Jour : 26 février 2026

 

Selon les données de notre observatoire, en 2022, ces transferts ont permis de préserver 144 000 emplois au sein de 9 365 entreprises représentant 37 G$[1] d’actifs.

Transformer le défi démographique en moteur économique

Le vieillissement de la population représente bien plus qu’un défi : c’est une occasion de bâtir l’avenir. Aujourd’hui, près de 38 % des dirigeants ont 55 ans et plus, comparativement à 27 % en 2008.

Cela signifie que près de 50 000 entreprises seront à transférer d’ici 5 ans. Ce sont autant d’occasions de préserver le savoir-faire québécois et de prolonger l’impact de nos bâtisseurs.

À court terme, au troisième trimestre de 2025 plus précisément, nos données sur les intentions de transfert d’entreprise indiquent qu’un peu moins de 9 700 entreprises prévoient un transfert au cours des 12 prochains mois[2].

Les secteurs à surveiller

Les intentions de transfert se concentrent dans des secteurs clés de l’économie québécoise :

  • Fabrication (15,3 %)
  • Services d’hébergement et de restauration (10,7 %)
  • Commerce de gros (9,7 %)
  • Industrie de l’information et industrie culturelle (9,5 %)
  • Arts, spectacles et loisirs (8,8 %)
  • Services immobiliers et services de location et de location bail (8,2 %)
  • Commerce de détail (5,0 %)[3]

Ces secteurs sont les piliers du Québec inc. Leur renouvellement est essentiel pour maintenir notre compétitivité et la vitalité des régions.

Appel aux cédants : il est temps de planifier

Les fleurons québécois que sont les entreprises d’ici sont une ressource précieuse pour le Québec inc. Ils sont le fruit de décennies de vision et de travail acharné d’une génération d’entrepreneurs dévoués et astucieux.  Pourtant, 61 % des propriétaires d’entreprise n’ont pas encore planifié leur transfert.

L’écosystème du développement économique québécois doit se mobiliser rapidement pour sensibiliser et outiller les chefs d’entreprise afin d’éviter que leurs intentions de transfert se convertissent en intentions de fermeture. Des efforts doivent aussi être fournis pour valoriser le repreneuriat comme un choix positif et novateur auprès des futurs entrepreneurs et gestionnaires. Le repreneuriat, en plus d’assurer le maintien des emplois et la création de richesse dans toutes les régions, permet aux entreprises de profiter du renouvèlement stratégique et de l’innovation amenés par cette nouvelle génération de dirigeants.

Reprendre une entreprise, c’est innover, renforcer le tissu économique et bâtir le Québec de demain.

[1] Marc Duhamel, Étude nationale du repreneuriat et des transferts d’entreprise au Québec, 2015-2022, 2e édition, juin 2025, Repreneuriat Québec / Observatoire du repreneuriat / UQTR

[2] Marc Duhamel, Bilan trimestriel des intentions de transfert et de fermeture d’entreprise au Québec, 2025: T3, septembre 2025, Repreneuriat Québec / Observatoire du repreneuriat / UQTR

[3] Ibid.