonnent, l’intérêt est en hausse. L’avenir de la reprise collective est prometteur puisqu’il répond à plusieurs enjeux. On sent d’ailleurs que le gouvernement encourage de plus en plus ce modèle ».

Vous hésitez toujours à faire le saut ? Vous désirez en savoir plus ? Consultez les professionnels du milieu pour obtenir plus de détails sur cette option repreneuriale.

Pour toutes questions, n’hésitez pas à communiquer avec nous !

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Dans le cadre de ce webinaire, produit en partenariat avec Desjardins, apprenez-en davantage sur le financement de l’achat d’une entreprise ainsi que ses ingrédients essentiels.

Les questions suivantes seront abordées, notamment :

– Quelles sont les solutions et les stratégies de financement disponibles pour le transfert d’entreprise ?

– Quels sont les éléments importants que les financiers prennent en considération avant le financement ?

– Quel est l’impact de la COVID ?

Cet événement numérique s’adresse principalement aux entrepreneurs ayant un projet d’achat d’entreprise. Il s’avère également pertinent pour les propriétaires-dirigeants d’entreprises souhaitant vendre au cours des prochaines années et des professionnels experts en transfert d’entreprise ou de développement économique.

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